32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

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32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Dim 8 Mai - 11:35

Un petit point suffit pour la montée, l'année dernière à la même journée le racing l'avait emporté 2- 1 contre Amiens le match sera retransmis sur MCS.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Mer 11 Mai - 5:10

Racing: le plus gros gâteau au chocolat du monde

A l'origine, le plus gros gâteau au chocolat du monde doit être réalisé pour célébrer le partenariat de 10 ans entre Electricité de Strasbourg et le Racing-Club de Strasbourg-Alsace... Mais cet immense gâteau tombera à pic pour célébrer la probable, la possible, la souhaitable remontée en Ligue 2 du club de foot phare en Alsace.
Plus de 40 pâtissiers professionnels, issus de la corporation des pâtissiers confiseurs chocolatiers et glaciers du Bas-Rhin vont s'atteler à ce défi dès jeudi, sous la surveillance d'inspecteurs du Guiness Book, et avec l'aide de jeunes élèves du Centre de formation des apprentis (CFA) d'Eschau. C'est au CFA, dans les cinq laboratoires de l'établissement, que seront élaborés le biscuit, la crème pâtissière, la mousseline... C'est aussi là que sera procédé au montage et au glaçage de ce sacré gâteau.
Les pâtissiers ont prévu 300 litres de lait, 150 kilos de chocolat, 300 kg de sucre, 230 litres de crème, 220 kilos de beurre... Tous les produits sont issus de la production régionale.
Le gâteau prendra la forme d'un maillot de foot aux couleurs du Racing. Il sera coupé en quelque 20.000 parts, soit (à peu près) autant que de supporters du Racing au stade de la Meinau, vendredi soir, pour le match de la montée face à Amiens.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Jeu 12 Mai - 5:11

«Un moment particulier»
Alexandre Oukidja, le gardien du Racing, s’attend à vivre une soirée très particulière, vendredi, lors de la réception d’Amiens. Mais s’il évoque le contexte festif de l’événement, le portier se focalise avant tout sur une rencontre qui s’annonce compliquée.
Dix-huit décembre 2015. Le visage fermé, Alexandre Oukidja est à genoux et se prend la tête dans les mains. On joue la 64e minute du match entre Amiens et le Racing, au stade de la Licorne et Georges Gope-Fenepej vient d’inscrire le but du break pour les siens (2-0, score final).
Frustré, presque énervé, Alexandre Oukidja ne dira pas un mot, à la sortie des vestiaires, lors de ce dernier match avant la trêve hivernale.

« On sent vraiment une grosse attente »

Depuis, de longs mois ont passé. Comme son équipe, le gardien alsacien a retrouvé le sourire, lui qui dirige la meilleure défense de National (16 buts encaissés). Et il attend avec une certaine impatience le rendez-vous de vendredi. « Ça va être un bon match, prophétise le gardien passé par Lille. Amiens vient chercher des points et devra se découvrir, je pense que le match sera ouvert ».
À l’instar de ses coéquipiers, Alexandre Oukidja vise la victoire, et rien d’autre, face au club picard. Parce qu’il veut «inverser la tendance après la défaite du match aller», mais surtout arracher le dernier point qui manque pour valider la montée. «Tout le monde nous voit en Ligue 2, mais mathématiquement, on n’y est pas encore...», rappelle, à toutes fins utiles, le gardien de 26 ans, arrivé à l’été 2014.
Ceci étant dit, Oukidja sait aussi que sauf catastrophe, il devrait sabrer le mousseux en Alsace, deux ans après l’avoir fait en Belgique. En mai 2014, Alexandre Oukidja avait, en effet déjà fêté une montée – en division 1 belge –, sous les couleurs de Mouscron.
« Là-bas en Belgique, c’était un peu la même situation. Le club avait été relégué administrativement... En fait, à Strasbourg, j’ai un peu recommencé le même parcours », en rigole le joueur.
Seule différence (et de taille): l’engouement. « La montée à Mouscron me laisse de très bons souvenirs, bien entendu. Monter est toujours un moment particulier dans une carrière. Mais ici, c’est différent. On sent vraiment qu’il y a une grosse attente...», souligne le portier.
Alors forcément, le fait que le match se joue à guichets fermés n’a pas vraiment étonné “Ouki”, même si l’incroyable ferveur autour du Racing «me surprendra toujours un peu », comme il le dit en se marrant. Lui aura la chance d’avoir sa femme et son fils pour le soutenir en tribunes et «plein d’amis devant leur télé».
Ne reste, finalement, qu’à réussir la fête en battant Amiens. Et pour y arriver, Oukdija prône «sérénité» et combativité.
«Face à Amiens, ce sera un match d’hommes, il faudra être costaud... Et il faut absolument faire abstraction du contexte pour se concentrer sur notre sujet, avance encore le gardien. À nous de mettre le rythme, d’être maître de notre match et de ne pas prendre de but...»
Dans un petit coin de sa tête, Alexandre Oukidja espère même un petit “bonus”. « On veut prendre les trois points parce qu’on ne veut pas s’arrêter à la montée. On veut être champion », assène le portier. Avant d’ajouter: «D’ailleurs, on ne calcule plus: on veut prendre neuf points sur les neuf qui restent en jeu».
Et quoi de mieux, pour y arriver, que d’en prendre trois dès vendredi?
(*) un point suffit aux Alsaciens pour valider l’accession en Ligue 2.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Jeu 12 Mai - 5:20

Zoom sur Amiens
 Bertin, l’entre deux

Teddy Bertin –ici face à Monaco, sous le maillot bleu– a connu ses plus belles réussites sportives en Alsace.

