Thierry Laurey

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Thierry Laurey

Message  67120 le Mar 31 Mai - 16:04

THIERRY LAUREY, NOUVEL ENTRAÎNEUR

Le Racing a trouvé un accord avec Thierry Laurey pour occuper le poste d’entraîneur du Club à partir du 1er juillet 2016. Il s’est engagé pour deux saisons.
Ancien milieu de terrain international, Thierry Laurey (52 ans) entraînait le GFC Ajaccio ces dernières saisons, club qu’il a fait monter successivement de National en Ligue 2 puis en Ligue 1.
Thierry Laurey sera présenté officiellement lundi prochain.

FICHE DE PRÉSENTATION

Né le 14 février 1964 à Troyes
International A (1 sélection)
516 matches joués en professionnel (Valenciennes, Marseille, Montpellier, Sochaux, Paris SG, Saint-Etienne)

Clubs entraînés :

2007-2008 : FC Sète (National)
2008-2009 : Amiens SC (Ligue 2)
2011-2012 : AC Arles-Avignon (Ligue 2)
2013-2016 : GFC Ajaccio (Nationa, Ligue 2, Ligue 1)
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mar 31 Mai - 16:33

Thierry Laurey, nouvel entraîneur du Racing !
Un joueur préfère savoir où il met les pieds. Pour en recruter, mieux vaut savoir qui les entraînera. Voilà pourquoi Marc Keller et son équipe n’ont pas traîné pas. Le dossier de l’entraîneur était bien prioritaire.
Hier, Marc Keller annonçait la non-reconduction de Jacky Duguépéroux. Vingt-quatre heures plus tard à peine, voici son successeur.
Thierry Laurey, malgré des moyens très faibles comparés aux autres écuries, a failli maintenir le Gazelec en Ligue 1. Il connaît très bien la Ligue 2 pour y avoir officié à la tête du SC Amiens, d’Arles-Avignon, qu’il a fait monter du National à la Ligue 1 et donc du GFC Ajaccio, qu’il a hissé en Ligue 1 à la surprise générale voici un an.
Après un début de saison catastrophique, il a pris 21 points sur 27 possibles entre la 11e et la 19e journée. Les Corses étaient alors bien partis pour se maintenir, avant une fin de saison plus délicate et finalement fatale.
En tant que joueur, Thierry Laurey, 52 ans, né le 17 février 1964, est passé par Valencienne, Marseille, Montpellier, Sochaux, le Paris SG et Saint-Etienne, avant de finir sa carrière à Montpellier. Et d’y entamer celle d’entraîneur, à la tête des réserves pros.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mar 31 Mai - 19:58

Laurey, c’est fait !

Le club strasbourgeois vient de confirmer sur son site internet que Thierry Laurey sera bien son nouvel entraîneur. Les deux parties sont tombées d’accord sur la base d’un contrat de deux ans.
L’ancien milieu de terrain international (1 sélection), qui a disputé 516 matches pros, sera présenté lundi prochain. A 52 ans, le Troyen de naissance a déjà une longue expérience du National, de la Ligue 2 et la Ligue 1. Son bilan est toutefois mitigé. S’il a amené le Gazelec Ajaccio du National à la Ligue 1 en deux accessions consécutives (de 2013 à 2015), il a aussi connu trois relégations : de Ligue 2 en National avec Amiens en 2008-2009, puis avec le « Gaz » en 2013 (Ndlr : mais il n’avait repris l’équipe qu’à la mi-février), et, enfin, de Ligue 1 en Ligue 2 cette saison avec le club corse.
Comme l’ex-président Philippe Ginestet en 2007, qui avait évincé Jean-Pierre Papin, l’homme du retour en L1, au profit de Jean-Marc Furlan qui venait de dégringoler avec Troyes, Marc Keller a choisi de se séparer d’un coach qui venait de le faire monter, Jacky Duguépéroux, pour un autre qui reste sur une descente, Thierry Laurey. Il y a neuf ans, ça n’avait guère porté bonheur au Racing, relégué un an plus tard en Ligue 2.
Le site officiel du GFC Ajaccio a de son côté précisé que Thierry Laurey serait accompagné au RCSA de son adjoint Fabien Lefèvre, comme lui ancien joueur de Montpellier.
Alsace
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mer 1 Juin - 5:12

Thierry Laurey nommé entraîneur pour les deux saisons à venir Thierry Laurey est arrivé
Thierry Laurey, 52 ans, en fin de contrat avec le Gazelec Ajaccio (tout juste relégué de Ligue 1), a signé hier pour deux saisons en faveur du Racing Club Strasbourg. Il aura pour principale mission de maintenir le club strasbourgeois en Ligue 2.
L’affaire n’a pas traîné longtemps. Moins de 24 heures après l’officialisation du départ de Jacky Duguépéroux (lire ci-dessous) , le Racing a désigné son nouvel entraîneur. Comme pressenti depuis quelques jours (DNA d’hier) , c’est Thierry Laurey qui va prendre la suite de “Dugué”. Il a paraphé, hier en début d’après-midi, un contrat qui le lie pour deux ans au club strasbourgeois.
Direction Strasbourg après avoir fait « du bon boulot en Corse »
« On avait trois critères, exposait hier le président Marc Keller, pour expliquer son choix. On voulait quelqu’un qui avait de l’expérience, du caractère et qui connaît bien les trois divisions (National, L2, L1, ndlr) ». Et Marc Keller d’ajouter un dernier critère à la liste, à savoir « l’enthousiasme ».
Thierry Laurey, 52 ans, était libre depuis quinze jours, après avoir passé trois saisons et demie sur le banc du Gazélec d’Ajaccio. Trois saisons où il a fêté deux accessions (en L2, puis en L1), même si le coach a quitté le “Gaz” sans avoir pu éviter une relégation en Ligue 2.
« Il s’en va en laissant une très belle image en Corse. Ici, il a fait du très bon boulot, il a quand même pris l’équipe quand elle était au fond du trou pour enchaîner deux accessions », expose-t-on du côté du journal Corse Matin.

Avoir des résultats sans beaucoup de moyens… Voilà qui explique certainement la nomination de Thierry Laurey dans la dernière short-list de l’UNFP pour la désignation du meilleur entraîneur de Ligue 1. Une liste où il s’est retrouvé – excusez du peu – en compagnie de Laurent Blanc (Paris-SG, finalement élu), Claude Puel (Nice) et Stéphane Moulin (Angers)…
Avant de devenir entraîneur, le natif de Troyes a eu une belle carrière de joueur. Celui qui pouvait aussi bien évoluer en récupération qu’en défense centrale a notamment fait le bonheur de Marseille ou Saint-Etienne, avant de terminer sa carrière en 1998, à Montpellier.

Il totalise plus de 500 matches en Ligue 1 et peut se targuer d’avoir une sélection en Bleu (en 1989).

Assez logiquement, sa carrière d’entraîneur a débuté dans l’Hérault, où il prend la tête de l’équipe réserve de Montpellier durant la saison 2000/2001. Il a ensuite officié à Sète (2007/2008), Amiens (2008/2009), avant de filer à Arles-Avignon (2011/2012).

Arrivé hier en Alsace, Thierry Laurey a signé son contrat, avant de rencontrer Jacky Duguépéroux pour faire un point sur l’effectif.

À la reprise, fin juin, il sera rejoint à Strasbourg par son adjoint Fabien Lefèvre (45 ans), avec qui il travaillait à Ajaccio.
Thierry Laurey sera encore présent en Alsace aujourd’hui. Il doit notamment rencontrer Loïc Déziré (en charge du recrutement), François Keller (centre de formation) et Sébastien Roi, qui devrait désormais être en charge de la vidéo. Toujours du côté du staff, Florian Bailleux, le préparateur physique, devrait rester en Alsace.

Seule la question de l’entraîneur des gardiens reste en suspens. « Alex Vencel n’est là qu’à mi-temps et Thierry Laurey a l’habitude de travailler avec un entraîneur des gardiens à plein temps… Donc à lui de voir », a simplement indiqué Marc Keller hier.

Thierry Laurey devrait être officiellement présenté lundi prochain. D’ici là, les supporteurs auront encore l’occasion de savourer la montée, lors de l’ultime match de la saison, vendredi à la Meinau, face à Dunkerque.

Par ailleurs, le Racing passera devant la DNCG le 14 juin prochain
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mer 1 Juin - 5:38

Laurey après « Dugué »
Flanqué de Fabien Lefèvre, son adjoint au Gazelec Ajaccio, Thierry Laurey, qui a résilié son bail d’un an en Corse, entraînera le RCSA jusqu’en 2018. Le préparateur physique Florian Bailleux, dont le contrat va être prolongé, et l’adjoint Sébastien Roi, lié au club jusqu’en 2017, restent dans le staff.
Le bruit avait couru lundi très tard – trop pour une parution hier dans nos colonnes – que Thierry Laurey serait très prochainement à Strasbourg. En réalité, le désormais ex-entraîneur du Gazelec Ajaccio, qui vient de descendre en Ligue 2, était déjà à pied d’œuvre dans la capitale de l’Europe.

Reçu par le président Marc Keller et le président du conseil de surveillance Pierre Schmidt, le technicien de 52 ans, qui avait auparavant fait monter le « Gaz » deux années de suite (voir encadré), les a persuadés de lui confier la succession de Jacky Duguépéroux.

Les deux parties ont trouvé un terrain d’entente sur la base d’un bail de deux ans à compter du 1er juillet. Mais le nouveau coach, qui arrive avec son ancien partenaire à Montpellier et adjoint au GFCA Fabien Lefèvre, enrôlé pour la même durée, est déjà au boulot.
Hier, il a échangé avec le coordinateur du recrutement fraîchement nommé, Loïc Désiré, mais aussi Jacky Duguépéroux et Sébastien Roi. Ce dernier, sous contrat jusqu’en 2017, restera en qualité de 2e adjoint, plus spécialement en charge de la vidéo. Le futur staff sera également composé de l’actuel préparateur physique, Florian Bailleux, dont l’engagement, qui s’achève le 30 juin, sera prolongé. Seul le cas des entraîneurs de gardiens, Alexander Vencel et Albert Stoeckel, qui se partagent la tâche en fonction des disponibilités du premier (1), n’a pas été tranché. « Thierry a l’habitude de travailler avec un coach des gardiens à temps plein. Il va réfléchir et reviendra vers nous dans quelques jours », indique Marc Keller.
Il repart ce matin et ne parlera pas avant lundi
Pour s’engager avec le club bas-rhinois, Thierry Laurey a résilié à l’amiable sa dernière année en Corse. Il quitte Strasbourg dès ce matin et ne sera présenté que lundi. D’ici là, il observera un mutisme absolu. « C’est logique », estime le président, « car nous préparons la réception de Dunkerque vendredi (20 h) dans une Meinau à guichets fermés. Il n’y assistera pas. Ce dernier match sans pression et sans stress, qui, avec le retour en L2, marque la fin d’un cycle de quatre ans, est d’abord celui des joueurs, du staff actuel et de Jacky. Eux et nous aussi un peu, les dirigeants, avons mérité de le savourer. »

Ce mardi, l’ancien milieu de terrain, puis défenseur central a en tout cas convaincu Marc Keller de le nommer. « Sur l’identité des autres postulants, je ne m’épancherai pas (Ndlr : comme indiqué dans « L’Alsace » d’hier, Sabri Lamouchi en faisait bien partie, mais son niveau de rémunération au Qatar constituait un obstacle majeur). Nous avions établi trois critères. Nous voulions un coach : 1. expérimenté ; 2. avec du caractère et du punch ; 3. qui connaisse bien la L1, la L2 et le National. Thierry correspond à ces critères et sa forte volonté nous a en plus interpellés. »

À l’instar de Philippe Ginestet en 2007, le patron du Racing a donc fait le choix risqué de remplacer le technicien qui venait de le faire monter par un autre restant sur une relégation (2). À l’époque, ça n’avait pas porté chance au club bas-rhinois, retombé en L2 au printemps suivant. Mais Marc Keller assume : « Je ne commenterai pas ce qui s’est passé il y a neuf ans parce que je n’étais pas là. Le cas d’aujourd’hui est très différent. Jacky est sorti de sa retraite pour ramener le club en L2. Il a atteint l’objectif, mais ça n’a pas été facile. Je suis très heureux et je trouve magnifique de le voir partir avec les honneurs. Même si je peux comprendre qu’il ressente un peu d’amertume, c’est pour lui la plus belle des sorties. Un nouveau chantier s’ouvre. Maintenant que l’entraîneur est trouvé, les auditions des joueurs vont commencer et les pistes de recrutement, être approfondies. Même si le timing est serré parce que nous finissons début juin, il n’est pas question d’aller trop vite, ni de céder à la panique. »
Avec 16 joueurs sous contrat (3), dont une forte proportion de cadres, Thierry Laurey peut s’appuyer sur une bonne base de travail.

