33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

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33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Sam 7 Avr - 22:28

Racing- AS St-Etienne le samedi 14 avril à 20 heures

La Ligue de Football Professionnel a fixé la programmation de la 33e journée de Ligue 1 Conforama.
La rencontre entre le Racing et l’AS St-Etienne se déroulera le samedi 14 avril à 20 heures au stade de la Meinau dans le cadre de la 33e journée de Ligue 1 Conforama. Elle sera diffusée sur BeIN SPORTS.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Jeu 12 Avr - 5:46

Passage aux Verts
Benjamin Corgnet a passé quatre saisons à Saint-Étienne. Alors que les Verts sont attendus à la Meinau, samedi, dans le cadre de la 33e journée de Ligue 1, le milieu de terrain évoque ses années sous le maillot stéphanois, faites de hauts et de bas.
Benjamin Corgnet le dit d’emblée : quand il pense à Saint-Étienne, ce sont surtout « des bons souvenirs » qui reviennent.

Arrivé en 2014 dans le Forez – après des débuts à Dijon puis un passage à Lorient –, le milieu de terrain évoque spontanément l’Europe quand il s’agit de revenir sur ses quatre saisons sous le maillot vert.

« Je retiens beaucoup de choses positives de mes années stéphanoises, raconte le joueur de 31 ans (il les a fêtés le 6 avril). Je suis passé professionnel assez tard et signer dans un grand club comme Saint-Étienne et jouer la Coupe d’Europe, ce n’était que du bonheur. »

Alors certes, Benjamin Corgnet n’a pas connu la Ligue des champions, seulement la “petite” Ligue Europa. Mais pas question de bouder son plaisir, bien au contraire. « On a quand même affronté de très belles équipes, se remémore-t-il. J’ai joué contre l’Inter Milan quand même… Mon seul regret, c’est d’avoir raté la rencontre contre Manchester United la saison passée. J’étais dans les tribunes et j’aurais bien aimé vivre un tel moment. »

Les autres souvenirs heureux de cette période verte sont liés aux derbies face à Lyon. « C’était toujours très particulier, très chaud, avec une ambiance vraiment spéciale, souligne Corgnet. Un peu comme ici face à Metz. Vivre de telles rencontres, c’est un bonheur. »
« À Saint-Étienne, c’est le genre de ferveur que j’ai retrouvé ici »


Le natif de Thionville a d’ailleurs particulièrement apprécié la ferveur du bouillant public de Geoffroy-Guichard. « Le stade était toujours plein, il y avait beaucoup de gens qui nous suivaient en déplacement, raconte encore le milieu offensif. C’est le genre de ferveur que j’ai retrouvé en arrivant ici. »

Le public alsacien a d’ailleurs joué son rôle quand Corgnet a décidé de poser ses valises en Alsace. « Je connaissais l’engouement du public ici avant de signer. Et ça a compté dans mon choix, car quand tu as connu ce genre d’ambiance, tu as envie que ça continue », lâche le joueur dans un sourire.

Mais son regard se voile un peu au moment de parler de sa dernière saison sous le maillot stéphanois. « Je n’ai pas du tout joué au début de saison, j’étais mis à l’écart et c’était très difficile à vivre », expose celui qui n’était plus dans les petits papiers du coach Christophe Galtier. Surtout que c’était « la première fois que je rencontrais ce genre de situation ».
« On a du caractère »

Durant six mois, Benjamin Corgnet a dû ronger son frein, en disputant seulement quelques matches avec la réserve. Pas vraiment la situation rêvée. « Ce n’est jamais plaisant d’être mis à l’écart, mais je n’ai pas de regrets. Parce que cette mésaventure m’a forgé le caractère, j’ai appris des choses durant ces mauvais moments. »

Le joueur a tout de même eu l’occasion de faire ses adieux à un public stéphanois qui l’a toujours apprécié. Lors de la dernière sortie de la saison à domicile, en mai 2017, le milieu est entré en jeu face au PSG. « Malgré ces six mois de mise à l’écart, je voulais bien finir, rester sur une bonne impression. C’est ce que j’ai fait, j’ai fini la saison sur le terrain, sans rien lâcher. »

“Lâcher”, ce n’est d’ailleurs pas vraiment le genre de la maison. Benjamin Corgnet estime d’ailleurs que c’est en mouillant le maillot, en mettant « de  l’envie et de la détermination  » que le Racing pourra sauver sa place en Ligue 1.

« On n’a pas une grosse équipe, mais on a du caractère, on a du cœur et tout le monde est investi. C’est comme ça qu’on accrochera le maintien », assène le milieu.

Et pourquoi pas en arrachant un succès samedi soir ? « Saint-Étienne a fait des gros efforts au mercato d’hiver (arrivées de Subotic, M’Vila, Ntep et Debuchy, ndlr). Les dirigeants n’avaient pas le choix, il fallait changer des choses pour relancer la machine, analyse-t-il. Et en ce moment, ils sont en confiance. Mais ça reste un match de foot, on a nos qualités et on n’a pas à avoir peur. »

Et même si pour l’ancien vert, ce match aura une saveur particulière, il assure que pour lui, « c’est finalement une rencontre comme les autres ». Soit « un beau match à jouer où il faudra se donner à fond ».
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Message  67120 le Jeu 12 Avr - 5:53

Aholou dans l’attente
Jean-Eudes Aholou, touché à la cheville, est toujours incertain pour la rencontre face à Saint-Étienne. « Mais cela reste envisageable qu’il joue. On attendra le dernier moment pour se décider. Aujourd’hui (hier) , il a repris le footing et son retour pour la rencontre face à Saint-Étienne reste une possibilité », a indiqué Thierry Laurey.
Nuno Da Costa s’est contenté de courir, hier, et Kader Mangane, qui a repris cette semaine les entraînements collectifs, a fait un lourd travail physique sans participer à l’opposition du jour.
Martin Terrier, Vincent Nogueira et Kenny Lala sont pour leur part d’ores et déjà forfait.
Quant à Ernest Seka, il était absent hier. Mais l’ancien capitaine du Racing a raté la séance matinale pour la meilleure des raisons : sa femme était sur le point d’accoucher. Il devrait reprendre le chemin de l’entraînement ce matin.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Ven 13 Avr - 5:44