Emblématique défenseur du Racing, Teddy Bertin ne sera pas à la Meinau pour le match de la consécration du club strasbourgeois. Il a retrouvé sa Picardie natale pour devenir... entraîneur au Sporting Club d’Amiens qui joue une carte majeure dans la fin de son championnat vendredi.
Ses longs cheveux plaqués sur l’arrière, ses coups francs de plus de trente mètres, son jeu à l’économie qui l’a fait durer longtemps et notamment sous le maillot bleu : les plus de 20 ans ne peuvent pas l’avoir oublié.
Teddy Bertin, c’est une certaine idée du Racing, c’est aussi l’incarnation d’une autre époque. Le défenseur a déboulé de l’Olympique de Marseille, à l’été 1998, quand le président Proisy avait décidé de donner un sensible coup de “boost” à son projet ambitieux.
Plus durable que nombre de recrues de l’époque, le défenseur allait tenter de tenir ferme la barre dans une galère de cinq saisons. Enfin, en parlant de galère, c’est juste que le club strasbourgeois n’a pas toujours correspondu aux discours ronflants qui l’envoyaient dans le top-5 hexagonal.

«Pour nous, ça va être compliqué, avec la grosse ambiance attendue...»

Souvent incertain les veilles de match, Bertin a enchaîné la bagatelle de 180 rencontres officielles, sans jamais sortir, sans jamais manquer.
Aujourd’hui, depuis Amiens où il a la charge des U19 pour la 3e saison, il se réjouit de constater la renaissance alsacienne. « Strasbourg va remonter en Ligue 2 et c’est bien parce que la ville le mérite, souligne-t-il sans renier l’écurie qu’il a rejoint en 2013. J’en suis heureux. J’ai vécu des moments magiques à la Meinau ».
Amiens est « son club de cœur », là où tout ou presque a commencé pour lui. Mais le Racing rime avec les plus grandes réussites du défenseur central. « On avait gagné la Coupe de France contre... Amiens, mais on était descendu en Ligue 2 en même temps en 2001, rappelle-t-il. Il y a eu la Coupe d’Europe, mais aussi la remontée immédiate. J’ai toujours ressenti de l’amour pour ce club, au quotidien, dans mon environnement, quand j’ai vécu en Alsace. »
Comme pour beaucoup de joueurs, Teddy Bertin a vécu un séjour mouvementé, à l’ombre de la Meinau, ponctué de hauts, de bas. Il a été au cœur d’un tourbillon qui marque le Racing et ressemble à la vie.
Le grand soir du retour dans le monde pro pour les Strasbourgeois, c’est pour bientôt. Mais l’homme de 47 ans ne serait pas contre un peu d’indulgence de la part du leader vendredi.
« Pour nous, ça va être compliqué avec la grosse ambiance attendue, comme j’ai pu en connaître, considère-t-il. Mais Amiens est dans le coup. On nous imaginait hors course (le visiteur du vendredi était 9e , à six points du podium, fin février). On est revenu à un point. Il y a eu une bonne réaction de toute l’équipe. Le National, c’est long et compliqué. »
Il en connaît un petit rayon puisqu’il a été propulsé sur le banc amiénois le temps d’un intérim... d’un match.
« Christophe Pélissier, le coach, avait été suspendu et j’étais le seul avec le diplôme à avoir pu le remplacer aux Herbiers, début octobre, sourit-il. J’avais apprécié. En plus, on avait gagné. »
L’expérience lui a donné des idées. S’il se consacrera à un match avancé avec ses U19 face à Quevilly, vendredi, l’idée germe de pouvoir prendre en main une équipe de seniors dans un club structuré.
« Franchement, je m’éclate à former des garçons comme Betina ou Mauquit qui jouent en National, conclut-il. Je suis à fond dedans, c’est un plaisir total même si, ma démarche, à plus ou moins long terme, est de m’occuper d’une équipe “une”.»
S’il ne boude pas son plaisir de coacher dans l’ombre, Bertin n’en a pas pour autant perdu toute ambition.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Jeu 12 Mai - 19:41

Jacky Duguépéroux a convoqué 16 joueurs pour le match contre Amiens SC, ce vendredi soir (21h) à la Meinau. Dimitri Lienard, suspendu, est absent.
Le groupe :
Blondel, Oukidja ; Bahoken, Belahmeur, Blayac, Bouanga, Douniama, Grimm, Marester, Ndour, Ndoye, Saad, Sabo, Sacko, Salmier, Seka.
Les absents : Lienard (suspension), Kanté (blessé), Pouye (convalescence), Tuiloma (sélection), Munch, North, Solvet, Weissbeck (choix de l’entraîneur).
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Ven 13 Mai - 11:28

Pour une nuit bleue
Le Racing peut valider, ce soir, sa montée en Ligue 2. Dans une Meinau pleine à craquer, s’ils évitent la défaite face à Amiens, les Strasbourgeois mettraient fin à six ans de galère.
 
