36ème journée : Lens - Strasbourg

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36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Sam 29 Avr - 15:27

Lundi le 8/05 à 20h45
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mer 3 Mai - 5:09

Retour à Bollaert
Baptiste Guillaume revient pour la première fois à Lens, club où il a passé six années. Un déplacement qui s’annonce forcément particulier pour le jeune attaquant belge du Racing…

Baptiste Guillaume est un joueur heureux. Pourtant, tout avait mal commencé pour le Belge de 21 ans. Arrivé cet été en provenance de Ligue 1, le longiligne avant-centre a en effet mis quelques mois à s’adapter à sa nouvelle équipe.

« J’ai eu une adaptation longue, je l’avoue. Les supporters se posaient des questions, j’ai même entendu quelques sifflets, mais c’était normal… Je donnais une impression de nonchalance », évoque-t-il d’emblée.
«Je serai dans mon match, dans ma bulle»

Mais l’attaquant a eu le mérite de se remettre en cause. Un travail payant. « J’ai compris que sans travail, ni force de caractère, on ne peut pas exister dans le monde du foot. Franchement, j’ai appris des choses sur moi-même et malgré les difficultés, j’ai su inverser la tendance », ajoute encore Baptiste Guillaume.

Après avoir inscrit son premier but sous les couleurs alsaciennes en janvier à Amiens, le Belge est ensuite monté progressivement en puissance. Il compte désormais 9 buts au compteur, dont un doublé inscrit face à Brest, ainsi qu’un titre de meilleur joueur de L2 du mois de mars décerné par la Ligue de Football professionnel.

« Devant, on est en confiance, sur le terrain comme sur le banc, énonce Baptiste Guillaume quand on parle du secteur offensif alsacien. On a beaucoup travaillé à l’entraînement, on a beaucoup bossé tactiquement… Et moi, j’essaie de m’adapter, j’évolue avec des joueurs d’expérience comme Khalid (Boutaïb) ou Jérémy (Blayac) , ça rend les choses plus simples ».

On l’a compris, Baptiste Guillaume ne regrette pas son passage en Alsace. Parce qu’il a progressé à titre personnel, mais aussi parce que les résultats collectifs sont largement au-dessus de ses attentes.

« Je ne pensais pas être là où on est aujourd’hui (leader au classement, NDLR) , lâche-t-il en souriant. Quand je suis arrivé, le discours du coach, c’était qu’on cherchait le maintien. Au mieux on pensait finir 10es ».

À trois journées de la fin, Baptiste Guillaume ne boude donc pas son plaisir d’être premier de Ligue 2. Et l’ancien “Sang et Or” attend avec impatience l’alléchante rencontre à Lens.
«Je remercie Lens
pour ma formation»

« C’est la première fois que je vais retourner à Bollaert sous un autre maillot et j’appréhende un peu… Mais attention, c’est une bonne appréhension, pas du stress, même si je ne sais pas trop ce qui m’attend là-bas ».

A priori, rien d’amical. Car après six années passées à Lens – « j’y ai vécu du collège au premier contrat pro » – l’attaquant est parti au LOSC, le voisin détesté.

Forcément peu au goût des supporteurs lensois. Mais Baptiste Guillaume prend cette situation avec sagesse et philosophie.

« Il y aura peut-être des banderoles, des insultes… Je ne sais pas trop, mais peu importe, car je serai dans mon match, dans ma bulle. Mes coéquipiers seront là pour m’aider, tout comme mon pote Benjamin (Bourigeaud, milieu de terrain lensois) », avance encore le buteur alsacien.

Et Guillaume l’avoue volontiers : il ne fera pas de sentiments. « Je remercie le club de Lens pour ma formation. Ce sont eux qui ont lancé ma carrière et je leur dois beaucoup, mais si on venait à gagner et à écarter Lens de la course à la montée, tant pis. Je suis désormais à Strasbourg et je n’aurai aucun état d’âme », tranche-t-il.

Et ce, même si Baptiste Guillaume garde quelques souvenirs indélébiles du stade Bollaert. Son premier but en pro, par exemple. « C’était face à Nîmes. J’avais 17 ans, on avait perdu 2-1 mais j’avais marqué mon premier but. Je m’en souviendrai toute ma vie je crois », lance l’attaquant, les yeux pétillants.
« On va là-bas sans pression »

A contrario, il a encore des regrets concernant sa saison en Ligue 1 sous le maillot rayé, en 2014-2015. « On a joué toute la saison à Amiens (le stade Bollaert étant en travaux, NDLR) et c’était pesant de ne jamais évoluer à Bollaert. Je suis sûr qu’on aurait pu gratter l’un ou l’autre point et se maintenir si on avait joué chez nous », rapporte le joueur.

Gratter l’un ou l’autre point, tel sera en tout cas l’objectif des Alsaciens en terre lensoise lundi soir. Baptiste Guillaume y croit. « On va là-bas sans pression, on est sûr de notre force et le coach nous mettra en confiance », ajoute encore le joueur qui aura une cinquantaine de proches en tribunes pour le soutenir.

Même si l’attaquant bleu risque fort de rentrer à Lille fin mai, il aimerait bien offrir la montée aux supporters alsaciens. « Ce serait un beau cadeau pour mes 21 ans et j’aurai le sentiment du devoir accompli. Et puis, ici, le public meurt d’envie de monter. On va tout faire pour leur offrir… », conclut-il
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Ven 5 Mai - 5:19

