16ème journée : Strasbourg - PSG

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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 5:43

Seka, le survivant
Il a survécu à sa mise au ban du onze de départ comme aux accélérations de Mbappé et consorts. Ernest Seka a été au diapason d’une équipe habitée par une énorme envie, hier face au PSG.
À la fin de l’été , Ernest Seka était loin, mais alors très loin d’imaginer qu’il serait titulaire des mois plus tard à la Meinau face au Paris Saint-Germain. Qui plus est dans le couloir gauche de la défense strasbourgeoise. En ce temps-là, l’ex-capitaine en était encore à ronger son frein, se contentant d’une courte apparition sur la pelouse de la Mosson lors de la troisième journée.
Tractations heureusement avortées

Le voir encore s’entraîner sur les pelouses du Krimmeri au mois de septembre relevait même de la surprise, tant le grand Ernest semblait borduré de toute part dans l’effectif alsacien remplumé par l’arrivée de Bakary Koné.

Son refus de jouer latéral droit à Reims la saison passée, dans un match décisif pour la montée, avait creusé un fossé, infranchissable croyait-on, entre son entraîneur et lui. Ses tractations avec la direction bas-rhinoise pour résilier son contrat auraient même pu le mener jusqu’en Israël.

Mais Thierry Laurey est un homme pragmatique et le natif de Sarcelles a su saisir la seconde chance qui lui a été offerte à Monaco. Le Racing avait certes perdu (3-0) mais celui qui a des faux airs d’Omar Sy lorsqu’il laisse retentir son rire sonore avait enfin lancé sa saison.

Installé à droite, puis à gauche de ses défenseurs centraux, Seka a donc multiplié les titularisations prenant progressivement la mesure de son nouveau poste. Jusqu’à défier l’armada parisienne, hier. Un rendez-vous que ce footballeur venu d’en bas, comme nombre de ses coéquipiers, guettait avec gourmandise.
À pleines dents

Il a donc croqué dans cette partie à pleines dents. Au marquage de Di Maria, mais aussi en soutien de Koné pour boucher les espaces à la fusée Mbappé, il s’est échiné à tenir son rôle dans son style distinctif. Sans fioriture et même avec des envolées vers l’avant accompagnées à chaque fois d’une clameur à vous réchauffer les bronches. Son accélération, suivie d’un contre favorable sur Marquinhos et conclue par une frappe contrée dans la surface parisienne, a été un modèle du genre (48e’ ).

Mais c’est bien sur le plan défensif que Seka était attendu. Bien aidé par les replis de Lienard et le pressing de Terrier, il a tenu la baraque. Mbappé n’est pas passé en un contre un après le décalage de Neymar. Et quand Di Maria a enfin pu faire parler sa pointe de vitesse, à la suite d’une ouverture du même Neymar, l’Argentin n’a pas assuré à la finition (39e’ ).
En mode Hirscher

Il voulait se mesurer à ce qui se fait de mieux, il a donc été servi durant… 100 minute ! Et Thierry Laurey n’a pas dû être particulièrement déçu de ne pouvoir compter sur l’un de ses trois latéraux de métier – Martinez, Foulquier, Ndour –, tous sur le flanc.

L’un de ses plus beaux sprints, il l’a néanmoins réservé à Stéphane Bahoken pour aller le féliciter lorsque le Racing est repassé devant (2-1, 65e’ ). Avant de se prendre pour Marcel Hirscher et de slalomer dans la défense francilienne (76e’ ). Bien sûr, il a souffert, comme tous ses coéquipiers, dans le dernier quart d’heure pour tenir cet impensable résultat. Mais il a tenu bon.

Si visible sur la pelouse, il s’est montré bien plus discret au moment du débrief. Parce qu’il sait que depuis deux mois et demi, le terrain parle pour lui.
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 5:46

La loi du milieu
L’option tactique de Thierry Laurey a payé. Son schéma en 4-5-1, avec un milieu à cinq à plat et deux lignes très rapprochées, a beaucoup gêné des Parisiens pris dans la tenaille.
Il avait débuté la saison en 4-2-3-1, puis était revenu au 4-4-2 avec un milieu en losange après la série de quatre revers de la fin d’été et du début d’automne. Hier, Thierry Laurey a innové en recourant à un système de jeu en 4-5-1 en phase défensive – 4-2-3-1 après la récupération du ballon –, avec deux lignes de derrière très rapprochées.