Voilà, le Racing y est. Ou presque. Comme ces chasseurs de trésor contraints au voyage au long cours, comme ces chercheurs d’or, tout près de mettre la main sur le filon, il doit encore faire abstraction de l’environnement pour décrocher le jackpot. En haut de l’escalier, la dernière marche n’est pas nécessairement la plus compliquée à monter. En haut de l’échelle, l’ultime barreau est souvent le plus délicat

Mais la fièvre qui embrase la Meinau, grâce à la fidélité épatante de ses supporters, ne s’apparente vraiment pas à un désavantage. La preuve ? La bande à Duguépéroux est tout de même sur une durable série d’invincibilité dans son antre ( lire ci-contre ). Avec neuf victoires et six nuls cette saison, elle a une bonne tête de promue en puissance alors qu’il ne manque qu’un tout petit point à son compteur pour valider son ticket pour la Ligue 2.

« Un match au sommet avant un match pour la montée »

Ce soir, son antre sera plein jusqu’à la gueule d’anciens qui ont retrouvé le chemin, de jeunes qui n’ont jamais connu le professionnalisme, d’Alsaciens qui n’ont plus à taire leur passion foot. En dépit du temps breton de ce mois de mai, les plus de 26 000 spectateurs attendus n’ont pas prévu de pointer le bout du nez pour envisager une douche froide, mais plutôt pour contribuer à mettre le point final à six ans de galère.
Et pour envisager une fête jusqu’au bout de la nuit et un mois de juin le sourire aux lèvres, il n’est pas inutile d’apprécier la solidité d’un processus. En effaçant un passage en CFA2 puis en CFA en deux ans, puis en enchaînant un drôle de triptyque en National – un vrai naufrage effacé sur un repêchage miraculeux, un cruel échec au pied du podium et enfin la consécration attendue ces temps-ci -, le Racing s’est construit une destinée qui doit nécessairement l’amener à faire partie du top-40 hexagonal.
N’en déplaise à Amiens qui ne fera toutefois rien pour fournir les cotillons. Mais il ne suffira pas à Ernest Seka et ses copains de se présenter sur la pelouse en tenue. D’ailleurs, le Racing a exprimé hier son obsession de s’en tenir au terrain pour donner le dernier coup de collier.
« On veut continuer notre série à domicile et il faut faire abstraction de tout ce qu’il y a autour, indique le capitaine Ernest Seka. Je pense qu’il faut aborder ce rendez-vous comme un match normal, sans aucune pression. Amiens va vouloir prendre les trois points, on doit l’en empêcher. »
Le Racing a une vraie balle de match, ce soir, et il est au service car son destin ne dépend plus que de lui, contrairement au match précédent. Il y a une semaine, le public de la Meinau a bien cru que la montée était en poche mais Amiens, justement, et Orléans, à la lutte pour la 3e place, avaient su arracher un succès indispensable.
De leur côté, les joueurs strasbourgeois avaient su mettre à la raison le CA Bastia qui évoluait un peu en roue libre. Ce soir, les Picards, eux, risquent bien d’avoir le couteau entre les dents, surfant sur une vague positive.
« On aborde un match au sommet avant d’aborder un match pour la montée, explique Jacky Duguépéroux. Amiens est comme nous, sur une série de cinq victoires et quatre nuls, avec une équipe redoutable. Pour nous, c’est vrai, il peut y avoir quelque chose derrière. C’est un match très important et ce sera un bon match. Je n’ai aucune certitude mais j’ai confiance en mon équipe. Mes joueurs sont prêts. »
Il n’est donc pas question de sortir le parapluie, ni de mettre le champagne au frais. Le match se suffit à lui-même, entre un leader bien dans son foot si près du Graal et un 4e qui se refuse à enterrer ses illusions.
« On doit garder les pieds sur terre pour peut-être s’envoler après », a conclu Jacky Duguépéroux. Ce soir, ils seront plus de 26 000 à l’unisson de cette destinée tant désirée mus par l’envie de vivre une nuit où, après 23 heures, il ferait grand bleu.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Ven 13 Mai - 20:49

Racing Strasbourg : 16. Alexandre Oukidja (g) – 24. Eric Marester, 22. Ernest Seka (cap), 23. Felipe Saad, 3. Abdallah Ndour – 20. Denis Bouanga, 6. Jérémy Grimm, 18. Mayoro N’Doye, 10. Abdelhak Belahmeur – 13. Jérémy Blayac, 19. Stéphane Bahoken.

Remplaçants : 30. Olivier Blondel (g), 15. Ladislas Douniama, 26. Jean-Philippe Sabo, 21. Yoann Salmier, 25. Ihsan Sacko. Entraîneur : Jacky Duguépéroux.

A 20h, le quart de virage des clubs de supporters est déjà plein comme un oeuf. Les spectateurs prennent petit à petit possession des gradins. On attend quelque 26.000 personnes pour un match qui pourrait être le point d'orgue de la saison, avant un retour dans le monde pro et la Ligue2.

A 20h13 précises, les premiers frissons ont parcouru le dos des milliers de personnes déjà présentes dans l'enceinte. La sortie des Strasbourgeois a été accompagnée par les chants vibrants d'un kop affichant complet depuis un bon moment déjà. La centaine de supporters picards vient pour sa part de prendre place dans le quart de virage qui lui est dévolue.

Geste fort sympa, Jean-Luc Filser, le speaker de la Meinau transmet le micro à Jérôme, son alter ego d'Amiens pour lui permettre de donner la composition d'équipe des visiteurs. Celui-ci a gagné le calme et le respect du public strasbourgeois en lançant que Strasbourg est un vrai public de Ligue 1. La Meinau a salué par ses applaudissements nourris la présentation de Régis Gurtner dans les buts picards.