Laval en (très) grand danger

À trois journées de la fin du championnat, la L2 est toujours aussi disputée mais les grandes tendances se dessinent enfin : le Racing a une première occasion de valider sa montée, à Lens (voir ci-dessous) , tandis que Laval risque la relégation dès aujourd’hui face à Tours.
Deux jours avant l’énorme choc de la journée, à Bollaert, Brest aura une belle carte à jouer à domicile contre Nîmes, demain. Les Bretons ont longtemps fait la course en tête cette saison mais accusent le coup avec deux échecs contre Amiens et Troyes.
Une victoire face aux Nîmois, alors que le calendrier leur est favorable, leur donnerait une sérieuse option pour la montée.
Avec leurs 57 points, Amiens et Troyes sont en embuscade. L’Estac se rend à Auxerre ce soir, alors que les Amiénois se déplaceront à Sochaux.
En bas du classement, la situation est moins resserrée. La lanterne rouge Laval (30 points) est aux portes du National et pourrait définitivement être reléguée en cas de défaite à la maison contre Tours.
Cela dépendra toutefois des résultats d’Orléans et du Red Star, qui disposent tous les deux du même nombre de points (34) et jouent respectivement à Reims et à Valenciennes. Les deux clubs accusent déjà cinq unités de retard sur Auxerre, 17e , et pourraient être condamnés à se disputer la place de barragiste s’ils perdent ce soir.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Dim 7 Mai - 5:04

Le tailleur de diamant
S’il peut compter sur un buteur efficace, avec Khalid Boutaïb, auteur de 18 buts cette saison, le Racing a aussi dans sa manche un atout maître en termes de passes décisives, Dimitri Lienard.
Il vient de tout en bas, et pas seulement parce qu’il est originaire de Franche-Comté. Mais Dimitri Lienard rend de sacrés coups de main pour un Racing aux portes de la Ligue 1. Ou plutôt de sacrés coups de pied, du gauche en général. Pour sa 4e saison au club, l’ailier gauche n’apparaissait pas comme un élément indiscutable à l’été dernier.
Lui pouvait nourrir la joie simple de découvrir le monde pro à 28 ans révolus, un bonheur lié au seul fait d’être là. Il faut bien admettre que l’enfant de Belfort n’en finit pas de bluffer son monde et peut-être de s’épater lui-même. À deux semaines des comptes (quasi) définitifs (*), l’intéressé pointe parmi les meilleurs passeurs décisifs du championnat, dix caviars à son actif.

« Un vrai nain de jardin, un gringalet »

On ne l’attendait pas à pareille fête. « C’est sûr, se retrouver à la lutte avec Nivet et Darbion ( les expérimentés Troyens, huit passes décisives chacun ) , Court (le milieu du Gazélec Ajaccio) , ça fait quelque chose, souligne-t-il dans son savoureux accent du Doubs. Je suis juste derrière Savanier ( le Nîmois, onze passes au compteur ), mais lui, il en a réussi dix sur coup de pied arrêté. Moi, c’est cinq sur dix et cela prouve que je participe au jeu. »
Il ne ménage effectivement pas ses efforts et ne se contente pas de botter corners et coups francs. Le garçon s’efforce aussi de contrarier les relances adverses même si, en la matière, il a dû se faire violence. « Depuis que je suis tout petit, dans tous les clubs où je suis passé, à Belfort, à Mulhouse, j’ai toujours pu m’appuyer sur ma patte gauche, explique-t-il. Et j’avais plutôt intérêt. À 20 ans, je n’avais aucune puissance, un vrai nain de jardin, un gringalet. »
Il a su prendre du volume, sans perdre de sa fraîcheur. Dimitri Lienard assume son côté brut de décoffrage, en joue et brille. Mais à mesure que le niveau s’élève… « Longtemps, j’étais zéro pointé en tactique, constate-t-il. J’avais un peu travaillé la chose avec Laurent Croci, mais je me dis aussi que je dois garder un peu mon grain de folie. Je me souviens d’un match face au Poiré/Vie (en décembre 2013) où je m’étais fait engueuler parce que je traînais sur le côté droit. Eh bien finalement, j’avais envoyé un ballon dans la lucarne pour revenir au score. »
Décisif à quatorze reprises cette saison (dix passes mais également quatre buts), Lienard sait néanmoins que les choses sont un peu plus sérieuses à trois matches de la fin, lorsqu’on pointe en tête du championnat de Ligue 2. Mais le profil du Racing nourrit une forme de confiance.
« Franchement, si je suis bien placé dans ce classement des passeurs, c’est aussi parce que les attaquants que j’ai devant n’ont pas les pieds carrés, apprécie-t-il. On a des grands gabarits qui peuvent s’imposer sur mes coups de pied arrêtés. Il y a aussi le style de jeu de l’équipe, plutôt offensif. Et sur le terrain, je suis un peu plus en retrait, face au jeu, d’où je peux débloquer des situations. »
Il se prend au jeu de la rivalité dans les hauteurs, constatant que le Nîmois Savanier lui répond à chacune de ses passes décisives, depuis deux mois ou presque, appréciant la forme de liberté que lui a accordée Thierry Laurey, son coach. « Il me laisse gérer ma sauce, explique Dimitri Lienard, qui admet qu’il n’y a pas vraiment de combinaison sur les corners et les coups francs. Je dois juste être concentré, dans mon assiette, sachant que j’ai quand même un style un peu original et que je frappe souvent fort. Je pourrais peut-être varier un peu mais comme ça marche... Comme le dit l’entraîneur, j’ai encore une marge de progression et c’est appréciable à presque trente ans. »

« Je veux que ça continue »

Il ne boude pas son bonheur d’avoir laissé une empreinte chez quelques-uns, dans le passé, et d’envisager la suite en grand, à l’échelon du dessus.
« J’ai tout connu, le championnat de district, la DH, le CFA2, le CFA, le National…, sourit celui qui conserve un regard de gamin sur le monde auquel il participe. La satisfaction, c’est que des joueurs adverses, en National, disaient la saison dernière que je les faisais ch... avec mes coups francs. Là, je veux que ça continue parce que cela voudra dire que je suis décisif pour l’équipe. Pourquoi pas en trouvant Kadou ( Kader Mangane ) ? Avec ses deux mètres ( en fait, 1m93 ), il peut quand même nous en mettre un de la tête avant la fin de saison. »
Lienard n’a pas perdu ses plaisirs d’enfant à taper dans le ballon. Il reste un ovni qui ne manque pas de rentrer du bois, à l’orée de chaque hiver, pour s’organiser quelques douillettes flambées à la maison. Le joueur à part compte encore réserver quelques braises, pour les Sang et Or lundi. Pour lui, à presque trente ans, c’est loin d’être fini. C’est même un peu comme si à chaque match, ça recommençait en même temps que réapparaît la possibilité de jouer un joli tour de garnement. Le tailleur de diamant est une pépite.
* : au soir de la 38e journée de L2 sera connue l’identité du 3e amené à disputer un barrage avec le 18e de L1 en un match aller-retour les 25 et 28 mai.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Lun 8 Mai - 6:22

