Thierry Laurey

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Message  67120 le Sam 2 Sep - 5:55

la phrase
 Ernest Seka cherche un club
Ernest Seka cherche un club. S’il ne le trouve pas, il reprendra l’entraînement avec nous. Je n’ai rien d’autre à dire.
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Message  67120 le Ven 8 Sep - 17:23

Thierry Laurey honoré avant RCSA-Amiens SC
Ce samedi 9 septembre avant le coup d’envoi de RCSA-Amiens SC, Thierry Laurey recevra le trophée des Éducateurs AEF – My Coach de Ligue 2 saison 2016-2017 des mains du Président de l’Amicale des Éducateurs de Football Jean-Marie Lawniczak et Jacques Berthomier secrétaire général.
Le coach strasbourgeois a été plébiscité par les 8 000 adhérents comme l’entraîneur de Ligue 2 (saison 16/17) le plus représentatif des valeurs éducatives que prône l’Amicale. Pour faire suite à cette distinction, Thierry Laurey avait accordé une interview au magazine « L’Entraîneur Français » paru en juin dernier…

Thierry, quel est votre regard sur l’Amicale des Educateurs de Football ?
Je trouve que c’est une bonne chose. Cela permet à tout le monde de partager, c’est primordial. Le sport en général, mais le football en particulier, ça doit être une source d’échanges et de partage.

En tant qu’entraîneur pro, c’est important de pouvoir partager son savoir ?
Bien sûr ! D’une part, parce qu’on sait que lorsqu’on est au niveau professionnel, on nous regarde avec les yeux qui brillent. On a alors un devoir d’exemplarité. Et ensuite, dans mon cas personnel, j’ai toujours plaisir à discuter avec des éducateurs de jeunes, des entraîneurs. Ils me posent des questions, veulent savoir comment ils peuvent aborder une situation particulière et éventuellement la solutionner. On n’est pas là pour donner des leçons, on est là pour aider les gens et essayer de faire en sorte que tout le monde puisse tirer profit de l’expérience de chacun.

Justement, quels éducateurs ou entraîneurs vous ont donné l’envie de pratiquer ce métier ?
Quand j’ai commencé le football, à 7-8 ans, j’ai eu la chance de tomber sur un super éducateur. Il m’a donné l’envie et le plaisir de jouer au football. C’est quelqu’un qui était présent avec nous, il faisait des sacrifices pour nous. Parfois, je vois des éducateurs qui passent plus de temps à crier sur le bord du terrain qu’à partager une passion avec des gamins. C’est regrettable. J’ai eu la chance de vivre des bons moments jeune, ça aide. Ensuite, durant mon parcours, j’ai rencontré différentes personnes dont je me suis nourri tout simplement. Aujourd’hui, je parle avec plaisir de Silvester Takač que j’ai rencontré à Sochaux. Il m’a marqué en tant que joueur. Il y a aussi Jean- Louis Gasset avec qui j’ai commencé sur un banc en tant qu’entraîneur adjoint à Montpellier. Ce sont des gens qui sont ouverts à tout et qui sont d’une compétence rare. Avec eux, si tu n’es pas trop idiot, tu arrives à retenir le meilleur.

Si vous deviez vous définir, quel genre d’entraîneur êtes-vous ?
Ce n’est pas évident de se juger. On est dans un monde professionnel donc le minimum c’est d’avoir une certaine rigueur et de la bonne humeur. Quand on est sur le terrain c’est de la concentration et de la rigueur de façon à travailler et progresser. Il est important que chaque entraînement apporte quelque chose. Puis, il faut cette dose de bonne humeur en dehors. Une équipe de football, c’est comme une famille. Je veux que les joueurs viennent à l’entraînement le matin en ayant le sourire.
Si on analyse votre saison avec Strasbourg, on peut se dire que vous êtes un entraîneur tourné vers l’attaque…
Non, pas spécialement. C’est les circonstances qui ont fait que, mais aussi les joueurs. La saison dernière, avec le Gazelec Ajaccio on était en difficulté, ons’était dit qu’il fallait prendre des points. Pour cela, il fallait gagner des matchs et pour marquer, il faut du monde devant. On a donc décidé de basculer en 4-4-2 en losange, un système qui a plutôt bien fonctionné. Cette année, avec Fabien Lefèvre, mon adjoint depuis l’an dernier, on a choisi de reproduire ce schéma à Strasbourg. Au début de la saison, c’était un peu difficile. C’est toujours compliqué quand tu arrives dans un nouveau club, avec un nouveau système et une nouvelle philosophie de jeu à mettre en place. Les joueurs ont fait un gros travail durant la préparation pour être respectueux de ce schéma. Enfin, ils se sont bien adaptés à ce 4-4-2 et ont réussi à se l’approprier.

À votre arrivée, vous avez bâti votre groupe autour de ce système de jeu ?
On a recruté des joueurs par rapport à ce système de jeu et on a gardé des éléments de la saison passée en se disant que c’était des joueurs qui pouvaient s’exprimer dans ce système-là. Il nous est arrivé de changer par obligation, parce qu’il nous manquait un certain nombre de joueurs ou par rapport à l’adversaire. Mais c’est sûr qu’on a défini un système de jeu et on a réalisé le groupe en fonction. Il y a eu aussi des reconversions. Je prends l’exemple de Jérémy Grimm. L’an dernier l’équipe jouait avec des « six », il jouait donc justement devant la défense. Cette année, on l’a positionné seul dans ce rôle. Ce n’est pas la même chose, il a fallu s’habituer. Dimitri Liénard qui était un joueur offensif, on l’a reculé pour le mettre dans un milieu en losange à gauche. Ce sont des garçons qui avaient les qualités pour s’adapter, mais aussi l’intelligence de se remettre en question et de progresser.
Vous avez connu le National, la Ligue 2 et la Ligue 1. Quelles différences y a-t-il entre ces championnats ?
En National, il y a beaucoup de duels, il y a plus de jeu direct. C’est parfois compliqué si on n’a pas de gabarit. En Ligue 2, il n’y a pas trop de différences. C’est ce que j’avais dit à mon président en arrivant à Strasbourg et on s’aperçoit que la saison me donne raison puisque deux promus se retrouvent à jouer les premiers rôles (Strasbourg et Amiens, ndlr). Cela veut dire qu’il n’y a pas une grande différence, mais il y a quand même une petite adaptation à avoir et un peu plus de rigueur aussi bien défensive qu’offensive. Le gros delta, il est entre la Ligue 2 et la Ligue 1, on doit avoir plus de puissance, plus de qualité de technique, plus de maîtrise dans le jeu. Il y a des équipes, cette saison, comme Brest, Troyes ou encore Lens, qui se rapprochent plus d’une équipe de
Ligue 1 dans le jeu.

Après votre saison avec le Gazélec au sein de l’Elite, vous saurez anticiper cette différence de niveau…
Complètement. Il est clair que cette expérience-là sera primordiale. Cela nous permettra d’avoir cette vision de la Ligue 1 où tout va plus vite. Quand vous perdez un ballon en Ligue 1, c’est un but à presque tous les coups.
Vous avez fait monter le Gazélec jusqu’en Ligue 1, vous réitérez ça avec Strasbourg. Vous êtes cet entraîneur qui fait monter une équipe…
Je ne sais pas si les présidents me voient comme ça, mais on a eu aussi un peu de réussite ces derniers temps. Quand j’ai débuté à Amiens, je suis descendu par exemple. Avec l’expérience, l’accumulation des matchs, on grandit. Il faut être capable de se nourrir de ses échecs. Il faut assumer ses responsabilités quand ça fonctionne et quand ça ne fonctionne pas. Au Gazélec, pendant deux ans, ça a bien marché en montant jusqu’en Ligue 1, mais l’an dernier c’était plus compliqué. Cependant, on s’est accroché, on a cherché des solutions. Des dirigeants aux joueurs, tout le monde a donné le maximum. La marche la plus compliquée à atteindre, c’est le maintien en Ligue 1.
Vous avez la particularité d’avoir connu tous les niveaux en tant que coach puisque vous avez entraîné des équipes de jeunes, en CFA ou encore en Ligue, quel conseil vous donneriez aux éducateurs qui débutent ?
L’objectif quand on est entraîneur est de grimper les échelons sans bruler les étapes. J’ai eu la chance de démarrer avec Jean-Louis Gasset en Ligue 1, on avait fait une saison correcte. C’est bien d’avoir débuté sur un banc en Ligue 1 juste après ma carrière de joueur, mais partir entraîner des jeunes, ça m’a permis de m’épanouir. C’est très formateur. Il ne faut pas avoir peur de partir d’un échelon un peu plus bas, de prendre son temps et d’être capable de grandir progressivement. Ce qui est important, c’est d’être capable de rebondir lors de son premier échec, il faut se préparer à ça. Il faut toujours avoir l’humilité de se poser les bonnes questions, de prendre du recul et d’y apporter les bonnes solutions. C’est important d’entretenir une bonne relation humaine avec ses dirigeants et son staff. Cela se ressent sur les résultats.
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Message  67120 le Lun 13 Nov - 5:15

le point avec Thierry Laurey
« Nous allons faire mieux »

Frustré par un début de saison au cours duquel il estime que son équipe n’a pas toujours obtenu la récompense du jeu produit, Thierry Laurey, entraîneur d’un Racing promu et 18e de Ligue 1 au tiers du championnat, assure croire en son groupe et en des jours meilleurs.
« T hierry, en recrutant beaucoup à l’intersaison pour relever le niveau de l’équipe, n’avez-vous pas perdu en début de saison ce qui en faisait le sel les années précédentes ?