Le Racing était déjà en Ligue 2 ce soir... l'espace de deux minutes. Le temps pour Orléans d'égaliser à Luçon. Les Vendéens avaient marqué dès la 12e par Gbelle. Armand a marqué à la 14e et même récidivé deux minutes plus tard. A la mi-temps, Orléans mène donc 2-1. Il semble bien que le Racing ne devra compter que sur lui-même pour accéder en Ligue 2, seule une défaite d'Orléans lui offrant d'office cette promotion. Qu'importe, les hommes de Dugué n'imagine rien d'autre qu'une victoire pour valider leur montée, mais aussi se rapprocher du titre de champion de France de National.

Le Racing fait un très bon début de match, dans l'esprit, l'engagement et l'intensité. Pourvu que ça dure !
8

Oh la tête de Blayac sauvée sur la ligne par une tête amiénoise sur ce corner de Bouanga !! Tout le monde a cru à l'ouverture du score !


Le Racing fait un très bon début de match, dans l'esprit, l'engagement et l'intensité. Pourvu que ça dure !

Oh quel raté de Belahmeur, parfaitement servi en retrait par Blayac au coeur de la surface ! Le petit meneur bas-rhinois a clairement manqué de lucidité sur ce coup !

L'arbitre semble lui aussi un peu submergé par la pression et s'est trompé à quelques reprises déjà. Mais si le match est très engagé, il se déroule pour l'instant dans un parfait esprit. Rappelons au passage qu'Amiens doit tout faire pour gagner et garder ainsi intactes ses chances de montée en Ligue 2.
 
 Luçon1 - 3Orléans
.
.Marseille Consolat est en fait réduit à dix depuis la 30e'. Pas une bonne affaire du tout pour les SR Colmar qui voient Béziers prendre ses distances, ou tout du moins les maintenir. Les SRC mènent mais sont mathématiquement relégués à l'instant présent. A moins de récupérer les fameux points face à Béziers justement.

Jérémy Grimm déclenche les hourras de la foule dès qu'il touche le ballon. L'Alsacien du Racing ratisse tous les ballons qui passent et marchent littéralement sur l'eau depuis le coup d'envoi. Et ça fait quelques matches que ça dure...


  Consolat Marseille0 - 3Béziers

 Luçon1 - 4Orléans

  Consolat Marseille0 - 4Béziers

Consolat Marseille1 - 4Béziers


Oh le tacle désespéré de Fontaine qui vient sauver la patrie picarde sur ce centre de Belahmeur !

Le match est toujours aussi intéressant, mais les occasions sont beaucoup plus rares. Au milieu de tout ça, l'arbitre est celui qui se fait le plus remarquer et ce n'est jamais bon signe... La présence des caméras télé, sans doute.

Luçon1 - 5 Orléans

Bouanga s'écroule dans le surface. l'arbitre reste de marbre, suscitant une nième bronca à son encontre. Le Loirentais prêté au Racing se relève toutefois sans protester.

MI -temps 0-0



  ! Consolat Marseille1 - 5 Béziers
.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Ven 13 Mai - 22:13

Vu les résultats du soir, Amiens peut réaliser un gros coup. En l'emportant ici, les Picards reviendraient à hauteur de Marseille Consolat à la 3e place, la dernière synonyme de montée.

Bouanga tout proche du 1-0! Ndoye récupère le ballon au milieu de terrain et lance le prêté lorientais qui frappe dans un angle fermé au premier poteau, Gurtner déviant en corner.

Carton rouge direct pour Felipe Saad !

Felipe Saad est expulsé sévèrement pour avoir retenu Camara à l'entrée de la surface. La Meinau gronde plus que jamais. L'affaire se complique pour le Racing.

Changement tactique au Racing : Belahmeur est remplacé par Salmier, qui prend place en défense centrale.

Il y a 26053 spectateurs à la Meinau ce soir, nouveau record de la saison après les 26022 lors du derby contre Colmar

Evidemment, le Racing déjoue un peu depuis l'expulsion de Saad, et Amiens tente d'en profiter. Les offensives strasbourgeoises pourraient se faire rares d'ici à la fin du match.

Oh le rush de Salmier ! Après avoir récupéré le ballon dans son camp, le jeune défenseur central strasbourgeois a remonté tout le terrain et décoché une frappe puissante de 20 m ! Hors-cadre.


Quel arrêt d'Alexandre Oukidja après un magnifique slalom de Gope Fenepej dans la surface ! Heureusement que le nouvel entrant picard était dans un angle fermé !

Jacky Duguépéroux exclu !

Jacky Duguépéroux exclu ! Après une énième décision plus que discutable de M. Abed, qui a notamment laissé jouer alors que le gardien Oukidja se tordait de douleur au sol, le coach alsacien lui a dit ses quatre vérités. Il terminera ce match en tribunes, comme Saad.

Voilà qui le don de réveiller le stade au-delà du kop. Ce dernier redouble d'intensité, tout le stade lui répondant désormais en écho.

Amiens se met à employer les grands moyens comme excité par le directeur du match. Blayac est balancé à 28m des buts dans l'axe. Pas de carton? Ah bon.

La Meinau est déchaînée. Du pur bonheur. Sauf que rien n'est fait et qu'on commence sérieusement à serrer les fesses.

Ndour s'arrache sur son côté droit et centre pour Blayac. Ce dernier contrôle, pivote et frappe. Gurtner est pris sur ses appuis, mais la balle frise le poteau.

Retenons par ailleurs ce geste fort du capitaine Ernest Seka : alors que Jacky Duguépéroux se faisait exclure, il a rameuté ses coéquipiers qui allaient en remettre une couche pour ramener tout le monde à la raison à la concentration. Du pur Seka.