(1) Instructeur des gardiens à la FIFA, le Franco-Slovaque est souvent en déplacement.

(2) Il avait évincé Jean-Pierre Papin qui avait fait remonter le Racing en L1 au profit de Jean-Marc Furlan, relégué en L2 avec Troyes.

(3) En fin de contrat le 30 juin, Alexandre Oukidja dispose en fait d’une prolongation automatique d’un an grâce à l’accession en L2 et s’ajoute aux quinze listés dans notre édition de dimanche.

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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mer 8 Juin - 18:04

« Réussir notre retour en Ligue 2 »
Ce mercredi matin, Marc Keller, Président du Racing, et Thierry Laurey ont tenu une Conférence de Presse pour présenter le nouvel Entraîneur de l’équipe. L’objectif annoncé est de réussir le retour du Racing en Ligue 2.
Avant d’entamer les échanges, Marc Keller a eu un mot sur la disparition de son ancien coéquipier, Stephen Keshi.
http://www.rcstrasbourgalsace.fr/actualites/stephen-keshi-est-parti
> Marc KELLER (Président du RCSA)
« Avant de donner la parole à notre nouvel entraîneur Thierry Laurey, je tiens à vous dire dans quel état d’esprit le club et moi-même abordons cette première saison du retour du Racing dans le monde professionnel. Il se résume en trois mots : humilité, enthousiasme et ambition.
HUMILITE – Parce qu’il va désormais falloir retrouver nos repères. Il y a une part d’inconnu. Cette fois, nous n’aurons pas la pancarte de favori mais bel et bien celle d’un promu, c’est la stricte réalité. Il n’a pas suffi de s’appeler Strasbourg pour remonter. La pression a été très forte. Nous avons su la gérer au mieux. Il ne suffira donc pas de s’appeler Strasbourg non plus pour supposer que ce sera facile. Qui, par exemple, aurait cru que le Paris FC, dont le projet était de monter en Ligue 1, allait redescendre aussi rapidement. Soyons humbles, je le répète, comme nous l’avons été dans notre reconquête. Sans elle, qui nous a porté durant le voyage difficile dans le monde amateur, nous n’y serions pas parvenus. Gardons-là. Elle nous gardera de tout excès.
ENTHOUSIASME – Parce que nous revenons enfin à la maison, dans le monde professionnel. Nous retrouvons la Ligue 2 six ans après l’avoir quittée. Toute une région attendait cela. Notre envie de croquer dans la pomme est énorme. Elle anime le Racing et toutes ses composantes au moment de se jeter dans l’aventure. C’est un moment excitant que nous vivons.
AMBITION – Notre ambition c’est de réussir le retour du club dans le monde professionnel, sereinement, sans précipitation. Nous abordons un championnat d’une grande qualité. La moitié des équipes ont déjà connu la Ligue 1, comme nous. Notre ambition est tout simplement de finir à la meilleure place possible.
Aujourd’hui, l’heure est à la consolidation de ce qui a été fait déjà, à rendre plus solides encore les bases du club. Nous nous y attachons chaque jour qui passe, sportivement et administrativement
L’ENTRAîNEUR – Pour Thierry Laurey, nous avions fixé, avec Pierre Schmidt, Président du Conseil de Surveillance, trois critères. Nous cherchions :

    quelqu’un d’expérimenté
    un homme avec de la personnalité
    un entraîneur qui connaisse parfaitement les trois divisions (L1, L2, National)

Lors des discussions, on a senti Thierry Laurey très motivé par notre challenge. Cela a été décisif dans notre choix. »

> Thierry LAUREY
« Je suis très heureux de me retrouver dans un club comme le Racing. J’étais à la fin d’un cycle au Gazélec d’Ajaccio, où j’ai vécu des choses extraordinaires et je remercie les dirigeants corses de m’avoir fait confiance. Aujourd’hui c’est une nouvelle aventure qui débute. Elle est très enthousiasmante, très excitante. J’espère que nous serons suffisamment performants pour donner du plaisir aux dirigeants et à tous nos supporters. »
« Lors des discussions avec Marc, j’ai trouvé beaucoup de pragmatisme et de réalisme dans la construction d’un projet durable pour le club. Je suis très fier que les dirigeants m’aient choisi. Strasbourg est un grand club français ! C’est évidemment un honneur d’être à la tête de l’équipe cette saison. Nous ferons tout pour rendre aux supporters leurs attentes. »
« Concernant l’équipe, j’ai regardé beaucoup de vidéos. J’ai repéré certaines choses, évidemment. Un audit a été fait pour orienter le recrutement. Les discussions avec les joueurs que nous souhaitons conserver et d’autres que nous souhaitons faire venir sont en cours. On veut réaliser la meilleure saison possible et permettre au Racing de réussir son retour en Ligue 2. »
« J’aimerais un groupe de 20 joueurs. A la reprise, quatre jeunes (Weissbeck, Solvet, Caci, Schmittheissler) seront avec nous. L’idée est de constituer un esprit au sein du groupe. Quantitativement, on est obligé de consolider le secteur défensif, pour parer aux éventuelles suspensions et blessures. Offensivement, il y a certainement des choses à améliorer. »

« Fabien Lefèvre sera mon adjoint. C’est quelqu’un de travailleur, de fidèle. C’est une chance de travailler avec lui car il donne toujours le meilleur pour les clubs avec lesquels il travaille. Je ne suis pas ici pour bousculer les choses. L’équipe et le staff ont bien fonctionné ensemble la saison dernière. D’ailleurs, Florian Bailleux et Sébastien Roi restent avec nous. »
« L’intersaison est particulière car on perd trois semaines par rapport aux autres équipes. C’est un petit handicap pour les trois promus. On en a discuté avec le préparateur phyique. Sur l’aspect physiologique, ce n’est pas un souci majeur. Mais sur l’aspect mental, ce sera plus compliqué car cela fait deux saisons que les joueurs sont sous pression. Cela peut être dur de remettre la machine en route, pour certains. C’est un aspect de la préparation sur lequel nous serons particulièrement vigilant. D’où la volonté d’apporter du sang neuf au sein du groupe. »

« L’engouement du public est très excitant. Evidemment, j’ai envie de participer à cela. Forcément, c’est quelque chose d’attirant. J’étais à Epinal pour le match de la montée contre Raon l’Etape. J’avais été subjugué par l’ambiance dans les tribunes strasbourgeoises. Il n’y a pas beaucoup d’endroits en France qui peuvent s’appuyer sur une telle ambiance et une telle ferveur. C’a été un critère dans mon choix. »

« La Ligue 2 demande beaucoup de travail. C’est un niveau supérieur au National mais pas insurmontable. Il faudra franchir une étape mais cela ne m’inquiète pas. »

https://youtu.be/Cpgtq4mQbO0

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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 4 Juil - 5:27

Thierry Laurey, un entraîneur qui a de la bouteille Une longue histoire

Thierry Laurey aborde le défi strasbourgeois avec quelques expériences passées dans sa besace et quelques idées fortes sur le foot pro

Nommé le 31 mai pour succéder à Jacky Duguépéroux et contribuer à un retour réussi du Racing en Ligue 2, Thierry Laurey peut s’appuyer sur un parcours au long cours qui l’a conduit dans tous les recoins du foot pro. Ses plus de trente ans de carrière doivent être un atout pour le club strasbourgeois qui débutera à Bourg-en-Bresse dans moins de quatre semaines.
« Le foot, j’y ai pris goût dans mon village de l’Aube, à Saint-Mesmin, où j’ai pu jouer jusqu’en DH. Il y a 800 habitants, il n’y a que le foot. Dans ma génération, il y avait quelques bons jeunes et on avait eu des résultats. Mon père était ouvrier agricole, ma mère faisait des ménages avant de devenir factrice. J’avais un oncle qui était arbitre. J’ai été repéré par Troyes, que j’ai rejoint en minimes et où j’ai fait mes classes. Mais quand j’avais 16 ans, le club a déposé le bilan. Et je me suis retrouvé à Romilly-sur-Seine, en D3, à jouer tous les matches. C’était assez significatif et j’ai été repéré par d’autres clubs pros. Il y avait Valenciennes ou Auxerre. J’ai choisi Valenciennes et je n’ai pas eu à le regretter. C’est là-bas que j’ai rencontré ma femme. Après, d’un point de vue familial, il y avait une approche saine du football. Mes parents ne m’ont jamais mis la pression. Je réussissais dans le sport, tant mieux. Sinon, il m’aurait fallu trouver une autre voie et puis voilà.