– Non. Nous avons surtout perdu cet été deux joueurs qui connaissaient la Ligue 1 et ont inscrit 29 buts la saison passée, Khalid Boutaïb (20) et Baptiste Guillaume (9).
« Sur les dernières rencontres, c’est plutôt intéressant, un peu plus consistant »


C’est aussi pour ça que nous nous sommes posé ces questions. Nous avons également estimé préférable de jouer dans un système différent parce que nous serions peut-être en difficulté durant l’apprentissage, surtout avec un calendrier pas facile.

Quand nous nous sommes rendu compte que nous aurions peut-être du mal à y arriver, nous sommes revenus au schéma de l’an passé. Ça a permis à tout le monde d’élever un peu le niveau, dans une configuration que les joueurs connaissaient mieux, avec plus de repères. Jusque-là, nous avions l’impression de ne pas réellement progresser. Mais sur les dernières rencontres, c’est plutôt intéressant, un peu plus consistant.

– Vous-même ne jugiez-vous pas dangereux pour la L1 ce schéma en 4-4-2 avec un milieu en losange ?


–  (Il coupe) Je reste persuadé qu’il l’est parce qu’il t’expose plus que les autres. C’est pour ça que l’équipe doit être plus pointue défensivement.

– Précisément, la défense est un souci récurrent. Est-ce pour l’essentiel lié aux nombreuses blessures ?


– Oui. Quand six de tes onze défenseurs, en comptant les trois jeunes, sont blessés, c’est compliqué. Aujourd’hui, nous n’avons pas assez de rotations derrière.

Sur les cinq derniers matches, nous sommes 12es et 5e attaque. Mais nous prenons toujours trop de buts (10 sur la période). Nous ne pouvons pas nous dire qu’avoir la 19e défense n’est pas grave. Même si nous avons encaissé 10 buts face aux gros (4 à Lyon, 3 à Monaco et 3 contre Marseille) , en prendre 23 en 12 journées, ce n’est pas normal. Nous travaillons beaucoup l’aspect défensif.

– A contrario et à l’exception d’un ou deux matches, vous produisez du jeu. Est-ce une satisfaction ?


– Bien sûr. J’ai toujours dit que je ne voulais pas m’emmerder sur le banc. Avec le staff, on fait tout pour ça. Par moments, c’est un peu frustrant parce qu’on a l’impression qu’il manque juste la cerise sur le gâteau. Nous pourrions avoir 13 ou 14 points sans qu’il y ait à crier au scandale.

– Vous avez souvent chuté face à vos concurrents directs pour le maintien. Ça vous ennuie ?


– Tout dépend de ce que vous appelez concurrent direct. Lille et Nice en sont aujourd’hui et nous les avons battus. Dijon l’est aussi et nous sommes allés y faire match nul. Alors oui, c’est vrai, nous avons perdu contre les deux autres promus, Amiens (0-1) et Troyes (3-0) où nous avons été réduits à dix dès la 31e et où, à onze, nous aurions pu, même sans être bons, faire un vieux 0-0 pourri.

Le plus embêtant, c’est cette défaite à la Meinau contre Amiens qui n’a pas eu besoin de faire un match extraordinaire. Nous nous sommes mis une pression qui n’avait pas lieu d’être et n’avons pas été bons.

Laisser trois points à un autre promu, c’est embêtant. Et c’est notre regret. En revanche, contre Lille (3-0), Nantes (1-2), Marseille (3-3) et Angers (2-2), nous avons, indépendamment des résultats, livré de très bons matches. Ces soirs-là, le public ne s’est pas ennuyé.
« Pas merveilleux,
mais pas dramatique »


– Votre équipe est 18e au tiers du championnat. Même si vous aviez d’emblée annoncé une saison compliquée, êtes-vous déçu ? Frustré ? Les deux ?


– Les deux. Nous pourrions pointer entre la 13e et la 15e place. Nous ne serions pas sauvés pour autant, mais mentalement, ce serait mieux. J’aimerais être mieux classé, c’est évident.

– Vous allez attaquer samedi contre Rennes à la Meinau un marathon de huit matches en 35 jours, dont sept en L1. Vous êtes-vous fixé un objectif avant la trêve hivernale ?


– Non. Avec le Gazélec Ajaccio en 2015-2016, nous comptions 24 points à la trêve et pensions avoir fait le plus dur après n’en avoir récolté que trois lors des dix premières journées. Nous en avions pris 21 points sur 27 lors des neuf suivantes. Mais nous avons explosé au cycle retour.

On sait qu’on peut vite remonter au classement et… redescendre. Un championnat se joue sur 38 journées, pas 19. Notre montée en puissance est progressive. Nous ne sommes ni largués, ni inquiets. Dix points, ce n’est pas merveilleux, mais pas dramatique non plus. Nous ne sommes pas dans les clous, mais pas loin, et pouvons y rentrer. Nous voulions faire mieux, c’est clair. Nous pouvons faire mieux, c’est clair aussi. Et je pense que nous allons faire mieux et y arriver !
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Message  67120 le Lun 13 Nov - 5:20

Le recrutement « Il faut du temps »

Thierry Laurey se refuse à porter un jugement définitif sur le recrutement estival du Racing (10 nouveaux joueurs). Notamment parce que certains nouveaux n’ont pas pu s’exprimer.

  PAS DE REGRETS SUR LES PROFILS.

« Nous avons recruté des garçons qui ont un bon état d’esprit et sont venus pour s’impliquer dans le projet. Après, quand tu engages dix personnes, le risque de te planter est plus grand que lorsque tu en enrôles quatre. Mais pour l’instant, nous ne sommes pas déçus parce que nous savons que quelquefois, il faut du temps.

Certaines recrues se sont adaptées rapidement. D’autres s’adaptent plus lentement. »

  L’ATTAQUE A ÉCLOS

« Aujourd’hui, le trio Jonas Martin-Martin Terrier-Nuno Da Costa est plutôt pas mal et notre animation offensive, intéressante. Ce sont trois recrues. Le premier a débuté la saison un cran plus bas, le 2e à gauche et le 3e à droite. On aimerait aussi pouvoir faire évoluer certains sur l’aspect défensif. Sauf qu’aujourd’hui, ce n’est pas possible. Nous sommes trop limités par les blessures.

L’an passé, nous n’avions pas la meilleure défense (Ndlr : la 11e malgré le titre de champion de L2). Nous espérions améliorer ça, mais certains joueurs engagés pour apporter leur expérience n’ont malheureusement pas pu le faire. »

  LA DÉFENSE EN SOUFFRANCE


« Nous faisons le dos rond, en essayant de passer à travers les gouttes – et Dieu sait s’il y en a pas mal en ce moment (sourire)  –, mais nous espérons des jours meilleurs quand nous aurons retrouvé tout notre effectif.

Heureusement que nous avons anticipé en fin de mercato en prenant deux défenseurs (Bakary Koné et Dimitri Foulquier). Kader (Mangane) et Pablo (Martinez) devraient revenir bientôt. On espère qu’Abdallah (Ndour) jouera son premier match avec la réserve sous quinze jours. »
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Message  67120 le Sam 2 Déc - 6:04

La verve et le verbe

THIERRY LAUREY ne jouera pas face au PSG. Toutefois, l’entraîneur strasbourgeois était en grande forme hier lors de sa conférence de presse de veille de match. Il y avait par moments du Audiard dans son discours. Extraits.
« Je rigolais l’autre jour avec ma femme. Je lui ai dit : ‘’On va prendre l’option Lesieur”. » Parce que face à ce PSG-là, tu n’as pas droit à la moindre erreur ( en référence au slogan d’une célèbre marque d’huile ). »
« Ce n’est pas une plaisanterie de jouer contre Paris. Ce n’est pas la fête foraine. Ils ne vont pas venir au marché de Noël, les mecs ! Ils viennent pour prendre des points. Et ils reviendront dans dix jours pareil ( le 13 décembre en 8e de Coupe de la Ligue ). »
« J’ai lu quelque part que le Racing avait battu Nantes en 1994-1995 ( 2-0 en avril 1995 à la Meinau, alors que Nantes était resté invaincu 32 journées, un record jamais battu ). Mais comparer le Nantes de l’époque au Paris d’aujourd’hui, c’est une plaisanterie. Comparer le Racing d’avant à celui d’aujourd’hui, c’en est une autre. Le Strasbourg de l’époque était meilleur que celui d’aujourd’hui et le Nantes de l’époque, en dessous du Paris d’aujourd’hui. Je jouais encore à cette époque. Je sais à peu près de quoi je parle. »
« À part si vous leur payez du vin chaud demain matin et si les Parisiens sont un peu torchés, je ne vois pas comment on va y arriver. Attention, on va jouer le jeu quand même. »
« Quand tu achètes un mec à 220 millions ( Neymar ) et un autre à 180 ( Mbappé ), ce n’est pas pour enfiler des perles, mais pour marquer des buts, créer du jeu et faire du spectacle. Et du spectacle, ils peuvent en faire. Ils ont tellement de marge qu’ils peuvent s’amuser. »
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Message  67120 le Jeu 21 Déc - 12:03