L’excellent comportement de Troyes, seulement battu dans les 20 dernières minutes mercredi au Parc des Princes (2-0) dans une organisation presque analogue, a inspiré le technicien alsacien.

« Quand tu mets une équipe en place, c’est pour poser des problèmes à l’adversaire. On avait vu le match de Troyes et on a considéré que c’était une bonne option, décrypte l’entraîneur strasbourgeois. Il y avait aussi celle de passer à cinq derrière. Mais nous n’avions pas eu le temps de la préparer. Le fait que Jonas Martin ait pu jouer alors qu’il était incertain nous a confortés, car il est bon dans le cœur du jeu. Après, on voulait garder des atouts offensifs, d’où la présence sur les côtés de Martin Terrier et Nuno Da Costa, même si ce dernier n’est pas toujours à l’aise défensivement. Il a fallu rester bien en bloc toute la rencontre.»
« C’est un hold-up, mais on est preneur»


Ce raisonnement a évidemment amené le Racing à subir. Mais c’était inclus dans les plans savamment élaborés par le promu, comme le révèle le capitaine Kader Mangane :

« Nous savions que nous ne pouvions pas avoir la possession face à cette équipe et qu’il fallait lui laisser la balle, la laisser jouer sur les côtés pour qu’elle amène des centres, sachant qu’avec Cavani sur le banc, elle aurait moins de présence dans les 16 mètres. On a été bon là-dessus. On a vu Troyes le faire, Dijon aussi. On s’est dit : ‘’Pourquoi pas nous ?’’ On savait encore qu’à un moment donné, ils risquaient de perdre face à des équipes qui défendent bas, dans les 30 derniers mètres. On a essayé et ça a marché. Ça va peut-être en inspirer d’autres. On a pris beaucoup de plaisir à défendre.

Avant le match, j’ai dit : ‘’Les mecs, il va falloir qu’on coure, qu’on se donne à fond parce que si on ne défend pas, ça ne servira à rien.’’ Quand je vois que tout le monde s’arrache jusqu’à la 99e , je dis bravo. On est fier. Si on a joué avec ce bloc très bas, c’est parce que le coach nous a demandé de le faire. Bravo à lui aussi. C’est un hold-up, mais on est preneur. L’état d’esprit a fait la différence : si on avait joué comme contre Caen mardi (0-0), c’était perdu d’avance. »
Un bon tour tactique joué au PSG

Contraint lui aussi de courir plus souvent après le ballon que de le faire courir, Dimitri Lienard jubile lui aussi du bon tour tactique joué au PSG.

«On voulait les faire douter le plus longtemps possible, raconte l’ailier du Racing. Le but, c’était de minimiser les espaces, de mettre de l’agressivité dans le bon sens du terme en étant à deux sur un Parisien à chaque crochet. On l’a bien fait. Ils ne nous ont mis qu’un but alors qu’ils en mettaient cinq ou six à tout le monde. C’est extraordinaire. Ce n’est que du bonheur.»
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 5:48

«C’est fabuleux!»

  DIMITRI LIENARD, attaquant du Racing. – «C’est fabuleux. Nous nous sommes donnés à fond. Quel exploit! Que dire d’autre ! C’est la première défaite de Paris. C’est juste énorme et ce sont surtout trois points que personne n’aurait jamais imaginés que nous prendrions. C’est très important. Nous savions qu’il faudrait souffrir, cavaler, être solidaires et tous ensemble dans le même mouvement, en jouant les coups à fond sur deux ou trois contres. Nous avons vibré, fait vibrer la Meinau et toute une région va vibrer pendant quelques jours.»

  JÉRÉMY GRIMM, attaquant du Racing. – «On a vécu un beau match, pris du plaisir et été récompensés. On est tous très heureux d’avoir réussi quelque chose de beau, même si on a plus défendu qu’autre chose. C’est magnifique. On ne réalise pas trop ce soir. On verra demain matin au réveil comment on va réagir, mais on gardera de beaux souvenirs de cette journée. Tous les Alsaciens sont heureux et vont fêter cette belle victoire. On a montré une belle image de nous, mais il faut la garder pour les prochains matches. C’est bien beau de battre Paris et on va le savourer, mais le plus important, c’est de se maintenir en Ligue 1. Ces trois points que personne ne nous pensaient capables de prendre nous permettent d’avancer un peu. Maintenant, un match difficile à Bordeaux nous attend vendredi. On va s’y préparer.»