Ndour s'arrache sur son côté droit et centre pour Blayac. Ce dernier contrôle, pivote et frappe. Gurtner est pris sur ses appuis, mais la balle frise le poteau.

La très grosse frayeur! La frappe enroulée de Gope Fenepej lèche la lucarne d'Oukidja qui n'a pu que suivre la trajectoire du ballon des yeux.

Changement à Strasbourg : sortie de Bouanga, remplacé par Sacko. Oukidja, bousculé lors de l'une de ses sorties, est de nouveau en train de se faire soigner.

On entre dans les arrêts de jeu. Encore trois minutes de souffrance. Le public de la Meinau est debout !

21:0091'Strasbourg 1 - 0Amiens SC
.

Gope Fenepej a marqué en déviant un ballon anodin devant Oukidja qui allait s'en saisir. Le ballon roule tout doucement dans la cage vide. C'est la stupeur.

Et c'est terminé ! Dans la confusion la plus totale, Amiens vient s'imposer à la dernière seconde et prive Strasbourg d'une montée officielle qui lui tendait les bras. Les Picards restent en course pour la L2, le Racing évidemment aussi. Mais la fête est reportée.

La tension retombe peu à peu, mais on a évité quelques bagarres de peu en cette fin de match. Il faut désormais attendre le 27 mai et le match à Belfort pour que cette montée en L2 soit officielle pour le Racing.
.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Ven 13 Mai - 23:04

32eme journée
Vendredi 13 mai 2016
 Colmar  1 - 0  Épinal
Chambly  3 - 2  Fréjus St-Raphaël
Boulogne  0 - 0 Sedan
Châteauroux  3 - 0 Les Herbiers
Consolat Marseille1 - 5  Béziers
Luçon 1 - 5 Orléans
Avranches  2 - 0  Dunkerque
CA Bastia  2 - 0 Belfort
Strasbourg  0 - 1 Amiens SC

  EquipePtsJGNPBPBCDiff
 1 Strasbourg573215125331617
 2 Orléans523213136473512
 3 Consolat Marseille5132149946397
 4 Amiens SC49321213741347
 5 Châteauroux463212101046442
 6 Dunkerque45321291139390
 7 Avranches44321014842348
 8 Chambly443211111044359
 9 Sedan43321013930273
 10 Luçon43321110114246-4
 11 Boulogne42321191244422
 12 CA Bastia42321012102831-3
 13 Belfort4032913102631-5
 14 Béziers40321010123438-4
 15 Les Herbiers3532714113848-10
 16 Colmar333298153644-8
 17 Fréjus St-Raphaël2732415132037-17
 18 Épinal2632511163450-16
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Sam 14 Mai - 5:34

La douche glaciale
Le Racing a concédé une incroyable défaite hier, à la Meinau, au bout des arrêts de jeu, ce qui l’empêche de valider son ticket pour la Ligue 2. La frustration est énorme. Il faudra encore attendre.
Presque six ans, jour pour jour, le Racing a cru tenir son ticket pour la Ligue 2. Il l’avait quittée, par une petite porte, à Châteauroux, en mai 2010.
Mais il a suffi d’une absence, un improbable ballon en profondeur pour que les efforts consentis pendant une heure trente soient réduits à néant.

« On est KO debout »

Il était 22h53 quand Kamara a jailli entre Oukidja, Salmier et Seka pour que la série d’invincibilité de 25 matches des Strasbourgeois, à la Meinau, prenne fin.
La magnifique soirée de gala, une forme d’apothéose populaire, pleine de décibels, d’énergie et de suspense a tourné dans le mauvais sens. Triste épilogue même s’il ne donne pas une tournure définitive à la saison des Bleus.
« On est KO debout, a souligné Jacky Duguépéroux, au terme de la rencontre. Les joueurs se demandent si c’est vrai, ce qu’il leur est arrivé. Il va falloir remonter le moral des troupes. »
Les Bleus pourront se mettre du baume au cœur en songeant à tous ceux qui étaient venus les soutenir. Le public a encore une fois été impressionnant hier. Ainsi, le début de match s’est déroulé dans un vacarme assourdissant. Chaque corner ressemblait à une libération, chaque tacle réussi était fêté comme un but.
Pendant dix minutes, Amiens était en apnée, contraint de laisser passer un orage en provenance des tribunes et qui se répandait jusqu’au terrain.
Ielsch était inspiré de repousser une tête de Blayac sur la ligne (4e ), Belahmeur était pris d’une fébrilité coupable à l’heure de reprendre un centre en retrait presque parfait de Blayac (8e ).
Et puis il a fallu reprendre son souffle, commencer à réfléchir et compter sur Grimm, le Strasbourgeois le plus étincelant du soir. Pendant une bonne demi-heure, le milieu de terrain a réglé le trafic pour asseoir la domination alsacienne.
Mais Amiens n’était pas venu en Alsace en fumant la pipe mais pour défendre ses chances de terminer sur le podium. Son organisation a rassuré les partisans des débats équilibrés. Eickmayer, depuis l’entrée de la surface, a matérialisé le refus picard de se résigner (45e ). Au retour des vestiaires a pu poindre la tentation de gérer ce 0-0, petit point du bonheur.
Lancé côté droit par Ndoye, Bouanga a croqué une ‘’occase’’. Et comme rien ne pouvait être évident pour le galérien au long cours, une pointe de piment est venu assaisonnée cette partie.
Sur un ballon en profondeur, Saad a eu un temps de retard sur Kamara et l’a accroché pour l’empêcher de filer au but. Le Racing s’est retrouvé à dix et a campé dans sa moitié de terrain en attendant que l’heure tourne, en espérant achever son 21e match sans prendre de but.