Thierry Laurey (Strasbourg) : «Les garçons ont besoin de souffler»
Après la défaite (3-0) de Strasbourg contre Metz mercredi, l'entraîneur Thierry Laurey a évoqué de «la fatigue» dans les rangs du RCS.
Thierry Laurey (entraîneur de Strasbourg, après la défaite 3-0 contre Metz) : «Je retiens une première période qui aurait pu tourner en notre faveur. Puis, progressivement, on a un peu décliné. Surtout après l'ouverture du score des Messins. Metz a fait les efforts pour augmenter son niveau d'impact. En deuxième période, on n'a pas suffisamment pesé. Si on avait pu ouvrir le score, cela aurait pu changer la donne, mais un point, c'est le maximum qu'on aurait pu espérer ce soir. La victoire messine est méritée».
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Message  67120 le Mer 24 Jan - 17:45

Thierry Laurey (Strasbourg) : «On ne peut pas faire d'une Coupe un objectif»
 Thierry Laurey, l'entraîneur de Strasbourg, adversaire de Lille en 16es de finale de la Coupe de France, estime que son équipe ne peut pas viser la victoire finale. «Seul les quatre gros le peuvent», assure le technicien.
«Comment abordez-vous ce match de Coupe de France contre Lille ?
On a un groupe qui est redevenu important avec le retour de pas mal de blessés, une concurrence s'installe, on peut faire tourner l'effectif donc on ne va pas s'en priver. Mais ceux à qui on donne l'occasion de jouer doivent être à 100%. On va voir comment on peut s'adapter à ce match pour aligner la meilleure équipe possible. Ce qui est sûr c'est qu'on va faire une équipe pour l'emporter. On devrait faire tourner un peu. Il faut laisser un peu de temps à certains pour se reposer. On sait qui on aimerait faire souffler, on verra après le dernier entraînement.

Comment sentez-vous votre équipe actuellement ?

On essaie d'être cohérent dans ce qu'on fait, les garçons sont réceptifs, ils donnent le meilleur d'eux-mêmes sur le terrain, ils font parfois des erreurs mais ils travaillent. Depuis le début de l'année on a toujours été très cohérent hormis la première période face à Guingamp (0-2). On a toujours de la volonté et de l'envie. Contre Dijon on a eu de la réussite pour arracher la victoire (3-2) mais on a été la provoquer cette réussite. On n'a plus le temps de s'apitoyer sur notre sort. On a perdu des points bêtement, c'est vrai, mais parfois il faut ça pour apprendre. On progresse malgré tout, même si on commet encore des erreurs.
«Quelquefois il faut que la raison prenne le dessus sur le coeur»
Lille a changé récemment d'entraîneur donc de style de jeu. Qu'attendez-vous de cette équipe ?

On a regardé leurs derniers matches. lls ont changé d'entraîneur donc il y a une autre façon de voir les choses. Forcément il faut regarder ça d'un peu plus près. Pour connaître Christophe (Galtier), je sais qu'il va remettre les choses en place rapidement. Il est intransigeant, il peut être très sympa mais quand c'est professionnel ça ne rigole pas. Lille recherche une certaine forme d'unité, d'homogénéité car force est de constater que jusque-là on n'a pas senti un grande unité même s'ils ont beaucoup de talent. Le puzzle avait du mal à prendre. Il y a eu des repositionnements, des joueurs sont revenus dans l'équipe donc c'est en train de se mettre en place.
Appréhendez-vous l'état de la pelouse ?

Oui un petit peu quand même. S'il ne pleut pas d'ici là, ça devrait pouvoir le faire, sinon ça sera compliqué. La pelouse est un peu endommagée, voire très endommagée à certains endroits. S'il pleut ça peut compliquer les choses.
Plusieurs équipes de Ligue 1 ont encore été éliminées mardi. Vous dites-vous qu'il y a peut-être un coup à jouer ?

Je ne vois pas les choses comme ça. C'est parfois plus piégeux d'aller jouer chez un petit, que de recevoir une équipe de L1. C'est le charme de la Coupe de France. L'avantage de recevoir une grosse équipe, c'est que les joueurs savent à quoi s'attendre. Dire que c'est ouvert... Non, car tant que tu n'arrives pas dans le dernier carré, tu ne peux pas te projeter. Un club comme le nôtre ne peut pas faire d'une Coupe un objectif. Seul les quatre gros le peuvent. Quelquefois il faut que la raison prenne le dessus sur le coeur, même si c'est une compétition formidable. Le chemin est très très long.»
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Message  67120 le Ven 16 Fév - 15:39

Thierry Laurey, vedette du zapping

Phrases coup de poing qui scotchent et autres saillies verbales, l’impayable Thierry Laurey est devenu la coqueluche des zapping de foot pour ses bons mots, mais aussi ses énervements: en conférence de presse ou sur le terrain, l’entraîneur de Strasbourg parle sans filtre.
«Je ne cherche ni à faire rire, ni à faire pleurer, je fais la même chose avec ma famille, avec les gens. Je ne joue pas un rôle, je suis naturel. Sincèrement, si ça ne plait pas, je m’en fous complètement», clarifie d’emblée le technicien.
Pourtant, dans son catalogue des phrases chocs, l’une a bien fait le «buzz» avant de recevoir Paris début décembre: «A part si vous leur (les Parisiens) payez du vin chaud quand ils arrivent et qu’ils sont un peu torchés, je ne vois pas comment on va y arriver».
Dénouement incroyable: le PSG perd (2-1) pour la première fois de le saison.
Laurey a-t-il de l’humour? «J’essaye, je ne suis pas toujours marrant mais je sais prendre la vie du bon côté. Cette phrase sortie avant Paris, c’était la période, ça faisait un peu de pub pour le Marché de Noël, s’il en a besoin. C’était l’idée du moment, c’est sorti comme ça. C’était plus pour dédramatiser», confie-t-il.
L’humour qu’il utilise a aussi ses limites lorsque les zapping de foot le font passer pour un alcoolique ou quand, dernièrement, un article de presse a évoqué «des coiffeurs» strasbourgeois alignés à Grenoble (0-3, le 8 février) en Coupe de France.

"Je ne plaisante pas avec le foot"


Dans le premier cas: «ce n’est pas une émission de football, elle ne m’apporte rien ("J+1» sur Canal +, ndlr). Je ne plaisante pas avec le football et cela n’empêche pas d’avoir un ton léger par moment», répond-il. Pour le second cas: «C’est réglé, ce sont des choses qui arrivent dans le métier mais quand on manque de respect à mes joueurs, c’est à moi aussi qu’on manque de respect».
Les choses qui le dérangent ne l’empêche pas d’être bon parleur, et Thierry Laurey reste adepte d’une relation «populaire» avec le public ou avec la presse qui ne souffre pas de huis-clos. «Pas besoin de barrières ou d’interdits» même s’il aimerait bien supprimer les micros qui l’"horripilent» à côté du banc de touche en L1.
Car les réactions du coach, bord terrain, sont parfois aussi saignantes pour ses joueurs. Lors de la dernière journée contre Troyes, il a par exemple tancé son latéral droit: «Dimitri (Foulquier)! Y a Jonas (Martin), merde tu casses les c..., joue-là».
«Parfois je ne mets pas les formes, concède Laurey. Parfois c’est voulu pour piquer les joueurs parfois c’est de la maladresse, ça peut arriver mais l’important est d’avoir raison sur le fond». En réponse le défenseur prêté par Watford assure que «le coach est comme ça mais il est pas méchant. Ça se voit qu’il aime ses joueurs».
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Message  67120 le Mar 3 Avr - 5:29

Laurey ‘’kiffe’’ Mollet

En passant en revue le potentiel offensif du FC Metz, à ses yeux supérieur à celui du Racing, avec Roux « qui accomplit sa meilleure saison », Rivière, « un attaquant expérimenté de Ligue 1 », et Dossevi, « l’un des meilleurs passeurs du championnat », Thierry Laurey a rappelé qu’il avait en vain tenté d’attirer à l’intersaison 2016 le milieu offensif Florent Mollet, buteur à l’aller comme au retour lors des deux derbies 2017-2018. « C’est un très bon joueur. Je n’avais pas souhaité l’engager à l’époque pour rien. » Les deux parties avaient d’ailleurs trouvé un terrain d’entente, seulement remis en cause en cas de proposition en L1 pour l’ancien Cristolien. Metz, promu, s’était alors manifesté et l’avait enrôlé jusqu’en 2019
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Message  67120 le Mer 27 Juin - 6:13

Thierry Laurey à l’heure de la reprise : « Travailler pour avancer »
Le Racing reprend le chemin de l’entraînement ce matin. Son entraîneur, Thierry Laurey, évoque ses attentes et les objectifs.
Après avoir rempli ses objectifs pour son retour dans l’élite en décrochant son maintien, le Racing s’attaque à une épineuse mission : confirmer. Thierry Laurey, qui retrouve aujourd’hui ses joueurs pour entamer presque six semaines de préparation, aborde l’an II avec appétit.