Les Verts reverdissent
En plein marasme fin janvier, l’AS Saint-Étienne, invaincue depuis dix matches, vient samedi à la Meinau avec l’envie de se rapprocher d’un ticket européen. Un morceau de choix pour le Racing, à qui il manque quelques points pour valider le maintien.
« Le Saint-Étienne d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui que nous avons sorti en seizième de Coupe de la Ligue à la Meinau (1-1, 5-4 aux tirs au but le 25 octobre, ndlr) , puis tenu en échec à l’aller à Geoffroy-Guichard (2-2 le 24 novembre, ndlr). »

Alexandre Oukidja, remplaçant dans le Forez, n’a disputé que la première des deux confrontations avec l’AS Saint-Étienne cette saison. Mais le portier strasbourgeois n’a rien oublié de l’équipe désorientée qu’un Racing en pleine bourre (cinq succès, cinq nuls, une défaite en Ligue 1 avant son échec du 20 décembre à Metz) avait affronté à l’automne.
« Gasset a pris les choses en main »

Les Verts étaient alors bien pâles. Mais depuis la nomination le 20 décembre de Jean-Louis Gasset, l’habituel second de Laurent Blanc, ils reverdissent. Si le troisième coach de l’ASSE en 2017-2018, après l’Espagnol Oscar Garcia, démissionnaire le 15 novembre, et son successeur Julien Sablé, vite remplacé par celui qui était venu l’épauler dès le 22 novembre, a mis un peu de temps à trouver la bonne formule (trois revers lors de ses quatre premiers matches de L1), il leur a depuis redonné des couleurs.

Seizièmes le 21 janvier au soir de la 22e journée, avec un point d’avance sur le barragiste Lille, les partenaires de Loïc Perrin sont invaincus depuis dix rencontres (cinq victoires, cinq nuls) et ont engrangé 20 points. Seul Paris (avec 28 pts), miraculé à Geoffroy-Guichard vendredi dernier (1-1, but contre son camp de Mathieu Debuchy à la 90e +2), et Monaco (24 pts) ont fait mieux.

Les Stéphanois, neuvièmes, ne sont plus qu’à quatre longueurs d’une cinquième place devenue européenne depuis le sacre du PSG en Coupe de la Ligue face à l’ASM et trois de la sixième appelée à le devenir aussi si les Parisiens s’adjugent la Coupe de France (*).

Cette spectaculaire métamorphose, un observateur avisé du club forézien y a assisté : « En janvier, tout le monde parlait d’une éventuelle relégation, pas d’Europe. Le club s’est planté dans son recrutement estival, en enrôlant des garçons qui n’ont pas répondu aux attentes, comme l’attaquant de Dijon Loïs Diony, prêté cet hiver à Bristol où il ne brille pas non plus, le latéral gauche grec Alexandros Katranis qui n’a jamais joué ou le Suisse Saïdy Janko qui ne joue plus ».

« Le mercato d’hiver a permis une remise à niveau. Jean-Louis Gasset a pris les choses en main et, avec l’aide de Laurent Blanc, convaincu des internationaux comme Mathieu Debuchy, Yann M’Vila et le Serbe Neven Subotic, sans oublier Paul-Georges Ntep qui, c’est vrai, a moins pesé dans l’amélioration des résultats, développe le suiveur stéphanois. Il a aussi récupéré l’attaquant slovène Robert Beric dont Oscar Garcia ne voulait plus et qui ne jouait pas à Anderlecht où il était prêté. Son apport est évident (cinq buts, une passe en dix matches, dont huit titularisations, ndlr). »

« Le recrutement hivernal a initié une nouvelle dynamique à Saint-Étienne, acquiesce Alex Oukidja. Il va nous falloir faire un match très sérieux pour obtenir un bon résultat. »
« Pouvoir rêver de la cinquième ou sixième place tient du miracle »


Les Stéphanois savent en effet où ils veulent aller, malgré l’incertitude entourant Jean-Louis Gasset, sous contrat jusqu’en 2019, mais qui pourrait accompagner Laurent Blanc dans un nouveau challenge. Antoine Kombouaré (Guingamp) et Christophe Pélissier (Amiens) sont déjà cités comme successeurs potentiels.

« Pour sortir de la crise, le choix de l’entraîneur était importantissime, rembobine le spécialiste de l’ASSE. L’engagement de joueurs chevronnés aussi. Le club a fait le contraire du “player trading” (l’achat, puis la revente de joueurs avec éventuelle plus-value, ndlr), il a géré l’état d’urgence et s’est rassuré avec des valeurs sûres aux qualités indiscutables, mais à l’état de forme incertain, car certains avaient peu joué cette saison. Pouvoir rêver de la cinquième ou sixième place tient du miracle. Sans un penalty raté, un tir sur le poteau et un but encaissé dans le temps additionnel face au PSG, ces cinquième et sixième places seraient même encore plus accessibles. »

Elles le sont toujours. Et ces Verts de nouveau éclatants et qui s’éclatent comptent bien, samedi à la Meinau, entretenir le vert d’un espoir européen.

(*) Le 5e  et, peut-être, le 6e disputeront le 2e tour de qualification de l’Europa League.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Ven 13 Avr - 18:31

Aholou très incertain
Jean-Eudes Aholou, souffrant de la cheville, est très incertain pour la réception de Saint-Etienne, samedi soir, à la Meinau. Thierry Laurey a donc gardé un groupe de 20 joueurs à l'issue du dernier entraînement vendredi après-midi.

Thierry Laurey a décidé de garder un groupe de 20 joueurs vendredi, à l'issue du dernier entraînement qui a débuté à 16h. En effet, deux joueurs sont incertains: Aholou et Seka. Jean-Eudes Aholou, touché à la cheville lors de la rencontre à Angers, risque fort de ne pas pouvoir tenir sa place. Il a encore fait un essai hier, avec un strap, mais il reste très incertain. Laurey devrait prendre une décision samedi, avant la rencontre. Du coup, Grimm, qui l'avait remplacé à Angers à la mi-temps, est pressenti pour être titulaire à la récupération aux côtés de Jonas Martin, dans un système en 4-2-3-1.

L'autre incertitude concerne Ernest Seka. Malade vendredi, il n'a pas participé à la dernière séance d'entraînement. Mais Laurey se montrait plutôt confiant quant à sa participation au match face à Saint-Etienne.

Pour le reste, l'équipe strasbourgeoise risque fort de ressembler à celle qui a joué en deuxième mi-temps à Angers. Foulquier, de retour, devrait occuper le couloir droit de la défense, Gonçalves retrouvant un poste d'ailier. Le trio Gonçalves - Corgnet - Lienard devrait être maintenu, au soutien d'un Bahoken seul en pointe.

