Jonas MARTIN

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Jonas MARTIN

Message  67120 le Dim 23 Juil - 17:18

Strasbourg concrétise l'arrivée de Jonas Martin


Martin a dit oui
Le milieu de relayeur de 27 ans est attendu demain pour signer à la Meinau un contrat de trois ans avec le Racing Club de Strasbourg.
Sollicité par le Racing depuis quelques jours, Jonas Martin, le milieu de terrain du Betis Séville, va signer un contrat de trois ans avec le promu en Ligue 1. Le joueur de 27 ans était également dans le viseur de Toulouse, mais surtout de Bursaspor, intéressé par son profil de relayeur expérimenté avec près de 120 matches de Ligue 1 mais aussi une vingtaine de matches en Liga la saison passée sous le maillot andalou. Les dirigeants alsaciens se sont montrés les plus persuasifs puisqu'un accord a été trouvé entre toutes les parties. Jonas Martin est attendu lundi matin pour la traditionnelle visite médicale et s'en suivra la signature de son contrat. Le chiffre d'1,5 million d'euros est avancé quant au montant du transfert.
DNA
 Le milieu de terrain français du Bétis Séville Jonas Martin va s'engager lundi avec le promu alsacien.
Comme révélé lundi sur notre site, Strasbourg avait fait de Jonas Martin (27 ans) sa priorité au poste de milieu axial. Et le club alsacien est en passe de concrétiser l'arrivée du joueur du Bétis Séville (sous contrat jusqu'en juin 2019). L'ancien Montpelliérain est ainsi attendu dans la journée de dimanche par le promu avec lequel il devrait s'engager lundi pour trois saisons après avoir passé la visite médicale. Strasbourg devrait débourser une indemnité de transfert comprise entre 1,5 et 2 millions d'euros. Le Racing a dû composer avec la concurrence de Toulouse et Bursaspor sur ce dossier.
Equipe

Date de naissance  :  09 avril 1990
Lieu de naissance  :  Besançon (25)
Taille  :  1m84
Poids  :  76 kg
Poste  :  Milieu
Numero  :  8
 
16 / 17 Betis Séville 
15 / 16 Montpellier 
14 / 15 Montpellier 
14 / 15 Montpellier B 
13 / 14 Montpellier 
12 / 13 Montpellier 
11 sep / 12 Amiens 
11 / 11 août Montpellier 
10 / 11 Montpellier 
09 / 10 Montpellier B 
08 / 09 Montpellier B 

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Re: Jonas MARTIN

Message  67120 le Mar 25 Juil - 17:20

Jonas Martin, trois ans au Racing

Jonas Martin a signé ce mardi un contrat de trois ans en faveur du RCSA. Transféré du Betis Séville où il évoluait la saison dernière en Liga espagnole (20 matches, 2 buts), Jonas est âgé de 27 ans. Né le 9 avril 1990 à Besançon, Jonas a une solide expérience de la Ligue 1 française au poste de milieu. Il comptabilise 107 matches et 6 buts à ce niveau, tous avec Montpellier, entre 2010 et 2016. Après Kenny Lala, Pablo Martinez, Nuno Da Costa, Bingourou Kamara, Benjamin Corgnet et Idriss Saadi, Jonas Martin est la septième recrue alsacienne.
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Re: Jonas MARTIN

Message  67120 le Mar 25 Juil - 20:26

Jonas Martin: «Strasbourg, il n'y a pas photo»
 Le milieu de terrain Jonas Martin, officiellement transféré du Betis Seville ce mardi après-midi, voulait revenir en Ligue 1. Il est ravi de le faire chez le promu alsacien, où la ferveur l'a attiré.
 «Expliquez-nous votre décision de signer pour le Racing ?
J'avais fait le choix de revenir en France. Plusieurs clubs étaient intéressés mais avec Strasbourg, je ne sais pas, il y a eu un vrai feeling. Ils m'ont présenté un bon projet et ça m'a attiré. C'est un bon club, avec de la ferveur.
 
Cette ferveur a été un argument ?
Bien sûr, même si le Betis, attention, c'est très difficile de faire mieux ! Mais par rapport à d'autres clubs de Ligue 1, c'est évident que pour Strasbourg, il n'y a pas photo. C'est agréable de jouer dans un stade plein, de se sentir poussé. Faut pas se le cacher, on fait du foot pour ça. Donc ç'a pesé dans la balance, oui.
«Je vais être un joueur important»
Avez-vous discuté avec Thierry Laurey avant de vous décider ?