« Un gardien, un défenseur central, un attaquant, voilà les priorités »

– Depuis le 19 mai et la dernière journée de Ligue 1, à Nantes (défaite sans conséquence 0-1), avez-vous eu le temps de souffler ?


– J’ai pu prendre une quinzaine de jours et c’était très bien de se retrouver en famille, de voir les enfants, d’être avec ma femme qui a pu vivre les difficultés dans la saison. Mais il y avait des contacts malgré tout avec le club, plus espacés. Loïc Désiré (le responsable du recrutement) me tenait informé de l’avancée des dossiers par textos, j’étais au courant mais il est vrai que j’ai coupé un peu. Je suis très content de mes vacances.

– Dans quel état d’esprit envisagez-vous la nouvelle saison ?


– On a envie de faire mieux. On a pas mal de temps pour la préparer, quasiment sept semaines. Des choses s’améliorent et se mettent en place, d’autres vont s’améliorer. Il y a l’environnement Coupe du monde aussi qui a une incidence. Mais les clubs de Ligue 2 ont repris, les clubs de Ligue 1 sont en train de reprendre. Des agents, des joueurs vont se réveiller. À notre niveau, il y a encore un peu de boulot. Il y a eu des arrivées (au nombre de quatre) , des départs (sept) , il y aura encore certainement des départs avec des joueurs qui peuvent vouloir aller voir ailleurs. Il faut aussi qu’on trouve des solutions pour des joueurs que l’on veut prêter. Mais il faut encore quatre arrivées au minimum, notamment trois à des postes bien précis : un gardien, un défenseur central et un attaquant, voilà les priorités.

On a pu profiter d’un petit avantage en évitant les barrages. J’ai pu rencontrer tous les joueurs à la fin de la saison, ce qui a permis de clarifier certaines choses. Aujourd’hui, je considère que l’on est dans les clous.
« On doit rester nous-mêmes »

– Quelles sont les grandes lignes initiales de votre préparation ?


– Il y a d’abord ce premier stage, où on privilégiera l’aspect athlétique. On sera en bord de mer (au Touquet) , dans des conditions d’entraînement idéales. Cela constituera vraiment la préparation de fond. Ensuite, l’idée est de monter en régime à travers les sept matches amicaux, dont le dernier sera quasiment doublé (le Racing a à son programme des matches le 3 et le 4 août, face à Fribourg et l’UNFP). C’est une sorte de mise en route. L’objectif est d’être prêt au début du championnat. Je pense, pour l’instant, qu’on aura la possibilité de faire quelque chose d’intéressant.

– Quelle importance accordez-vous au début de saison ?


– On doit être prêt, on n’est plus dans l’apprentissage de la Ligue 1. On n’aura pas le temps de lambiner non plus quand on voit le calendrier (le Racing débute à Bordeaux avant de recevoir Saint-Etienne et de se rendre à Lyon). Il ne faudra ni paniquer ni s’enflammer, quels que soient les résultats. Mais avant, on veut faire progresser l’équipe en s’appuyant sur un effectif plus intéressant. Je ne dis pas meilleur, je dis plus intéressant. Pour y arriver, on doit rester nous-mêmes.

On a vu combien il était difficile pour un promu d’exister et de se maintenir. Mais ce qu’on a fait sur une saison, c’est encore plus dur de le faire sur trois ou quatre. Pour s’en sortir en Ligue 1, il ne faut pas être au niveau sur 10 matches mais sur 38.

– Quels sont vos objectifs ?


– On a terminé à la 15e place sachant qu’on devance le 17e au goal average. On sait où on veut aller. Et s’il faut améliorer des choses, on les améliorera. On voit qu’au niveau de l’infrastructure, de l’organisation, du stade, ça avance. On veut être dans cette démarche : travailler pour avancer.
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Message  67120 le Jeu 26 Juil - 16:56

Thierry Laurey : "Vous n'avez pas le droit de les décevoir"
L'entraineur du Racing Club de Strasbourg, Thierry Laurey, s'est exprimé sur la préparation de son équipe à quelques semaines du coup d'envoi de la nouvelle saison ! Il revient également sur l'importance des supporters du club alsacien.
La première année est vraiment très difficile, on s'en est vraiment rendu compte. Mais si on sait qu'on a eu la chance de se maintenir la saison passée, les saisons suivantes seront aussi difficiles. On essaie de pérenniser le club... Si on terminait dans la première partie de la deuxième partie, ce serait déjà une bonne choses (rires). Sur la deuxième partie de saison c'était beaucoup plus délicat, c'est vrai. Le fait d'être passé au bord du précipice fait que les garçons sont prévenus cette saison et je pense que ça permettra d'aborder les rencontres avec encore plus de rigueur et de concentration !
Le coach parle des départs. C'est malheureusement la vie d'un club, d'une équipe, donc il faut renouveler. C'est vrai que pour l'instant on a fait venir quatre garçons qui correspondent vraiment à des profils qu'on recherchait.
Et les supporters ? Nous ça nous porte, ça nous donne de l'envie et quand de temps en temps il faut recadrer certaines choses on peut aussi se servir de ce mouvement populaire pour dire aux gens qu'on entraine "Les gars, il y a des gens qui vous suivent, des gens qui croient en vous et qui vous aiment, vous avez pas le droit de les décevoir !"
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Message  67120 le Mar 31 Juil - 16:26

Thierry Laurey : "Nous n'aurions pas pu prétendre à chercher un tel joueur" !
Dans sa revue complète des joueurs recrutés lors de ce mercato estival, Thierry Laurey nous parle du défenseur serbe, Stefan Mitrovic :

Journaliste : Le fait qu'il soit recalé par la cellule médicale de l'AS Saint-Etienne ne vous inquiète pas ?


Thierry Laurey : Entre temps il a été opéré ! On est conscient que s'il n'avait pas été blessé, on n'aurait pas pu prétendre à chercher un joueur pareil, il faut être honnête. Nous nous sommes positionné sur ce dossier, c'est un joueur adorable qui a beaucoup d'expérience. C'est quelque chose de bien ! Je répète, s'il n'avait pas été blessé, il aurait sans doute été appelé avec le groupe de la Serbie pour la Coupe du Monde. Pour nous, ce sera un joueur qui apportera beaucoup.
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Message  67120 le Mar 31 Juil - 16:28

Thierry Laurey : "On l'a fait venir pour être titulaire" !
Le coach strasbourgeois, Thierry Laurey, s'est exprimé sur chacune de ses recrues. Ce dernier s'est livré sur le tout dernier arrivé en Alsace, le gardien, Matz Sels :

Nous l'avons recruté pour être titulaire, après, on verra. Il faut savoir que gardien de but c'est un poste qui est soumis à la concurrence comme un joueur de champ. C'est à eux d'être performants pour gagner la place de titulaire.
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Message  67120 le Mar 31 Juil - 16:33

Thierry Laurey : "Il s'agit vraiment de deux postes importants pour nous"
L'entraineur du Racing Club de Strasbourg, Thierry Laurey, était invité dans L'After sur RMC Sports ce lundi matin. Celui-ci s'est longuement exprimé sur le mercato actuel du club alsacien :

Journaliste : Cinq recrues, est-ce que ça va s'arrêter là ?


Thierry Laurey : Non, nous n'allons pas nous arrêter là ! Je suis satisfait du recrutement c'est une chose, s'arrêter à ces cinq joueurs en est une autre.

On cherche un défenseur axial c'est clair ! Un garçon qui devrait être titulaire puis la concurrence dictera les choix. On cherche également un attaquant plutôt multicarte au profil identique à Martin Terrier par exemple. Un garçon qui peut joueur à différents postes. Si cela n'est pas possible, on s'adaptera. Il s'agit vraiment de deux postes importants pour nous. Après ça, nous chercherons à compléter l'effectif au vu des matchs de préparation. Car, vous oubliez un point important, Strasbourg a un centre de formation qui re-fonctionne normalement et qui a des garçons intéressants !
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Message  67120 le Lun 6 Aoû - 10:24

entretien avec Thierry Laurey, entraîneur des Bleus
« Relâchement » interdit

Thierry Laurey entame sa troisième saison à la tête du Racing en tant qu’entraîneur. Avec l’ambition de continuer à faire progresser ses troupes, pour s’installer durablement en Ligue 1. Entretien.
D ans quel état d’esprit entamez-vous cette saison 2018/2019, la deuxième en Ligue 1 ?