Saad expulsé, Duguépéroux renvoyé

En dehors de son inlassable kop, le public strasbourgeois s’est fait plus silencieux. Les intentions offensives alsaciennes se réduisaient comme peau de chagrin. La bande à «Dugué» a ressemblé à un hérisson mais Gope Fenepej a su faire un slalom à travers les pics pour faire passer un frisson dans la défense bleue comme dans les tribunes (68e ). Oukidja a sauvé le coup.
Mais la tension est montée d’un ton. Duguépéroux, rouge de colère, a dû quitter le banc sur les injonctions de M. Abed, et les spectateurs se sont mis à faire autant de bruit que les avions au décollage à Entzheim.
Plus personne n’entendait grand-chose, plus grand monde ne jouait au foot, mais la plupart était bien content que les minutes s’égrènent et que l’arbitre perde un peu les pédales à siffler à tort et sans raison, sans doute un peu impressionné par le grabuge qu’il pouvait provoquer avec son sifflet.
La Meinau s’époumonait, Amiens s’y perdait et Blayac, sur une ruade à l’entrée de la surface, n’était pas loin de faire sauter le bouchon (80e ). Gope Fenepej répliquait en étant près de trouver la lucarne (82e ).
Chaque arrêt de jeu ressemblait à une bénédiction. Le spectacle était dans les tribunes. Ernest Seka et ses coéquipiers y trouvaient de quoi chercher au plus profond d’eux-mêmes l’énergie indispensable. Ils semblaient tenir le bon bout.
Et puis non. Il y a eu cette action de la toute dernière minute des arrêts de jeu pour tout remettre en cause.
Le Racing n’est pas au 36e dessous, toujours leader avec son destin entre les mains. « On a échoué à un point la saison dernière, a conclu l’entraîneur du Racing. Ce ne sera pas le cas cette fois. »
Le plus simple serait d’aller chercher un succès à Belfort dans deux semaines pour éviter des maux de tête face à Dunkerque lors de la dernière journée. Pour que la douche froide d’hier ne ressemble pas à un funeste épisode.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Sam 14 Mai - 5:42

La fête est gâchée
Dans une Meinau brûlante prête à festoyer, le Racing a pris un gros coup de massue sur la tête, s’inclinant tout au bout des arrêts de jeu. Pour valider la montée, il faudra encore patienter.
«Mettez un point final à ce chapitre de notre histoire », pouvait-on lire sur le tifo déployé par le kop avant le coup d’envoi. Un chapitre noir, à vrai dire, qui a plongé les amoureux du Racing dans un abime de perplexité, un soir de défaite, en mai 2010, sur la pelouse de Châteauroux.
Cette relégation en National avait précipité l’effondrement de la maison bleue, dont les murs avaient déjà été bien lézardés par quelques grosses désillusions sportives, sous l’ère Philippe Ginestet et Jean-Marc Furlan.


Une atmosphère électrique

Pourtant, le désastre qui a accompagné la non-remontée à l’issue de l’exercice 2010-2011 n’a jamais réellement entamé la passion débordante autour du club. Le dépôt de bilan et la relégation en CFA2, soit le cinquième échelon du foot français, auraient pu avoir raison de la ferveur des supporteurs.
Oui, mais non. Que ce soit contre Steinseltz, Schiltigheim, Chaumont ou Jarville, une petite flamme a toujours crépité dans le temple de la Meinau, subitement devenu trop grand pour un club si petit
Puis, peu à peu, le carré des fidèles s’est ouvert à de nouveaux adeptes, enclins à accompagner les leurs dans cette lente reconstruction, peu importe le temps que cette difficile entreprise allait prendre.
Les deux remontées successives, puis les trois saisons en National, ont permis de renaître progressivement aux ambitions. Au printemps dernier, déjà, l’espoir de retrouver le monde professionnel, dans une dernière ligne droite emballante, avait rendu le stade incandescent.
Au final, l’issue malheureuse – le Racing avait échoué à un point de Bourg-Péronnas et de la troisième place – n’avait fait que renforcer les convictions du peuple bleu. Cette saison-ci serait la bonne.
Au gré des succès des hommes de Jacky Duguépéroux, parfois poussifs, rarement spectaculaires mais toujours appliqués, la Meinau s’est mise à y croire de plus en plus fort. La semaine dernière, elle était prête à exploser pour célébrer cette montée rendue inéluctable. Le large succès contre le CA Bastia (3-0) n’avait pourtant pas suffi, tout le monde prenant date pour le rendez-vous contre Amiens.
Festive une semaine plus tôt, l’ambiance s’est rapidement crispée hier soir. La faute, en premier lieu, à des Amiénois venus en Alsace pour prendre des points, eux qui cherchent à accrocher la troisième place synonyme de montée. Les coéquipiers du valeureux capitaine Julien Ielsch ont ainsi posé bien des soucis aux Strasbourgeois.
Hormis une tête de Blayac dès la quatrième puis une frappe dévissée de Belahmeur quatre minutes plus tard, les Picards n’ont pas eu à souffrir des assauts strasbourgeois, trop désordonnés pour être réellement dangereux.
Au retour des vestiaires, l’atmosphère s’est encore électrisée sous les coups de sifflet de l’arbitre. Karim Abed a commencé par expulser Felipe Saad, auteur d’une faute comme dernier défenseur (52e ). Puis il a renvoyé Jacky Duguépéroux, qui manifestait son courroux de manière trop véhémente (69e ).
Dans l’adversité, le public se lève alors comme un seul homme pour pousser les siens, alors que Gope Fenepej se crée deux occasions en or. Dans les arrêts de jeu, le stade retient son souffle jusqu’à ce que Kamara profite d’une mésentente de la défense alsacienne pour plomber la soirée.
Le stade est comme sonné. Ernest Seka et les siens, eux, sont prostrés au sol. À croire qu’ils viennent de tout perdre. Blayac veut en découdre avec des Amiénois venus le chambrer. Des fumigènes et des pétards tombent des travées. 26 053 spectateurs repartent terriblement frustrés.
Il reste deux journées et un succès à chercher pour assurer la montée. Mais la fête est gâchée.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Sam 14 Mai - 5:46