Oui, je l'ai eu au téléphone bien en amont du transfert. Pas seulement lui, mais aussi le responsable du recrutement. Strasbourg m'a montré très vite son intérêt. Le coach a plusieurs systèmes en tête mais quoi qu'il arrive, il m'utilisera dans le cœur du jeu, en 6, en 8 ou même en 10. Il veut que je fasse le lien entre la défense et l'attaque, mais aussi que je me retrouve à la finition, dans la surface.
 
Avez-vous changé par rapport au Jonas Martin de Montpellier ?

Oui car je pense avoir beaucoup progressé au Betis. Surtout d'un point de vue technique : en Liga, ça va très vite dans la prise de décision, il y a peu de déchet et il faut voir le jeu bien avant. Ici à Strasbourg, mon statut va un peu changer par rapport au Betis. Je vais être un joueur important, je suis un des plus expérimentés de l'effectif en Ligue 1.
 
Quelle est votre ambition pour la saison ?

L'ambition du club, qui est de se maintenir. Mais on va essayer d'arracher le maintien le plus vite possible, comme avait pu le faire Angers lorsqu'ils sont montés, pour ensuite viser un peu mieux. Et puis je sais une chose, c'est que si le club parvient à se maintenir la première année, il pourra ensuite rapidement basculer dans une autre dimension.»
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Re: Jonas MARTIN

Message  67120 le Mer 26 Juil - 5:20

« Pour un grand défi »
Il avait visiblement des fourmis dans les jambes. Moins d’une heure après la signature de son contrat avec le Racing, pour les trois prochaines saisons, le milieu de terrain Jonas Martin a rejoint ses nouveaux partenaires à l’entraînement. Le joueur de 27 ans n’a pas masqué son bonheur de revenir en France, après une saison au Betis Séville.
IL a fallu se montrer patient pour que votre transfert à Strasbourg soit officialisé. Pour vous aussi le temps a-t-il paru long ?

– Oui, je suis à Strasbourg depuis dimanche et cela fait une semaine que j’ai pris la décision de rejoindre le club. Les premiers contacts ont été noués il y a dix jours. J’ai échangé avec le coach et j’ai pris ma décision.

Je sors d’une saison compliquée au Betis, où, après une bonne préparation, j’ai été blessé lors de mon premier match officiel face au Barça dans un duel avec Messi. Je suis revenu pour jouer contre le… Real Madrid, j’ai été titularisé quatre matches et il y a eu un changement d’entraîneur, qui ne m’a pas fait jouer. Mais je me suis accroché et au final j’ai disputé vingt-deux matches, la plupart après janvier.

Mais, là encore, il y a un nouveau directeur sportif, qui nous a dit que si on voulait partir… Strasbourg s’est manifesté rapidement. À Séville, il y a aussi un nouveau coach qui m’a dit, lui, de rester jusqu’à la fin de la préparation. Mais j’avais signifié à Strasbourg que j’allais les rejoindre. Ma saison au Betis, j’ai l’impression que c’est une succession de quiproquos et une année en dents de scie.
« Convaincu d’avoir encore une marge de progression »


– Y avait-il un désir de revenir en France ?

– Oui, pour mes proches. J’ai toute ma famille qui est en Franche-Comté. Et il y a le staff de Strasbourg. Après, le coach Thierry Laurey, je connais très bien son fils. J’ai joué contre lui quand j’évoluais à Nîmes et avec lui quand j’étais à Montpellier. Fabien Lefèvre (l’adjoint, ndlr) m’a entraîné en -15 ans, en -16 ans, en CFA à Montpellier.

Et puis, il y a toute l’histoire de Strasbourg. Le foot, ça m’intéresse à tous les niveaux, en Ligue 1, en Ligue 2, en National et j’ai bien suivi ce qui s’est passé ici depuis que le club est reparti en CFA2.

– Avec quels autres objectifs personnels retrouvez-vous la Ligue 1 ?

– Je suis là pour repartir de l’avant. J’ai besoin de jouer, je veux retrouver l’ambiance de vestiaire qui n’existe pas trop en Espagne et je suis convaincu d’avoir encore une marge de progression. Je suis avec un staff et des joueurs qui me permettront de l’exploiter.

– Vous sentez-vous d’ores et déjà prêt physiquement ?