– Au début de la saison, c’est toujours la même chose : on met les compteurs à zéro et l’idée est de relancer la machine en faisant en sorte qu’elle fonctionne.

« La deuxième année peut être un piège »


Certains joueurs reviennent de blessures et ne sont pas encore au top, il y a des jeunes et des recrues à intégrer. Sans oublier les recrues qu’on attend encore. On n’a pas encore tout ce qu’on voudrait, en termes d’effectif. Mais bon, en début de championnat tu es rarement prêt et il y aura forcément des choses à corriger, sachant que l’équipe va être modifiée d’ici la fin août.

On est dans la même situation que tout le monde : Paris ne sera pas prêt d’entrée non plus. Après, on aura une équipe pour débuter, mais il faudra que le collectif masque les carences.

– On dit souvent que la deuxième saison en Ligue 1 est plus difficile que celle qui suit une montée. Qu’en pensez-vous ?


– Je ne suis pas tout à fait d’accord, car il y a une grosse différence de niveau entre la Ligue 2 et la Ligue 1.

Du coup, même la première année est très dure, la preuve, c’est qu’à part nous, les derniers champions de Ligue 2 sont redescendus.

Mais c’est vrai que la deuxième année peut être un piège, car il y a une part inconsciente de relâchement. On peut très bien repartir sur une mauvaise série au départ et avoir du mal à s’en remettre, par exemple.

– L’effectif a été largement renouvelé. Quels ont été les critères de recrutement ?


– L’an passé, on voulait garder l’état d’esprit et on a globalement gardé notre ossature de Ligue 2. Cette année, on voulait changer plus de choses, avec l’idée de s’installer durablement en Ligue 1.

On a néanmoins souhaité conserver des joueurs qui sont garants de l’état d’esprit du club, comme Anthony (Gonçalves) , et améliorer l’équipe avec des joueurs qui ont évolué à des niveaux supérieurs, comme Matz (Sels) ou Stefan (Mitrovic).

Ce sont des joueurs qui ont une certaine aura. Ce sont des bons mecs, qui sont dans la performance, l’exigence du haut niveau. On espère qu’ils vont tirer le groupe vers le haut. Je suis très content de nos recrues, sur le terrain, ils sont pros, concentrés et rigoureux.

Après, on aurait bien aimé garder d’autres garçons, mais certains étaient là depuis longtemps et ont voulu voir ailleurs, comme Stéphane (Bahoken) ou Ernest (Seka). Et je peux le comprendre aussi, ils avaient l’impression d’avoir fait le tour ici…

Après, il y a aussi les jeunes. Forcément, il n’y en aura pas cinq qui seront titulaires, mais il faut qu’ils prennent leurs marques, car sur certains matches, ils auront du temps de jeu. À eux de progresser pour m’obliger à les faire jouer…

Là, ils ont toute la préparation pour se montrer et on verra à la fin du mois. Certains seront certainement prêtés pour avoir du temps de jeu et prendre de l’expérience.

– Quel genre de recrues attendez-vous encore pour compléter votre groupe ?


– On veut ajouter de l’expérience ou du talent, mais on ne veut pas faire n’importe quoi.

C’est pour ça qu’on prend notre temps. Sur certains postes, comme en défense, beaucoup de gros clubs cherchent aussi et ce n’est pas simple. Peut-être qu’on pourra aussi compter sur un prêt (*) …

L’idée est de continuer à grandir progressivement, à tous les niveaux : joueurs, staff, structures…

– Quels sont les atouts strasbourgeois pour la saison à venir ?


– Ce sont les mêmes que la saison passée, à commencer par le public, sur lequel on peut compter.

Mais il y a surtout des choses à améliorer. Notre bilan comptable contre les concurrents directs, notre bilan à l’extérieur… Et il faudra aussi prendre moins de buts, même si la saison passée, pour un promu, on en marquait beaucoup.

« La clé est de savoir s’adapter »

Après, on ne veut pas changer notre style de jeu. Je préfère jouer pour gagner que jouer pour ne pas perdre. Mais parfois, la saison passée, on tentait de déséquilibrer la défense adverse et ça nous jouait des tours. On a parfois commis des erreurs grossières…

Après, c’est une évidence qu’on ne va pas changer notre “philosophie de jeu”, même si je trouve ce terme pompeux. Je me retrouve dans une équipe comme Dijon par exemple, qui préfère marquer un but de plus que l’adversaire plutôt que de rester derrière.

Après, la clé est de savoir s’adapter. Par moments, avec cette volonté de jouer, on peut se prendre les pieds dans le tapis.

– Allez-vous vous inspirer de certains choix tactiques entrevus en Ligue 1 la saison dernière, ou lors de la Coupe du Monde ?


– L’équipe de France a parfois joué avec le 4-4-2 en losange (schéma souvent utilisé par Laurey, ndlr) , mais j’ai aussi vu pas mal d’équipes qui jouaient avec trois défenseurs axiaux.

Après, je ne vais rien révolutionner : les joueurs aiment notre façon de jouer et n’ont pas envie d’en changer. Mais il y a toujours beaucoup de recherches en cours, d’innovations…

Bien sûr je me nourris de l’expérience des uns et des autres, mais sans forcément les copier. J’aime mettre les choses à ma sauce. Après, le plus important pour moi est de voir les joueurs progresser. Certains joueurs au sein de l’effectif étaient encore en National il y a trois ans et ils ont réussi à hausser leur niveau pour jouer en Ligue 1.

– La saison passée vous avez terminé à la 15e place. Quel est l’objectif cette année ?


– Potentiellement, on a fini 17e , on n’est 15e qu’à la différence de but (à égalité de points avec Caen et Lille, ndlr).

On aimerait faire mieux. Si on arrive à être au-dessus de cette 15e place ce serait bien, car on veut grandir petit à petit, comme je l’ai déjà dit.

Après, il faut aussi se souvenir d’où on vient. Il faut avoir les yeux en face des trous et continuer à faire les efforts nécessaires pour y arriver. En Ligue 1, on ne peut pas se permettre de relâchement…

(*) cet entretien a été réalisé la veille de l’arrivée de Lamine Koné sous forme de prêt.
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Message  67120 le Dim 23 Déc - 20:36

Thierry Laurey prolonge d'un an 
Thierry Laurey, l'entraîneur de Strasbourg, a prolongé dimanche son contrat jusqu'en juin 2020.
C'est une belle semaine qui se termine pour Thierry Laurey. Après avoir éliminé Marseille en Coupe de la Ligue mercredi (1-1, 4-2 aux t.a.b.) et battu Nice en Championnat samedi (2-0), l'entraîneur strasbourgeois a prolongé dimanche son contrat d'un an jusqu'en 2020. Arrivé au Racing en juin 2016, Laurey a fait monter l'équipe alsacienne en Ligue 1 et l'y a maintenu la saison dernière.
Un peu plus tôt dans le journée, le club avait annoncé une autre prolongation, celle d'Anthony Caci (21 ans). Le joueur polyvalent, titularisé 13 fois cette saison en L1, a signé un nouveau contrat jusqu'en juin 2022.
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Message  67120 le Dim 30 Déc - 20:21

Thierry Laurey, entraîneur du Racing: « Garder la dynamique »
Après une première partie de saison globalement réussie, l’entraîneur du Racing Thierry Laurey, qui a prolongé son bail jusqu’en 2020, espère voir ses troupes poursuivre sur leur lancée en 2019.
La nouvelle est tombée juste avant Noël : le Racing et Thierry Laurey ont prolongé le bail qui les lie jusqu’en 2020.
Dimanche soir, après la séance de reprise, l’entraîneur arrivé en 2016 est revenu sur ce « cadeau », tout en évoquant la suite de cette saison 2018/2019.
– Comment s’est passée cette séance de reprise ?
– Ça s’est bien passé. La coupure a fait du bien au groupe, mais attention, elle peut aussi être piégeuse, car il faut reprendre sur la même dynamique. J’espère qu’on démarrera l’année 2019 de la même façon qu’on a terminé 2018.
L’idée est qu’on reste dans le même état d’esprit. On a fait une première partie de saison sérieuse et il faut continuer comme cela. On veut prendre un maximum de points pour assurer notre maintien et si possible, faire un bon parcours dans l’une des Coupes.
Bon, ce dernier objectif ne s’annonce pas simple, car jouer à Grenoble, là-bas, on a vu l’an dernier que c’était compliqué (*). Et Lyon, à Lyon, ce sera encore plus compliqué…
Mais on va essayer de faire une belle performance, car cela peut nous aider à lancer le mois de janvier, où l’on va jouer quatre fois de suite à l’extérieur (après la parenthèse “Coupes”, le Racing ira à Toulouse, puis Monaco).
– Vous avez prolongé votre contrat d’une année supplémentaire. Quel est votre sentiment à ce sujet ?
– On sait tous très bien que dans ce métier, rien n’est acquis. On peut prolonger et prendre la porte quand même, donc il faut tout le temps se remettre en question et ne pas se relâcher.
Mais je suis très heureux d’avoir prolongé, car je pense qu’il y a encore du travail à fournir, des progrès à faire avec ce groupe.
Je suis sûr qu’on peut encore vivre des choses intéressantes ici, je crois en cette équipe, en ce club.
Cette prolongation est une marque de confiance, un beau cadeau de Noël. J’ai des bonnes relations avec les joueurs, les dirigeants, les supporteurs… S’il n’y avait pas cet ensemble, je n’aurais pas prolongé. Mais je me sens très bien à Strasbourg.
– Le mercato d’hiver va s’ouvrir dans quelques heures. Allez-vous renforcer votre groupe ?
– On va faire le point avec le président Marc Keller en début de semaine. On n’a pas un besoin urgent de recruter, mais parfois, il y a l’une ou l’autre opportunité qui se présente et on restera attentif.
On n’a par contre pas la volonté de vendre des joueurs, car on veut garder tout le monde pour faire une belle deuxième partie de saison.
Et puis on va récupérer certains blessés, comme Carole. Ndour aussi devrait revenir… Donc un renfort n’est pas exclu, mais il n’est pas obligatoire.
– Le bilan comptable à la trêve est plutôt intéressant (26 points). Est-ce que vos objectifs ont changé ?
– Non. On espère se maintenir de manière un peu moins stressante que l’an passé. Les garçons ont progressé, individuellement et collectivement, mais il faut faire attention, car on n’est jamais à l’abri de rien.
Encore une fois, il va bien falloir gérer janvier et février, ça conditionnera le reste. On n’est pas inquiet, mais on reste vigilant.
(*) Le Racing avait gagné 3-0 au stade des Alpes, en 8e de finale, le 8 février 2018
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Message  67120 le Jeu 24 Jan - 11:44