Tant à gagner
Le Racing rend visite à son homonyme lensois. S’ils ne quitteront pas l’Artois avec des certitudes mathématiques, les Strasbourgeois se voient offrir une occasion inestimable de valider leur montée dans un stade Bollaert plein et enfièvré. Le plus grand bonheur peut naître du bruit et de la fureur.
Entre deux clubs ancestraux de l’Hexagone, il y a forcément quelques vieux comptes à régler. En dépit de l’amitié qui existe entre les deux formidables quantités de supporters qu’ils drainent, Lens et Strasbourg ont pu s’en vouloir l’un l’autre. Mais le dernier épisode en date vraiment notable nourrit plus d’amertume par ici que là-bas, dans les Hauts de France.
« Un nul serait un bon résultat »

C’est un peu à cause des Sang et Or que le Ciel et Blanc a failli disparaître des écrans radar, coulé par le fond d’une montée en Ligue 1, ratée d’un rien. C’était en 2009, à Montpellier, mais dans la dernière ligne droite de la saison, Lens, assuré alors de sa place dans l’ascenseur, n’avait pas trop insisté face à Boulogne qui s’y était engouffré.

De l’eau a coulé sous les ponts strasbourgeois, quelques fûts ont été vidés dans les bars d’Artois depuis. Et le Racing strasbourgeois a traversé un long désert de football, seulement conclu par quelques sourires, de-ci delà et parfois en fin de saison. Il a l’occasion de se réserver le plus éclatant de la décennie à la faveur d’une bonne affaire à Lens, qui joue l’une de ses dernières chances pour rejoindre l’élite.

Assise sur une impeccable série de six victoires et un nul, la bande à Laurey déboule à Bollaert avec un joker dans sa manche. Pour l’emporter au rami, il convient de le jouer le plus tardivement possible. Alors qu’il ne lui restera plus que deux matches à disputer après l’épineux voyage du jour, dans une Ligue 2 où ils sont encore six à jouer le podium (*), le leader alsacien le conserverait avec tout autre résultat qu’une défaite. Joueurs et entraîneur ne s’y trompent pas. « Je regarde notre position et un nul serait un bon résultat », considère Thierry Laurey, qui n’a pas non plus le nez planté sur la calculette.

S’il y a l’envie d’enterrer les illusions de Artésiens qui avaient fait forte impression, à l’aller, tout en perdant (3-1), elle ne se concrétisera qu’avec une partition impeccable. En ce 8 mai, il n’est pas l’heure d’anticiper un combat dans le Pas-de-Calais mais il est assez improbable que ce match dépende d’un danseur de claquette. De chaque côté, une certaine puissance est une qualité première.

« Ça va ête chaud, difficile et compliqué, anticipe ainsi l’entraîneur du Racing. Lens s’appuie sur une organisation modulable, est capable de développer plusieurs schémas de jeu durant un match. Il nous faudra être habile par rapport à ce qu’il propose. Mais si on est dans un bon jour, on aura la possibilité de leur faire mal. »

Ces temps-ci, le Racing est souvent dans un bon jour et enchaîne les performances sans nécessairement briller, mais surtout en se montrant appliqué et efficace. Ce match a valeur de révélateur, son verdict est susceptible de dessiner un futur tranché. Avec une victoire, le Racing aurait plus de huit orteils dans le top-20 français. Avec un nul, il pourrait se contenter de quatre points en deux matches jusqu’à la fin. « Et si tu perds, ce n’est pas une catastrophe », dédramatise Thierry Laurey. Quelle que soit la tournure du 36e match de sa saison, le Racing sera toujours en tête demain matin. En dépit de la fragilité de sa position et de la densité relevée en haut du classement, il conservera deux points d’avance sur le 3e , celui qui passera par un barrage incertain pour accéder à la Ligue 1. Cela ne laisse pas augurer d’un sommet dans un fauteuil. Mais cela assurererait une jolie vue depuis un enviable trône s’il devait être dompté dans la fièvre d’un lundi soir.

* : Même s’il n’est pas mathématiquement écarté, le Stade de Reims ne conserve plus qu’une possibilité théorique d’accéder à l’élite après sa défaite face à Orléans vendredi (0-2)
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Lun 8 Mai - 10:58

le groupe strasbourgeois
Thierry Laurey a convoqué 17 joueurs pour le déplacement du RCSA à Lens, ce lundi (20h45). Privé d’Abdallah Ndour jusqu’à la fin de la saison, l’Entraîneur a rappelé Yoann Salmier.
Le groupe :

Bonnefoi, Oukidja ; Aholou, Bahoken, Blayac, Boutaib, Dos Santos, Gonçalves, Grimm, Guillaume, Lienard, Mangane, Ndoye, Saad, Sacko, Salmier, Seka.

Les absents : Ndour (tibia-péroné), Benkaïd, Caci, Gragnic, Marester, Nogueira, Schmittheissler, Solvet, Weissbeck (choix de l’entraîneur).
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Lun 8 Mai - 20:41

la composition des deux équipes.
RC Lens : 1. Nicolas Douchez (c) – 27. Kenny Lala, 2. Jean-Kévin Duverne, 5. Abdoul Ba ou 3. Dusan Cvetinovic, 23. Karim Hafez – 11. Abdellah Zoubir, 29. Benjamin Bourigeaud, 4. Djiman Koukou, 13. Kévin Fortuné – 8. Kermit Erasmus, 26. Cristian. Remplaçants : 3. Dusan Cvetinovic ou 5. Abdoul Ba, 19. Mathias Autret, 10. Habib Habibou, 28. Thomas Ephestion, 21. Anthony Scaramozzino, 30. Jérémy Vachoux (g). Entraîneur : Alain Casanova.