– En Espagne, on a commencé la préparation le 6 juillet. Mais c’est beaucoup basé sur le ballon et j’ai déjà disputé un match amical. J’ai peut-être un tout petit peu de retard parce que j’ai stoppé depuis une semaine, mais mon but est d’être prêt pour le début du championnat.

– Dans quel rôle vous sentez-vous le plus efficace ?


– On va dire comme un 8 moderne, qui doit faire le lien entre la défense et l’attaque. J’ai sans doute décollé avec Rolland Courbis à Montpellier (en 2012-2013) ou lors de ma saison précédente, à Amiens où j’avais été prêté avec Ludovic Batelli. J’ai grandi avec une belle génération à Montpellier, celle des Belhanda, Cabella, Samson ou Stambouli. Je jouais un peu partout au début, ailier, derrière l’attaquant, mais c’est dans le cœur du jeu que je me sens le mieux.

– Alors que vous faisiez l’objet de sollicitation de la part de Bordeaux en janvier, n’avez-vous pas l’impression de vivre une régression en rejoignant un promu ?


– Il y avait déjà 45 000 abonnés au Betis quand je suis parti, mais je sais aussi que je rejoins un club où il y a de la ferveur. Je sais pourquoi je suis venu et je suis prêt. Je suis là pour un grand défi, la lutte pour le maintien et j’aime ça. Ce n’est peut-être pas le choix le plus évident, il y aura de l’attente, de la pression. Ça me va.
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Re: Jonas MARTIN

Message  67120 le Mer 26 Juil - 10:48

Jonas Martin : « Envie de partager ce défi »
Jonas Martin est un homme de parole. Il a donné la sienne au Racing il y a quelques semaines déjà et rien n’a pu le faire changer d’avis. Ni les offensives des autres clubs, ni l’envie de l’actuel entraîneur du Betis Séville, Quique Setién, de le garder un temps encore pour participer aux matches amicaux du club de Liga espagnole. Ce mardi, Jonas, 27 ans, né le 9 avril 1990 à Besançon, a signé un contrat de trois ans en faveur du RCSA. Il nous arrive plein d’envie, très désireux de participer au défi alsacien et on le sent vraiment heureux de son choix.
Un long chemin l’a conduit ici. Une enfance franc-comtoise, des débuts à l’US Rigny, puis il rejoint le club de son père, à Gray. La famille déménage alors à Nîmes. C’est le temps des petits crocodiles. Jonas montre les dents et tout son talent naissant. Montpellier attire alors le petit joyau et l’intègre à son centre de formation. Avant de filer au Betis Séville à l’aube de la dernière saison, Jonas effectuera tout son temps en Hérault sauf un prêt d’une saison à Amiens en Ligue 2 lors de la saison 2011/2012. Il goûte au parfum de la Ligue des champions, à Londres, le 21 novembre 2012 lors d’une défaite à Arsenal (0-2) où il dispute les vingt dernières minutes. De quelques épisodes de sa jeune carrière, Jonas Martin parle ici.
JONAS ET MAXIME LAUREY.- « Je connais le coach, surtout pour avoir joué contre son fils, Maxime, qui est un ami. J’ai joué contre Maxime quand j’étais à Nîmes. Avec lui lorsque je suis venu à Montpellier. Mais celui que je connais le mieux, c’est « Fabi » Lefèvre (l’un des adjoints de Thierry Laurey). Il a été mon entraîneur en 15 et 16 ans à Montpellier ».
MEILLEUR JOUEUR DE LA FINALE DE LA GAMBARDELLA.- En 2008, Jonas Martin remporte la finale de la Coupe Gambardella contre Nantes (2-0). L’Equipe le sacre joueur du match et lui attribue la note de 8. Il a signé les deux passes décisives du match. « C’était une très belle génération avec les Cabella, Belhanda, El Kaoutari, Stambouli. Bien sûr, j’avais de l’ambition mais je ne me projetais pas plus que ça. Je pensais à progresser, je ne voyais pas plus loin que les deux années à venir ».
CHEZ LES SŒURS DE L’INSTITUT ENFANT JESUS.- « A Montpellier, les jeunes du Centre étaient logés chez les sœurs de l’Institut Enfant Jesus. Oui, ça paraît étrange. Je me souviens surtout que c’était très strict ». Sur le bras de Jonas, figure un tatouage représentant le Christ.