« Je ne risquais pas d’avoir la grosse tête »

Je ne risquais pas d’avoir la grosse tête. Ils ne venaient que trois ou quatre fois par an à Troyes pour me voir jouer par exemple. Cela m’a permis de développer une certaine autonomie dans ce milieu du foot. Après, par rapport à Valenciennes, il y avait déjà des relations à l’Alsace. Je me souviens notamment que VA avait perdu un barrage pour la montée face à Mulhouse (1982). Derrière, le club ne s’en est jamais remis et j’ai dû le quitter sur un dépôt de bilan. »

Une carrière longue durée

« J’ai eu une curieuse relation avec certains clubs. Et dans mon parcours, j’ai parfois dû partir alors que j’aurais bien aimé rester. Je serais bien resté à Valenciennes, mais je pouvais envisager la Ligue 1, au Matra Racing, ou à Bruges en Belgique. J’ai opté pour Marseille. Et puis, il y a eu des épisodes après une saison correcte. J’ai été prêté à Montpellier, puis j’ai été échangé avec Sauzée à Sochaux. Je jouais milieu récupérateur. Avec Sochaux, on a décroché deux fois la 4e place. Mais c’est clair que c’est le genre de club où tu es moins médiatique, même s’il y avait une génération exceptionnelle avec les Croci, Paille et compagnie. Il y a eu quelques matches au PSG où ça a tourné court parce que je ne me sentais pas nécessairement bien dans l’environnement parisien. Je pars rapidement à Saint-Étienne où la première saison se passe bien avant qu’on ne recrute un joueur à mon poste. L’entraîneur ne me fait plus jouer et je me retrouve à Montpellier pour sept saisons. C’est le moment où je me suis résolu à redescendre d’un cran sur le terrain. C’est un moment aussi où je décide de m’installer avec ma famille, mes deux fils. C’est là-bas que je termine ma carrière et où j’envisage ma reconversion. Je me suis rarement pris la tête par rapport à mon parcours de joueur. Dans ce milieu, on gagne quand même très bien sa vie. Pleurer pour 1000 ou 2000 francs de plus, cela ne me venait pas à l’esprit. Et il ne me paraît pas concevable de débarquer le matin, à l’entraînement, avec la banane et d’en partir, avec la banane. »

Des rencontres

« C’est clair qu’avoir pu croiser des Giresse, Sliskovic, Förster, au début, c’est extrêmement enrichissant. À Montpellier, les Blanc, Pérez, Der Zakarian ou encore Bazdarevic, Hadzibegic et Carrasco à Sochaux, c’était pas mal non plus. »

« Les entraîneurs avaient l’habitude de me mettre en chambre avec les étrangers »

« J’ai vraiment fait des rencontres particulières, notamment parce que les entraîneurs avaient l’habitude de me mettre en chambre avec les étrangers, je ne sais pas trop pourquoi. Parce que j’étais plutôt curieux peut-être. Par rapport à Carrasco, il y avait un petit rituel, à chaque veille de match. Il ramenait une petite part de gâteau et on se la partageait avant de dormir. On avait d’ailleurs fait un tournoi d’avant-saison, au Nou Camp, dans le cadre de son transfert. Et pour le match d’ouverture, ça n’avait pas manqué, devant 60 000 spectateurs, on avait battu le FC Barcelone, 2-1, je crois. Et Carrasco, à un quart d’heure de la fin, était sorti. Et il avait reçu une ovation de tout le stade. À ce moment-là, tu te rends compte que tu joues avec une star, alors qu’il n’a jamais rien réussi à Sochaux. Il faut dire qu’entre Barcelone et Sochaux, ce n’est pas tout à fait le même environnement »
Le métier d’entraîneur
« L’envie est venue tôt. À l’âge de 18 ans, je passais des premiers diplômes, sur les conseils du CTD de l’Aube. Et en 2006, j’ai obtenu mon DEPF (diplôme d’entraîneur professionnel) en faisant chambre commune avec Rudi Garcia à Clairefontaine. Par rapport à mon parcours, Henrik Kasperczak ou Sylvester Takac ont pu me marquer. Et ce n’est pas un hasard. Ce sont encore deux étrangers et ils avaient cette capacité à parler de choses et d’autres en dehors du terrain, à faire preuve de psychologie, tout en étant très rigoureux sur le terrain. Tu discutais tranquillement avant la séance et après, un mec comme Takac pouvait te fracasser. Il y a des épisodes aussi qui restent grâce à ces coaches, comme quand la femme de Kasperczak nous a dressé, dans l’aéroport vide de Montpellier, une table avec des bouteilles de champagne au retour d’un déplacement victorieux à Metz. Ce sont des attentions qui te donnent envie de te bouger le cul pour ton entraîneur. En termes de management des hommes, j’ai aussi appris avec Christophe Galtier, avec qui j’ai travaillé comme recruteur pour Saint-Étienne. Grâce à lui, j’ai compris que sur un banc, il faut toujours avoir un coup d’avance. »

Son parcours d’entraîneur

« J’ai toujours privilégié le projet sportif, sachant que j’ai toujours été dans une position où je pouvais choisir. Il peut y avoir des modèles, comme Claude Puel qui a toujours réussi sur la durée, partout où il est passé, et même à Lyon. Avec les différentes expériences que j’ai pu accumuler, je pars de certains principes, la nécessité de s’exprimer clairement, de faire ce que je dis, de ne pas être dans l’esbroufe car cela ne marche pas sur la durée. »

« Je ne peux pas entraîner un joueur que je n’aime pas »

« Je ne peux pas entraîner un joueur que je n’aime pas. Et pour exiger quelque chose d’eux, je leur dis la vérité. Chaque week-end, il y a onze titulaires, après il y a cinq remplaçants qui ne sont pas nécessairement contents et il y en a cinq ou six qui ne sont pas dans le groupe et qu’il ne faut pas perdre. Il faut avoir tout le monde avec soit pour réussir sa saison, même celui qui est en tribunes. Il faut savoir donner à manger à tout le monde. C’est sur cet aspect psychologique qu’il faut faire la différence. Mettre en place un 4-3-3, un 4-4-2, un bloc défensif, tout le monde sait faire. Après, il faut savoir donner aux joueurs pour qu’ils donnent en retour et ne se sentent pas lésés. Et qu’ils aient confiance. »

Ses principes tactiques

« Le système qui me plaît le plus, c’est le 4-4-2 avec un milieu en losange. J’ai connu un déclic la saison passée avec le Gazélec, grâce à ça. Cela impose quelques caractéristiques, notamment des joueurs offensifs avec deux attaquants athlétiques, qui savent garder le ballon, mais cela permet de se projeter vite vers l’avant et cela me semble vraiment adapter à la Ligue 2 aussi, où il y a la possibilité d’embrouiller des équipes tactiquement. Après, en termes de référence ultime, il y a le Milan AC de Sacchi, voire de Capello avec Desailly en plus. Et ce n’est pas dans une démarche critique mais le PSG et même le Bayern de ces dernières saisons, cela peut me soûler. Le but du foot n’est pas d’avoir la possession du ballon, de réussir le plus grand nombre de passes. Plutôt que le Bayern de Guardiola, je préfère celui de Heynckes. Le PSG domine la Ligue 1 de la tête et des épaules avec 75 ou 80 % de possession de balle ? Et alors, qui dit qu’il n’aurait pas encore plus d’avance en se projetant vite dans le camp adverse et en cherchant systématiquement les espaces? Et ne voyez pas une critique gratuite de Laurent Blanc, c’est un copain de longue date. C’est juste une réflexion et une question que l’on peut se poser : le Barça ou le PSG ne font-ils pas fausse route ? »

Le rapport au sport

« Je suis intéressé par absolument tous les sports, la natation, le basket, le rugby… Il y a un an, après la finale de NBA, j’étais convaincu qu’il ne fallait pas enterrer LeBron James. Et un an plus tard, c’est lui qui est au rendez-vous pour porter Cleveland au titre »
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 25 Juil - 5:14

Thierry Laurey dresse le bilan de la préparation du Racing et se projette sur la saison à venir « Une ambition légitime »
Le compte à rebours est lancé. Vendredi, le Racing renouera avec la Ligue 2, six ans après l’avoir quittée. Thierry Laurey, l’entraîneur strasbourgeois, aborde avec « enthousiasme » et « humilité » cet exercice 2016-2017. Le technicien nourrit l’espoir de vivre un « championnat tranquille ».
L e Racing attaque, ce lundi, sa cinquième et dernière semaine de préparation. Quelles sont vos premières observations ?
– Les garçons répondent à mes attentes. Ils sont très sérieux, rigoureux et affichent un bon état d’esprit. Mais on peut faire mieux, c’est clair, net et précis. On s’entraîne tous les jours dans l’idée de progresser tous ensemble.
Pour l’instant, je constate qu’on a du mal à tuer nos matches. On n’a pas marqué suffisamment à mon goût et la remarque ne concerne pas uniquement les attaquants.
Nous devons également nous montrer plus performants sur coups de pied arrêtés. Nous ne sommes pas encore tout à fait prêts pour ce premier match de championnat (vendredi à Bourg-en-Bresse) , mais à ce stade, c’est normal.

« Je suis venu ici pour trouver un nouveau souffle »

– À titre personnel, comment avez-vous vécu votre immersion au RC Strasbourg ?
– J’ai découvert un très bon club, ambitieux, tel que je l’attendais. Il me restait encore un an de contrat au Gazélec Ajaccio. A priori, je n’avais aucune raison de partir. Mais sans dénigrer ce que j’ai vécu là-bas, j’ai simplement eu l’opportunité de réaliser un projet plus intéressant à Strasbourg.
Je suis venu ici pour trouver un nouveau souffle, après trois ans et demi dans le même club. J’arrive avec beaucoup d’envie, de passion et d’enthousiasme.
– Quel objectif le Racing s’est-il fixé, à l’heure de renouer avec le monde professionnel ?
– L’idée, c’est de faire un championnat tranquille. Je ne vais pas dire maintenant que nous voulons monter directement en Ligue 1. D’abord, il faut ancrer ce club en Ligue 2. Marc (Keller, le président) est en train de façonner tout ça, tant au niveau du recrutement et des infrastructures que sur les plans financier et commercial.
De mon côté, j’espère qu’on se retrouvera assez rapidement dans une zone médiane, sachant qu’il y aura obligatoirement des coups de mou. Un championnat est rarement linéaire et je n’oublie pas que les joueurs n’ont eu que trois semaines de vacances cette année. Auront-ils bien récupéré ? Je n’ai aucune certitude.

« J’espère que nous serons à la hauteur des espoirs placés en nous »

Le but, c’est que tout le monde avance ensemble, dans un championnat plus athlétique que technique. L’état d’esprit peut nous aider. Il ne faudra ni s’enflammer, ni nous mettre six pieds sous terre si un jour ça va moins bien.
– Quels sont, selon vous, les favoris de cette Ligue 2 version 2016-2017 ?
– Reims, Troyes, Lens, Le Havre, le Red Star... Ce sont soit des équipes qui descendent de Ligue 1, soit des groupes qui ont du vécu et ont été légèrement améliorés à l’intersaison.
Dijon et Nancy, qui avaient terminé quatrième et cinquième en 2015, sont montés l’année suivante. Je pense que les clubs qui ont bien figuré lors de la saison écoulée seront encore présents.
Pour notre part, on aimerait être derrière ces équipes-là. On a un budget conséquent, des joueurs d’expérience et donc une ambition légitime. Mais on sait aussi d’où on vient. Cela nous conduit à afficher une certaine humilité qui doit faire notre force. Le Paris FC, l’an dernier, devait tout casser. On a vu le résultat (l’écurie francilienne a fini lanterne rouge et a été reléguée en National)...
Une saison, c’est très long et il est très difficile d’être régulier. J’espère que nous serons à la hauteur des espoirs placés en nous.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Mar 26 Juil - 5:23

deux nouvelles têtes dans le staff du Racing

Jean-Yves Hours (à gauche) et Fabien Lefèvre, deux adjoints aux petits soinsDes valeurs en commun
Thierry Laurey a débarqué en Alsace avec Fabien Lefèvre et Jean-Yves Hours, adjoint et entraîneur des gardiens qui s’efforcent de véhiculer le message de l’entraîneur en chef, unis qu’ils sont par une certaine conception du foot et de la vie.
Ce n’est pas que tout a changé. Mais en gravissant un échelon, en renouant avec le monde pro, de nouvelles têtes sont arrivées. Il y a évidemment les sept joueurs recrutés, dont quelques têtes de gondole qui doivent permettre de franchir le cap. Il y a l’entraîneur, Thierry Laurey, qui doit réinstaller le Racing dans un univers qu’il n’aurait jamais dû quitter. Mais c’est le staff technique dans son ensemble qui a été modifié.