En cas d'absence de Seka, Laurey pourrait opter pour un retour du 4-4-2 en losange, avec Gonçalves qui reculerait d'un cran, Foulquier qui passerait à gauche et Blayac qui retrouverait un poste de titulaire pour faire la paire avec Bahoken.

Le groupe strasbourgeois (20): Oukidja, Kamara - Salmier, Koné, Martinez, Seka, Foulquier, Aaneba, Tchamba - Gonçalves, Lienard,, Grimm, Martin, Corgnet, Caci, Zemzemi - Saadi, Zohi, Blayac, Bahoken

Absents: Ndour (suspendu), Terrier (adducteur), Mangane (reprise), Da Costa (reprise), Lala (ischio-jambier), Nogueira (dos), Zemzemi, Othon, Bonnefoi (choix)
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Sam 14 Avr - 5:35

À l’épreuve du feu vert
Un exploit des Bleus ce soir (20h) face à l’équipe en forme du moment, Saint-Étienne, leur ouvrirait plus grand encore les portes du maintien en Ligue 1. Mais l’ASSE, invaincue depuis dix journées, débarque à la Meinau avec la ferme intention de rester dans la course à l’Europe.
Personne n’en doutait, mais Thierry Laurey a parfaitement en tête le calendrier final de son équipe. Hier en conférence de presse, l’entraîneur strasbourgeois s’est ainsi livré à une description exhaustive des six derniers adversaires du promu alsacien.

« Si l’on excepte Amiens, positionné juste devant nous, nous affronterons quatre candidats à l’Europa League (Saint-Étienne, Nice, Rennes et Nantes) et un à la Ligue des Champions (Lyon). Il va donc falloir élever notre niveau. Le piège serait de croire qu’avec notre marge de sécurité sur la zone rouge, nous avons fait le plus dur et que ça va rouler tout seul. Si nous avions remporté un ou deux de nos trois matches précédents (nuls 2-2 à Toulouse et contre Metz, puis 1-1 à Angers) comme nous en avons eu la possibilité, nous serions certainement beaucoup plus tranquilles. »
« On n’a pas tremblé depuis le début. On ne va pas commencer »

Avant de se mesurer à cette adversité de haute volée, le Racing et son coach gardent néanmoins leur calme. « On n’a pas tremblé depuis le début. On ne va pas commencer. » Mais ils sont conscients qu’un drôle de défi les attend ce soir à la Meinau face à « l’équipe en forme du moment », aux dires de Laurey. Une AS Saint-Étienne qui renaît à une ambition européenne grâce à sa longue série d’invincibilité, avec ses cinq succès et autant de nuls.

Le technicien strasbourgeois, qui dit « avoir beaucoup de respect » pour son homologue stéphanois Jean-Louis Gasset avec lequel il a « débuté dans la carrière d’entraîneur », n’est pas vert de peur. Mais il reconnaît que « Jean-Louis a remis les choses en place » dans le Forez.

« Depuis qu’il a repris le groupe et réalisé un mercato haut de gamme, ce n’est plus du tout l’équipe que l’on a vue en Coupe de la Ligue ici (1-1, 5-4 aux tirs au but le 25 octobre) et affrontée à Geoffroy-Guichard à l’aller (2-2 le 24 novembre). Quand tu vas chercher des Subotic, M’Vila, Ntep, Debuchy et rechercher Beric, tous internationaux dotés d’une expérience européenne, ça change la donne. Ça rehausse le niveau technique de l’équipe et améliore son rendement. L’ASSE est en confiance. Il va falloir déployer beaucoup d’intelligence, de lucidité et d’efforts pour la juguler. À moi aussi, il est arrivé de changer beaucoup de joueurs au mercato d’hiver, mais avec des joueurs de complément. Eux, ils ont pris des titulaires indiscutables qui ont une réelle influence sur le jeu. Nous ne sommes pas surpris qu’ils aient relevé la tête. »

À défaut de l’avoir redressée, le Racing, lui, ne l’a pas baissée depuis trois journées. Sans s’en gargariser, Thierry Laurey estime que « c’est un moindre mal de n’avoir pas perdu face à des concurrents directs ».
Le Racing n’avance guère, mais ses concurrents non plus

Avec quatre points en sept rencontres (4 nuls, 3 revers), les Bleus n’avancent guère, mais assez tout de même pour repousser à distance le barragiste et les deux relégables.

« En ce moment, il faut se contenter de ce qu’on a parce que nos poursuivants ne gagnent pas non plus, glisse le gardien du Racing Alexandre Oukidja. Samedi (aujourd’hui) , nous allons tout faire pour stopper la série d’invincibilité de Saint-Étienne. Une victoire nous donnerait une sacrée bouffée d’oxygène. Mais un nul serait aussi bienvenu, car dans une période comme celle-là, chaque point compte. De toute façon, même si le maintien est acquis à la 38e et dernière journée, nous sabrerons le champagne et serons fiers comme des ours (sic). »
« L’important, c’est de maintenir l’écart »


Thierry Laurey aimerait évidemment faire sauter le bouchon le plus tôt possible. « Gagner ferait du bien à tout le monde, car ça fait un moment que nous n’avons pas goûté à la victoire en Ligue 1 (le 11 février contre Troyes à la Meinau, 2-1). Mais il faut rester en éveil parce que ça peut aller très vite. À part Metz, les équipes classées derrière nous ne sont pas à dix longueurs. À six journées de la fin, l’important, c’est de maintenir l’écart avec elles. Mais pour ça, il faudra bien prendre des points. »

C’est en effet le plus sûr moyen d’allumer le feu vert à un renouvellement de bail en Ligue 1.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Sam 14 Avr - 5:48

Zoom sur Saint-Étienne Complètement relancés
Dans une mauvaise passe cet hiver, l’AS Saint-Étienne s’est relancée. Et les Stéphanois, qui jouaient le maintien en janvier, lorgnent désormais une place européenne.
Trois entraîneurs, une équipe totalement remaniée en janvier... la saison 2017/2018 de l’ASSE n’a pas été de tout repos. Côté banc de touche, Oscar Garcia a débuté, avant de céder se place à Julien Sablé, qui s’est lui-même effacé en faveur de Jean-Louis Gasset.
Une valse des entraîneurs due à un début de saison moyen et un hiver catastrophique, marqué par la lourde défaite à Geoffroy-Guichard face à Lyon (0-5) et une gronde sans précédent de ses supporters.
Saint-Étienne, 16e à la trêve après une énième défaite à Guingamp, pouvait craindre le pire pour la suite.