Thierry Laurey (Strasbourg) s'agace contre Neymar qui «nargue et chambre»
Thierry Laurey, l'entraîneur de Strasbourg, s'est emporté contre les chambrages de Neymar, qui est sorti blessé.
«Il y a des moments où quand tu dépasses les bornes, il faut assumer.» L'entraîneur de Strasbourg Thierry Laurey s'est agacé contre le style de jeu et les «chambrages» de Neymar, mercredi soir, après le 16e de finale de Coupe de France au cours duquel le Brésilien du PSG est sorti blessé. «Assumer quelquefois, c'est prendre quelques coups. Je comprends que mes joueurs en aient marre de voir des joueurs qui cherchent à les chambrer, à les narguer. Il a le droit aussi à un moment donné de se faire attraper. Ce n'est pas interdit. Je veux bien qu'on protège les gens, mais il y a des limites aussi. Quand on fait une passe du dos, c'est se moquer un peu», a-t-il insisté.

Est-ce une raison pour donner des coups à Neymar ?, a demandé un journaliste. «Je n'ai pas dit ça, a rétorqué Laurey avant de s'emporter en quittant la salle. Allez-y, écrivez vos conneries !»
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Message  67120 le Mer 30 Jan - 18:03

Blessure de Neymar : Thierry Laurey (Strasbourg) renvoyé devant la commission de discipline de la FFF
  Thierry Laurey, l'entraîneur de Strasbourg, et son joueur Anthony Gonçalves devront s'expliquer devant la commission de discipline de la FFF sur ses propos à la suite de la blessure de l'attaquant parisien Neymar.
Alors qu'un simple rappel à l'ordre avait été évoqué, le Conseil national de l'éthique de la Fédération française de football a décidé de saisir la commission de discipline de la FFF à la suite des déclarations de Thierry Laurey, entraîneur de Strasbourg, et de son joueur Anthony Gonçalves, au sujet de Neymar. Les deux Strasbourgeois avaient eu des mots durs envers le Brésilien, sorti sur blessure lors de PSG-Strasbourg (2-0) en 16es de finale de la Coupe de France il y a une semaine.
« Il peut s'amuser mais qu'il ne vienne pas chouiner après », avait lâché le milieu de terrain au micro d'un diffuseur. Quelques minutes après, son entraîneur allait encore plus loin avec dans ses propos : « Il y a des moments où quand tu dépasses les bornes, il faut assumer. Assumer quelquefois, c'est prendre quelques coups. Je comprends que mes joueurs en aient marre de voir des joueurs qui cherchent à les chambrer, à les narguer, avait notamment déclaré Laurey en conférence de presse. Il (Neymar) a le droit aussi à un moment donné de se faire attraper. Ce n'est pas interdit. Je veux bien qu'on protège les gens, mais il y a des limites aussi. Quand on fait une passe du dos, c'est se moquer un peu. » Pour cette phrase, Thierry Laurey et Anthony Gonçalves devront s'expliquer devant la commission de discipline de la FFF.
Le PSG a précisé, ce mercredi, que le Brésilien ne serait pas opéré et serait absent dix semaines.

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Message  67120 le Ven 1 Fév - 14:31

Laurey, le jour d’après
L’entraîneur du Racing a fêté à sa façon la qualification du Racing pour la finale de la Coupe de la Ligue du 30 mars prochain. Contrarié mercredi, concentré le lendemain, Thierry Laurey garde dans le viseur l’échéance à venir de Saint-Etienne et le souci de nourrir une incroyable dynamique.
Ils sont quelques-uns à s’être montrés surpris alors que le Racing venait de s’offrir un épatant sommet. Il y avait de quoi. Quelques minutes après le coup de sifflet final de la splendide victoire décrochée face à Bordeaux, en demi-finale de la Coupe de la Ligue (3-2), Thierry Laurey l’a fait brève. Quatre questions, quatre réponses monocordes et une conclusion qui n’a pas laissé la moindre porte ouverte : « Les joueurs me maintiennent en vie. C’est vous qui m’énervez. Je vais m’en aller. Vous ferez ce que vous voulez comme analyse. »
La pince à sucre, le dos de la cuillère ? L’entraîneur du Racing, très peu pour lui. Ceux qui le pratiquent régulièrement le savaient déjà. Mercredi, la décompression a pris une tournure spectaculaire. Comme souvent après les matches et même pendant, Thierry Laurey est dans le feu de l’action et y reste un petit moment.
Cela peut surprendre. Cela lui a peut-être nui et c’est sans doute ce qui l’a conduit à ne pas vouloir partager avec la gente journalistique venue des six coins de l’Hexagone, ainsi que de sa capitale, l’épatant pic dans son parcours d’entraîneur.
Le successeur de Jacky Duguépéroux est à la tête d’une équipe promue en 2017, cinquième de Ligue 1, en lice pour un premier trophée national depuis 14 ans, sur une série de huit succès en neuf matches. Il y est sans doute un peu pour quelque chose mais il a refusé de s’épancher sur le sujet dans un premier temps.

Une convocation devant la commission de discipline

La raison de sa fâcherie est assurément liée au dossier Neymar, blessé lors de la seule défaite du Racing des sept dernières semaines, au Parc, en Coupe de France. La star brésilienne sera absente des terrains pour trois mois et les rugueux Alsaciens y ont nécessairement contribué pour tous les spécialistes qui n’ont pas regardé le match qui de toute façon ne les intéressait pas. Le torrent de réactions aussi inintéressantes qu’illégitimes ainsi que le torrent de réactions aux réactions des Strasbourgeois après le match ont eu leur effet.
Thierry Laurey et le milieu de terrain Anthony Gonçalves, coupables d’une once de sincérité en évoquant le cas du crack du PSG, sont convoqués devant la commission de discipline de la Fédération. Dans son agenda de ministre et même s’il ne risque aucune sanction, l’entraîneur du Racing s’en serait bien passé.
Il a bien assez à faire à l’ombre de la Meinau, à se triturer les méninges pour entretenir la dynamique du moment qui permet de passer d’une victoire à l’autre. Ainsi, le double succès face à Bordeaux est le fruit d’un travail de fourmi.
« J’étais serein parce que les joueurs étaient dans le vrai »
« On a bien préparé les choses, a considéré un coach apaisé au sortir d’une séance sous la halle de plus d’1h30, avec les joueurs peu sollicités pour la demi-finale. On avait joué Bordeaux il y a quatre jours. Avec le montage vidéo, on a cherché à améliorer ce qui n’avait pas été et à montrer ce qui avait fonctionné. On l’a bien fait. »
Même devant au score pendant plus d’une demi-heure, les Girondins n’ont jamais été vraiment rassurés, le vent a tourné et le Racing a décollé dans le sillage de quelques consignes à la pause.
« J’étais serein parce que les joueurs étaient dans le vrai, il ne manquait pas grand-chose, garantit Laurey. Cela m’aurait plus embêté si Bordeaux nous avait jonglés. Il y avait certains points à corriger mais surtout une qualité technique à améliorer. Sur la première mi-temps, le centre était parfois trop court, intercepté ou trop long. Il ne fallait pas avoir de regret et pour réussir, on savait que si Bordeaux avait le ballon, on aurait pu être en difficulté. On n’a pas une équipe défensive. Si tu as la deuxième attaque du championnat, c’est bien que tu as plutôt souvent le ballon. Parce que pour marquer, il faut avoir le ballon. »
Le Racing a légèrement haussé le rythme, gagné en précision et Bordeaux s’est effondré devant des mouvements bien construits, des changements d’aile qui ont complètement déstabilisé et une débauche d’énergie jamais démentie. « On n’a pas su répondre au jeu direct », avait constaté Eric Bedouet, l’entraîneur de Bordeaux immédiatement après le match.
Les Girondins n’ont surtout plus su où donner de la tête pendant vingt minutes où trois buts ont récompensé le récital alsacien. Il y a tout de même un brin de satisfaction au moment d’apprécier la victoire et la réussite dans la réalisation du septième des huit travaux d’Hercule de ce début d’année – les Strasbourgeois s’attaqueront dimanche, à Saint-Étienne, à leur huitième match en 26 jours.
« On s’appuie sur une base d’équipe, considère un entraîneur qui a perdu en route son maître à jouer, Jonas Martin, blessé pour deux mois sans que son collectif n’en soit, pour l’heure perturbé. Lebo Mothiba retrouve le rythme et en met deux. Ludovic Ajorque est en pleine bourre, Adrien Thomasson, c’est un avion de chasse, les deux gosses du milieu ( Youssouf Fofana et Ibrahima Sissoko ) ont fait un énorme boulot et les deux hommes de couloir ( Kenny Lala et Anthony Caci ), c’est comme si ça faisait un moment qu’ils étaient là. Et je ne parle pas de la défense centrale. »
Tout le monde a pris du crédit à la faveur de la sortie de mercredi. « Il y a la petite erreur de Kamara ( sur l’ouverture du score ) mais Sissoko n’est pas au marquage de Sankharé non plus, juge, à propos de son gardien, un technicien qui a le mérite, depuis son arrivée, outre de faire progresser ses joueurs, de ne perdre personne en route. Il y a le but de Bordeaux à la fin qui me contrarie un peu aussi parce qu’on n’a pas pu faire entrer un dernier joueur qui n’aurait pas eu le rythme du match. Mais bon, on se contente de cette qualification. »