« L’envie de transmettre, un profond respect pour le maillot et l’institution »

Si Sébastien Roi et Florian Bailleux sont toujours dans les parages, Fabien Lefèvre et Jean-Yves Hours ont débarqué en même temps que le nouveau coach. Pour le premier, déjà au côté de Laurey au Gazélec Ajaccio, le déménagement en Alsace relève d’une forme de logique. « On se connaît professionnellement et humainement, explique Fabien Lefèvre, de son accent méridional “made in Montpellier”, dont il a été l’un des piliers du club en tant que joueur puis en tant qu’entraîneur, de la formation au staff pro. Notre association s’est faite naturellement. Il m’a demandé de le suivre au Gazélec Ajaccio et je n’ai pas hésité. »
Avec Jean-Yves Hours, la relation personnelle a duré de longues années avant de se transformer en une collaboration. Les deux hommes sont de la même génération. Et la Paillade les a marqués. « C’est vrai que l’on a vécu l’émergence du club de Montpellier, avec les Blanc, Baills, Passi et les autres, explique Jean-Yves Hours, qui a fait ses classes en tant que technicien au centre de formation de… Montpellier, avant d’œuvrer à Sedan, à Évian-Thonon-Gaillard ou en sélection de Guinée. Avec Thierry, on parle la même langue. Je n’ai pas eu une grande carrière en tant que joueur, mais on partage la même logique de travail. On a l’envie de transmettre et on a un profond respect pour le maillot que l’on porte, l’institution dans son ensemble et les gens qui nous font confiance. »
Dans le fonctionnement, les rôles sont répartis. Le coach en chef délègue volontiers. « Avec Sébastien Roi, on présente la séance et il nous laisse souvent faire, confirme Fabien Lefèvre. Dans mes approches, je peux m’inspirer des entraîneurs que j’ai pu croiser, Jean Tigana ou Jean-Louis Gasset par exemple. Mais je n’ai jamais vraiment calculé dans mon parcours. Je sais seulement que je suis l’adjoint d’un perfectionniste, qui sait où il va et qui fait confiance aux gens. »
À un poste plus spécifique, dans un rapport étroit à un joueur à part, Jean-Yves Hours semble dans la même veine. « L’idée première est de faire progresser, souligne-t-il. Et dans ce cadre, il faut peaufiner les détails, être pointilleux et avoir une certaine exigence dans le travail. »
Le cadre de travail est planté, la ligne directrice fixée et les deux adjoints n’ont pas l’intention de s’économiser pour redonner au Racing la place qu’il mérite. Leur long parcours et leur connaissance du foot suffisent largement à ressentir l’anomalie de la récente période dans la maison bleue. « Pour moi, Strasbourg a toujours été le club phare du Nord-Est, plus que Sochaux par exemple, souligne Jean-Yves Hours. Il y a une vraie identité, des racines, des supporters. J’ai passé cinq années à Évian-Thonon-Gaillard et je peux vous dire qu’il y a beaucoup de soucis à se faire pour ce club parce qu’il n’a pas ces bases. Un club comme le Racing, qui a cent dix ans, ça ne s’efface pas du jour au lendemain. »

« Du mal à imaginer que le club vient de vivre une période amateur »

Fabien Lefèvre va plus loin : « Quand on voit les infrastructures et l’impatience des supporters, on a du mal à imaginer que le club vient de vivre une période amateur. Il paraît évident à terme qu’il reviendra dans l’élite. » Il ne s’agit pas non plus d’aller trop vite en besogne.
La qualité d’un staff passe d’abord par ses résultats. « Et on arrive à une phase particulière. Ça va grincer des dents parce qu’il y a des choix à faire dans l’effectif, considère Fabien Lefèvre. Les joueurs sont des compétiteurs et veulent jouer. Et les premiers résultats vont conditionner la suite. Mais le travail a été bien fait pendant la préparation. »
« Après un temps d’observation et d’adaptation, on s’est retrouvé à travailler avec un garçon comme Alexandre Oukidja qui a fait ses preuves, conclut Jean-Yves Hours. Et il y a une phase de réflexion pour choisir un deuxième gardien (qui sera Landry Bonnefoi finalement) , sachant que deux jeunes (Corentin Schmittheissler et Andrea Gambetta) qui se tirent la bourre et vont franchir des étapes à moyen terme sont derrière. Mais on a pu s’appuyer sur une encyclopédie, qui connaît tout du club, qui en est une partie intégrante avec Albert Stoeckel (entraîneur des gardiens avec Alex Vencel sous l’ère Jacky Duguépéroux, il a été réaffecté au centre ce qui ne l’empêche pas d’intervenir sur le groupe pro). Je ne peux qu’avoir envie de travailler avec lui. »
On peut être un nouvel arrivant, être en une phase de découverte d’un club, cela n’empêche pas de vouloir aller à l’essentiel.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Jeu 11 Aoû - 10:42

A Strasbourg,
« il y a beaucoup d’attentes et c’est normal »

Strasbourg est un promu pas comme les autres. Du fait de son standing et de son histoire, le club alsacien doit répondre à beaucoup d’attentes pour sa première année en Ligue 2 depuis très longtemps. Thierry Laurey, le nouveau coach du RCSA, sait que sa formation sera attendue partout. A commencer par Tours, ce vendredi (3e journée de Ligue 2).
« Quand tu arrives en Ligue 2, il faut s’appuyer sur des joueurs de National, certes, mais il faut aussi des joueurs qui ont connu la Ligue 1 et surtout la Ligue 2 car c’est un championnat de combat. Il faut des garçons qui connaissent cette mentalité. Il y a beaucoup d’attentes c’est normal, mais il faut rappeler que nous sommes promus. On doit se mettre au niveau et notre jeu se mettra en place petit à petit. On a envie de bien jouer. Il faut acquérir de l’expérience car il nous en manque. Pour le moment, on fait un bon début de saison et c’est ce qu’on voulait. »
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Dim 2 Oct - 17:01

Thierry Laurey : « Je suis payé pour y croire »

Après la défaite concédée face à Valenciennes (2-4) ce samedi après-midi au Stade de la Meinau, c’est un entraineur déçu qui s’est présenté devant les journalistes dans la conférence d’après-match. Thierry Laurey a refusé de parler de la prestation du corps arbitral :

« Je ne peux rien dire, parlons du match… Quand tu as la chance de mener au score alors que tu démarres mal la rencontre, il n’y a aucune raison d’être excité ou autres. J’aurais préféré qu’on soit lucide. Le manque de maîtrise n’explique pas tout, malgré le fait qu’on soit un de moins, on a mal défendu sur les deux premiers buts. Quand on est un de moins il faut savoir fermer le coeur du jeu. Face à Valenciennes on a ouvert trop facilement, notamment sur le premier but. »

Quel était le plan de jeu après avoir été réduit à neuf ?

« On espérait rester à 1-2 le plus longtemps possible. Malheureusement on prend rapidement le troisième au retour du vestiaire. Les événements ne nous ont pas facilité la tâche, on a été obligé de s’adapter. »

De la colère ?

« Pas de colère ni de frustration, je suis juste déçu d’avoir perdu un match tout simplement. Un match qui je pense pouvait être à notre portée. En tout cas c’est la première fois de ma carrière que je me retrouver à coacher une équipe qui se retrouve à neuf à la mi-temps. C’est un gros handicap, c’est dommage car on avait ouvert le score. Ce n’est pas un match qui changera notre bilan après dix matchs. Aujourd’hui on est à 14 points, c’est une déception car on pensait vraiment qu’on pouvait l’emporter aujourd’hui. »

Quinze jours de trêve, comment va se passer le retour à la compétition ?


« Il y a quelques montagnes qui se présentent devant nous, il va falloir récupérer les points que nous avons perdu. Il y a une remise en cause permanente à avoir dans le sport de haut niveau. Les premiers coupables aujourd’hui, c’est nous ! Je suis responsable au même titre que mes joueurs. »

Des points positifs malgré la défaite ?

« Je suis fier de l’investissement mis par mes joueurs, même à neuf. Et surtout le fait de vouloir revenir à tout prix dans ce match. C’est quand même quelque chose de positif dans ce match, alors après c’est plus facile quand tu es porté par ton public parce que je pense qu’il y aurait eu quelques publics qui se seraient mis à siffler. Nous on a été porté. déraisonnablement on pouvait y croire. Cela ne s’est pas fait, c’est dommage ».

Vous y avez cru ?


« Je suis payé pour y croire (rires), je rigole mais je suis très sérieux. Si moi j’y crois pas, comment voulez-vous que je le fasse croire à mes joueurs. Le but du jeu c’est d’y croire mais il ne faut pas faire n’importe quoi non plus. »

Avez-vous l’impression d’avoir été volé ?

« Valenciennes n’a rien volé, ils se sont juste servi tout simplement, certes sur un plateau d’argent, mais ils n’ont pas volé la victoire. On va dire que nous avions un peu de vent contraire aujourd’hui. »

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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 10 Oct - 16:15

L’entraîneur du Racing dresse le bilan des Strasbourgeois au quart du championnat « Il manque quelques points »
Il avait prévu de tirer un bilan après la 10e journée de L2. Mais le scénario rocambolesque de la première défaite du Racing à domicile, face à Valenciennes (2-4), a amené son entraîneur Thierry Laurey à mûrir sa réflexion. Au quart du championnat, l’équipe lui inspire confiance et prudence à la fois.

« A près dix journées de championnat, quel bilan tirez-vous des résultats du Racing ?


– C’est un bilan mitigé, évidemment. Et avant tout, il est délicat à faire. On n’a finalement peu joué les gros budgets de Ligue 2. C’est maintenant qu’ils arrivent, avec Brest, Sochaux et Reims notamment, lors des quatre matches à venir. Aujourd’hui, on est à notre place, même si on peut regretter d’avoir laissé échapper deux, trois ou quatre points.

Si on avait fait basculer un ou deux nuls en victoire, on serait à 17 ou 18 points, dans une situation vraiment confortable. Je suis globalement satisfait mais, s’il n’y a pas le feu au lac, il manque quelques points.

– Quels matches vous inspirent ce regret en termes comptables ?


– Il y a eu du relâchement lors du déplacement à Orléans mais après, on s’est bien remis dedans, contre le Red Star ou à Clermont. Et on aurait dû en gagner au moins un. Il y avait la possibilité et on n’a pas su en profiter.
« C’est du lourd qui arrive »

– Qu’a-t-il manqué à votre équipe pour y arriver ?


– On est difficile à manœuvrer mais on n’est pas suffisamment régulier et on a du mal à faire basculer les choses dans notre sens. Lorsqu’on tape le poteau à zéro à zéro, ça a son importance, en tout cas, beaucoup plus qu’à deux ou trois à zéro. Cela nous est arrivé plusieurs fois et cela doit nous ouvrir les yeux sur le déficit d’expérience qu’on peut avoir. Des garçons découvrent la Ligue 2 alors que ce n’est pas le cas dans des effectifs comme ceux du Havre ou de Sochaux. Parfois, on n’a pas la maîtrise, on se laisse déborder par des petites choses, alors que pour s’en sortir il faut de la rigueur, de la concentration et, après, un peu de talent.

– Par rapport à ces constats, y a-t-il de l’appréhension par rapport à ce qui vous attend ?


– C’est effectivement du lourd qui arrive. Et on doit l’aborder avec deux suspendus (Saad et Lienard). Lienard nous fait du bien avec sa patte gauche, notamment sur les coups de pied arrêtés. Il pourrait y avoir des vents défavorables dans les semaines à venir mais j’ai confiance. Mon groupe saura répondre présent, j’en suis convaincu. Il a des ressources comme il l’a démontré en revenant au score contre Nîmes, à dix. En fait, je suis à la fois prudent et confiant, je ne m’emballe pas, je ne m’inquiète pas non plus, parce qu’on a été sérieux dans l’ensemble sans avoir été brillant non plus.