« Objectif Top 7 »

Mais le mercato de janvier a tout changé. Il faut dire que le club du Forez s’est montré ambitieux : Robert Beric est revenu de prêt (5 buts depuis), Mathieu Debuchy a fait un retour fracassant dans l’Hexagone (3 buts à la clé pour le latéral droit) et Neven Subotic, le défenseur central de Dortmund, a étanchéifié un secteur défensif jusqu’alors à la peine.
Les arrivées des internationaux Yann M’Vila et Paul-Georges Ntep ont aussi apporté expérience et confiance au groupe stéphanois.
Bref, l’ASSE n’a réalisé que des bonnes pioches en janvier, auxquelles s’ajoute le retour en forme de Rémy Cabella, étincelant la semaine passée face au PSG et désormais meilleur buteur du club, à égalité avec Jonathan Bamba (6 buts chacun).
Encore 14e et convalescente fin janvier, l’équipe a depuis enchaîné les bons résultats et est sur une série de dix matches consécutifs sans défaite (5 v, 5 n). Avec 43 points dans la besace, Stéphane Ruffier et les siens peuvent à nouveau regarder vers le haut du classement.
« Beaucoup de choses ne fonctionnaient pas, exposait en début de semaine l’ancien vert Benjamin Corgnet. Le club a changé de coach, fait de gros efforts de recrutement et désormais, ils luttent pour une place en Ligue Europa. Leur objectif est d’être dans le Top 7. »
Vue leur forme actuelle, voilà une mission qui semble à la portée des Stéphanois.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Sam 14 Avr - 19:52

Bienvenue à tous depuis un stade de la Meinau qui ne sera encore pas loin de faire le plein. Il est vrai que l'affiche du soir est alléchante. La venue de l'AS Saint-Etienne ne laisse jamais indifférent. Encire plus actuellement, les Verts étant en pleine bourre. Le Racing devra toutefois passer outre pour continuer à avancer sur la routre du maintien. Doucement mais sûrement comme depuis trois matches avec autant de nuls, Ou enfin à grands pas en renouant enfin avec la victoire, ce représenterait un gros coup face à un tel adversaire.
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Le Racing court après la victoire depuis le 11 février, quand l’ASSE est invaincue depuis sa défaite à Nice (1-0) le 20 janvier. Depuis ? Cinq victoires et quatre nuls, dont le dernier en date, face aux leaders parisiens, sauvés par un but contre son camp dans les arrêts de jeu.
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la composition des équipes, sachant que celle du Racing est fidèle à celle que nous vous donnions ce matin dans nos pages.
RACING : OUkidja ; Seka, Koné (cap.), Martinez, Foulquier; Martin, Grimm ; Lienard, Gonçalves, Corgnet.
SAINT-ETIENNE: Ruffier (cap.); Debuchy, Subotic, Theophile-Catherine, Diousse ; M’Vila, Selnaes; Hamouma, Monnet-Paquet, Cabella; Beric.
Jean-Louis Gasset lance donc d'emblée le danger Robert Beric sur le front de l'attaque stéphanoise. Attention danger!
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En championnat, cet amateur d’athlétisme, de VTT et de cyclisme n’a croisé le chemin du Racing qu’à une reprise, à Guingamp en tout début de saison, lors de la fameuse défaite concédée (2-0) après avoir frappé à trois reprises les montants. Lors des trois matches concernant le Racing, il n’a sorti que sept cartons jaunes. Il présente il est vrai une moyenne très raisonnable de trois cartons jaunes par match et un carton rouge tous les quatre matches.
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La rencontre sera la 21e de Ligue 1 cette saison arbitrée par Mikaël Lesage. Celui-ci en sera surtout à son deuxième Racing – Saint-Etienne puisqu’il a officié lors du 16e de finale de Coupe de la Ligue remporté par les Strasbourgeois aux tirs au but (1-1). Le Normand de 43 ans fut aussi du 8e de finale perdu contre le Paris SG (4-2).
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En Ligue 1, le dernier Racing – Saint-Etienne remonte... au 9 février 2008. C’était avant la funeste série de onze défaites qui a expédié le Racing de Jean-Marc Furlan en Ligue 2. Tout allait encore bien et les Strasbourgeois s’étaient imposé 3-0 ! Les buts avaient été inscrits par Renaud Cohade sur penalty, Alvaro Marcio Santos et Jacob Mulenga. Dans les rangs strasbourgeois ? Entre autres, Stéphane Cassard, Guillaume Lacour, James Fanchone, Kevin Gameiro ! Chez les Verts ? Blaise Matuidi, Dimitri Payet, Bafetimbi Gomis !
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Pourquoi ces Verts, si pâles lors du cycle aller, ont-ils retrouvé autant d'allant? Par la grâce d'un mercato hivernal de premier choix. Le défenseur central serbe Neven Subotic, est venu de Dortmund. Yann M’Vila, égaré à Milan, Sunderland, Kazan, renait sous le maillot vert. Paul-Georges Ntep, l’ex-Rennais, débauché de Wolfsbourg, reprend des couluers, tout comme Mathieu Debuchy, après quatre années discrètes à Arsenal. Enfin, Robert Beric, muet à Anderlecht est redevenu le buteur que l'on sait comme par enchantement dès son retour à Geoffrou-Guichard.
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Un énorme frisson dans les premières secondes! Oukidja s'interpose devant Beric. Cabella récupère le ballon et n'est pas loin de conclure dans un angle impossible. La balle flirte avec la ligne de but de tout son long sans avoir la mauvaise idée de la franchir.
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La frappe tendue de Pablo Martinez de 25 bons mètres! Stéphane Ruffier doit s'employer. Le match est bien lancé!
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C'était avant le coup d'envoi, tous de bonne humeur, à l'image de Martinez et Saadi!
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Matheu Debuchy et servit côté droit de la surface. Dimitri Lienard accourt pour contrer son centre. Heureusement. Trois Verts habillés de blanc n'attendaient que ça.
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Saint-Etienne s'installe dans le camp strasbourgeois où l'on est pour l'instant bien organisé. Le pressing est en place.
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La Meinau est quasiment pleine. Entre 25 et 26000 spectateurs vraisemblablement.
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Lille - Guingamp, Nantes - Dijon et Rennes - Metz se jouent aussi actuellement. Des rencontres importantes vu d'ici que l'on suit de près. Aucun but n'a été marqué pour l'instant.
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El Hadji Diousse se fait strapper le genou droit côté visiteur, sur le bord de touche. Il revient en jeu.
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Très bas, trop (?), le Racing. Il était quasiment positionné en 6-3-1 (!) sur l'action précédente, avec la ligne de six à hauteur des 16m. Jonas Martin a récupéré le ballon, après quoi le contre ne s'est pas déclenché assez vite.
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L'occasion en or! Martinez lance Bahoken dans une défense stéphanoise très mal alignée. L'attaquant strasbourgeois pousse hélas trop loin son ballon au moment de se présenter face à Ruffier.
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Le méchant tacle par derrière de Théophile-Catherine sur Bahoken dans le rond central. L'arbitre laisse l'avantage avant d'éviter de revenir à la faute... et même d'estimer qu'il n'y en avait pas. Le défenseur central n'a même pas droit à sa réprimande et on repart sur une balle à terre. Incroyable!
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Le Racing regagne du terrain au prix d'une belle séance de conservation sur laquelle Gonçalves obtient un corner. Lienard le frappe. Au deuxième poteau, le retourné de Martinez met Ruffier en péril au premier poteau.
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Cela fait trois corners de suite pour les Bleus. Sur le dernier, la frappe de l'extérieur du pied de Grimm file de peu à côté. Ruffier l'accompagne tranquillement du regard.
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Bourigeaud a ouvert la marque pour Rennes devant Metz.
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L'exploir de Ruffier à bout portant devant Bahoken. Fulquier s'était infiltré dans la surface côté gauche. Son centre au cordeau a trouvé Bahoken au premier poteau. Tout était bien fait, arrêt de Ruffier compris.
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Trop seul, Selnaes ne parvient pas à cadrer sa têSe, sur corner. Ouf!
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Alexandre Oukidja autoritaire.
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Benjamin Corgnet serré de près par Selnaes.
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Encore Théophile-Catherine. Cette fois, c'est Corgnet qui est victime de son intervention rugueuse par derrière. Le coup franc à 30m ne donne rien.
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Nantes mène aussi, devant >Dijon, grâce à Nakoulma.
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Le Racing s'enhardit de plus en plus, à l'image de Foulquier, lequel per toutefois le ballon dans sa montée et déséquilibre l'arrière-garde des Bleus. Une position de hors jeu tire le Racing d'affaire.
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Fidèle à son habitude, Thierry Laurey ne cesse de replacer ses hommes en vociférant depuis le bord de touche.
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Saint-Etienne a bien donné, mais le premier carton est pour Grimm et sur le coup, c'est logique. L'Osthemois s'est sacrifié en stoppant la contre attaque de Cabella.
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Le nul est logique à la pause. En revoyant les images, Saint-Etienne aurait pu bénéficier d'un penalty dès la première action du match lors de la sortie d'Oukidja sur Beric. Puis, le Racing s'est procuré les meilleures opportunités. On sent toutefois que la partie peut basculer à tout moment. Sans savoir de quel côté.

