Felipe Saad

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Felipe Saad

Message  67120 le Mer 15 Juil - 15:54

Felipe Saad au Racing !

LA FICHE DE FELIPE SAAD
Né le 11 septembre 1983 à Santos (BRE)
1m87 ; 83kg

Défenseur
Vainqueur de la Coupe de France 2009 (EA Guingamp)

2014/2015 : 10 matches (SM Caen, L1)
2013/2014 : 15 matches (SM Caen, L2)
2012/2013 : 11 matches (AC Ajaccio, L1)
2011/2012 : 3 matches (AC Ajaccio, L1)
2011/2012 : 1 match (Evian TG, L1)
2010/2011 : 19 matches, 1 but (Evian TG, L2)
2009/2010 : 33 matches (EA Guingamp, L2)
2008/2009 : 12 matches (EA Guingamp, L2)
2007/2008 : 31 matches (EA Guingamp, L2)
2006 : 10 matches (Botafogo, D1 Bre)
2005 : 13 matches (Paysandu, D1 Bre)
2004 : 21 matches (Vitoria, D1 Bre)
2003 : 1 match (Vitoria, D1 Bre)
Le Racing a fait signer un contrat de deux ans à Felipe Saad. Défenseur brésilien vainqueur de la Coupe de France 2009 et possédant une grande expérience au plus haut-niveau (162 matches entre la L1, la L2, les Coupes nationales et la Coupe d’Europe), il vient renforcer l’axe défensif du groupe strasbourgeois. A 31 ans, et après avoir porté les couleurs de Guingamp, de l’Evian TG et de l’AC Ajaccio, il arrive en provenance du SM Caen (L1).
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Jeu 16 Juil - 9:40

Felipe Saad : « Faire partie de l’aventure » Racing
En enrôlant le défenseur central Felipe Saad en provenance de Caen (Ligue 1), le Racing Strasbourg a réussi un très joli coup, qui confirme encore un peu plus les ambitions de montée en Ligue 2.

En contact avec le club strasbourgeois depuis une dizaine de jours, Felipe Saad s’est engagé hier pour deux ans en Alsace. Fort d’un solide parcours en France sous les maillots de Guingamp, Evian, Ajaccio et Caen (36 matches de Ligue 1, 110 de Ligue 2), le défenseur central brésilien de 31 ans, en fin de contrat à Caen avec qui il a joué 10 matches en Ligue 1 la saison passée, est un renfort de choix pour l’ambitieux Racing.

Felipe Saad, pourquoi avoir fait le choix de signer à Strasbourg ?
J’ai fait quatre mois assez exceptionnels en Ligue 1 avec Caen avant de me blesser en avril contre Monaco. J’ai eu la chance de participer à l’incroyable série qui nous a permis de remonter la pente. En partant de Caen, je voulais un vrai projet. Ce n’est pas anodin de passer de la Ligue 1 au National, mais Strasbourg est un club de Ligue 1 qui se retrouve en National ! Mon choix de carrière est basé sur l’histoire et sur l’avenir. Et si j’ai signé pour deux saisons, c’est pour retrouver la Ligue 1 dans deux ans.
Comment vous sentez-vous après cette déchirure à la cuisse droite en avril dernier ?
Je suis cliniquement à 100 %, mais pas physiquement. J’estime que j’ai entre deux à trois semaines de travail pour être au niveau des autres qui ont déjà fait une grosse préparation. Je ne m’attends à être très performant lors de mes premiers matches amicaux (ndlr : Il ne participera pas à la rencontre contre Schiltigheim ce samedi à Still). L’objectif est de retrouver mes sensations et mes repères pour la 1re journée de National. C’est clair dans ma tête, c’est un travail de longue haleine.
« Je viens avec beaucoup d’humilité »

Vous avez un profil de joueur plutôt intelligent…

Je suis moi-même, je ne viens pas pour faire l’intellectuel. Je viens surtout avec beaucoup d’humilité. J’estime que je suis encore dans l’apprentissage, même si c’est ma 9e saison en France. Je découvre un championnat que je ne connais pas du tout, dans une ville qui a une taille que je n’ai jamais connue non plus. Tout ça pour moi, c’est une grande nouveauté même si je connais quelques joueurs, dont Oumar Pouye avec qui j’ai joué à Evian. Je ne suis pas là pour encadrer, mais pour continuer à apprendre.