Dans les semaines à venir, on va passer au révélateur, on va voir où on est. On va devoir élever notre niveau d’exigence.

– Il y a tout de même un attachement à bien construire les actions qui ressortent de vos matches. Est-ce une satisfaction par rapport à votre projet de jeu ?


– Il vaut mieux le matérialiser au score et cela n’a pas toujours été le cas. Et il y a des moments où on a oublié les fondamentaux, comme quand on s’est retrouvé à dix face à Valenciennes. Après il faut aussi revenir sur cette période à quatre matches en douze jours, quand d’autres ont pu les préparer en quinze ou même dix-huit jours.

Comme les matches dépendent de détails, cela joue, même si je ne me plains pas non plus. Retransmettre Strasbourg à la télé, c’est sans doute vendeur et on en tirera des profits financiers. Mais toutes les équipes qui ont été dans ce cas ont explosé à un moment ou à un autre : cela a aussi été le cas de Lens ou du Gazélec qui ont aussi dû composer avec un tel calendrier.
« Veiller à ne pas être le dindon de la farce »

– Voilà un peu plus d’un an que vous n’aviez plus fréquenté la Ligue 2. Que vous inspirent sur le sujet les dix premiers matches disputés ?

– Les équipes ne s’ouvrent pas beaucoup et il faut veiller à ne pas être le dindon de la farce par rapport à ce type d’attitude. Après, je trouve sincèrement que c’est un championnat où tu ne sais jamais ce qui va se passer.

En Ligue 1, tu sais que huit ou neuf fois sur dix, le PSG, Lyon ou Monaco vont dominer et le plus souvent l’emporter. En L2, personne ne domine vraiment. Et il est donc important de s’approprier ce championnat où le moindre relâchement se paye cash. Il faut toujours garder sa vigilance. Sinon, tu es puni. »
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Ven 25 Nov - 17:35

Laurey : « Un ou deux changements cet hiver »

L’entraineur du Racing Club de Strasbourg Alsace était invité sur le plateau de BeIn Sports dimanche dernier, l’occasion pour lui de faire le point sur ses premiers mois au sein du club de la capitale européenne.
Thierry Laurey a rapidement commencé à parler des supporters alsaciens en soulignant qu’il « retrouvait le même profil de supporters de Saint-Etienne à Strasbourg. On s’aperçoit que si nous sommes assez performant à la maison c’est aussi grâce à ce public qui nous pousse. Le public faisait parti de ma réflexion quand j’ai signé à Strasbourg ».
Mais ce qui intéresse les amoureux du Racing c’est le terrain, malgré un début de saison plus que correct pour un club promu, les fans du RCS se montrent assez exigeants cette saison et n’hésitent pas à critiquer les choix du technicien strasbourgeois. Thierry Laurey a précisé qu’il y aurait des changements dès cet hiver dans l’effectif du RC Strasbourg « On réfléchit aux changements que nous pourrons apporter cet hiver, voir comment on peut faire évoluer l’équipe ». 
Il parle également de son entente avec le président du Racing, Marc Keller « C’est un réel plaisir de travailler avec Marc Keller, il incarne la réussite. Les objectifs fixés par le président sont très clairs, il faut se stabiliser dans le monde pro et faire grandir l’équipe. Même si on s’appelle Strasbourg on ne peut pas faire n’importe quoi ».
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Dim 21 Mai - 5:42

Laurey, artisan du succès
Thierry Laurey n’a pas perdu de temps. Un an seulement après son arrivée au Racing, l’entraîneur a rempli l’objectif du club : faire monter les Strasbourgeois en Ligue 1.
Au coup de sifflet final, il a serré les poings, comme un boxeur qui vient de mettre son adversaire K.-O. Il a ensuite communié avec ses joueurs au milieu de la pelouse, mais sans se départir d’une certaine retenue. Thierry Laurey est comme ça : il n’est pas du genre à s’enflammer.

Jeudi, quelques heures avant l’ultime – et ultra-stressante – journée de championnat, il avait déjà montré un visage zen et détendu. « C’est un match important, mais ce n’est qu’un match de foot ». Tel était le mantra de l’entraîneur alsacien, plutôt décontracté vu le contexte.
« Le sentiment du travail bien fait »

Et Laurey n’a pas changé son attitude d’un iota, vendredi soir, dans les vestiaires de la Meinau. Comme toujours depuis son arrivée en Alsace, il a gardé un calme olympien au milieu de l’excitation générale.

Point de cris de joie ou de grandes déclarations : le natif de l’Aube est resté fidèle à lui-même. Calme et posé…

« Moi, mon sentiment premier, c’est celui du travail bien fait. On ne me paye pas pour perdre des matches », exposait ainsi le coach de 53 ans, sans s’extasier plus que cela.

On l’aura compris, Thierry Laurey n’est pas du style à étaler ses sentiments sur la place publique. Ni à se lancer dans de grandes envolées lyriques. Et encore moins à mettre son ego en avant…

En conférence de presse, après la montée, il n’a donc pas dérogé à la règle, préférant parler longuement des autres plutôt que de s’attarder sur son cas personnel. « Face à Bourg-en-Bresse, les garçons ont fait ce qu’il fallait, soulignait ainsi l’ancien joueur de Saint-Étienne, de Marseille ou du PSG. Et sur l’ensemble de la saison, il y a une certaine logique à notre montée. »
« Il y a eu des petits virages qui auraient pu être dangereux et qu’on a bien pris »

Celui qui a fait monter le Gazélec d’Ajaccio de National en Ligue 1 a tout d’abord salué ses prédécesseurs (François Keller et Jacky Duguépéroux, entre autres), puis les habituels remplaçants au sein de son effectif.

« Je tiens à remercier en premier ceux qui ont le moins joué, avançait ainsi le coach. Je comprends leur frustration, mais il n’y a jamais eu aucune critique, personne n’a regimbé au travail et personne ne l’a joué solo. Au-delà du talent, c’est l’état d’esprit qui a été primordial. »

Et notamment dans un sprint final ô combien stressant. À ce sujet, Thierry Laurey a aussi rendu hommage… aux autres équipes de Ligue 2.

« Je tiens à saluer le parcours d’Amiens. Ce sont les équipes qui n’ont pas lâché qui sont allées au bout », soulignait-il.


L’entraîneur, qui a déjà connu quelques échecs dans son parcours d’entraîneur – notamment cette descente en National avec Amiens, en tout début de carrière – n’a pas non plus manqué d’avoir « une petite pensée » pour les adversaires malheureux du Racing.

« Lens, Brest ou Nîmes n’étaient pas loin, ce championnat était très particulier et on savoure, car on a ramé, soulignait aussi le coach. Mais le plus important est qu’on a su rebondir après chaque mauvais résultat. Il y a eu des petits virages qui auraient pu être dangereux et qu’on a bien pris. »

Et l’entraîneur d’ajouter : « Aujourd’hui, on en profite, car ce sera plus dur la saison prochaine ».

En effet, une difficile mission attend le Racing pour la saison à venir. En Ligue 1, il faudra forcément essuyer quelques tempêtes. Mais avec un capitaine nommé Thierry Laurey, l’équipage Racing peut tout de même envisager l’avenir avec confiance…
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Jeu 25 Mai - 5:58

Le point avec Thierry Laurey, moins d’une semaine après la montée en Ligue 1
«Suffisamment attractif»

L’entraîneur du Racing a décidé de ne pas s’attarder pendant des plombes sur la jolie saison strasbourgeoise qui permet à son club de retrouver l’élite neuf ans après. Thierry Laurey veut que son retour à lui en Ligue 1, deux ans après en être redescendu avec le Gazélec, soit une réussite.
Avec le club ajaccien déjà, Thierry Laurey avait connu deux montées successives. De quoi l’aider à éviter la même issue malheureuse au sein de l’élite ? Premiers éléments de réponse.

«– Moins d’une semaine après la victoire face à Bourg-en-Bresse, êtes-vous dans l’analyse d’une saison de Ligue 2 réussie ou dans la projection de ce qui vous attend ?

– Aujourd’hui, mon problème est de faire en sorte de bonifier l’équipe, de lui apporter un peu plus de performance. On est monté et c’est très très bien. Mais on ne va pas non plus se gargariser éternellement avec ça. On a pu apprécier la fin de saison notamment la dernière ligne droite ( que le Racing a conclue par une série de sept victoires et trois nuls, NDLR ). Mais j’ai basculé sur la suivante et je m’occupe de mon effectif.
« L’idée n’est pas de faire les fanfarons »

D’une manière générale, on peut y réfléchir depuis un moment. Et il y a la priorité de s’occuper de ceux qu’on a sous contrat. Les garder avec nous, ce n’est pas gagner d’avance. Après, en fonction de ceux que tu veux garder, de ceux que tu vas garder, il y a toute une réflexion.

– Est-ce le lot délicat d’enchaîner deux montées ?


– Effectivement. Il y a les joueurs qui ont réussi à s’adapter tout juste à la Ligue 2 après être montés du National, il y a ceux que tu espères titulaires en puissance en Ligue 1 et il y a ceux pour lesquels tu as un doute. Après, il s’agit de tout caler. Mais on a un peu de temps pour ça, par rapport à l’année dernière quand le National se terminait après la Ligue 2. Là, on a aussi une semaine de rab parce que la Ligue 1 débute une semaine après (le 5 août). On n’est pas concerné par le barrage et Angers aussi est dans l’incertitude. S’il gagne la Coupe de France et joue l’Europa Ligue, ce ne sera pas la même chose.

– Est-ce à dire qu’il n’y a pas lieu de se précipiter pour le Racing ?


– Il y a de ça. En ce moment, tous les agents appellent et te garantissent une bonne affaire à faire, ceci, cela, alors que l’affaire n’est parfois pas si bonne que ça au final. Je considère que Strasbourg est suffisamment attractif en Ligue 1 pour ne pas travailler dans l’urgence. Ce n’était par exemple pas le cas avec le Gazélec, il y a deux ans. On avait été contraint de recruter tardivement et on avait eu du retard à la reprise ( le club d’Ajaccio avait entamé son championnat de L1 avec sept défaites et trois nuls ). On a des idées directrices en termes de recrutement, on a en tête quatre ou cinq recrues envisageables à chaque poste qu’on veut pourvoir. Mais entre ceux qui signent ailleurs, ceux qui ne sont pas décidés… le choix se restreint. Mais on ne fera pas le recrutement par défaut.

– Le Racing a développé un jeu ambitieux cette saison, volontiers offensif. Sera-ce la même chose la saison prochaine ?


– On devra s’adapter. On sait que l’on n’aura pas la balle. C’est une donnée à prendre en compte dans la construction de l’équipe. Mais il y aura d’autres domaines où s’adapter, comme dans la gestion médiatique. En Ligue 1, il y a la télé, des reportages, des émissions qui peuvent te faire tourner la tête. Il faudra surveiller un peu plus ce qui se fait autour de l’équipe. L’idée n’est pas de passer à J + 1, à Tribune Sport et de faire les fanfarons mais de gagner les matches.

– N’êtes-vous pas dans l’attente d’une prolongation de votre contrat qui s’achève en 2018 alors que vos débuts ont été impecc ables sur le banc alsacien ?