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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Sam 14 Avr - 21:06

36 chandelles pour Mathieu Debuchy, atteint en pleine face et de près par le centre de Lienard.
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Le Racing repart du bon pied, à l'image de la frappe de Jérémy Grimm de l'entrée de la surface, qui se dérobe à peine.
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Bahoken ne peut reprendre comme il se devrait le centre de Corgnet. Mais le Racing presse!
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Nolan Roux a égalisé pour Metz à Rennes (1-1).
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Entre Lille et Guingamp, pas de nouvelle, plutôt bonne nouvelle (0-0).
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Deux occasions en quelques secondes pour le Racing. Sur la première, le tir de Bahoken est trop mou. Sur la deuxième, l'attaquant de pointe décale Gonçalves, dont la frappe est trop croisée.
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Il suffisait de le dire! Lille vient de frapper à deux reprises en trois minutes: 2-0 face à Guingamp. Le Racing ferait bien de prendre trois points aussi, sans quoi la situation se resserrerait dangereusement.
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Double changement à Saint-Etienne. Paul-Georges N'Tep supplée Diousse, Beric laisse sa place à Jonathan Bamba. Plutôt offensifs, comme changements. Méfiance!
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Benjamin Corgnet s'avance, se place bien sur son pied gauche et déclanche une superbe frappe des 18m. Ruffier fait encore étalage de tout son talent.
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Et voilà que Nolan Roux, encore lui, donne l'avantage à Metz sur la pelouse de Rennes!
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L'inévitable Kwon égalise pour Dijon à Nantes. Cela bouge partout. Au Racing de suivre le mouvement.
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Alesandre Oukidja se blesse. Trompé par une passe en retrait de Martinez, il revient fissa pour reprendre le contrôle du cuir, fait signe au banc et dégage en touche. Il se fait soigner à l'arrière de la cuisse, mais reprend sa place.
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La déception de Stéphane Bahoken, pas en réussite dans ses frappes.
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Mathieu Debuchy et ses malheurs. Mais il a vite récupéré.
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Le Racing est bien un brin au-dessus au cours de cette deuxième période. Mais il manque un petit truc. Et surtout, reste à la merci de Stéphanois pétris de talent.
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Il reste un gros quart d'heure, rien n'est fait. La tension monte.
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But 0-1
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Main dans la surface sur la frappe puissante de Grimm. Mais bras collé au corps. Pas de coup de sifflet.
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Sur le contre, Bamba est un poil trop court pour reprendre le centre de NTep. Chaud,chaud, chaud.
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La mine de Lienard de 20m, pleine lucarne! Et un nouvel exploit de Ruffier! Les Verts doivent une fière chandelle à leur gardien.
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Foulquier prend un carton malheureux, un poil en retard sur M'Vila.
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Jérémy Blayac entre à la place de Stéphane Bahoken. Ah, si la lumière pouvait venir de lui.
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Et le malheur est arrivé. Sur un centre de Monnet-Paquet de la gauche, Hamouma rate la reprise au premier poteau. Au point de penalty, la reprise de Debuchy ne laisse aucune chance à Oukidja. Seka, pris sur le coup, n'y peut pas grand chose.
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On prend tous les risques. Idriss Saadi remplace Jérémy Grimm.
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Janko supplée Hamouma chez les Verts
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Le Racing ne mérite pas ce qui lui arrive. Il pousse et le public avec lui.
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Quatre minutes de temps additionnel.
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Cabella averti. Bon coup franc de la gauche pour Lienard.
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Koné!!! Comment a-t-il pu la rater. Le coup France était parfait, déposé sur sa tête, à 5m du but. Mais le défenseur central ne trouve pas le cadre.
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Le cinéma de Cabella! Blayac le dépossède du ballon d'un bon tacle. Mais il prend jaune.
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C'est hélas terminé et surtout cruel. Les applaudissements du kop n'y changeront rien. Les 25377 spectateurs auront assisté à la défaite de leurs favoris sur leur pelouse, laquelle complique sérieusement les choses.
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Tout n'est pas totalement noir. Lille a craqué dans les arrêts de jeu, concédant deux buts et donc l'égalisation devant Guingamp. Le Racing ne perd qu'un point sur le premier relégable.
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On se console comme on peut. Avec les déboires lillois dans les arrêts de jeu, le Racing compte encore un matelas de cinq points sur le premier relégable, désormais Troyes, et le barragiste, Lille. Encore faut-il que Marseille fasse le travail demain dans l'Aube. Caen et Toulouse ne bougent pas pour l'instant, leur match n'ayant pas pu se jouer.
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A part le fait de n'avoir trouvé le chemin des filets, on ne peut rien reprocher au Racing ce soir. Il s'est dans l'ensemble montré supérieur à une équipe accompagnée d'une bonne étoile depuis trois mois maintenant. Solide, sereine, confiante quoi, celle-ci a su attendre son heure et bénéficiant il est vrai d'un Stéphane Ruffier en état de grâce.