Un homme dans le match Seka, le roc n’a pas suffi
Ernest Seka, le capitaine alsacien, a longtemps tenu la baraque dans un match plus que tendu. Mais n’a pas pu empêcher le but amiénois.
Ernest Seka est entré en premier sur la pelouse, brassard oblige. Il s’est rapidement signé, puis a emmené ses troupes s’aligner, comme à la parade. Une fois le protocole accompli, après le traditionnel tirage au sort d’avant match, il a réuni ses troupes.
Serrés les uns contre les autres, les dix autres strasbourgeois ont alors écouté la parole de cap’tain Seka. Puis, sans rien changer aux habitudes, le défenseur central a serré dans ses bras Eric Marester, Felipe Saad, puis Abdallah Ndour, ses trois acolytes en défense. Avant de donner une longue accolade à Alexandre Oukidja.
Sa première mi-temps a été à l’image de sa saison : solide. Dès la 2e minute, il s’envole au-dessus de Tinhan, pour dégager de la tête un ballon à destination de son adversaire. Un Jonathan Tinhan qui ne verra d’ailleurs quasiment pas le jour durant 45 minutes. Serré de près par Seka, banlieusard parisien qui s’est révélé au Poirée-sur-Vie, avant d’exploser à… Amiens (justement), l’avant-centre picard n’a pas pesé. À la 4e minute ou à la 18e , le feu follet amiénois a vu revenir un Seka impérial, alors qu’il filait au but.
Mais si le capitaine alsacien a su faire parler son physique au moment opportun, il a aussi eu l’occasion de faire étalage de sa technique chaloupée. À la 22e minute, alors qu’il est sous la menace de l’impressionnant Aboubakar Kamara, il préfère effectuer un petit crochet, avant de relancer vers l’avant, plutôt que de s’appuyer sur Oukidja. Le public de la Meinau apprécie et le fait bruyamment savoir…

De la voix, des bras, il ne cesse de replacer les siens

Et alors que les Amiénois s’installent peu à peu dans le camp alsacien, Seka garde son calme. De la voix, des bras, il ne cesse de replacer les siens. Tout en parant au plus pressé, comme lorsqu’il dégage un ballon chaud, devant Tinhan, à la 32e. Le natif de Clichy, courroie de transmission de Jacky Duguépéroux sur le terrain, n’hésite pas non plus à mettre la semelle. Comme à la 38e , quand le défenseur de 28 ans essuie ses crampons sur Bourgaud, parti en contre.
De retour sur la pelouse après la pause, il reprend sa casquette de capitaine. À nouveau, il regroupe ses troupes pour les haranguer. À la 49e , Tinhan parvient enfin à le passer… mais en commettant une faute. Une minute plus tard, M. Abed ne siffle rien, quand il se fait balancer par Kamara. Si ce n’est un corner.
Et l’arbitre de la rencontre va encore se faire remarquer deux minutes plus tard, en expulsant Felipe Saad pour une faute anodine. Alors que le Brésilien est encore en train de pester, Seka place déjà son mur pour le coup franc qui suit.
Le coup de pied arrêté ne donnera rien, mais à dix contre onze, la donne a changé. Il s’agit alors de tenir, coûte que coûte, pour préserver le point du nul. Pour y arriver, Duguépéroux fait entrer Yoann Salmier, recréant ainsi le duo titulaire la saison passée en charnière.
Et c’est encore Seka qui ramène tout le monde à la raison quand l’entraîneur strasbourgeois se fait à son tour expulser. Il attrape Bouanga, Blayac et tous les énervés pour les ramener à la raison et éviter que les Bleus ne disjonctent totalement. À la 78e , Sébastien Roi l’appelle pour lui donner quelques consignes. À moins que ce ne soit l’inverse. De capitaine, Seka passe quasiment entraîneur, dans un dernier quart d’heure stressant.
Mais ça ne suffira pas. Un dernier coup de rein de Gope Fenepej et voilà Amiens qui trouve la faille. La fête annoncée tourne à la grimace. Seka, lui, reste au sol de longues minutes. Il se relèvera, pour remercier le kop, puis calmer un Blayac très excité. Un patron, un vrai, même (et surtout) dans la tempête…
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Sam 14 Mai - 20:26