– Si ça doit venir, tant mieux. Je me plais bien à Strasbourg mais je dépends comme tout le monde des résultats. Au Gazélec Ajaccio, j’avais été prolongé après la montée en Ligue 1 mais, au final, j’avais laissé ma dernière saison. L’objectif, avec le Racing, n’était pas d’être premier et on y a réussi. Mais de la même manière, on n’allait pas prolonger tous les joueurs. Il n’y a pas de notion de services rendus dans le foot. Tu ne peux pas faire plaisir à tout le monde. On serait bien avec 20 points à la fin de la saison et la même équipe que cette année… Il faut privilégier l’aspect professionnel des choses.

– Vous avez déjà été promu en Ligue 1. Quels sont les enseignements dont vous comptez tirer profit pour cette saison ?


– Les choses peuvent aller assez vite. On avait mal débuté avec Ajaccio, on s’était repris ensuite. Mais ce qui est sûr, c’est que la seconde partie de saison est très compliquée pour un promu. Il ne faudra pas nous croire arrivé à la trêve.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Dim 28 Mai - 15:09

LAUREY : « MARC KELLER NE PARLAIT QUE DE MAINTIEN »

Depuis que Strasbourg a validé ses retrouvailles avec la Ligue 1, Thierry Laurey n’a guère eu le temps de souffler, entre les différentes festivités, les entretiens avec les joueurs et les réunions avec ses dirigeants. Avant de prendre une petite douzaine de jours de vacances, l’entraîneur du Racing a pris le temps de revenir sur cette saison qui s’achève et d’anticiper celle qui s’annonce.

Strasbourg est en Ligue 1 depuis le 19 mai dernier. Avez-vous eu le temps de souffler un peu ?
Pas encore. Mais ça va venir. On a déjà pris le temps de savourer cette performance. On s’y préparait, car depuis quelques semaines, les résultats étaient positifs. Il fallait juste bien terminer devant Bourg-en-Bresse, ce que nous avons su faire (2-1), avec plus de 27 000 spectateurs à la Meinau et 6000 au Zénith. Mais depuis vendredi dernier, l’agenda est assez chargé. Il y a des invitations, des réceptions, et nous devons aussi préparer la saison suivante. Nous avons quasiment bouclé notre programme estival. On reprendra le 28 juin, on ira à Vittel du 7 au 14 juillet, et six matchs amicaux sont au programme. Il y a aussi les rendez-vous avec les joueurs.

Le mercato s’annonce-t-il animé ?
On devrait recruter huit joueurs. Des joueurs en fin de contrat vont nous quitter (Saad, Marester, Gragnic). Nous discutons avec d’autres, qui sont aussi en fin de contrat. Kader Mangane, qui pourrait rester, Seka... Guillaume, qui appartient à Lille, mais que nous aimerions garder. Il a plutôt envie de rester, d’ailleurs.

Et Khalid Boutaïb, votre meilleur buteur ?
On lit beaucoup de choses à son sujet. D’offres venant de Turquie, d’Angleterre, du Qatar... Il est en fin de contrat, c’est vrai. Mais ce que je peux vous dire, c’est que nous lui avons proposé quelque chose, car on tient vraiment à ce qu’il poursuive chez nous. Il a fait une saison épatante.

Strasbourg is back !

Strasbourg était-il l’an dernier un promu comme les autres ? À peine la montée en Ligue 2 validée, il était question de L1...
C’est vrai. Strasbourg est une vraie ville de foot. Le Racing a gagné des titres, joué la Coupe d’Europe. Mais l’année dernière, l’objectif était d’assurer un maintien tranquille. Le club revenait de très loin, de CFA 2 ! La majorité des supporters n’attendait que le maintien. C’est vrai que d’autres, encore plus passionnés, évoquaient la Ligue 1 parce que nous sommes à Strasbourg. Mais au niveau du club, la Ligue 1, c’était un projet sur deux ou trois ans ! Marc Keller, notre président, ne parlait que de maintien. On voulait bien travailler, stabiliser le club et progresser.

Et ce sont finalement les supporters les moins raisonnables qui ont eu raison...
Oui, mais encore une fois, il n’y avait de pression insoutenable. Nous avons travaillé en parfaite sérénité. Les résultats sont venus assez tôt. À la trêve hivernale, quand nous occupons la cinquième place avec trente-deux points, il y a déjà la satisfaction d’avoir réalisé une bonne première partie de championnat. C’est grâce à notre phase retour que nous avons pu terminer à la première place. Et notamment notre fin de parcours, avec sept victoires et trois nuls pour terminer. C’est ce qui a fait la différence. Mais ça se joue à quoi ? À deux points ! La montée concernait encore six équipes avant la dernière journée. Longtemps, Brest a eu la main. C’était peut-être l’équipe qui pratiquait le meilleur football, avec Troyes.

Strasbourg, ce n’était pas mal aussi...
Oui, mais je pense qu’au niveau de la qualité de jeu, ces deux équipes étaient supérieures. Lens aussi jouait bien. Amiens est monté en proposant quelque chose d’intéressant... C’est vrai que nous avons fait de très bons matchs. Pour moi, c’est une évidence : on peut atteindre des objectifs, obtenir des résultats en jouant bien. Quand je prends une équipe, c’est pour la faire progresser.

Il paraît que vous n’avez pas lâché vos joueurs de la saison...
(Il se marre) C’est vrai. Je suis super exigeant, à commencer avec moi-même. Quand j’étais joueur, c’était déjà le cas. C’est peut-être en partie grâce à cette exigence que nous avons si bien terminé le championnat. À un moment, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. C’est vrai aussi que nous avons eu un peu plus de réussite. C’est un tout. La Ligue 2 demande beaucoup d’énergie. Il y a eu du turn-over, pour garder de la fraîcheur pour la fin du championnat. Avec les joueurs, avec le staff, on a beaucoup bossé.

Strasbourg est réputé être un club assez agité. L’avez-vous ressenti depuis votre arrivée ?
C’est marrant, mais on me disait que le GFC Ajaccio aussi était un club assez agité. J’ai passé des années merveilleuses en Corse. Et l’endroit n’avait rien de sulfureux. À Strasbourg, c’est pareil. Depuis que je suis là, je travaille dans le calme, la sérénité. Il y a de la passion, car Strasbourg est une vraie ville de foot, c’est vrai. Mais j’ai la chance de travailler avec des gens compétents. Ici, chacun fait son travail, dans son domaine.

Marc Keller : «  Le Racing est de retour chez lui, en Ligue 1  »

Marc Keller a fait une belle carrière. Il pourrait être tenté de mettre son nez dans le domaine technique. Après tout, on connaît bien des présidents qui n’ont jamais tapé dans un ballon et qui se mêlent de tout...
En effet, cela existe (rires). Marc Keller a joué au très haut niveau, il a été international (6 sélections, 1 but). Mais il me laisse bosser. Bien sûr, il s’intéresse au domaine technique, mais il ne vient pas interférer. Il a des responsabilités à la FFF, il n’est donc pas toujours à Strasbourg. Quand on ne se voit pas, on se téléphone. C’est super facile de collaborer avec lui comme avec les autres dirigeants. Et au niveau des partenaires économiques, c’est la même chose. Ils sont passionnés, ils mettent de l’argent, et parfois, ils vont venir me poser une ou deux questions relevant du domaine technique. Vraiment, ici, tout est bien cloisonné, l’ambiance de travail est excellente, et le président y est pour beaucoup.

Il vous reste un an de contrat. Avez-vous discuté d’une éventuelle prolongation avec Marc Keller ?
Non, pas encore, on prendra le temps de le faire. Le plus urgent, c’est le profil de l’équipe. Avec le président et Loïc désiré, le responsable de la cellule recrutement, nous travaillons en bonne intelligence. Au Racing, il n’y a pas de directeur sportif. Et cela facilite encore plus la relation entre le président et l’entraîneur...
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 29 Mai - 19:27

Thierry Laurey : « Je n'avais jamais rien gagné»
Thierry Laurey, entraîneur de Strasbourg, a savouré son premier titre, obtenu en L 2 avec des préceptes offensifs qu'il mixera avec plus de rigueur défensive en L1.
 Au printemps 2015, Thierry Laurey avait créé la sensation en menant le Gazélec Ajaccio en Ligue 1. Il y a une semaine, le technicien récidivait à la tête du Racing Club Strasbourg. Entre deux réunions de recrutement, il est revenu sur la saison du club alsacien qu'il espère désormais maintenir dans l'élite.

« Strasbourg, promu en L 2 en 2016, va jouer dans quelques semaines en L 1...
Je profite, car c'est un peu inespéré.



Inespéré ?
Oui, mais pas dans le sens de chanceux. Quand Marc Keller (le président) est venu me chercher et m'a présenté son plan, il n'était pas question d'accession. L'objectif était de terminer le Championnat dans les huit premiers.

À quel moment, avez-vous compris que vous effectueriez une belle saison ?

Assez rapidement. Le recrutement a été conforme à ce que je souhaitais. J'ai pu rapidement mettre en place le système que je désirais avec ce 4-4-2 en losange, d'abord avec Gragnic au poste de meneur de jeu puis ensuite avec Boutaïb, un changement qui a apporté beaucoup, qui a permis notamment à mes deux attaquants de défendre sur les axiaux adverses.

Pourquoi ce système ?
Je n'invente rien, et je pense que c'est plus facile de marquer des buts avec des attaquants. On a la meilleure attaque du Championnat (63 buts). Bon, on a pris des buts aussi, 47 au total. Ça fait beaucoup. Je pense d'ailleurs que jamais aucune équipe n'est montée avec ce chiffre (*).
«J'ai parfois demandé à mon équipe de balancer»
Cela signifie que vous avez accepté l'idée du déséquilibre...
Non. Je suis un défenseur de métier, et je ne veux pas fanfaronner parce qu'on a gagné. J'ai voulu qu'on se projette rapidement vers l'avant. Mais je n'ai pas honte de dire que j'ai parfois demandé à mon équipe de balancer. Et pas honte de dire qu'il y avait dans ce Championnat des équipes qui maîtrisaient mieux le jeu que nous. Je pense à Lens, Troyes ou Brest. On avait une équipe très pragmatique. Mais en Ligue 1, il faudra être plus rigoureux. Et prendre moins de buts, car il y a des chances qu'on en marque moins.

Vous aviez connu la joie d'une montée en Ligue 1 avec le Gazélec Ajaccio...

Oui, mais ce n'est pas la même chose. Vraiment. Car c'est mon premier titre. Strasbourg est champion. Et je n'avais jamais rien gagné de ma vie. C'est important. L'idée d'un trophée...

En Alsace, vous aurez plus de moyens pour préparer la saison de L 1 ?

Oui, c'est une certitude avec un budget autour de 30 M€. À Ajaccio, c'était du bricolage, du super bricolage à la MacGyver.
Votre carrière d'entraîneur a été marquée par de nombreuses évictions, des galères. Est-ce une revanche ?
Non.

Mais ça ressemble à une carrière enfin lancée ?

Je ne sais pas si elle est lancée. Ce qui est certain, c'est que j'ai rencontré dans ce milieu des personnes qui gâchent ton plaisir, fracassent ta passion. Et c'est très douloureux.

Avez-vous un jour pensé à faire autre chose ?