  KADER MANGANE
, défenseur et capitaine du Racing (photo DNA – Cédric Joubert, ci-dessus, avec Marquinhos). «On est contents. On a gagné face à la meilleure équipe de France, mais notre championnat ne s’arrête pas là. Dans le vestiaire, c’était de la folie. Tout le monde savoure. Savourons ce soir, mais il va vite falloir basculer sur notre match important à Bordeaux vendredi. On va se préparer pour essayer d’aller y grignoter des points. Ce soir, on n’a pas gagné la Coupe du monde, mais on a gagné trois points qui vont compter pour le maintien.»

  MARQUINHOS, défenseur et capitaine du Paris SG. – « C’est une leçon qui va servir. « Un match est fait de détails. Il faut qu’on se concentre 90 minutes. On était bien et les deux moments où nous n’étions pas concentrés on prend un but. Des fois, on n’est pas concentré et les équipes ratent, ce soir Strasbourg n’a pas raté. Strasbourg a été efficace aujourd’hui, ils n’ont pas eu trop d’occasions mais sur celles qu’ils ont eues, ils ont marqué. Je pense qu’il faut être positif, ça va nous faire du bien. On va dormir ce soir et penser que le football, c’est pas facile. Pour gagner un match, c’est très difficile, il faut courir sur le terrain, il faut être concentré, il faut être efficace. »
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 5:51

L’hommage à Karin
«Contre mauvaise fortune, bon coeur: à eux les millions, à nous le ticket gagnant» ont écrit les UB90 sur un tifo déployé avant le début du match. PHOTO DNA - Michel FRISON
«Contre mauvaise fortune, bon coeur: à eux les millions, à nous le ticket gagnant» ont écrit les UB90 sur un tifo déployé avant le début du match. PHOTO DNA - Michel FRISON
L’hommage à Karin

Elle est décédée en plein match le 18 novembre à la Meinau lors de la victoire contre Rennes (2-1).

Hier, le Racing a rendu hommage à l’une de ses plus fidèles supportrices, Karin Koehl, en faisant observer une minute d’applaudissements à sa mémoire avant le coup d’envoi.

La sœur du président du FC Saverne, Philippe, suivait le club strasbourgeois depuis plus de quatre décennies. Elle aurait fêté ses 63 ans le 30 novembre.
Sauzée au micro

L’ancien milieu de terrain international de l’OM et du Racing Franck Sauzée (1994-1996), qui a gardé de solides attaches en Alsace et s’y invite de temps à autre à titre personnel, était au micro de Canal + pendant la rencontre.

« Je n’étais plus revenu commenter à la Meinau depuis très longtemps », a indiqué le consultant de la chaîne cryptée, déjà croisé cette saison au stade Louis II pour Monaco – RCS (3-0). « La dernière fois, c’était en ouverture de la saison 2007-2008, lors d’un Strasbourg – Marseille (0-0 le 4 août 2007). Jean-Marc Furlan était encore coach du Racing. »
Matt Pokora, ce supporter

On le sait attaché au Racing et à la Meinau où il était venu tourner, il y a quelques années, une émission de télévision jamais diffusée.

Le Strasbourgeois de naissance Matt Pokora était présent hier dans les tribunes en compagnie de son amie, la chanteuse américaine Christina Milian, pour assister au duel entre les hommes de Thierry Laurey et ceux d’Uni Emery. L’histoire ne dit pas si le chanteur, grand habitué du Parc des Princes, était là pour soutenir les Parisiens ou les Strasbourgeois.
La bâche a fait son œuvre

Déployée mercredi matin en prévision du refroidissement et des quelques chutes de neige annoncés, la bâche qui recouvrait la Meinau a été retirée hier à 10h. Comme la température était légèrement positive (1°), la pelouse n’était pas gelée au coup d’envoi à 17h, mais souple et grasse.