Vous avez un rapport particulier avec la France !


Le destin m’a fait débarquer à Guingamp en 2007, dans un club exceptionnel qui m’a très bien accueilli. J’ai eu un coup de cœur. Je me suis dit que j’avais beaucoup de chance de venir dans un pays comme celui-là. En 8 ans, j’ai eu la chance d’apprendre la langue, la culture et la société française, et je ne voulais pas quitter la France. Cela a joué dans mon choix, Strasbourg est une ville connue et on sait que tout le monde tire dans le même sens pour que le club monte. Cela m’a donné énormément envie de faire partie de l’aventure.
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Jeu 16 Juil - 9:45

Un Brésilien en renfort « Là pour apprendre »
Felipe Saad est la 5e recrue du Racing en cette intersaison. Le défenseur brésilien, qui débarque de Caen, vivra sa 9e saison dans l’Hexagone sous le maillot bleu.

Si vous pensez que le QI d’un joueur de foot ne dépasse pas celui d’une huître, on vous invite volontiers à croiser la route de Felipe Saad. Le défenseur brésilien a une tête bien faite et une tête bien pleine. S’exprimant dans un français parfait, analysant avec recul sa signature pour deux saisons au Racing, le joueur de 31 ans aborde avec lucidité et envie une aventure alsacienne qui doit lui faire retrouver un championnat qu’il quitte : la Ligue 1.
Quand et comment se sont déroulées discussions qui vous conduisent, aujourd’hui, à signer au Racing ?

– Les premiers contacts sont intervenus il y a une dizaine de jours. Le club s’est très bien comporté vis-à-vis de moi. Il m’a laissé le temps de réfléchir, il a d’ailleurs été clair avec l’autre joueur qui était à l’essai (Léo Schwechlen) était au courant. Il y a eu beaucoup de discrétion et j’ai eu le temps de réfléchir. Je suis venu à Strasbourg, samedi, pour visiter. Et je me suis décidé.
– Vous quittez Caen et la Ligue 1, où vous arriviez en fin de contrat. N’est-ce pas une régression ?

– Je sors d’une saison où j’ai vécu quatre ou cinq mois exceptionnels. J’ai intégré l’équipe en décembre, on était dernier. Et on n’a pas arrêté de remonter. Je ne dis pas que c’est grâce à moi mais il y a eu des épisodes amusants. Au Parc, on était mené 2-0 et je rentre à 10 minutes de la fin. Et on a fait 2-2. J’étais de cette série exceptionnelle. Mais dans le passé, j’ai aussi connu la montée avec Évian/Thonon et c’était des moments exceptionnels.
« Un club qui a une histoire mais aussi un avenir »
En signant à Strasbourg, je signe dans un club qui a une histoire, mais qui a aussi un avenir. C’est l’un des six clubs qui a gagné tous les titres en France. C’est un club de Ligue 1, qui se retrouve en National. J’ai signé deux ans et l’objectif, c’est d’être en Ligue 1 dans deux ans.
– Votre présence à Strasbourg participe-t-elle à une prolongation de votre aventure en France que vous fréquentez depuis 2007 ?
– Quand j’ai commencé, très jeune, à gagner de l’argent grâce au foot, j’avais promis à ma mère qui est Italienne de rejoindre la Serie A. Et puis j’ai fini par découvrir l’Europe à Guingamp. Mais en même temps, je me retrouvais dans l’un des quatre ou cinq plus grands pays de football. Je ne me retrouvais pas n’importe où. J’ai gagné la Coupe de France là-bas, j’ai pu marquer l’histoire du club. Et j’ai découvert une langue et une culture. Le destin aurait pu m’envoyer dans un pays beaucoup moins intéressant. Cela a été en France où j’espère bien rester après ma carrière. Et y rester avec ma famille, c’était effectivement une priorité.
– Avec votre statut et vos plus de 120 matches pros, quel rôle envisagez-vous au sein de cette équipe ?
– Il y a déjà Blayac, Blondel, Seka et d’autres joueurs qui ont plus d’expérience que moi du National et du club. Je vais aussi découvrir une grande ville (ndlr : en France, Saad a tour à tour joué à Guingamp, Evian/Thonon, Ajaccio et Caen). Tout est nouveau pour moi. J’ai beau avoir 31 ans, je considère que je suis toujours en apprentissage et je suis là pour apprendre.