« Plein de choses à prendre en considération »

Il n’est pas le seul mais c’est comme si cette finale ne constituait pas un sommet et c’est un peu vrai. Il est programmé le 30 mars face à Guingamp et l’entraîneur du Racing a un peu la date dans un coin de la tête.
« Ce match ne se déroule pas dans quelques jours mais dans deux mois, prévient le coach. Le challenge, d’ici là, c’est de conserver notre état au niveau mental, physique. Il y a plein de choses à prendre en considération. La finale interviendra après une trêve internationale et, comme par hasard, quand tu es bien, il y a de plus en plus de joueurs qui sont appelés par leur équipe nationale. En plus, Guingamp n’est pas une équipe qui nous réussit en général. Et là, très bientôt, il va aussi falloir gérer la forme de décompression qui va intervenir après Saint-Étienne où on se retrouvera avec un match par semaine à préparer. »
La situation aux deux tiers de la saison n’est pas loin d’être idyllique. Mais ce n’est pas pour autant que Thierry Laurey baissera la garde. Ce n’est vraiment pas le genre du bonhomme.
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Message  67120 le Ven 29 Mar - 16:57

Avant la finale contre Guingamp: Thierry Laurey, loin de la caricature
Loin de la caricature brossée par quelques médias nationaux, et dont il joue volontiers, l’entraîneur du Racing peut rester plongé dans sa passion dans une certaine discrétion et vivre une forme de maturité d’entraîneur à l’ombre de la Meinau.
Il faut tout d’abord bien l’admettre. Les échos entendus de quelques coins de l’Hexagone ne laissaient pas envisager une histoire sans problème. D’ailleurs, l’aventure de Thierry Laurey avec le Racing est une histoire avec des problèmes, mais des problèmes que l’on souhaite à d’autres clubs. En un peu moins de trois ans sur le banc strasbourgeois, le technicien a connu une montée, un maintien à l’arraché et une finale de coupe de la Ligue en même temps qu’une saison de Ligue 1 qui laisse augurer d’un progrès.
Le bilan s’avère avantageux alors que l’ancien défenseur de Valenciennes, Marseille, Montpellier, Sochaux, du PSG et de Saint-Étienne n’avait pas lancé sa carrière d’entraîneur sur les meilleures bases. Amiens a été sa croix avec une relégation en National pour un club qui aspirait à intégrer l’élite.
« À la base, on voulait offrir du spectacle et des émotions »
C’était il y a dix ans et il faut croire que Laurey a appris. Mais il est à peu près certains qu’il ne s’est pas renié. Au Gazélec Ajaccio de 2013 à 2016 notamment, il s’est montré expert dans l’art de bien faire jouer ses joueurs et de faire la nique à la logique. Le natif de Troyes s’est révélé à la France du foot en propulsant les Gaziers dans l’élite. Il s’y est construit quelques principes, plutôt offensifs, et a continué à y entretenir son obsessionnelle passion, celle du jeu.
« Un joueur continue de s’améliorer tout au long de sa carrière, il n’y a pas de raison que cela ne soit pas pareil pour un entraîneur, souligne-t-il. Mon idée, c’est d’être le plus pro possible, et la méthode, c’est de s’adapter à son effectif et non pas à son adversaire. Je me concentre sur mes forces, pour rechercher le bon système, la bonne animation. Dans la victoire comme dans la défaite, je suis attaché au contenu. »
Cela se voit et, au regard du spectacle offert par les Bleus ces trois dernières saisons, il aurait tort de changer ses plans. « À la base, ici, on voulait offrir du spectacle et des émotions, provoquer quelque chose pour qu’on puisse gagner, souligne-t-il. Aussi y a-t-il d’abord un travail sur le jeu et l’animation offensive. Je veux que tous mes joueurs soient imprégnés de ça, ceux qui adhèrent complètement à ce que je veux comme ceux qui me font la gueule parce qu’ils jouent moins. »
Dans la gestion humaine, il ne met pas toujours des pincettes et des discussions agitées avec ses joueurs ont pu animer les bancs de touche comme les couloirs des vestiaires. Mais il faut bien constater aussi qu’il n’a quasiment jamais perdu un joueur en route.
L’expression des passions n’interdit pas la lucidité et d’avoir en mémoire la fragilité d’un statut. Il y a quelques semaines, il rappelait avant le match face à Lyon : « Je n’oublie pas que nous étions menés 2-1 à cinq minutes de la fin l’an dernier à la Meinau face à cet adversaire et que ça s’est joué à très peu de choses. Peut-être que si ça n’avait pas tourné en notre faveur, je ne serais pas là pour en parler aujourd’hui. »

« Ce n’est pas parce qu’un entraîneur est viré que c’est un peintre »

La réflexion ne touche pas seulement sa propre personne. La ronde des coaches relève souvent d’une forme d’absurdité : « Regardez Monaco qui vire Jardim alors que rien n’aillait puis reprend Jardim. Et voilà que c’est le meilleur. Dans l’intervalle, il y a quand même eu l’arrivée de nouveaux joueurs. Être viré, c’est la triste réalité de notre métier, c’est la loi du genre. Ce n’est pas parce qu’un entraîneur est viré que c’est un peintre. L’important, c’est que les objectifs soient fixés avec la direction, c’est d’avoir une lecture complète de la situation. L’idéal, pour un entraîneur, c’est d’être au bon endroit au bon moment. Et en ce moment, je le suis. »

« Il y a un intérêt supérieur à gagner une finale, quitte à faire un sale match »

Il ne se gargarise pas pour autant de l’actuelle dixième place en Ligue 1 ou d’une finale en coupe de la Ligue. Mais Laurey, qui a longtemps couru après un trophée – « je crois que joueur, j’avais gagné un concours du meilleur cadet de l’Aube gamin et puis c’est tout » –, ne boude pas son plaisir d’avoir la possibilité de garnir son palmarès. Ainsi, le titre de Ligue 2, décroché en 2017, l’a ravi.
Samedi peut constituer une suite heureuse à l’aventure alsacienne qui a débuté à l’été 2016. Pour une fois, il est prêt à mettre un voile sur ses principes. « On ne va pas trembler, cela reste un match de foot, mais un peu particulier, il n’y a que le résultat qui compte, anticipe celui qui a perdu deux finales, en Coupe de France avec Marseille (1987) et Montpellier (1994). Il n’y a pas la possibilité de se rattraper. Il y a un intérêt supérieur à gagner une finale, quitte à faire un sale match. » Thierry Laurey n’est d’ailleurs pas un obsédé de l’art pour l’art, un aficionado du beau vaincu.
Il y a quelques semaines, l’entraîneur avait relégué les soucis esthétiques au rencard, pour gratter un point vilain mais rassurant, à Caen. C’était son petit cadeau pour son 55e anniversaire. « On a pu être généreux dans le passé et ça nous a coûté cher, considère-t-il, la galère pour se maintenir la saison passée à l’esprit. Mais on grandit, les joueurs acquièrent de l’expérience. »
Lui en emmagasine aussi à grandes brassées et se plaît à confronter sa manière de faire à l’élite hexagonale, quitte à asséner quelques vérités, quitte à froisser le landernau un soir où une star brésilienne s’est blessée au pied. En vérité, les détails ne manquent pas de modifier le regard et l’analyse, vu de l’extérieur. Un résultat arraché dans les dernières minutes ou un nul concédé dans les mêmes circonstances dessinent des tendances, bouleversent les impressions. Thierry Laurey le regrette mais assume son goût à prendre des risques. Il les maintient dans des proportions considérées.