RC Strasbourg : 16. Alexandre Oukidja – 22. Ernest Seka, 12. Kader Mangane, 23. Felipe Saad, 20. Laurent Dos Santos – 17. Anthony Gonçalves, 8. Jean-Eudes Aholou, 11. Dimitri Lienard- 29. Khalid Boutaïb – 13. Jérémy Blayac (c), 9. Baptiste Guillaume. Remplaçants : 6. Jérémy Grimm, 19. Stéphane Bahoken, 21. Yoann Salmier, 7. Ihsan Sacko, 1. Landry Bonnefoi (g). Entraîneur: Thierry Laurey.
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Même s'il avait testé un autre schéma tactique lors de la mise en place d'hier matin à l'entraînement, le coach du Racing Strasbourg Thierry Laurey a finalement conservé son 4-4-2, avec, en principe, un milieu en losange, même s'il faudra attendre les premières secondes de la rencontre pour en avoir le coeur net.
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Hier, le technicien bas-rhinois avait opté pour un 4-2-3-1 en ''sacrifiant'' Jérémy Blayac en pointe pour relancer Jérémy Grimm dans l'antre jeu. Finalement, l'attaquant figure bien dans le onze de départ avec le brassard de capitaine, alors que le milieu récupérateur figure de nouveau sur le banc. L'équipe strasbourgeoise alignée à Bollaert est en fait rigoureusement la même que lors des deux dernières victoires à Laval (2-1) et contre Le Havre (2-0).
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L'ancien Lensois Baptiste Guillaume, transféré à l'été 2015 chez "l'ennemi" lillois pour un peu plus de 4 millions d'euros, s'attendait à quelques sifflets pour son tout premier retour à Bollaert. Il a eu droit à une belle bronca à l'énoncé de la composition des équipes. Le coach artésien Alain Casanova a lui aussi eu droit à une belle bordée de sifflets.
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Premier tir de Bourigeaud, au-dessus... Mais les Lensois récupèrent et Oudkija doit se coucher sur un tir de Zoubir... Le corner ne donne rien
.
Deuxième tentative lensoise en moins d'une minute: sur le tir croisé du gauche à ras de terre d'Abdellah Zoubir, Alexandre Oukidja a dû se coucher au pied de son poteau gauche pour dévier le ballon en corner.
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Le début de partie est extrêmement pénible pour les Strasbourgeois, pris à la gorge par des Lensois qui insistent sur les côtés et déséquilibrent régulièrement l'arrière-garde alsacienne, sans pour l'instant avoir trouvé la faille.
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centre de Lienarnd pour la tête de Boutaib, qui croise un peu trop
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L'énorme occasion pour le Raciiiiiiingg!!!!! Sur un centre enroulé par la patte gauche de Lienard, côté gauche évidemment, Boutaïb est venu couper la trajectoire du ballon au premier poteau. Mais sa tête un peu trop décroisée a filé au pied du poteau gauche de Douchez.
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Lourde frappe lontaine de Duverne, qui passe juste à côté du poteau gauche d'Oukidja
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Le premier quart d'heure vient de s'achever et le RCSA a résisté aux rafales lensoises.
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Fortuné passe tout le couloir gauche en revue, mais son centre tir file en touche
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Guillaume déborde côté droit et frappe. Douchez repousse le ballon sur Blayac, que prolonge du torse. Las, à côté
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Le duel perdu par Boutaïb devant Douchez!!!! Le Marocain avait échappé à la défense lensoise, mais a écrasé son tir du gauche, repoussé par le portier du RCL.
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Et boum!!!! En plein sur la transversale d'Oukidja. A 20 m, légèrement décalé à gauche, Fortuné a allumé un missile sur lequel le portier bas-rhinois était largement battu, mais qui a ricoché sur la barre. Quand on vous disait que les deux équipes se rendent coup pour coup.
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Cette fois, c'est le RCSA qui allume la mèche. Sur un ballon piqué de Lienard à destination de Blayac, décalé sur la droite de la surface, l'avant-centre a tenté une volée que Douchez a captée sans trop de souci.
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Cristian Lopez qui rate le cadre alors qu'il était idéalement placé!!!! Sur un coup franc travaillé du pied gauche par Hafez, à 30 m légèrement à gauche, l'attaquant espagnol a hérité du ballon seul au 2e poteau. Après un contrôle de la poitrine dans les 16 m, il a enchaîné une demi-volée du gauche qui s'est envolée et a manqué la cible de deux bons mètres.
.
Et Lens qui continue à insister à droite, avec cette fois un centre de Lala repris de la tête par le petit Erasmus dont la tête lobée rebondit sur le sommet de la transversale. Oukidja était bien placé.
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Lopez et Mangane prennent tous deux jaune pour une petite altercation
.
Bourigeaud tire le corner concédé par Oukidja, mais le ballon file dans la surface sans trouver preneur
.
Boutaib lance Blayac en profondeur d'une balle enroulée, mai ce dernier est trop court devant Douchez
.

Lala déborde une nouvelle fois côté droit et sert en retrait Bourigeaud. Seul à l'entrée de la surface, le milieu envoie sa frappe dans les nuages
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C'est la mi-temps, les deux Racing sont à égalité, 0-0
.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Lun 8 Mai - 21:52

Comme en première période, les Lensois attaquent fort, avec ce centre du latéral gauche Hafez pour la tête décroisée d'Erasmus. Oukidja, bien sur ses appuis, capte tranquillement la balle.
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Toujours Lens à l'attaque, avec une pichenette de Zoubir pour Erasmus dont la demi-volée instantanée du droit a fini sur le petit filet extérieur gauche d'Oukidja.
.

Lienard botte le corner et trouve Blayac, dont la tête passe juste au-dessus des buts de Douchez
.