BATELLI ET COURBIS, LES DETONATEURS.- « A Montpellier, j’ai débuté en pro sous les ordres de René Girard. Je n’étais pas toujours titulaire, je suis donc parti à Amiens, en L2, pour avoir du temps de jeu. Là-bas, Ludovic Batelli a été le premier à m’installer au cœur du jeu, ma vraie place, en tout cas celle que je préfère. Lorsque je reviens à Montpellier, c’est Rolland Courbis qui me confirme dans cette position. A l’époque, il y a de la concurrence avec Rémy Cabella et Morgane Sanson qui explose. Le départ de Rémy Cabella me permet alors de m’affirmer pour de bon en milieu axial ».
BLESSE PAR UN CHOC AVEC MESSI.- A deux reprises, la blessure va freiner l’élan de Jonas. Une première fois lorsqu’il ne peut honorer une sélection en équipe de France espoirs, victime d’une rupture des ligaments de la cheville droite. Une deuxième fois alors qu’il caresse tout juste son rêve espagnol : « C’était lors du premier match de championnat à Barcelone (2-6). Je me fais mal dans un choc avec Lionel Messi. En fait, le début d’une période difficile ».
SEVILLE, C’EST BEAU MAIS C’EST DUR.- « Après ça, je suis resté absent deux mois. Cette fois, c’est la cheville gauche qui est touchée. Les choses se compliquent quand Gustavo Poyet, l’entraîneur qui m’a fait venir, est licencié ». Victor Sanchez, son successeur, n’en fait pas un titulaire indiscutable : « Mais je me suis battu, je n’ai pas renoncé. Finalement, je reviens lors des matches retour ». A l’arrivée, une vingtaine de rencontres malgré tout et deux buts. « Je n’ai pas tout à fait perdu mon temps et je garde aussi le souvenir d’une ville magnifique où tu manges en terrasse à 23 heures ».

STRASBOURG, UNE AVENTURE HUMAINE.- « Avec le Racing, ça s’est fait rapidement. Je viens sans esprit de revanche mais avec une énorme envie de partager le défi du club de se maintenir. J’ai encore une grosse marge de progression. Tout ce que j’ai entendu sur ce club donne envie. J’avais l’idée d’un retour en France dans un coin de ma tête. Strasbourg, c’est une grande ville, un très bon club. J’ai besoin de jouer et de sentir le parfum d’un vestiaire sain et je sais que celui du Racing l’est. J’ai hâte de tout ça. Ici, j’ai vraiment l’impression de pouvoir participer à une belle aventure humaine. » Faisons confiance à Jonas et à son prénom en forme de prophétie.
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Re: Jonas MARTIN

Message  67120 le Mer 16 Aoû - 5:25

Martin, cœur montpelliérain
Le milieu de terrain Jonas Martin va retrouver samedi une pelouse de la Mosson qu’il connaît par cœur. Le joueur de 27 ans, formé dans l’Hérault, porte donc un intérêt tout particulier à cette 3e journée de Ligue 1.
Jonas Martin n’a pas raté ses débuts à la Meinau. Auteur du premier but alsacien – sur un service parfait de Lienard –, la recrue strasbourgeoise la plus chère de l’été (*) a réalisé un match plein devant un public déjà conquis.

« Marquer ce but fait plaisir, souligne le milieu relayeur quelques jours après. J’avais manqué une occasion juste avant et puis inscrire le premier but de la saison à la Meinau, c’est un beau symbole. »
Stambouli, Belhanda et les autres

En effet. Et cela permet à Jonas Martin de faire le plein de confiance avant un déplacement à Montpellier qui sera forcément particulier pour lui. « Je suis arrivé à Montpellier à l’âge de 14 ans, c’est ma maison », expose d’emblée le joueur.

Après avoir été repéré avec son équipe de Nîmes, Jonas Martin rejoint le centre de formation du MHSC, où il évolue deux ans comme stagiaire au sein d’une génération en or. Ses copains de “promo” se nomment Benjamin Stambouli, Abdlehamid El Kaoutari, Younès Belhanda ou encore Rémy Cabella.

C’est d’ailleurs avec ce groupe plein de talent que Jonas Martin va connaître son premier grand frisson. « On a gagné la Coupe Gambardella (en 2009, NDLR) en s’imposant 2-0 face à Nantes », rappelle Martin , arguant qu’il s’agit d’un des « meilleurs souvenirs » de sa carrière.