«Je n’hésite pas à tenter des coups»

« À Angers (2-2, en octobre ), mes choix ont été bons à une minute près par exemple, puisque le SCO a égalisé au bout des arrêts de jeu, note-t-il. Il y a un plan A, B ou C mais les conditions du match font que…, un carton rouge, un penalty et tout est remis en question. Le but, c’est d’avoir toutes les ficelles à ta disposition. Et à certains moments, je n’hésite pas à tenter des coups. Et c’est le cas en tant que coach, mais aussi comme joueur de boules ou de tarot. Il ne faut pas que l’équipe ait peur de créer un déséquilibre pour créer une faiblesse chez l’adversaire. Après, je ne suis pas un magicien. On doit aussi rechercher l’efficacité. Pragmatique, c’est un adjectif qui me va. »
Il n’est pas question que de placer des joueurs sur un terrain et de leur dire leur manière de faire. Il faut les convaincre de la pertinence de l’orientation. « Si un joueur fait un appel une fois, deux fois et qu’il n’est pas servi, mon rôle c’est de le persuader qu’au troisième, au quatrième ou au dixième, il recevra le ballon qui lui permettra de marquer, martèle le coach. J’ai réussi quand j’ai donné au joueur la confiance dans ce qu’il fait.»
Jusqu’ici, il y est plutôt parvenu. Jusqu’à demain, il va continuer à tout faire pour limiter l’incertitude et dompter les détails qui font du mal ou du bien. Ensuite, conscient des limites de son rôle, comme de l’importance de son influence, il se soumettra, en bon fils de paysan, à la seule loi que près de 40 ans de professionnalisme lui ont appris à respecter : celle du terrain.
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Message  67120 le Lun 1 Avr - 13:15

Le message personnel de Laurey
Thierry Laurey a clos sa conférence de presse d’après-match samedi au stade Pierre-Mauroy par un émouvant message personnel à un proche: «J’ai un ami qui devait venir de Montpellier avec son épouse, un ami qui m’est cher. Il a dû repartir en urgence de Lille à Montpellier parce que sa maman est décédée. Il y a des choses plus importantes dans la vie (sous-entendu: que le football). Christian, je te salue et je te présente toutes mes condoléances. Sois courageux, mon pote.»
L’entraîneur strasbourgeois a également eu une pensée pour les absents de la feuille de match. «J’ai amené 23 joueurs ( à Lille ). Les jeunes ( restés à Strasbourg ), c’est un autre débat. Cette Coupe de la Ligue, on l’a gagnée à 23, pas à 18. J’ai dû faire des choix assez douloureux, car on aurait aimé faire participer tout le monde. Malheureusement, ce n’était pas possible. On a dû écarter des garçons qui ont un état d’esprit irréprochable ( Abdallah Ndour, Benjamin Corgnet, Samuel Grandsir, Jonas Martin et Eiji Kawashima ). C’était certainement l’une des décisions les plus compliquées de ma carrière d’entraîneur.»
Enfin, Thierry Laurey n’a pas manqué de rendre un hommage au chef de fil de sa jeunesse triomphante. «Antho ( Anthony Caci ) nous a fait confiance même quand on n’était pas pro. Il y a huit mois, on ne pensait pas être là, mais lui, encore moins. Il a travaillé. On lui a donné sa chance et il a su la saisir. Le tout, c’est que ces gamins-là gardent les pieds sur terre. D’autres vont pousser et j’espère qu’on donnera leur chance au maximum de joueurs.»
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Message  67120 le Jeu 18 Avr - 13:12

Là où tout a commencé…
Thierry Laurey a commencé sa carrière d’entraîneur à Montpellier. Durant huit ans, le futur entraîneur de L 1 a appris le métier. Alors que les Héraultais sont attendus à la Meinau samedi, il revient sur cette époque formatrice au MHSC.
« J’ai passé d’excellents moments à Montpellier. Ces huit années ont été une belle école de la vie ». Thierry Laurey n’en garde que des bons souvenirs. Et on ne parle pas ici des sept saisons passées à suer en défense centrale sous le maillot cher à Louis Nicollin, entre 1991 et 1998. Mais bien de celles qui ont suivi, entre 1998 et 2006, quand le natif de l’Aube a appris le métier d’entraîneur.
« La transition a été naturelle »
« Lors de mon dernier contrat, j’avais signé six ans : trois ans comme joueur et trois ans pour la reconversion », rappelle l’entraîneur des Ciel et Blanc.

Une reconversion que Thierry Laurey, passionné de ballon rond, ne voyait pas dans un autre milieu. « Le foot, je ne connais que ça, je ne sais rien faire d’autre, lâche-t-il en souriant. Et je savais que je voulais être coach après ma carrière : j’ai passé mes premiers diplômes à l’âge de dix-huit ans ».

Et le natif de l’Aube n’a pas attendu la fin de sa carrière pour continuer à se former. Quitte à faire des sacrifices. « Pendant les trois semaines de vacances de juin, ma femme partait aux Baléares pendant que j’allais à Clairefontaine pour passer mes examens », raconte-il.

Après une dernière saison en défense centrale, ponctuée de 24 titularisations et une campagne en coupe Intertoto, l’ex-joueur bascule donc sans temps mort du côté du staff du MHSC, en devenant adjoint de Jean-Louis Gasset. « Je connaissais bien le coach, forcément et je connaissais bien les joueurs. La transition a été naturelle », expose-t-il. Après une saison et demie auprès des pros, le jeune entraîneur qui n’a même pas 40 ans intègre le centre de formation. Il y fera toutes ses classes. U 17, U 19, équipe réserve, directeur du centre… Thierry Laurey touche à tout.

« La première équipe vraiment à moi, c’étaient des U 17 Nationaux, se souvient-il. On avait une super génération, on avait fait une demi-finale de championnat de France et un quart de finale de Gambardella ».

Et Thierry Laurey apprend à gérer des jeunes. « C’était une bonne expérience, parce que tu ne formes pas seulement des joueurs, tu essayes aussi de les faire grandir en tant qu’hommes, souligne l’entraîneur. Et puis il faut gérer les parents. Ça m’a appris le métier. Au début, je me suis fait avoir une paire de fois, en donnant ma confiance sans retour. J’ai appris à les tenir, à ne pas trop m’engager. Tu apprends que tu peux dire certaines choses et d’autres non ».

Quitte à décevoir nombre de gamins en leur apprenant qu’ils ne passeront pas pros. « C’est sûr, tu es amené à prendre ces décisions qui vont changer la vie d’un gamin. C’est beaucoup plus de responsabilités que de dire à un joueur professionnel qu’il ne sera pas dans le groupe des dix-huit le week-end », expose encore Thierry Laurey.

Mais le jeune entraîneur a aussi plaisir à voir certaines jeunes pousses éclore au plus haut niveau, ce qui représente pour lui la plus « belle récompense ».

Le tout dans un environnement familier où Thierry Laurey est comme un poisson dans l’eau. « J’étais content de rester à Montpellier, car mes enfants étaient encore scolarisés. Pour ma famille, c’était plus simple, expose-t-il. Et d’ailleurs, le fait d’avoir des enfants du même âge que ceux que je formais au centre m’a aidé à mieux les comprendre ».

Thierry Laurey apprend aussi à faire des compromis. « Quand tu entraînes au centre, parfois, tes U19 vont jouer en CFA, tu fais appel à des U16, raconte-il. Avant chaque week-end, on faisait une réunion avec les autres entraîneurs. Il fallait toujours s’adapter, tu n’avais jamais les mêmes effectifs ».

En février 2004, il revêt à nouveau le costume d’adjoint à Montpellier, sous la houlette de Robert Nouzaret. Avant de finir par quitter son club formateur pour voler de ses propres ailes fin 2006, où il débute comme entraîneur principal à Sète, en National.

« J’aimais beaucoup former les jeunes, mais ensuite je me suis tourné vers les adultes. C’est lié à mon caractère, souligne Laurey. Quand tu entraînes les jeunes, tu dépends toujours des autres. Et j’aime avoir les cartes en mains ».

Reste que c’est bien en « faisant le tour de tout » au MSHC que Thierry Laurey est devenu le patron qu’on connaît…

Le match de la 35e journée de Ligue 1 entre le Racing et l’Olympique de Marseille a été fixé. Il aura lieu le vendredi 3 mai, à 20h45, à la Meinau.
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