Lala frappe mais voit le ballon filer juste à coté des buts d'Oukidja
.
Blayac cède sa place à Grimm
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Côte lensois, Lala est intenable. Ses chevauchées mettent la défense strasbourgeoise au supplice. En repiquant sur son pied droit à l'instant, il a enroulé une frappe qui a filé à une poignée de centimètres du poteau droit d'Oukidja.
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corner pour les Lensois, qui se montrent de plus en plus pressants sur les buts d'Ouki
.
Penalty pour le Racing-Club de Lens, pour une main de Gonçalves sur un centre de Bourigeaud!!!!!!!
.
But 1-0
.
BUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT  1-1 Boutaib
.
Grimm intercepte un ballon de la tête et lance Boutaib en profondeur. Le goleador strasbourgeois trompe Douchez en glissant le ballon dans les buts lensois.
.
Moment d'inquiétude du côté de Jean-Eudes Aholou, touché dans un duel aérien avec Douchez et qui est surtout lourdement retombé sur la pelouse de Bollaert.
.
Aholou sort sur une civière... il va être remplacé par Sacko
.
Zoubir tout près de doubler la mise!!! L'ailier lensois a récupéré aux 16 mètres un ballon dégagé comme il le pouvait par Saad pour éteindre le feu qui couvait dans la surface alsacienne. Son tir puissant du gauche n'a pas attrapé la cible.
.
coup franc tiré par Lienard, largement au-dessus
.
Il y aura six minutes supplémentaires...
.
Dernier changement aussi à Strasbourg: Stéphane Bahoken remplace Baptiste Guillaume.
.
C'est fini à Bollaert. Le Racing Strasbourg accroche, au terme d'un sommet de très haute volée, un point qui lui permet de garder trois points d'avance sur le duo Amiens - Troyes et quatre sur le tandem Lens - Brest. Les Bleus conservent leur joker et, à deux journées de la fin, se rapprochent encore de la Ligue 1. Une Ligue 1 qu'ils essaieront d'aller chercher vendredi à Niort.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mar 9 Mai - 13:07

En acier trempé
Le Racing s’est sorti du piège lensois et s’ouvre un peu plus les portes de la Ligue 1 à la faveur du point récolté dans l’Artois. Généreux et sérieux, il a de plus en plus la frimousse d’un promu en puissance.
 La couleur de la Ligue 1, un contexte de Ligue 1 avec 38 000 spectateurs chantant à tue-tête : Lens n’est peut-être qu’une étape pour ce Racing en marche vers les sommets du foot hexagonal depuis le mois d’août 2016.

Mais Blayac et ses coéquipiers ont eu un bel aperçu des ambiances enfiévrées auxquelles ils pourraient être soumis dans quelques mois (lire aussi en page suivante). Et ils sont sortis renforcés dans les convictions qu’ils inspirent, heureuses et ambitieuses.

A Lens, en mal de points dans la même course qu’eux, ils se sont comportés en patrons du championnat et ont porté beau le costume de leader impeccable après avoir été un peu chahuté.

Les protégés de Thierry Laurey ont prolongé leur série, désormais de huit matches sans défaite, et ils n’ont plus besoin “que” de quatre points en deux matches pour prendre l’ascenseur.

« Rien n’est fait, a toutefois édulcoré l’entraîneur du Racing. Mais c’est un bon point, il n’y a pas de doute. C’est une bonne opération, au vu du match de ce soir (hier). »

Effectivement, si les Bleus sont repartis des Hauts de France avec le sentiment du devoir accompli, tout n’a pas été évident. En dépit des nombreux Strasbourgeois qui avaient rallié le Pas-de-Calais, il a fallu s’affranchir d’un environnement inédit loin de l’Alsace.

L’entraîneur avait choisi de donner la prime aux sortants, les vainqueurs du Havre il y a une dizaine de jours et de quelques combats précédents. Le Racing déboulait en Artois avec un petit matelas de confiance confectionné avec les 19 points récoltés sur les 21 derniers mis en jeu.

En face, la bande à Alain Casanova faisait moins la fière. Après son catastrophique mois d’avril – 3 défaites en 4 matches – et malgré sa victoire face à Laval en ces mêmes lieux remplis de passion Sang et Or (2-0), elle jouait l’une de ses dernières cartes dans la course à l’échalote.

On avait veillé à dédramatiser dans les discours, de part et d’autre, avant le rendez-vous mais les Lensois ont mordu dans la rencontre comme des affamés dans une fricadelle.

Le Racing était prêt à se contenter d’un nul à la veille de son 36e match de la saison. Il l’était un peu plus après 10 minutes de jeu face à des locaux poussés par leur bouillant public et emmené par un duo Zoubir-Bourigeaud virevoltant.
Avec son cœur, son talent et son mental, le Racing est indestructible

Les tirs lensois – notamment une lourde frappe de Duverne sur un service en retrait de Zoubir – étaient hors cadre et la tête de Boutaïb, sur un centre de Lienard, jetait un petit froid bienvenu (12e ). Les Strasbourgeois ont fait le dos rond avec une certaine efficacité. Il leur a manqué un brin de précision dans les transmissions pour mettre vraiment la main sur le match.

Boutaïb s’est créé une énorme occasion en butant sur Douchez au terme d’un rush enlevé, Fortune a répliqué dans la minute en trouvant la transversale.

La faiblesse liée à la prudence initiale a cédé la place à une partie pleine de duels, de courses et d’initiatives aux quatre coins du terrain. Les escarmouches sans grosse conséquence se sont succédé de chaque côté. L’intensité n’a jamais vraiment baissé en première période mais les 22 acteurs ont ensuite parfois logiquement manqué de lucidité au moment de réaliser l’ouverture judicieuse, la passe décisive.

Le Racing a été dominé, peut-être volontairement, puisque dans le même temps, il a rarement été mis en danger. Encore que. « On a été secoué, on a été ballotté », n’a pas nié Thierry Laurey après coup.

Les latéraux, Hafez et Lala, ont inspiré quelques sueurs froides, mais les actions locales s’avéraient le plus souvent des pétards mouillés. À mi-parcours (0-0), les Strasbourgeois n’avaient pas nécessairement fait le plus dur puisque les Lensois s’avèrent en général plus redoutables après la pause – 33 des 51 buts qu’ils ont inscrits cette saison.

Mais ils ont continué à défendre sans s’affoler au retour des vestiaires. Évidemment, l’affaire n’est jamais devenue tout à fait une partie de plaisir.

Les coups de pied arrêtés ont eu tendance à s’accumuler en trop grand nombre dans le camp alsacien et l’idée de verrouiller la boutique pour préserver le petit point en remplaçant Blayac par Grimm peu avant l’heure de jeu n’a pas paru farfelue.