– Vous débarquez en cours de préparation. Vous considérez-vous à 100 % ?
– Je suis cliniquement à 100 % après une blessure au mois d’avril mais il me faudra deux à trois semaines pour rattraper mon retard. Il faut que je retrouve des sensations et des repères et c’est un travail de longue haleine (ndlr : Jacky Duguépéroux n’envisage pas de le faire participer aux matches amicaux de samedi, face au Sporting, et mardi, face à Haguenau. J’ai un objectif, c’est d’être prêt pour la reprise du championnat.
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Jeu 1 Oct - 20:16

Racing Strasbourg : Felipe Saad, certifié non conforme

Passé de la Ligue 1 au National à l’intersaison, le nouveau joueur du Racing Strasbourg ne fait pas grand-chose comme les autres dans le monde du foot. Mais l’érudit défenseur central brésilien, pas maladroit non plus avec un ballon, cultive et assume ses différences. Rencontre hors-jeu.

Felipe Saad est arrivé en tram, comme n’importe quel Strasbourgeois. Mains dans les poches, jeans passe-partout, t-shirt bariolé, il a relevé ses lunettes de soleil, jeté un œil au ciel, mi-gris, mi-laiteux. C’est le milieu d’après-midi, l’automne est déjà là, un temps à vous filer la saudade (*).

Rendez-vous a été pris Porte de l’hôpital. Non pas que ce fils d’une hématologue italienne et d’un chirurgien pédiatrique brésilien voue une passion sans borne à la chose médicale. Mais voilà, depuis deux mois qu’il est installé en Alsace, le nouveau joueur du Racing n’a pas encore beaucoup eu le temps de visiter son nouvel environnement. Il a bien fait un tour à la cathédrale, passé quelques heures au musée d’art contemporain et même poussé sa Mini Cooper jusqu’au Haut-Koenigsbourg, mais c’est bien tout. Et c’est surtout trop peu pour cet ovni du paysage footballistique français, toujours partant quand il s’agit de rentrer chez lui un peu moins bête que la veille.

« J’ai acquis la capacité à passer inaperçu »

Alors, quand il a accepté de nous rencontrer, le gamin de Santos a glissé une petite requête inoffensive, avec cette pointe d’accent auriverde que l’on décèle encore volontiers dans sa voix, neuf ans après : « Tant qu’à faire, j’aimerais bien découvrir un endroit spécial, pas trop touristique. » On a réfléchi, pesé le pour et le contre, jonglé entre ses contraintes de footballeur et celles de papa poule. Puis, de but en blancs d’Alsace, on lui a proposé la cave historique des Hospices de Strasbourg, véritable caverne d’Ali Baba sauce riesling, petit bijou d’histoire et de légendes urbaines méconnu de bien des Alsaciens. C’est dans les tréfonds de ce sous-sol strasbourgeois, entre un fût de vin blanc conservé là depuis 1472 - le plus vieux du monde - et un tonneau de gerwurztraminer 2013 de Beblenheim, que le défenseur central de 32 ans a relâché le marquage et ouvert sa boîte à secrets. In vino veritas , non ?