La profondeur de banc du PSG Le club parisien n’a pas eu d’exigences particulières pour sa venue à la Meinau. Il a juste demandé, comme l’OM le 15 octobre, à ce que son vestiaire soit totalement privatisé. Le staff technique a aussi réclamé un banc additionnel de dix places au bord de la pelouse, contre cinq habituellement.

L’encadrement alsacien, aux petits soins, a évidemment satisfait ces requêtes plutôt modestes
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 5:53

Vu d’Allemagne

Le PSG « ridiculisé par un promu »

À quatre jours de son déplacement à Munich en Ligue des champions, le Paris SG a été « ridiculisé par un promu », commentaient hier soir plusieurs médias allemands en ligne après la défaite surprise du leader à Strasbourg 2-1.
« Première déconfiture : le promu Strasbourg bat le PSG ! », titre le magazine du football Kicker sur son site. « C’est arrivé à la 16e journée de Ligue 1, écrit Kicker. Pour la première fois cette saison, le PSG a dû quitter la pelouse vaincu. Sur le terrain du promu, l’assemblage de stars de la capitale a perdu 2-1 et raté sa répétition générale avant la Ligue des champions mardi à Munich ».
Même tonalité sur Sport1, qui titre comme plusieurs autres médias : « Un promu ridiculise le leader ».
« Avec le champion du monde Julian Draxler dans son onze de départ, le PSG a subi une défaite étonnante sur le terrain du promu Strasbourg », retient pour sa part Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne.
« L’entraîneur du PSG avait imaginé quelque chose de nouveau pour ce déplacement au Racing de Strasbourg, analyse Kicker. Cavani était sur le banc, alors que l’Uruguayen a marqué 17 buts en championnat. Après le deuxième but de Strasbourg, Emery a fait entrer Cavani. Mais avec beaucoup d’engagement et de passion, le promu a tenu jusqu’au bout ».
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Dim 3 Déc - 17:45

Le PSG battu par un promu, l'Europe n'en revient pas 
La première défaite du PSG en Championnat, samedi à Strasbourg (2-1), à trois jours de son match de Ligue des champions contre le Bayern à Munich, résonne en Europe.

«Le PSG tombe de son nuage» écrit Marca, journal sportif le plus lu d'Espagne, qui consacre dimanche un encart en Une à la défaite des Parisiens, samedi en Alsace, leur première cette saison en Championnat (2-1). Un résultat qui attire sur le club de la capitale des commentaires acides un peu partout sur le continent, alors que les hommes d'Unai Emery disputent mardi à Munich leur dernier match de poule en Ligue des champions contre le Bayern.
«Les fragilités d'une équipe»
Ça tacle aussi en Italie, à l'image du Corriere dello Sport : «Les géants du PSG tombent eux aussi. Il est clair que les buts inscrits par Strasbourg ont mis à nu les fragilités d'une équipe dont l'ensemble de l'effectif doit encore progresser pour être réellement invincible».
C'est un «choc» pour The Guardian en Angleterre, qui ouvre son tour d'horizon du football européen avec ce sujet, illustré par une photo du gardien parisien Alphonse Areola, dans une posture désarticulée sur un but strasbourgeois.

«Aux Bavarois d'évaluer la gravité exacte de ce flop»
«Aux Bavarois d'évaluer la gravité exacte de ce flop», commente en Italie la Gazetta dello Sport, qui poursuit : «le PSG, peut-être, a pensé que le succès était acquis et pensait déjà au défi de mardi face au Bayern Munich».

 
L'accroc parisien n'est évidemment pas passé inaperçu en Allemagne. «Première déconfiture» titre le magazine du football Kicker sur son site, pour qui «l'assemblage de stars de la capitale» a «raté sa répétition générale avant la Ligue des champions mardi à Munich».
 
«Un promu ridiculise le leader», moque le média allemand Sport1. Le grand journal de Munich Süddeutsche Zeitung note lui avec délectation que «le grand orchestre du Paris Saint-Germain a subi sa première défaite de la saison avant la finale du groupe de Ligue des champions».
equipe
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Re: 16ème journée : Strasbourg - PSG

Message  67120 le Lun 4 Déc - 5:27

La parenthèse enchantée
Porté par son intelligence, son courage et la réussite, le Racing a été l’auteur d’un exploit retentissant, samedi, face au PSG. Au-delà d’une victoire, la semaine passée correspond à une vraie bonne affaire, à la démonstration d’une progression bienvenue.
La chance sourit parfois aux audacieux. En foot, même si moult matches se décident sur un détail, un hasard ou des circonstances irrationnelles, celle-ci n’accompagne pas durablement le bienheureux bénéficiaire de manière fortuite.