Un coup du sort, une main décollée du corps dans la surface de réparation de Gonçalves qui a conduit au penalty de Lala, aurait pu faire s’écrouler le joli château de cartes. Mais il est écrit qu’avec son cœur, son talent et son mental, le Racing est indestructible. Sur quasiment sa seule incursion de la seconde période, il a fait mouche. Grimm s’est révélé un capitaine exemplaire en s’arrachant pour gratter un ballon et le glisser à Boutaïb, non moins irréprochable pour jouer les exécuteurs. « On n’a pas douté grâce à cette égalisation puis on a bataillé pour garder ce point », a précisé l’entraîneur.

Les Strasbourgeois se tiraient indemnes d’un mauvais pas, alors qu’un héroïque Saad organisait une résistance défensive qui a anéanti des velléités locales de plus en plus rares. La dernière ligne droite n’a pas été la plus délicate, Lens perdant le fil de son jeu face à un Racing solide comme un roc et habile comme un leader.

Le voilà avec quelques chances supplémentaires de renouer avec le top-20 l’été prochain. Une victoire à Niort, combinée à un faux pas de Troyes face à Reims ou d’Amiens face à Laval, vendredi, mettrait fin à un désert de neuf ans en Alsace sans élite. La vraie.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mar 9 Mai - 13:13

Le choc entre les deux meilleurs publics de L2 a tenu ses promesses Dans l’enfer de Bollaert
Le Racing peut compter cette saison sur un public exceptionnel à la Meinau. Tout comme les Lensois, qui ont encore prouvé hier, dans une enceinte comble, que la réputation de Bollaert n’était pas usurpée.

17h43, près de la gare de Lens. Les bars sont déjà bondés. Écharpes et maillots sang et or saturent l’espace. Jour ordinaire de match à Bollaert. Enfin presque. Car parmi les couleurs rouge et jaune apparaissent, de-ci, de-là, des maillots “bleu et blanc”. Hier, à trois journées de la fin du championnat, ce sont en effet les deux meilleurs publics de Ligue 2 qui étaient opposés, dans un stade Bollaert annoncé à guichets fermés depuis mercredi.
« Les Corons » repris par les Strasbourgeois

À 19h, l’ambiance monte d’un cran, près des innombrables friteries qui cernent le stade. La foule est déjà bien compacte. Dont des Alsaciens, venus en nombre (près de 2 000 personnes). Certains se regroupent sur un parking adjacent et lancent quelques chants. Bière à la main, ils entament même… « Les Corons », de Pierre Bachelet ­ – l’hymne non officiel des Lensois – sous l’impulsion de quelques locaux présents dans la foule. Quelques bombes agricoles explosent, histoire de faire bonne mesure, mais globalement, l’atmosphère reste bon enfant.

Elle se tend (un peu) une fois dans le stade, quand les deux gardiens strasbourgeois (Oukidja et Bonnefoi) pénètrent en premier sur la pelouse. Le kop visiteurs tente de se faire entendre, alors que les Lensois lâchent quelques sifflets. Peu avant 20h, le stade commence à se remplir franchement, les supporteurs ayant terminé leurs « américains frites » saupoudrés de sauce « samourai ».

Les visiteurs sont déjà massés dans leur parcage et s’éreintent les cordes vocales pour tenter de rivaliser avec les 7 000 Lensois du kop nordiste. Pas simple, forcément, mais quelques encouragements strasbourgeois passent tout de même le « mur du son » sang et or.
« Le Racing pour seule religion »

Quelques minutes avant le coup d’envoi, le kop lensois lance un « Aux armes » tranchant, repris par tout le stade. De quoi donner des frissons même aux Alsaciens présents.

À l’entrée des équipes sur le terrain, les « Tigers » forment un magnifique tifo dans la tribune opposée, tandis que le kop alsacien rétorque d’une banderole simple : « Le Racing pour seule religion ».

C’est ensuite parti pour 45 minutes de bruit, parfois un peu cacophonique quand les chants lensois et strasbourgeois se mélangent. Les sifflets pleuvent dès que Guillaume touche le ballon, mais les supporteurs des deux camps s’accordent tout de même pour fustiger la Ligue de Football Professionnel (LFP), via deux banderoles déployées à la 15e minute.

La mi-temps permet à tout le monde de reprendre un peu de forces, avant d’entamer « Les Corons » (pour de vrai, cette fois). Au retour des vestiaires, le kop lensois tente d’entraîner tout le stade avec lui. Avec plus ou moins de succès, les Sang et Or n’arrivant pas à trouver la faille. Passée l’heure de jeu, le “onze” alsacien se recroqueville devant le but d’Oukidja. Jusqu’à ce qu’une main de Gonçalves n’offre un penalty, suivi d’une explosion de joie lensoise après l’ouverture du score. La bronca va durer… trois minutes, le temps que Boutaïb remette les compteurs à zéro sur la première occasion du Racing en seconde mi-temps. Dur à avaler pour les Sang et Or, sur le terrain comme en tribunes.

Dans les dernières minutes, l’ambiance tombe un peu au sein des rangs lensois, malgré les 38 033 spectateurs présents. Tout le contraire du kop alsacien qui, lui, ne lâche rien. Et qui a finalement bien mérité de rentrer en Alsace avec un point.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mar 9 Mai - 13:18

« De l’ambiance, de l’intensité et de la sueur »
THIERRY LAUREY (entraîneur du Racing). – « Le penalty est un peu sévère dans l’esprit. On a eu la capacité de revenir, je suis très content des garçons car on aurait pu douter sur un match comme celui-ci. On s’est accroché et on est revenu et on a bataillé pour préserver ce point, c’est un très bon résultat. Ce sont des matches comme ceux là qu’on a envie de voir. Il y avait de l’ambiance, de l’intensité et de la sueur. Il y avait un peu de tout et c’est bien. Et en plus, à la fin, ça nous a souri, même si ça ne s’est pas joué à grand-chose. En ce moment, on est en réussite et on en profite, même si on a fait beaucoup d’efforts pour mériter ce point. »