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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Dim 15 Avr - 5:25

  Un homme dans le match Seka, guerrier frustré
Particulièrement régulier au poste de latéral, un rôle qu’il a apprivoisé cette saison, Ernest Seka a encore été à son avantage face aux attaquants stéphanois. Jusqu’au but de Debuchy.
La semaine d’Ernest Seka a été un parfait résumé de sa saison : indécise et survoltée. Absent le mercredi à l’entraînement, pour la plus belle des raisons puisque sa compagne devait accoucher, le gaillard de Sarcelles l’était nettement moins, gaillard, la veille de match, puisque malade. Incertain de débuter le lendemain comme il le fut, à l’été, de simplement faire partie des plans du Racing.

Et finalement, hier, au moment de recevoir une pimpante équipe de Saint-Etienne, Seka était bien titulaire… dans son couloir gauche. Ce qui serait apparu complètement incongru la saison passée, et qui avait d’ailleurs créé un petit trouble avec son entraîneur Thierry Laurey suite à son refus de prendre le couloir droit à Reims, est aujourd’hui une scène des plus banales à la Meinau.

Pour espérer vivre pleinement sa première saison en Ligue 1, Seka n’avait de toute façon pas le choix. Barré en charnière centrale par le trio Mangane-Koné-Martinez, voire même par son ami sarcellois Yoann Salmier, il lui fallait déployer ses ailes sur les côtés. Et ses performances abouties et répétées – 21 apparitions en L1 dont 20 titularisations – en ont fait l’une des révélations de la saison strasbourgeoise.

En son jardin, il était à nouveau décalé à la gauche de Pablo Martinez, hier, quinze jours après avoir commencé à l’opposé dans le derby face à Metz marqué par son premier but dans l’élite. Durant tout le match, il s’est coltiné Romain Hamouma, Kevin Monnet-Paquet venant aussi parfois prendre de ses nouvelles. Pas un cadeau puisque l’ancien Caennais est certainement l’un des Stéphanois les plus réguliers.
Crucifié par Debuchy

Pas impressionné pour un sou, le défenseur alsacien a livré un beau duel et remporté au passage une fournée de ballons. Il lui a fallu se montrer concentré pour ne pas être pris dans son dos par le feu follet du Forez. Il s’est parfaitement acquitté de sa tâche s’enhardissant même après le repos avec ces montées qu’il affectionne.

Sûr dans sa relance, avec même quelques coquetteries, et toujours prêt à venir centrer quand le jeu le commande, il n’en a pas moins assuré des replis défensifs lasers comme sur cette charge licite qui a fait voltiger Rémy Cabella (51e ).

La rentrée de Jonathan Bamba, qui s’est positionné dans son couloir, ne l’a pas fait ciller. Depuis neuf mois, il en faut beaucoup plus pour décontenancer le grand Ernest. Et lorsque le meilleur buteur stéphanois (6 réalisations) s’est jeté pour reprendre le centre de Ntep dans les six mètres, il a fait sereinement barrage avec son corps (75e ).

Mais il a malheureusement été surpris, comme toute la défense bas-rhinoise, sur ce centre dévié de Monnet-Paquet, manqué par Hamouma mais repris par Mathieu Debuchy qui a surgi dans son dos pour crucifier Oukidja (82e ). Sa seule rature de la soirée. Il pouvait s’en vouloir jusqu’à en devenir vert de rage.

« Contre Saint-Etienne, une équipe de qualité, il ne faut rien lui donner sinon tu te fais punir, commentait-il en zone mixte. On a manqué d’efficacité offensive et surtout défensive. A cinq minutes de la fin, on doit faire un bloc bas pour prendre ce point. On apprend toujours dans la défaite, même si c’est cruel. » Cruel mais c’est aussi cela le très haut niveau. Ernest Seka et le Racing l’ont (encore) appris à leurs dépens.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Dim 15 Avr - 5:32

Consistants malgré tout
Dans les intentions et le jeu, le Racing a été à la hauteur face à un prétendant à l’Europe. Las, il s’est fait piéger sur la seule véritable occasion stéphanoise. Rageant et frustrant.
OUKIDJA (5). – Il aurait pu refroidir l’ambiance dès la première minute, sur une sortie ratée et hasardeuse face à Beric. A ensuite été propre sur les rares interventions à effectuer, mais ne peut rien sur la reprise victorieuse de Debuchy (82e ).

❏ FOULQUIER (5). – Fébrile sur ses premières interventions, le latéral droit, revenu d’une blessure aux adducteurs, ne rassure pas vraiment. Mais l’ancien de Grenade monte en régime au fil des minutes. À l’autre bout du terrain, il se joue de la défense verte pour distiller un centre au cordeau que Bahoken coupe rageusement (31e ). Averti pour un tacle dangereux sur M’vila (80e ), juste avant d’être débordé par Monnet-Pacquet sur l’action qui amène le but.
De l’envie, pas de réussite

❏ KONÉ (5).
– Le capitaine a livré une copie sans rature dans le premier acte, malgré la présence pesante de Beric dans sa zone. Contrairement au match de Toulouse, il manque la balle de l’égalisation dans les arrêts de jeu, sur une tête mal dosée.