La suite sera tout aussi positive pour Jonas Martin, qui se fait une place au sein du groupe pro. Lors de la saison 2010/2011, il inscrit même son premier but en Ligue 1. « Je m’en souviens très bien, lance-t-il dans un grand sourire. C’était contre Saint-Etienne, on perdait 2-0 et j’ai réduit la marque. » À la fin de cette saison, il est prêté à Amiens, alors en Ligue 2 pour « s’aguerrir ».

Accessoirement, ce séjour en Picardie lui permet aussi de découvrir un nouveau poste, sous les ordres de Ludovic Batelli. « Jusqu’alors, je jouais milieu offensif et j’évoluais sur un côté. Batelli m’a remis au cœur du jeu, en me faisant reculer », raconte Jonas Martin.

Bonne pioche : le milieu réalise une belle saison à un poste de milieu relayeur qu’il affectionne. « J’aime être face au jeu », souligne-t-il.

Pendant que Jonas Martin apprend le métier en Picardie, le Montpellier Hérault fête un inédit titre de champion de France. « J’ai fait un match cette saison-là avec Montpellier, donc je suis champion de France sur le papier, mais je ne me considère pas comme tel », assure Jonas Martin en toute modestie.

À son retour dans l’Hérault, le milieu devient un titulaire incontournable. Durant quatre saisons, sa carrière connaît des bons moments, comme « ce but inscrit face à Lorient, qui sauve Montpellier de la relégation ». Un moment tellement émouvant que le milieu l’a fait tatouer sur son bras. « J’étais monté dans les gradins », en rigole encore le joueur.

Mais Jonas Martin garde aussi en mémoire quelques mauvaises expériences, comme cette grave blessure à l’épaule à Lorient début 2014. « J’étais dans une super période et ça m’a coupé », regrette le néo Strasbourgeois.

À l’été 2016, après une saison pleine avec son club formateur (36 matches, 4 buts), Jonas Martin s’exile, direction le Bétis Séville. Las, cette expérience à l’étranger ne s’avère pas vraiment concluante.

« Je me suis blessé lors du premier match, au Camp Nou face à Barcelone, raconte le milieu de terrain. Et quand je suis revenu, le coach qui m’avait fait venir en Espagne a été remplacé. Je suis resté avec la réserve jusqu’en janvier. »

Il termine tout de même la saison avec 22 matches au compteur mais n’a qu’une envie : retourner en France. « J’ai vraiment connu le haut niveau à Séville. Je savais que ça allait être très dur et je pensais être prêt. Mais c’était encore plus compliqué que je ne le pensais », avoue le joueur sans se chercher d’excuses.

Contacté par cinq ou six clubs de Ligue 1, Jonas Martin s’engage finalement avec le Racing en juillet.

« Certains clubs étaient plus huppés, si on peut dire, mais je connais bien Thierry (Laurey) car j’ai joué avec son fils, je connais aussi Fabien (Lefebvre, adjoint de Laurey) et le discours du président m’a convaincu. C’est un club sain, avec un bel objectif. Les relations humaines y sont bonnes et il y a une belle ferveur autour du club », expose la recrue, qui connaissait déjà Pablo Martinez – « On était au collège ensemble » – et Landry Bonnefoi, son ancien coéquipier à Amiens.
« Ça va être bizarre d’être dans les vestiaires visiteurs »

Juste après avoir signé son contrat en Alsace, Jonas Martin s’est précipité sur le calendrier. « J’ai regardé direct la date de Montpellier », lance-t-il en rigolant.

Car forcément, ce match aura un goût différent des autres pour lui. « Ça va être très bizarre d’être dans les vestiaires visiteurs. Il y aura une certaine émotion car je suis très attaché à Montpellier : j’y suis devenu un footballeur et un homme. J’ai appris certaines valeurs », souligne-t-il.

Jonas Martin aura aussi une pensée particulière pour “Loulou” Nicollin, l’emblématique président de Montpellier, décédé cet été. « Ça va être très dur de ne pas le voir au bord du terrain. J’étais à son enterrement et je regrette vraiment qu’il ne soit plus là », expose le joueur avec pudeur.

Jonas Martin promet toutefois de ne pas se laisser distraire par le contexte de cette rencontre. « Il ne faut pas que les émotions entrent en compte. On est des pros », rappelle-t-il. Comprendre : s’il peut jouer un vilain tour à son club formateur samedi soir, il ne va pas s’en priver…

(*) Le Racing a payé une indemnité de transfert d’1,5 millions au Bétis Séville.
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