JÉRÉMY GRIMM (milieu de terrain du Racing). – « Je suis très content de repartir de Lens avec un point. On voulait ramener quelque chose de ce déplacement et c’est fait. Le penalty nous a fait mal, mais on a su réagir juste derrière. Ma passe décisive ? Je récupère le ballon je ne sais plus trop comment et je vois Khalid (Boutaib) qui fait un appel. Je lui donne et il a fini le boulot. »

 ALEXANDRE OUKIDJA (gardien du Racing). – « C’était un match costaud, il fallait tenir et c’est ce qu’on a fait. L’idée était de leur laisser le ballon et de tenter de jouer en contre. On l’a bien fait en première mi-temps, moins bien en deuxième, mais on a fait preuve d’une grosse solidarité et on a eu la chance de vite revenir à la marque. »

LAURENT DOS SANTOS (défenseur du Racing). – « On a pris un point et c’est le principal, on continue à avancer. On a beaucoup souffert, mais le match nul me semble logique. On a eu des occasions, eux aussi, mais on a su rester en bloc et ne pas prendre de deuxième but. L’ambiance était très bonne. Les supporters lensois ont été présents et notre kop a été au top, comme d’habitude. »

ALAIN CASANOVA (entraîneur de Lens). – « Le résultat est frustrant et décevant pour nous. Notre équipe a fait un gros match et on a vu une première mi-temps de très haut niveau. Il y a eu un petit moment de déconcentration après l’ouverture du score. Rien n’est perdu, c’est encore ouvert pour nous, même si on prend un petit coup sur la tête. Après l’égalisation, Strasbourg a changé de dispositif en défendant à deux dans les couloirs. Avant, on avait réussi à bien combiner et on pensait avoir fait le plus dur. Ensuite, on a cherché à conserver le ballon alors que dans ces cas-là, il faut mettre la pression sur l’adversaire. Et dans le domaine aérien, on n’a pas su les mettre en danger. Ce soir, Strasbourg a montré que c’était une équipe avec un gros potentiel, qui optimise son jeu. S’ils sont là, c’est qu’ils le méritent. »
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mar 9 Mai - 13:35

36ejournée
Vendredi le 5/05/2017
 
Sochaux
2' Touzghar
1 - 2
Amiens
25' Ndombele
82' Ndombele
 
Clermont
63' Pereira Lage
89' Dugimont
2 - 3
Bourg-en-Bresse Peronnas
42' Del Castillo
60' Berthomier
90' Boussaha
Le Havre 0 - 0
Niort
Reims 0 - 2
Orléans
14' Bouby
64' Bouby
Valenciennes 0 - 0
Red Star FC
Laval
83' Alla
1 - 3
Tours
16' Selemani trouve le poteau
29' Diarra
31' Selemani
70' Bouanga
 
Auxerre
15' Yattara
18' Sané
2 - 3
Troyes
11' Azamoum
48' Dingomé
72' Nivet
 
Brest 
 4' Coeff
 84' Diallo
 2 - 3  Nimes
 26' Ripart
 76' Cissokho
 77' Cissokho
Lundi le 8/05/2017
AC Ajaccio
59' Abergel
71' Nouri
1 - 0 Ajaccio GFC
59' Youga
Lens
68' Lala sp
1 - 1 Strasbourg
69' Boutaib
EquipePtsJGNPBPBCDiff
1 Strasbourg63361899594415
2 Amiens SC603617910513714
3 Troyes603617910544113
4 Lens593616119523913
5 Brest59361781150419
6 Nîmes583615138533815
7 Reims55361413941356
8 Gazélec Ajaccio513613121145414
9 Le Havre483612121231301
10 Niort48361212124252-10
11 Sochaux45361112133539-4
12 Ajaccio4536129154353-10
13 Valenciennes443610141244431
14 Bourg-en-Bresse44361111144754-7
15 Tours433610131353530
16 Clermont42361012144346-3
17 Auxerre3936109172740-13
18 Orléans3736118173848-10
19 Red Star3536811173554-19
20 Laval3036515163247-15

.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mer 10 Mai - 5:09

Un boulot à finir
Le Racing a parfaitement tenu le choc lundi soir, sur le terrain de Lens. En décrochant le point du match nul (1-1), les Alsaciens ont fait un pas de plus vers la Ligue 1. Reste désormais deux rencontres aux Strasbourgeois pour finir le travail.
Les six minutes d’arrêt de jeu ont été longues. Très longues mêmes. Poussés par plus de 30 000 supporteurs “sang et or”, les Lensois ont tenté le tout pour le tout dans les dernières secondes de ce Lens – Racing. En vain.

Et la délivrance n’en a été que plus belle pour un onze alsacien qui a souffert dans une fin de match intense. Poings serrés ou bras levés, tous les joueurs strasbourgeois arboraient un immense sourire au coup de sifflet final.
« Le compteur continue de tourner et c’est le principal »

Dans un stade Bollaert soudain silencieux, les Bleus ont ensuite communié durant de longues minutes avec les quelque 1 600 Alsaciens présents dans le kop visiteurs.

Logique. Car en décrochant le point du nul à Bollaert (1-1), en privant les Lensois de la victoire dans leur antre grâce au 19e but de Khalid Boutaïb, les Strasbourgeois ont frappé un grand coup.

Alors certes, mathématiquement, rien n’est encore fait (lire ci-dessous). À deux journées du terme de cette saison 2016/2017, les rangs sont toujours aussi serrés à l’avant.

Le Racing, leader de Ligue 2, ne compte que trois points d’avance sur Amiens et Troyes, ses poursuivants immédiats au classement général. Mais la joie des Alsaciens, lundi soir, sur la pelouse de Bollaert, en disait tout de même long.

« Il n’y a pas de doute, c’est un bon point, une bonne opération », soufflait Thierry Laurey à l’issue des 90 minutes de cette 36e journée.