❏ MARTINEZ (6). – Le défenseur central est actuellement en confiance, et ça se voit. Au-delà de sa prestation devant le but d’Oukidja, il a porté le danger devant celui de Ruffier, s’illustrant dès la 4e en prenant sa chance aux 20m. Il lance ensuite Bahoken (21e ) puis se risque à une tentative de retourné acrobatique exécuté avec succès, qui met encore le gardien stéphanois à contribution (27e ). Parfait, jusqu’au but, sur lequel il a le tort de ne pas avoir repoussé le ballon devant Hamouma.

❏ SEKA (6). – 

❏ GRIMM (5). – En l’absence d’Aholou, blessé à la cheville, l’Alsacien du Racing s’est dépensé sans compter. Une envie énorme, bien que parfois brouillonne, à l’image de ses frappes lointaines non cadrées. A réclamé, en vain, un penalty sur celle de la 75e , déviée du bras (collé au corps) par Selnaes. Averti pour avoir coupé l’élan de Cabella juste avant la pause. Remplacé par SAADI (85e ).

❏ MARTIN (5). – En compagnie de Grimm, il est parvenu à limiter le rayonnement de M’vila et Cabella, tout en orientant à bon escient le jeu strasbourgeois sur les premières relances. A semblé baisser de rythme dans le second acte, pour finalement laisser une impression mitigée.

❏ GONÇALVES (5). – Sur le côté droit de l’entrejeu, il s’est d’abord évertué à ralentir Monnet-Pacquet avant de penser à partir à l’abordage. Il peut toutefois regretter sa frappe du droit trop croisée sur une déviation de Bahoken (56e ).

❏ CORGNET (5). – Entre les “golgoths” Théophile-Catherine et Subotic, le poids-plume a évidemment peiné à s’imposer. Mais le n°10 n’a pas baissé les bras. Son raid solitaire, suivi d’une frappe sèche que Ruffier a repoussée avec difficulté, en atteste (61e ).

❏ LIENARD (7). – Avec un client comme Debuchy dans les pattes dans son couloir gauche, le milieu offensif a passé autant de temps à défendre qu’à attaquer, mais il est parvenu à combiner les deux sans s’essouffler. Sa frappe du droit, à la 78e , que Ruffier vient chercher dans la lucarne, aurait pu faire basculer la rencontre du bon côté.

❏ BAHOKEN (5). – Seul en pointe, le meilleur buteur du Racing n’a pas eu mille occasions. Mais sur la première d’entre elles, une ouverture millimétrée de Martinez, il a poussé trop en avant le ballon et s’est ainsi privé d’un duel face à Ruffier (21e ). Coupe ensuite le centre de Foulquier, sans plus de réussite (31e ). Se crée encore une double situation dangereuse avant l’heure de jeu. Remplacé par BLAYAC (81e ).
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Dim 15 Avr - 5:45

« On gagne par miracle »

  JEAN-LOUIS GASSET (entraîneur de Saint-Étienne) : « On n’est pas loin du hold-up. Quand on a un grand gardien et un défenseur qui n’abandonne jamais et nous marque des buts décisifs, ça veut dire qu’on a des qualités morales. Sur le match, Strasbourg méritait, mais est tombé sur le gardien ou a été un peu maladroit. C’est ce qui fait qu’on gagne par miracle. Dans l’envie, le comportement, il y a besoin de resserrer quelques boulons. Peut-être qu’après le match contre Paris (1-1, ,ndlr) , nous étions venus faire une démonstration, mais Strasbourg nous a grandement secoués. Il y a des matches comme ça qu’on gagne sans le mériter. Aujourd’hui, je ne sais même pas si on méritait un point. A certains moments, c’était attaque-défense. Mais il fallait prendre des risques, même celui de perdre, parce qu’avec des nuls, on n’avance pas. On a du retard sur les équipes de devant. Mais en jouant comme ça, ça ne passera pas souvent. Physiquement, on s’est fait manger. Techniquement, on a été très faibles et on a été laminés dans les duels. »
  MATHIEU DEBUCHY (arrière droit de Saint-Étienne)  : « On ne méritait pas de l’emporter, on y est parvenu quand même. Je ne sais pas si c’est un signe, mais c’est toujours mieux de gagner les matches difficiles. Ce soir (hier) , c’est tout bénéfice pour nous, parce que les autres résultats nous sont favorables. Il faut continuer, on avance petit à petit. À titre personnel, c’est mon quatrième but depuis janvier. C’est incroyable pour moi en si peu de temps. Mais je retiens surtout qu’on en est à onze matches sans défaite. On ne peut pas espérer mieux. »
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Lun 16 Avr - 5:09

Reçu cinq sur cinq ?
Malgré ses huit matches sans victoire, le Racing, battu contre le cours du jeu par Saint-Etienne avant-hier à la Meinau (0-1), reste 16e et garde cinq longueurs d’avance sur la zone rouge à cinq journées de la fin. Le voyage de samedi (20h) à Amiens s’annonce crucial.
Ce n’est pas si fréquent, mais c’est parfois à l’aune des éloges brossés par l’adversaire qu’on mesure la qualité d’une performance. Samedi à la Meinau, Jean-Louis Gasset a été le meilleur avocat d’un Racing dépouillé par une bande de cambrioleurs verts, auteurs du hold-up parfait (0-1).
« Déçus par le résultat, pas par le match »

L’entraîneur de l’AS Saint-Étienne a savouré la victoire miraculeuse de son équipe, illustrant « tout le paradoxe du football » par l’exemple : « Contre Paris, on fait un grand match, on mène 1-0 à onze contre dix, on encaisse un but contre notre camp et on ne prend qu’un point ; à Strasbourg, trois ou quatre joueurs nous sauvent et on en prend trois. C’est dur pour les Strasbourgeois. Autant contre Paris, j’avais félicité tout le monde, autant cette fois, je n’en féliciterai pas certains. »

Son homologue Thierry Laurey n’a évidemment pas félicité ses hommes après ce sixième échec domestique. Mais il ne les a pas accablés non plus. À raison. « À part marquer, on ne pouvait pas faire plus. On a la chance d’avoir un groupe solidaire. Ça doit nous aider à décrocher le maintien. Nous ne sommes pas abattus. Il reste cinq matches et quinze points à distribuer. Il faut aller en chercher. Il est juste dommage d’avoir réalisé l’un de nos meilleurs matches à la maison, mis en difficulté l’équipe en forme du moment et de perdre. Saint-Étienne a tiré cinq fois, n’en a cadré qu’une et a marqué. On laisse très peu d’occasions à l’adversaire, mais il trouve quand même la faille. C’est cruel de prendre un but pareil à huit minutes de la fin. On doit l’emporter. On peut être déçus par le résultat, pas par le match.»