Cet été, Felipe Saad a posé ses valises au pied de la Meinau. Pour le boucan qu’on y fait, bien sûr, pour la beauté de la ville aussi, pour son histoire, son rayonnement européen. Autant de critères que l’ancien joueur de Guingamp, Evian et Ajaccio a pris en compte au moment de s’engager en National, le 3e niveau du foot français, après avoir enchaîné près de 150 matches en L1 et L2 et œuvré pour le maintien de Caen parmi l’élite en mai dernier. Un choix de carrière qui n’a pas manqué d’interpeller, en Alsace et ailleurs. « J’ai souvent pris des décisions surprenantes aux yeux des autres, confirme le Sud-Américain, dans un français parfait. Je fais ça à l’intuition. Au Brésil, ça prime sur la raison, c’est culturel. À chaque fois que j’ai changé de club, j’ai perdu de l’argent, mais j’ai toujours été récompensé par le destin, sportivement et personnellement. Pourquoi pas aussi à Strasbourg ? »

Issu d’une famille plutôt aisée - « j’avais ma propre chambre, j’étudiais dans une école de bonnes sœurs » -, Felipe Patavino Saad a eu sa première vraie bonne intuition à l’âge de 15 ans. Pourtant pas le plus doué des footballeurs, il a choisi de quitter le confort familial pour le centre de formation de Vitoria Bahia et ses dortoirs de 20 lits superposés remplis de gamins des favelas. « Percer dans le foot, c’était la chance de leur vie, raconte celui qui y signera son premier contrat pro en 2005. La première nuit, j’ai dormi avec mon portefeuille sous l’oreiller. C’était la jungle, un milieu très hostile par rapport à ce que je connaissais. Peut-être que c’est là que j’ai acquis la capacité à passer inaperçu, à ne pas montrer que je venais d’un autre milieu ou que j’avais un niveau d’éducation plus élevé. »
« Je n’ai rien à prouver, ni dans le vestiaire, ni à l’extérieur »

Cette faculté d’adaptation va traverser les âges, l’Atlantique aussi. Adopté par la Bretagne et ses irréductibles Guingampais en 2007, il va développer sa propre potion magique, schizophrénie douce capable de résister aux us de la planète foot : la grosse cylindrée, les vêtements griffés, le langage codé... Felipe le caméléon acquiesce : « Là, je viens de m’acheter un vélo d’occasion pour aller à l’entraînement. J’habite au Neudorf. Je mets sept minutes pour aller au stade, contre douze en voiture. Aujourd’hui, j’ai aussi mis ce pull que j’adore avec des petits vélos imprimés dessus. Il vient de chez Kiabi. Je m’en fous de ce qu’on en pense, il me plaît, c’est tout. » Il marque une pause. « Je pense que c’est une chance pour moi d’être comme ça. J’ai réussi à faire carrière tout en gardant ma personnalité. Je n’ai rien à prouver, ni dans le vestiaire, ni à l’extérieur. Ma solution ? L’autodérision... »

On s’installe à la terrasse d’un café. L’Alsacien d’adoption poursuit son raisonnement, s’assure qu’il a bien été compris. Ah, la langue française, ses chausse-trappes, ses faux-amis... « Maintenant que je la maîtrise à peu près, j’apprends le verlan, informe-t-il. Désormais, moi aussi je dis des « ouaich », des « frérot », des « boloss ». Il s’agit juste d’être dans le même délire que les collègues. Je ne vais pas m’amuser à dire « synapse » ou « ambiguïté » , q ue vont penser les autres ? Que je me fous d’eux. J’ai appris ça à Vitoria : pour avoir une longue vie dans le foot, il faut savoir switcher (sic) , passer d’un genre à un autre, appuyer sur l’interrupteur. Ça ne veut pas dire que les préjugés sur les footballeurs sont justifiés, que tous les gars ont un casque vissé sur les oreilles. Il y a matière à de vraies discussions dans un vestiaire. »
« Je suis plus famille que boîte de nuit »