« Le compteur continue de tourner et c’est le principal, avançait aussi le latéral Laurent Dos Santos. Lors des huit derniers matches, on a pris des points et on encaisse peu de buts. Et depuis deux ou trois matches, on sait qu’on a notre destin entre nos mains, c’est important aussi. »

Mieux, en décrochant un point à Lens, le Racing a gardé son “joker” – à savoir, trois points d’avance sur le deuxième – et une seule victoire pourrait suffire aux Alsaciens pour valider leur montée parmi l’élite.

La mission semble à la portée des hommes de Thierry Laurey, qui ont une nouvelle fois affiché un visage séduisant à Bollaert.

Solide et solidaire derrière, efficace à l’avant, le Racing a fait le job. « Notre chance est d’être revenu rapidement au score. Et ensuite, on a su faire preuve d’une grosse solidarité pour réussir à fermer la boutique », soulignait à ce sujet le gardien Alexandre Oukidja.

Et le tout, presque sans trembler, avec une sérénité assez impressionnante au vu de l’enjeu et de l’ambiance “chaud bouillant” de Bollaert. « Je ne sais pas si on est serein, mais en tout cas, on ne se prend pas la tête et on s’encourage toujours. Même après avoir pris un but, on ne panique pas », soulignait encore Laurent Dos Santos.

Mais pas question pour autant de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Surtout qu’un nouveau combat acharné s’annonce dès vendredi, sur le terrain de Niort.
« Il y a des points à prendre »

« C’était une magnifique soirée, avec beaucoup de monde, dans un stade en folie et une ambiance digne de Ligue 1, évoquait aussi Jérémy Grimm à l’issue de la rencontre. Mais maintenant, on pense surtout à Niort. Il nous reste deux matches et il y a des points à prendre. » Et un boulot à finir…
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mer 10 Mai - 5:15

De l’enjeu jusqu’au bout
En tenant tête à Lens pour l’antépénultième match de sa saison, le Racing s’est garanti un dernier match à enjeu à la maison, face à Bourg-en-Bresse.
Les 27 000 spectateurs ayant fait l’acquisition de leur billet pour l’ultime rendez-vous de la saison à la Meinau assisteront un match à enjeu. Dans une lutte au sommet qui concerne six équipes, les certitudes sont rares. Mais dans sa position de leader, le Racing peut regarder ses poursuivants avec condescendance.
Il a son destin entre ses pieds, il est le mieux loti pour décrocher sa montée en Ligue 1 à l’heure des comptes définitifs. Si son équipe a été « ballottée et secouée » à Bollaert, Thierry Laurey a pu envisager une suite aussi prometteuse que compliquée.
« On a un gros match à Niort et on fera les comptes après pour espérer faire quelque chose d’encore plus grand, face à Bourg-en-Bresse », a souligné l’entraîneur à l’heure de commenter le nul décroché dans le Pas-de-Calais.
Au moins, son Racing n’a pas le couteau sous la gorge et n’aura pas l’impression de jouer sans filet, vendredi, au stade René-Gaillard. Après un voyage de neuf mois en ballon, il peut même envisager un résultat concret de ses pérégrinations au terme de son déplacement dans les Deux-Sèvres : une victoire face aux Chamois Niortais et le Racing aura l’assurance de terminer la saison sur le podium.
Objectivement, un match nul n’y serait pas non plus une opération catastrophique puisqu’une victoire ensuite face à Bourg-en-Bresse garantirait alors une montée en Ligue 1.
Enfin, une défaite n’aurait rien de rédhibitoire. Car si Amiens et Troyes faisaient le plein dans le même temps, il y aurait un trio de leaders lors de l’ultime journée du 19 mai.

« On sera encore dans la course lors du dernier match »

Et contrairement aux deux autres, l’équipe strasbourgeoise disputerait son dernier match à domicile, tandis que le verdict final pourrait dépendre du goal-average assez équilibré pour l’instant – le Racing est à +15, Amiens à +14 et Troyes à +13. Accessoirement, Jérémy Blayac et ses copains ne se sont pas transformés en apothicaires plongés dans leur compte ces temps-ci. Ils demeurent sur une série de huit matches sans défaite et ont montré à Lens leur capacité à s’adapter devant la difficulté.
« On a trois points d’avance sur le deuxième et on sera encore dans la course lors du dernier match, s’est donc réjoui Laurey. On va récupérer des forces et se remettre en ordre de bataille. »
Dans le camp des Sang et Or, avant-hier, on n’en était pas à contempler d’aussi alléchantes perspectives.
À un point du podium ce matin, les Lensois ne sont plus sûrs de rien, même en faisant le plein. « Avec six points sur les deux derniers matches, on se donnerait des possibilités de monter », a pu seulement conclure Alain Casanova, le coach artésien.
Avec six points sur les deux derniers matches, le Racing alsacien serait lui sûr de décrocher le titre de champion de Ligue 2. Ce n’est pas un obsédant objectif, mais cela ferait son effet de le remplir un an après avoir décroché celui du National.
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Re: 36ème journée : Lens - Strasbourg

Message  67120 le Mer 10 Mai - 5:19

Les étoiles
*** FELIPE SAAD : Le Brésilien a été le grand organisateur de la résistance à Lens. Après une mise en route un brin difficile, Saad s’est mis au (très haut) niveau de la rencontre, coupant les trajectoires, interceptant les ballons, venant en aide à un coéquipier en difficulté. Il s’est révélé un artisan majeur dans le point du nul décroché en Artois.
** KHALID BOUTAÏB : Et une 19e perle au collier de réalisations que le Marocain se constitue depuis le début de saison ! L’attaquant a fait preuve de son froid réalisme qui douche si souvent les ardeurs adverses. Il a eu deux ouvertures en première période et ses ratés auraient pu nourrir une grosse contrariété. Il a égalisé trois minutes après l’ouverture du score et a confirmé ses facultés à soulager, par son efficacité, les soucis de tout un collectif.
* JÉRÉMY GRIMM : Entré à la place de Jérémy Blayac, le milieu défensif alsacien n’a pas fait les choses à moitié. Par sa dépense d’énergie, ses placements judicieux et sa vélocité, il a fait craquer la défense lensoise puisque son enchaînement aux 20 mètres – interception, contrôle de la tête et petite passe en profondeur – a placé Khalid Boutaïb dans un fauteuil pour l’égalisation.
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