Jamais. Même après Amiens (2008-2009), quand j'ai connu vingt et un mois de chômage... Je me souviens d'avoir dit à ma femme : “C'est ce que je veux faire, et je continuerai.” Pourtant, c'est dur. Le téléphone ne sonne plus. Les rapports à la maison se tendent. Et puis un jour, ça repart. J'ai retrouvé du boulot grâce à Saint-Étienne qui m'a proposé d'intégrer sa cellule de recrutement (en 2011).
Et aujourd'hui vous êtes en L 1...
Maintenant, il faut y rester. Et essayer de terminer entre la 15e et 17e place. J'ai vu que Dijon s'était sauvé (16e) avec le même nombre de points (37, comme Caen, 17e) que le Gazélec la saison passée (19e et relégué). »

(*) Depuis 1993 et l'instauration d'une poule unique en D 2 (22 équipes puis 20 à partir de 1998), une seule autre équipe promue dans l'élite a encaissé plus de 46 buts : Troyes en 2004-2005 (48).
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 26 Juin - 5:10

« Je ne suis pas inquiet »
Thierry Laurey, l’entraîneur du Racing a pu se consacrer à quelques semaines de vacances depuis la victoire face à Bourg-en-Bresse, décrochée le 19 mai et qui a propulsé le club strasbourgeois en Ligue 1. Il n’en a pas pour autant coupé le fil bien conscient que la réussite d’un promu dépend de son intersaison. Pour l’heure, il ne s’affole pas.
Thierry Laurey pointera le bout du nez aujourd’hui, à la Meinau, pour des retrouvailles avec son groupe un peu plus d’un mois après avoir décroché la montée en Ligue 1. Le Racing ne s’est guère remué sur le front des transferts, avec (seulement) le recrutement de deux défenseurs, Kenny Lala et Pablo Martinez ? Cela n’a pas le don de contrarier son entraîneur, convaincu que le club strasbourgeois saura parvenir à ses fins lors du mercato estival, même avec un peu de retard. Au moment de retrouver le terrain et le contact avec ses joueurs, Thierry Laurey se montre assuré et rassurant par rapport à l’été du promu. Entretien.

– Vous reprenez aujourd’hui avec un effectif qui n’a guère été renforcé pour la Ligue 1. Est-ce un souci ?


– Ça ne me gêne pas. On est confronté au marché où, pour l’instant, il y a beaucoup d’intox. Les sommes évoquées sont gonflées. On est dans une sorte de poker menteur. Le club suit des dossiers, en nombre, qui vont se concrétiser ou pas. Je ne suis pas inquiet.

– Vous vous êtes déjà retrouvé à la tête d’un club promu en Ligue 1. Cette expérience vous inspire-t-elle une sorte de confiance ?

– Franchement cela n’a rien à voir. À l’époque, on se retrouvait avec 14 millions d’euros de budget ( le Racing affiche, pour la saison à venir un budget prévisionnel qui s’élève à plus du double ). On était obligé d’attendre que tous les clubs se soient servis pour être écouté. Aujourd’hui, avec le Racing, on n’est absolument pas dans cette situation. On peut discuter. On est dans la concurrence avec plusieurs clubs, ce qui n’était pas le cas avec le Gazélec Ajaccio. Après, on est promu, on ne peut pas se permettre de faire de folie. Mais on avance. Par rapport à l’environnement, si ça peut rassurer, je le redis : je ne suis pas inquiet.
« À un moment donné, les chiffres se dégonflent »

– Pour quelles raisons ?

– Parce qu’à un moment donné, les chiffres qui sont avancés se dégonflent. Il y a un vrai bon travail effectué avec le président, Romain Giraud, le secrétaire général, Loïc Désiré ( en charge de la cellule de recrutement ). Il y a des négociations en cours, pas mal de contacts et des pistes qui vont se concrétiser. Les dossiers évoluent de jour en jour mais j’ai la sensation que les choses avancent. Une fois le jeu de dupe fini et même si les agents ne simplifient pas les choses, on y verra vite plus clair.

– Vous aviez évoqué la nécessité de recruter huit à dix joueurs. Or, il n’y en a que deux, Kenny Lala et Pablo Martinez, pour l’instant. Cela ne constitue-t-il pas une source de soucis ?

– Il est clair qu’on avait espéré la présence de la moitié des recrues à la reprise. C’est idéal pour bâtir une équipe compétitive rapidement. Là, ce ne sera pas évident mais on s’adaptera.

– Lundi (aujourd’hui), c’est jour de reprise. Quelles seront les grandes lignes pour cette rentrée ?


– En fait, on reprend avec deux groupes, des tests médicaux, un travail d’évaluation. Mais on ne se contentera pas de ça. Il y aura également des travaux physiques qui doivent amener à se remettre dans le bain.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 26 Juin - 16:54

Thierry Laurey : «Quand vous mangez à la table des grands, ils se servent les premiers»
Strasbourg, champion de L2, a repris ce lundi dans la bonne humeur mais avec un effectif loin d'être au complet pour la L1. Ce qui n'inquiète pas encore son entraîneur.
Ils sont tous arrivés au compte-goutte, dans la matinée, en short et lunettes de soleil car il faisait beau et très chaud ce lundi à Strasbourg. Certains en voiture, d'autres à vélo. Et le milieu de terrain Jérémy Grimm en tramway, comme d'habitude. Les champions de L2, qui ont profité d'un gros mois de vacances, se sont joyeusement retrouvés à la Meinau et la présence médiatique, plus importante qu'à accoutumée, les a de suite plongés dans le bain : le Racing va enfin retrouver la L1, neuf ans après l'avoir quittée.
Une saison seulement après être monté de National, l'effectif strasbourgeois va donc découvrir l'élite et les têtes, pour l'instant, n'ont pas encore trop changé. Certaines figures ne sont plus là et les supporters devront désormais faire sans la bonhomie de Khalid Boutaïb ou du défenseur Felipe Saad, qui ont quitté le club en fin de contrat. Thierry Laurey, l'entraîneur, doit déjà se creuser la tête pour combler la perte de son buteur marocain, 20 buts en L2 la saison passée, qui a préféré le challenge turc (Malatyaspor) à une prolongation en Alsace. D'autant que Baptiste Guillaume, prêté efficacement par Lille la saison dernière (9 buts en Championnat) a été vendu par le club nordiste à Angers.

Laurey a récupéré Pablo Martinez, un de ses soldats époque Gazélec. Le défenseur (28 ans), qui devrait évoluer en charnière mais commencera la saison à gauche du fait de la blessure du latéral Abdallah N'Dour, sort d'une saison compliquée en Anjou (9 matches de L1). «Le coach m'a lancé dans le grand bain, il connaît mes forces et mes faiblesses, explique-t-il. Le projet ici est ambitieux.»
Le gaucher n'a posé ses valises que dimanche soir à Strasbourg, il dort au centre de formation, mais il était le premier sur le pont ce lundi matin, en compagnie du latéral droit Kenny Lala (25 ans), arrivé de Lens (L2). Les deux recrues ont partagé leur journée entre footing, musculation, et surtout une batterie de tests médicaux, comme le reste du groupe, qui ne retrouvera le ballon que ce mercredi à 17h30 pour le premier entraînement de la saison 2017-2018.

Un groupe qui devra être renforcé par (au moins) sept autres recrues, dont quatre emmenées à structurer l'équipe-type (un gardien, un défenseur central, deux attaquants). «On espère que certaines personnes vont prendre conscience que les entraînements ont repris et qu'il va falloir revoir un peu leurs prétentions pour venir chez nous, prévient Laurey face aux difficultés qu'éprouve le Racing à renforcer son effectif, pour l'instant. C'est bienvenue en L1, les tarifs sont élevés, on s'y attendait un peu. A nous d'être patients. Quand vous mangez à la table des grands, ils se servent les premiers et vous arrivez après... Mais il y a toujours des restes, hein ! Faut pas vous inquiéter, vous mangerez à votre faim. Il faut juste laisser passer quelques plats.»
Le technicien promet «plus de concurrence sur plusieurs postes». Il a aussi déjà sorti son bâton contre l'euphorie qui entoure parfois un club qui ne fait que monter depuis deux ans : «Mettez-vous bien dans la tête que si on termine 17es, on sera les plus heureux.» Le plus dur a déjà commencé.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 10 Juil - 5:38

« Les compteurs sont remis à zéro »
Comme toujours, les premiers matches amicaux servent de support à une large revue d’effectif, entre l’intégration des recrues et celle des jeunes appelés à compléter le groupe. L’avant-saison actuelle n’échappe pas à la règle : Thierry Laurey l’utilise comme laboratoire et observe avec acuité le résultat de ses expériences.
Mardi à Haguenau , il savait par exemple n’avoir pas fait de cadeau au jeune Ismaël Aaneba, défenseur central capable d’évoluer latéral droit, en l’alignant à un poste inédit d’arrière gauche. Avant-hier face à Lucerne, il l’a replacé dans l’axe. « Le petit Aaneba avait été en difficulté contre Zurich. Cette fois, il a été très bien, souligne le technicien. Anthony Caci a confirmé en défense centrale sa sortie intéressante de Haguenau. Bryan Hilaire n’a pas eu grand-chose à faire dans ses buts après la pause, mais l’a bien fait. Des garçons que vous considérez comme des seconds couteaux font partie du groupe. Cela ne veut pas dire que tous ces joueurs joueront en Ligue 1. Mais pour le moment, dans la préparation, tout le monde est dans l’esprit, à la hauteur des exigences, et travaille dans le respect de l’équipe, sur la même longueur d’onde. Chacun essaie de gagner sa place. À l’aube de cette nouvelle saison, les compteurs sont remis à zéro. J’attends simplement d’avoir quelques autres recrues pour me faire une idée définitive. »
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 17 Juil - 5:06

Du neuf en gestation
Avant l’ouverture de la Ligue 1 le 5 août à Lyon, le Racing dispose de trois semaines pour compléter son effectif et parfaire ses réglages. Thierry Laurey attend encore au moins trois recrues qui pourraient bousculer ses premières convictions tactiques.
Il reste un peu moins de trois semaines avant les trois coups en Ligue 1 le 5 août (20h) à Lyon et le Racing cherche toujours. Des joueurs d’abord, au moins trois : un défenseur axial, un milieu et un attaquant, voire un troisième gardien. « On réfléchit à l’idée de prendre un troisième portier plus expérimenté », suggérait Thierry Laurey dès jeudi, juste après la signature de sa jeune recrue dans la cage, Bingourou Kamara (20 ans).

L’expérience ? Le match amical d’avant-hier à Achenheim, remporté 1-0 face à l’AS Nancy-Lorraine, reléguée en L2, a montré combien elle serait capitale pour le grand retour du Racing en L1 après neuf ans d’absence. Kader Mangane en est l’illustration. Plus encore peut-être que la saison passée, le roc sénégalais ne fait jamais le geste de trop. Seulement le geste juste. Son assurance teintée d’un rien de flegme rassure et est contagieuse.
« À deux récupérateurs, ça marchait moins bien »

Dans quelque temps, lorsqu’il s’agira de geler le ballon pour éteindre le feu allumé par les pyromanes adverses, Vincent Nogueira et ses 114 matches en L1 seront eux aussi sans doute précieux. D’ailleurs, si l’ex-Sochalien a connu en 2016-2017 un baptême délicat dans les joutes si spécifiques de la L2, ce n’est peut-être pas un hasard.