Le vestiaire, son équilibre. Un thème que ce catholique convaincu récite comme une prière. Du fait de son aura naturelle, de son aisance verbale, de son rôle sur le terrain aussi, Felipe Saad semblait destiné à occuper un rôle de leader. « Mais moi, je suis plutôt un apaiseur, un assistant social (sic), corrige le gaucher, membre du think tank « Sport & Démocratie ». Je ne me vois pas donner des conseils. Les entraîneurs me le reprochent. Mais dans un vestiaire, on a besoin de tout : d’un clown, d’un vieux sage, d’un organisateur de parties de poker… Moi, je suis dans mon rôle quand je rassure le gars qui est au placard ou quand j’envoie un texto tous les deux-trois jours au mec blessé pour savoir comment il va . Ce rôle-là est trop négligé. Au fil des années, plus j’ai appris à me connaître, moins j’ai voulu qu’on me prenne pour un autre. Ça va un peu avec le côté intello qu’on me colle. »

Dans ce drôle de milieu, les marqueurs semblent indélébiles. Ça n’empêche pas Felipe Saad de s’effacer quand bon lui semble, d’illuminer sa vie avec autre chose que les projecteurs d’un stade, dès que possible. « Je suis plus famille que boîte de nuit » , s’amuse le diplômé en relations publiques, également titulaire d’un DALF (Diplôme approfondi de langue française) et d’un DUGOS (Diplôme universitaire de gestion des organisations sportives). Et sur la table de chevet alors ? Des magazines, les Inrocks, So Foot, un essai brésilien sur le langage corporel... « J’aime beaucoup les séries TV, complète le polyglotte (portugais, français et anglais surtout, italien un peu moins). Ma sœur est journaliste culturelle, elle me dit quoi regarder. « The Office », « The Wire », « Parks and Recreation » , je suis fan. Ça occupe lors de s longs déplacements... » Et d’ajouter, plus discrètement : « Je joue de la trompette aussi, mais pas bien. »

Le pipeau, en revanche, ce n’est pas le genre de la maison. Il l’a donc joué franco au moment d’évoquer son côté un peu « radin » - « disons plutôt économe » , corrigera-t-il un peu plus tard. Le grand brun s’en va payer l’addition. « Acheter des trucs tape-à-l’oeil, ça ne me procure aucun plaisir, précise-t-il en revenant. Je n’aime pas les signes extérieurs de richesse. Ce que j’aime, c’est aller dans un resto alsacien, bien manger. Pour vivre une nouvelle expérience, là, je suis prêt à dépenser de l’argent. » Épicurien par-dessus le marché… Carpe diem. Amen.

(*) Mot portugais difficile à traduire, sorte de mélancolie teintée de nostalgie.

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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Mer 5 Oct - 17:31

Fracture pour Felipe Saad !
Expulsé lors de la détaite (2-4) face à Valenciennes, le défenseur strasbourgeois, Felipe Saad a vécu une soirée compliqué. Comme précisé sur le site officiel du club, outre son expulsion, Saad a été victime d’une fracture du poignet gauche. Il ne devrait cependant être écarté des terrains que pour quelques jours. Il devra sans doute jouer avec une attelle identique à celle que portait Jérémy Blayac. Par ailleurs, ce jeudi le Racing devrait être fixé sur sa sanction…
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Mer 11 Jan - 5:36