Pour souligner combien les joueurs strasbourgeois ont été sous grosse pression pendant les deux rencontres de la semaine passée et édulcorer une expression fleurie voire vulgaire, le Racing a eu, en basculant de novembre à décembre, le popotin entouré de tagliatelles.

Face à Caen (0-0) et au PSG (2-1), la bande à Laurey en a bavé des ronds de chapeau. Les adversaires ont eu de monstrueuses occasions qu’ils ont ratées. Normands et Parisiens ont trouvé trois fois les poteaux. Les deux ont pu repartir de la Meinau avec une valise remplie de frustration.
La source de l’incroyable exploit face à Caen ?

Et si les Strasbourgeois ont provoqué une déflagration sur la planète foot, en tombant l’un des deux derniers invaincus du continent européen – le PSG a laissé à Manchester City ce statut si enviable –, c’est sans doute quatre jours avant, en grattant un point méritoire, à défaut d’être mérité, qu’il faut trouver la source de l’incroyable exploit.

Mangane, Koné et les autres avaient arraché le nul face à Caen, en un match qu’ils auraient peut-être perdu deux mois avant. Ils avaient joué aussi mal contre Amiens par exemple, ils avaient fait nettement mieux contre Nantes. Mais à chaque fois, ils avaient perdu à domicile.

Si les Bleus n’avaient pas masqué leur frustration d’avoir raté leur sortie d’avant le PSG, ils avaient au moins la satisfaction d’avoir évité la catastrophe, alors que les Beatles de la Ligue 1 étaient annoncés pour le samedi.

« On voulait vraiment gagner face à Caen parce que l’on sait que certains de nos concurrents vont gagner le week-end prochain », anticipait Dimitri Lienard, le rafraîchissant ailier qui n’espérait pas grand-chose de la confrontation contre les Parisiens.

« On essayera de garder quelque chose de ce match et pas seulement le maillot de l’adversaire, espérait Thierry Laurey, un coach légitimement pessimiste avant l’échéance. On va essayer de faire un match cohérent pour leur poser des problèmes, si on y arrive. » Entendu que le contraire était le plus probable.

L’improbable est donc arrivé. « Toutes les planètes étaient alignées », selon Laurey. Et pour la première fois, le Racing l’a emporté sans nécessairement le mériter. Plus tôt dans la saison, il n’avait pas gagné quelques matches qu’il avait dominés – face à Angers à domicile (2-2), à Saint-Étienne (2-2) plus récemment, sans parler de la défaite à Guingamp (0-2) où il ne s’était pas relevé de l’ouverture du score après avoir dominé pendant une heure. Il faut croire que quelque chose a changé.
« Si on ne s’enflamme pas, on réussira à se maintenir »

Voilà les Strasbourgeois avec quatre points d’avance sur les équipes de la zone rouge écarlate, celle qui conduit directement à l’étage inférieur. Néanmoins, ce n’est pas avec les 18 points actuels qu’ils décrocheront leur maintien. Il y aura d’autres combats à mener à bien, d’autres chantiers où il s’agira de progresser.

S’il leur a laissé deux jours de répit pour apprécier en famille ou entre amis leur monumental exploit, Thierry Laurey ne devrait pas lâcher ses hommes dans son souci de les faire progresser.

Depuis un an et demi, l’évolution est spectaculaire, de promu en Ligue 2 à tombeur de monuments. Le technicien strasbourgeois a tout de même décelé des marges de progression. « On n’a pas bien joué quelques ballons de contre, a-t-il osé après le match. À 300°C, tu n’as pas toujours le geste juste. On a eu des possibilités qu’on aurait pu mieux négocier. Mais je suis très fier d’entraîner cette équipe. Si on ne s’enflamme pas, on réussira à se maintenir. »

Même si le succès face au PSG ne garantit rien quant à l’avenir, il est susceptible de bien faire grandir. Il ne tient qu’aux Bleus de prolonger la parenthèse enchantée.
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