Pour le coach du Racing, l’arrivée de Benjamin Corgnet a, elle, déjà transfiguré son groupe. L’ancien Stéphanois (141 matches de L1) n’a pas encore donné sa pleine mesure, mais Thierry Laurey voit en lui le chaînon manquant. « On sent que l’équipe a progressé depuis qu’il est là. Il parle beaucoup, fait le lien. J’en discutais avec Pablo Correa ( le coach de Nancy ) : aux moments cruciaux d’une saison, ce qui peut te manquer, c’est l’expérience. J’ai vécu ça il y a deux ans avec le Gazélec Ajaccio. En défense centrale notamment, on recherche quelqu’un qui ait un peu de bouteille. »

À mi-chemin de la préparation estivale, le technicien poursuit donc sa quête. Sa religion n’est pas faite sur son futur système de jeu.

Apôtre d’un ambitieux 4-4-2 avec un milieu en losange en L2, il le délaissera cette saison, même si une utilisation ponctuelle n’est pas à exclure. Le pragmatisme sera son dogme tactique.

Avant-hier à Achenheim, il a opté pour un inédit 4-1-4-1 avec une sentinelle unique devant la défense.

« On avait vu contre Lucerne ( 4-4 le 8 juillet à Vittel ) que le 4-2-3-1 nous mettait en difficulté ( Ndlr : ce schéma avait surtout eu cours en première période, Oumar Pouye évoluant comme deuxième attaquant après la pause ). Ne jouer qu’avec une sentinelle permet de ressortir plus facilement le ballon, d’utiliser davantage la largeur et même de trouver plus de profondeur. Ça permet aussi de densifier le milieu et défendre plus haut. À deux récupérateurs, ça marchait moins bien. Nous essayons de trouver la meilleure option. Nous en attendons encore quelques-uns, mais pour l’instant, le 4-1-4-1 nous semble la solution la plus adaptée. Ce qui est sûr – on l’a encore vu contre Nancy –, c’est que la volonté est là. »
« C’est certain, ça va commencer fort »

Trois semaines après la reprise de l’entraînement et trois autres avant le lever de rideau en L1, le Racing a derrière lui le plus gros de sa préparation foncière. Les Bleus, qui se livreront vendredi à Colmar à leur quatrième galop d’essai contre Sochaux (L2), n’en sont pas fâchés.

« Toutes les préparations sont dures, sourit – grimace ? – Jérémy Grimm. Ce ne sont pas les moments que préfèrent les joueurs. À Vittel, on a bien bossé, à raison de deux ou trois entraînements par jour, dans des conditions optimales, avec kiné à disposition. Nous sommes montés d’un cran en intensité. On voit doucement le bout de la prépa, mais il reste encore pas mal de temps pour bosser. L’objectif est d’être prêt le jour J, car, c’est certain, ça va commencer fort. » Avec trois déplacements lors des quatre premières journées, c’est une évidence.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Jeu 20 Juil - 11:44

Thierry Laurey : «Créer une force collective»
Thierry Laurey, l'entraîneur du Racing Club de Strasbourg, a une vision «très réaliste» de ce qui attend ses joueurs : un niveau de jeu très supérieur à la saison passée.

«Comment appréhendez-vous ce retour en L 1 ?

J'ai une vision très réaliste de ce qui nous attend. Je ne veux pas être alarmiste, ni être trop ambitieux. Mais une réalité va nous faire face : celle d'un niveau de jeu nettement supérieur à celui qu'on a connu la saison passée. Il y a des équipes contre lesquelles on sait que, si elles sont à leur niveau, on n'aura pas grand-chose à espérer. À côté de ça, on aura ''notre Championnat'', plus abordable, entre guillemets, avec six ou sept équipes qui vont lutter pour sauver leur peau.

Strasbourg était en National, il y a quatorze mois... Ce grand saut ne fait pas un peu peur ?

Oui et non. Je l'ai fait avec le Gazélec. L'important, c'est de faire un gros travail sur les hommes, afin de créer une force collective qui permette de se sauver. On doit travailler sur d'autres leviers que la qualité technique de nos joueurs. Une dizaine d'entre eux étaient en National et vont se retrouver en L 1. On ne peut pas demander à un môme de courir avant de lui apprendre à marcher. Ce n'était pas prévu de se retrouver là si vite. Et on est très conscients de la difficulté.

Sur le terrain, verra-t-on toujours le jeu vertical de la saison dernière ?

On aimerait continuer à être efficaces devant, mais ça va être compliqué. Déjà, l'an dernier, on souffrait face à des équipes comme Lens, Troyes ou Brest qui avaient plus de maîtrise que nous. On avait un jeu direct car on n'avait pas toujours la maîtrise voulue... Là, ça ira plus vite, les attaquants seront plus adroits donc il faut s'attendre à des moments difficiles. Il faut être pragmatique.»
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Ven 28 Juil - 15:47

Prolongation de Thierry Laurey jusqu’en juin 2019
Le Racing Club de Strasbourg Alsace et Thierry Laurey ont trouvé un accord pour la prolongation d’une saison du contrat de l’entraîneur du RCSA. Arrivé en mai 2016 au Racing, qu’il a conduit cette année au titre de champion de France de Ligue 2 et à la montée en Ligue 1, Thierry Laurey (53 ans) est désormais sous contrat avec le RCSA jusqu’en juin 2019.
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Re: Thierry Laurey

Message  67120 le Lun 31 Juil - 5:26

Thierry Laurey fait le point au terme de sa préparation à la tête du Racing « On va souffrir mais… »
À l’orée du retour du club en Ligue 1, neuf ans après, Thierry Laurey, artisan majeur de la montée, ne manque pas de préparer un environnement impatient. Il martèle combien la saison à venir sera difficile, mais combien, aussi, le Racing dispose d’arguments pour s’y défendre.
Q uelles sont, au terme de votre préparation, les conditions pour que votre groupe s’en sorte en Ligue 1 ?


– Il faut qu’on soit dans le rythme, quand on a le ballon, quand on ne l’a pas. On a travaillé là-dessus dans la dernière ligne droite de la préparation. Le staff technique a fixé un cadre mais c’est les joueurs qui y évoluent. Certains prennent les choses en main, d’autres mettent un temps pour se mettre au niveau.

Par rapport aux matches amicaux que l’on a pu disputer, il est clair que l’on doit être meilleur défensivement. Naturellement, le groupe est tourné vers l’avant et parfois un peu trop. On pense plus à attaquer qu’à défendre. Après, tant qu’on gagne, ça me va. Mais on a tendance à laisser des ouvertures à l’adversaire.
« Je ne suis pas fondamentalement inquiet »

– Est-ce une source de crainte pour vous ?


– Je ne suis pas fondamentalement inquiet. Je ne dirai jamais à mes joueurs de faire la tortue. On ne s’en sortira pas comme ça. Et les garçons sont suffisamment intelligents pour savoir faire l’effort défensif supplémentaire. Avec la compétition, les joueurs vont de toute façon afficher un niveau supérieur. Il faut juste trouver l’équilibre parce que l’on jouera avec nos qualités, avec le souci de corriger nos défauts.

– Quels ont été les grands chantiers de l’intersaison à la tête d’un club qui a tout de même enchaîné deux montées de rang ? Faut-il s’habituer à envisager des périodes de moins bien ?


– Il y a eu sept recrues et il a fallu les intégrer, aussi bien dans l’équipe, sur le terrain, sur la manière de jouer, qu’en dehors. Ensuite, après une première phase physique, on s’est concentré à fond sur le jeu. Notre but, c’est de poser des problèmes à Lyon puis aux autres, que tout le monde soit immédiatement concentré. Avec trois matches à l’extérieur sur nos quatre premières rencontres, dont certaines face à des équipes qui seront à la lutte avec nous, on doit veiller à ne pas commettre d’erreur irréparable.

Mais une fois qu’on a dit ça, on veut aussi jouer notre chance à fond. La saison passée, alors qu’on découvrait la Ligue 2, on n’a perdu que neuf fois et ce n’est pas si mal. On doit chercher à provoquer la réussite. À nous de faire que les joueurs aient de l’envie et de la confiance.
« On doit trouver notre façon de faire »

– Êtes-vous dans la réflexion pour trouver une voie assurant le maintien au Racing, comme Angers a pu le faire en s’installant tranquillement en Ligue 1, comme Dijon a pu le faire de haute lutte en n’hésitant pas à s’exposer la saison passée ?


– On doit effectivement trouver notre façon de faire. Angers y est parvenu en proposant autre chose, en s’appuyant sur une solide défense mais aussi en mettant beaucoup d’impact dans le jeu ce qui a surpris et ça a marché. Ce club continue dans cette voie-là et récolte ce qu’il mérite.

Après, il n’y a pas de modèle standard, sinon, tout le monde l’appliquerait. À Strasbourg, il y a un public exigeant, une presse exigeante mais on ne va pas faire dans la dentelle lors de la saison à venir. On va lutter, on devra faire preuve d’efficacité, il faudra mettre de l’engagement. On va aussi s’appuyer sur le fait que l’équipe a enchaîné deux montées. Beaucoup de joueurs ont su se mettre au niveau de la Ligue 2. Pour qu’ils réussissent au-dessus, il ne faut pas qu’ils surjouent mais qu’ils fassent bien ce qu’ils sont capables de faire et on veut les amener à augmenter encore leur niveau.

On a également recruté des joueurs qui sont chez nous pour se relancer et qui veulent prendre du plaisir. Ce sont autant de paramètres qu’on prend en compte pour faire l’équipe, pour travailler à l’entraînement. Et puis, il y a des choses qui fonctionneront en août, d’autres pas, et il y aura des réussites après, des choses qu’il faudra revoir. Une équipe, un effectif, c’est un puzzle et il faut trouver les bons morceaux qui vont ensemble.

– Vous aviez quitté la Ligue 1 sur un échec en n’évitant pas la descente avec le Gazélec. Avez-vous le sentiment de profiter personnellement d’une seconde chance ?


– Non, parce que j’aurai pu prendre du plaisir à entraîner en Ligue 2 cette saison. L’un de mes collègues, Jean-Marc Furlan, soulignait il y a quelque temps que les dés étaient pipés en L1. Et c’est vrai, parce qu’il y a de la médiatisation et même de la surmédiatisation autour de certaines équipes. Et c’est vraiment quelque chose que je fuis. S’il faut faire le clown sur un plateau télé, ça n’ira pas pour moi.

Moi, mon but, c’est d’amener une équipe d’un point A à un point B, c’est tout ce qui compte. Et je veux en faire de même avec le club dans son ensemble. Si on prend la prolongation de mon contrat, il n’est pas seulement question de revalorisation ou de reconnaissance. Pour moi, c’est d’abord de m’inscrire dans un projet à long terme, c’est pour ça que ça me plaît que les joueurs que l’on a signés se sont engagés sur trois ou quatre ans. Après pour que cela soit envisageable, on devra se battre, on va souffrir mais on a des qualités et on va tout faire pour les exploiter.
« Rien ne nous empêche de battre un gros de temps en temps »

– Vous préparez-vous, au final, à un championnat à deux vitesses, contrairement à la saison passée où vous nous décriviez un championnat homogène ?

– Il y a effectivement deux championnats, entre les équipes qui ont un gros budget et ceux qui n’en ont pas. On fera partie de la deuxième moitié. C’est comme ça, mais rien ne nous empêche de battre un gros de temps en temps.

Si tu regardes le classement final, à une ou deux places près, tu te retrouves avec le classement des budgets. Je me suis préparé à ça. On sera à la lutte avec huit ou neuf équipes dans le meilleur des cas, sachant qu’elles auront toutes plus d’expérience que nous. Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur si on met l’engagement, l’intensité et si on parvient à être suffisamment pro.
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Re: Thierry Laurey

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