Saad en salle d’attente
Felipe Saad a enchaîné blessures et suspensions lors de la phase aller de Ligue 2. Désormais en paix avec son corps, le défenseur brésilien espère lancer (enfin) sa saison.
La carrière d’un footballeur est faite de hauts et de bas. Et en cette saison 2016/2017, le défenseur brésilien Felipe Saad en est le parfait exemple.
Titulaire incontestable en charnière la saison passée, le joueur passé par Guingamp, Evian ou Ajaccio n’a pour l’instant disputé que huit rencontres sous le maillot bleu. Un bilan famélique, dû à une succession assez improbable de blessures et suspensions.
Pourtant, tout avait bien commencé pour le Brésilien cet été… « J’étais parti sur ma lancée de la saison passée. J’ai fait un match correct à Bourg-en-Bresse, puis un bon match face à Amiens », se remémore le défenseur.
Le premier accroc intervient fin août, à Ajaccio, sur le terrain du Gazélec. Pour sa cinquième titularisation d’affilée, Felipe Saad écope de deux cartons jaunes, synonymes d’expulsion.
Après avoir purgé son match de suspension, il revient face à Orléans. Et là, les choses se gâtent, collectivement comme individuellement. « À Orléans (défaite 3-1, ndlr) , on a tous été nuls, moi y compris et derrière, c’est devenu plus difficile », rapporte le défenseur.

« Ce match contre Valenciennes, je l’ai payé très cher »

Saad est encore du match nul à Clermont (0-0), mais il va boire le calice jusqu’à la lie à la Meinau, une semaine plus tard. Face à Valenciennes, le Racing en prend quatre. Cerise sur le gâteau, Felipe Saad voit rouge – alors que le Racing évolue déjà à dix depuis l’expulsion de Lienard – et se blesse à la main.
« J’ai pris une lourde frappe sur la main, j’ai continué à jouer malgré tout et ensuite je prends rouge… Ce match, je l’ai payé très cher », souligne le Brésilien.
Felipe Saad ne le sait pas encore, mais ce sera sa dernière apparition en Ligue 2 pour l’année 2016. Car ses ennuis ne font que commencer.
Après avoir purgé sa suspension, puis soigné sa fracture à la main, le défenseur reprend la compétition lors d’un amical, face à Vauban. Las, il se blesse à nouveau, cette fois aux côtes… « J’allais revenir, mais j’ai dû soigner cette blessure intercostale », en soupire encore le joueur.
Mi-novembre, Felipe Saad est de retour. Pour retrouver le rythme de la compétition, le Brésilien part jouer à Sarre-Union, avec la réserve. Mais le cauchemar continue. À la 20e minute, il est expulsé de manière très sévère.
Heureusement, au vu de la vidéo, il n’écope finalement que d’un match de suspension.

« Il y a des choses plus graves dans la vie »

Mais tout est à refaire, sportivement parlant. « Car ensuite, il fallait regagner une place dans le groupe », poursuit Felipe Saad. Pas simple, sachant qu’en l’absence du Brésilien, Yoann Salmier a saisi sa chance, s’installant comme titulaire au côté d’Ernest Seka dans une équipe qui enchaîne les résultats positifs.
Et pour ne rien arranger, Saad se donne une entorse à la cheville, qui ruine définitivement la fin de l’année 2016. Pas simple, dans ces conditions, de garder le moral.
Mais le très expérimenté Brésilien en a vu d’autres et préfère « relativiser ».
« Là, je vais mieux, je n’ai plus mal à la cheville et même si je vis une situation sportive compliquée, le reste, la famille et tout ça, ça va », avance-t-il, positif.
Et d’ajouter : « Je pense souvent à mes compatriotes morts dans le crash de l’avion (les joueurs de Chapecoense, ndlr) et je me dis qu’il y a des choses plus graves dans la vie. Et puis, pendant mon absence, l’équipe a bien tourné, ça aide pour garder le moral. »
Et surtout, Felipe Saad sait qu’une saison est longue. « On est 23, 24 dans le groupe et on aura besoin de tout le monde. Tôt ou tard, j’en ferai partie, comme Gonçalves ou Sacko, qui ont aussi été blessés. En attendant, je travaille dur à l’entraînement, je suis pro… Et j’attends ma chance », conclut-il sans perdre le sourire.
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Lun 3 Avr - 6:11

« On ne pensait pas être dans cette situation, mais on y est »

RELÉGUÉ DANS L’OMBRE , sur le banc ou même en tribune, Felipe Saad devrait retrouver une place de titulaire, ce soir, face à Sochaux. Le Brésilien évoque son attention à respecter le collectif en pareille période et le plaisir de jouer la montée en cette fin de saison.