Comme ses ouailles, le technicien bas-rhinois a eu du mal à avaler une pilule verte au goût acide. «J’étais un peu chiffon au coup de sifflet final, parce que tu te dis : “Perdre comme ça, ce n’est pas possible”. Et ça, que tu te battes pour le maintien, la montée ou que tu n’aies plus rien à jouer. Mais on est déjà partis sur la prochaine étape. On va se remettre au boulot et aller à Amiens (samedi, 20h) pour gratter des points. Jusqu’à la fin de saison, on va se battre comme ce soir (samedi). Personne ne peut nous retirer le fait que nous nous soyons battus de la première à la dernière minute.»

Tandis que les Verts s’accrochent à un rêve européen inimaginable il y a onze journées, avant leurs six succès et cinq nuls – « Le problème, c’est qu’en jouant comme à Strasbourg, on ne peut pas y arriver. En jouant comme contre Paris, si », nuance Jean-Louis Gasset –, les Bleus se cramponnent à leur objectif du maintien comme des moules à leur rocher.
« Je ne m’occupe pas des autres »

Malgré leur série de huit matches sans victoire, forcément un brin inquiétante, ils gardent leur destin en main. La 33e journée n’a pas fondamentalement changé la donne. Certes, le FC Metz a gagné à Rennes et entretenu son fol espoir de sauvetage. Il accuse toutefois encore neuf points de retard sur le promu alsacien. Mais le désormais 18e et barragiste, Lille, qui menait 2-0 à la 90e+ 1 contre Guingamp, s’est fait reprendre (2-2). Et Troyes, nouveau 19e , a fini par rendre les armes hier chez lui après avoir longtemps cru pouvoir faire tomber le bastion marseillais (2-3). Toulouse, 17e , n’a pas joué à Caen sur une pelouse inondée. Son match en retard est un joker sans garantie.

« Je ne m’occupe pas des autres, coupe l’entraîneur strasbourgeois. Je me concentre sur mon équipe. Ça me déçoit pour les garçons de ne pas gagner les matches où on a été bons. »

Jusqu’ici, le jeu du « qui perd gagne » auquel le Racing se livre depuis des semaines avec les autres candidats au maintien ne lui réussit pourtant pas trop mal.
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Re: 33ème journée : Strasbourg -Saint-Étienne

Message  67120 le Lun 16 Avr - 5:14

Zoom - Pablo Martinez, défenseur central du Racing M le maudit
Héros malheureux du match contre “Sainté”, Pablo Martinez garde la tête haute à l’approche du sprint final. Le défenseur central du Racing estime que le salut des siens passera par la persévérance.
À peu de chose près, Pablo Martinez aurait pu être l’homme providentiel du Racing. L’autre samedi, à Angers (1-1), ce sont les phalanges du gardien Butelle puis les os de Mangani sur sa ligne qui l’ont privé d’un immense bonheur.

Contre Saint-Étienne, le Martégal âgé de 29 ans a encore tourné autour du but adverse sans trouver le chemin des filets. En tout début de match, il a décoché une frappe de mule aux 20m, avant de se risquer avec succès à un geste d’attaquant – un ciseau retourné – peu avant la demi-heure de jeu.

À chaque fois, le défenseur formé à Nîmes a buté sur Stéphane Ruffier, l’ange gardien des Verts en cette soirée strasbourgeoise.

« Je suis maudit, je ne marquerai pas en Ligue 1, sourit l’intéressé, qui a vécu sa 13e titularisation de rang en élite contre les Verts. Je manque de réussite. Mais à choisir, je préfère ne pas marquer si nous, on n’en prend pas. Un “clean sheet” (rencontre sans prendre de but) , ça m’irait bien  ! »
« Si on met les mêmes ingrédients… »

Oui, mais voilà, les Alsaciens ont craqué sur la seule véritable occasion de Saint-Étienne. On joue alors la 82e’. Dans le coin gauche, Foulquier se fait “manger” par Monnet-Paquet. Au premier poteau, Martinez se jette devant Hamouma. La balle est contrée et finie dans les pieds de Debuchy. L’international arme sa frappe du gauche. Oukidja est battu. Une chape de plomb s’abat sur la Meinau.

« On n’était pas loin de réaliser le match parfait, dit l’ancien du Gazélec Ajaccio. Mais à cause d’une faille défensive, on prend zéro point. Or, à ce moment-là de la saison, il faut en prendre. Ce n’est pas le cas, mais on ne va pas tout remettre en cause pour autant… »

Comme son entraîneur, Thierry Laurey, qui l’a débauché à Angers l’été dernier, Pablo Martinez est convaincu qu’en dépit des résultats négatifs – huit matches de suite sans succès –, son équipe reste engagée sur la bonne voie.

« Là, on est tombé sur un très grand Stéphane Ruffier qui nous a tout sorti, dit-il. Je pense en particulier à la frappe de “Dim” (Lienard à la 78e’ ). Je suis derrière lui. Elle va en pleine lucarne. Je me demande encore comment il la détourne… Ça ne va pas être le cas tous les week-ends. Il faut donc persévérer. Si on met les mêmes ingrédients dans les matches qui restent, il y a moyen de faire quelque chose de bien. »

Par « quelque chose de bien », celui qui a été éloigné des terrains durant trois mois, de mi-septembre à mi-décembre, en raison d’une blessure au tendon d’Achille, entend évidemment le maintien. Mais la prochaine étape de cette délicate opération se disputera sans lui. Une accumulation de cartons jaunes le privera de déplacement, samedi (20h) à Amiens.

Avec le retour attendu de Kader Mangane, ou alors la titularisation de Yoann Salmier, le Racing ne sera pas dépourvu dans l’axe. Cette semaine à l’entraînement, Martinez tentera de diffuser ses bonnes ondes à ses coéquipiers.

« On mérite de rester dans cette Ligue 1, on va en tout cas tout faire pour, enchaîne-t-il. Il faut rester serein car on joue le maintien, pas la Ligue des champions. Je préfère être à notre place qu’à celle des équipes qui sont derrière nous. »

Pas en veine actuellement, Pablo Martinez ne veut pas finir en “M le maudit”. Son avenir doit s’écrire à Strasbourg en élite.
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