Echaffourées après le match Strasbourg-Amiens Deux supporters du Racing en garde à vue après avoir caillassé les policiers
Deux supporters du Racing club de Strasbourg ont été interpellés vendredi soir au cours des débordements qui ont suivi la défaite à domicile contre Amiens. Ils auraient lancé des projectiles et des pétards sur les forces de l'ordre dans l'enceinte et aux abords du stade de la Meinau.
Le but encaissé dans les ultimes secondes, empêchant de valider la montée du Racing en Ligue 2, a échaudé les esprits de certains supporters qui s'en sont pris aux visiteurs et aux forces de l'ordre.
La cinquantaine de supporters amiénois ont été pris à partie alors qu'ils quittaient leur tribune. Certains ont reçu des coups sans toutefois être sérieusement blessés.
La police est rapidement intervenue pour protéger la sortie des Picards et les accompagner jusqu'à leur bus. Les policiers ont essuyé des tirs de mortiers et de projectiles en tous genres de la part de supporters strasbourgeois.
Au cours des échauffourées, un policier a été légèrement blessé à la main. L'un de ses collègues a reçu un pétard sur le casque.
Les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de deux hommes âgés de 28 et 35 ans. Ces derniers étaient en possession de pétards de catégorie K1 et de mortiers. Ils ont été placés en garde à vue à l'hôtel de police de Strasbourg.
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Re: 32ème Journée : RC Strasbourg - Amiens

Message  67120 le Dim 15 Mai - 5:26

Ce n’est pas un enterrement
Face à Amiens, le Racing a enregistré un échec cruel par son scénario, dans l’antépénultième match de sa saison (0-1). Avec un joker dans sa manche, sa position demeure avantageuse. Il est dans un fauteuil pour décrocher son ticket pour la Ligue 2, qu’il peut valider dans deux semaines, à Belfort, lors du dernier déplacement de sa saison.
Et puis la Meinau s’est tue. C’est comme si la déviation d’un ballon en profondeur par le rusé Kamara, qui s’est faufilé dans un trou de souris, avait asséné 26 000 coups de bambou aux 26 000 spectateurs de la Meinau. Il ne s’agissait pas, comme les Italiens en 2000, de reboucher les bouteilles de champagne. Encore que.

« Le pire scénario qui pouvait nous arriver »


Le scénario du 32e match des Strasbourgeois a été d’une cruauté inouïe. Un point manquait avant-hier. Un point manque encore ce matin. Et quelques protégés de Jacky Duguépéroux se sont effondrés sous le poids du KO réussi par les Amiénois, au bout du bout des arrêts de jeu.
« C’est le pire scénario qui pouvait nous arriver, franchement, on ne pouvait pas imaginer pire, a indiqué Yoann Salmier, sorti du banc pour prendre la place de Felipe Saad expulsé et qui sera de la partie à Belfort, pour suppléer le Brésilien suspendu. À la fin du match, on s’est demandé si c’était un cauchemar, on était abattu, très abattu. » Il s’agit donc de se relever et deux semaines ne seront peut-être pas de trop pour panser les plaies.
Le Racing tend à laisser filer les points en quantité, ces temps-ci, à la Meinau, dans la dernière ligne droite de ses matches.
Début avril, Châteauroux avait égalisé dans le temps additionnel, à 9 contre 11 devant le public alsacien.
Il y a trois semaines, Luçon en avait fait de même à la 84e minute. Les Strasbourgeois ont bien du mal à conclure mais il n’est pas non plus question de s’alarmer plus que de raison.
Ernest Seka et ses coéquipiers ont encore de la marge, eux qui sont en quête d’un nul en deux matches.
Lors de la prochaine échéance, Belfort aura d’ailleurs le même objectif pour s’assurer du maintien. Tout au long de la saison, Jacky Duguépéroux, n’a jamais caché son scepticisme quant à une montée confortable. Les événements lui donnent raison et voilà le coach contraint de remettre sur le patron la grande ambition de début de saison. « Il va falloir remonter le moral des troupes, indique-t-il tout en constatant le paradoxe du moment. On est mieux dans le jeu mais on n’arrive pas à s’imposer. »

Marseille ne respire pas la santé

Le responsable sportif a choisi la manière douce pour envisager le travail de reconstruction en laissant quartier libre à ses protégés jusqu’à mardi. Il ne serait pas apparu opportun de les enfoncer ou de les gronder.
Il s’agit vite d’enterrer les regrets et d’apprécier de rester seul devant, en mesure de régler l’affaire dans deux semaines. Le Racing a toujours un joker dans sa manche, son matelas de quatre points sur son dauphin – Orléans désormais – de cinq sur le quatrième, Marseille Consolat qui ne respire pas la santé – un point en trois matches, deux défaites de rang – se révélant rassurant. Il reste juste un dernier coup de collier à donner.
S’ils n’ont pas démérité, vendredi, les Strasbourgeois se sont pris les pieds dans le tapis. Ils seraient inspirés de l’éviter, désormais, même si une défaite d’Orléans, d’Amiens ou de Marseille Consolat lui garantirait une place dans l’ascenseur pour l’étage du dessus.
D’un autre côté, il ne semble pas dans les intentions alsaciennes de compter sur les autres.
« On perd sur un vieux but dû à une erreur de communication, à trois secondes de la fin, a conclu Yoann Salmier. On est abattu ce soir, mais on va remettre les bouchées doubles à l’entraînement et si on doit chercher la montée à l’extérieur, on le fera. »
Au stade Roger-Serzian, quelques encouragements pro-Racing devraient encore retentir. Et, si ça veut sourire à Belfort, il sera temps de faire une fête, une vraie, pour exprimer sa joie de bientôt évoluer en Ligue 2. Et le désagrément amiénois ne sera plus qu’un vieux souvenir.
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