– Avant votre entrée à Auxerre, vous aviez dû vous contenter d’un match de L2 depuis le 1er octobre. Est-ce évident de rester mobilisé ?

– C’est parfois difficile de garder la concentration et la bonne volonté. Mais j’ai vécu ça deux ou trois fois dans ma carrière. Et j’ai toujours été récompensé de ne pas penser individuellement mais collectivement. J’ai gardé un état d’esprit positif. Je fais partie d’un groupe de qualité, qui n’a peut-être pas la quantité. Après, vous avez remarqué que j’ai pris moins de temps que Serge Aurier pour rentrer ( ndlr : le latéral du PSG avait mis huit minutes pour s’équiper, à Lorient ). Et dans le déroulement, du match, le rythme a été plus tranquille quand Marester est sorti. C’est peut-être un petit coup de chance en ce début 2017 alors que la fin de l’année 2016 avait été plus compliquée.

– Est-ce une surprise de voir le Racing encore en lice pour la montée ?


– On ne pensait pas être dans cette situation mais on y est. Et les supporters sentent que quelque chose se passe. Le premier objectif a été atteint avec le maintien. Le deuxième, fixé par le président, est d’aller le plus loin possible. On va donc essayer de gagner le plus de matches. On a l’impression de pouvoir jouer libéré avec l’envie de vivre cette fin de saison comme un bonus et d’être bien positionné à deux ou trois matches de la fin.

– Que vous inspire la perspective d’affronter Sochaux, qui n’a plus grand-chose à jouer ?


– Il y a plus de raisons pour Sochaux d’être surmotivé qu’endormi. Il y aura du monde au stade et on a l’habitude de présenter ce match comme un derby.
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Jeu 18 Mai - 5:55

Felipe a les clés
Le défenseur brésilien Felipe Saad a déjà fêté deux montées en Ligue 1, avec Évian-Thonon-Gaillard (en 2011) et Caen (en 2014). Et il espère bien en rajouter une à son palmarès avec le Racing en cette saison 2016/2017.
Felipe Saad, 33 ans, a déjà vécu deux montées en Ligue 1 avec Évian-Thonon-Gaillard (en 2011) et le SM Caen (en 2014).
À quelques heures du match décisif du Racing face à Bourg-en-Bresse, le défenseur central brésilien revient sur ces deux expériences et la semaine un particulière que vit le groupe alsacien. Sans perdre son habituel sourire, ni son calme olympien…
– Vous avez déjà vécu deux montées en Ligue 1 par le passé. Qu’en retenez-vous ?
– La première, c’était avec l’ETG (Evian Thonon-Gaillard, ndlr). C’était un peu comme le Racing, l’équipe montait de National. Après, la grosse différence, c’est qu’on avait validé la montée lors de l’avant-dernière journée, à Reims (victoire 2-1).

« Ne pas trop calculer »

Donc le dernier match à domicile, il fallait juste le gagner pour remporter le titre, mais ce n’était que du plaisir. D’ailleurs, je m’en souviens bien de cette rencontre, on avait battu Metz 4-3 et j’avais marqué (sourire). Pas vrai Jean-Yves (Jean-Yves Hours, ancien adjoint de Pascal Dupraz à l’ETG et actuel entraîneur des gardiens, passe juste à côté en souriant et confirme de la tête) ?
Mais pour nous, cette saison, c’est différent, car ce dernier match a un vrai enjeu sportif, la montée. Et puis, au niveau du public, c’est différent aussi. Ici, il y a beaucoup plus d’engouement.
– Trois ans plus tard, vous fêtez à nouveau une montée en Ligue 1, cette fois avec Caen…
– C’était une fin de saison totalement différente de celle avec l’ETG. Il y avait eu cette histoire de bouteilles, les soupçons de match arrangé (*) … L’ambiance avait été polluée par cette affaire, même si on a joué à fond cette rencontre.
Mais je vois quand même une similitude entre Caen et le Racing. En janvier, José Saez (ancien joueur de Valenciennes) est arrivé pour épauler N’Golo Kanté et ça a tout changé dans notre équipe. Ça a permis à N’Golo de prendre ses responsabilités, ça l’a rendu meilleur.
Là, c’est un peu la même chose avec Jean-Eudes Aholou, qui est arrivé en janvier aussi et qui nous apporte beaucoup.
L’autre parallèle, c’est le classement. Avec Caen, on était 7e à la trêve et l’arrivée de José a fait du bien, on est remonté au classement. Avec Aholou, c’est pareil, il fait du bien sûr le terrain et apporte de la sérénité en dehors. Et on a particulièrement réussi notre dernier tiers de championnat, comme avec Caen.
– Comment vivez-vous cette dernière semaine d’entraînement ?
– Nous, on est des employés, on est là pour écouter les consignes du staff, du président. On a moins de stress que l’entraîneur, par exemple, on n’a pas besoin de réfléchir (sourire) …

« Un match difficile à jouer »

Le mieux est de ne pas trop calculer. Et puis, chacun doit gérer cette semaine avec son caractère. Moi, je suis assez calme, comme Kader (Mangane) ou Jean-Eudes (Aholou). Dimitri (Lienard) va vivre ça avec plus d’émotions… Après, tant qu’on est tous prêt vendredi, peu importe. Mais on essaie de faire en sorte que l’euphorie autour du match ne rentre pas dans le vestiaire.
Il ne faut pas oublier que si les supporteurs viennent pour faire la fête, nous, on a un match difficile à jouer. Bourg-en-Bresse est super motivé d’évoluer devant près de 30 000 spectateurs et il faudra faire preuve de beaucoup de sérénité pour s’imposer.
– Vous avez un avantage. Vous avez votre destin entre vos pieds…
– Avec Évian, quand on est monté, on dépendait des autres résultats. À Niort, la semaine dernière, mine de rien, on pensait un peu aux autres équipes. Là, l’idéal est qu’on ne dépend de personne.
– Personnellement, vous avez connu un début de saison compliqué, et une deuxième partie bien meilleure…
– C’est vrai. Cette fin de saison, je la prends comme une récompense. J’essaie d’être un homme bien, de travailler. Pour moi, la religion est très importante et je pense que là-haut, on m’a offert cette récompense.
Que je reste ou pas la saison prochaine (il est en fin de contrant, ndlr) , ce sera pour moi une belle saison. Ici, le public est incroyable. À Strasbourg, les gens vivent Racing, c’est le quotidien.
Mon plus beau souvenir de la saison, c’est ce but que je marque à Reims. Après toutes les galères que j’avais connues, c’était symbolique de marquer juste sous le kop strasbourgeois. C’était vraiment beaucoup d’émotion…
(*) le match décalé Caen - Nîmes, joué le 14 mai 2014, a donné lieux à des soupçons d’arrangement. Le club gardois avait offert plusieurs caisses de bouteilles de vin à Caen. Le match s’était terminé sur un score de parité qui permettait à Caen de monter et à Nîmes de se maintenir.
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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Lun 22 Mai - 20:45

Saad s’en va
Le défenseur brésilien du Racing, Felipe Saad (33 ans), a annoncé, ce lundi soir, qu’il quittait le club strasbourgeois, tout juste promu en Ligue 1.
Le joueur a rencontré Marc Keller, le président du Racing, ce lundi après-midi.

« Je pars du Racing pour découvrir une nouvelle aventure » a expliqué Felipe Saad, ce soir, dans 19h30 Sports sur Canal + Sport.

Le joueur, arrivé il y a deux saisons, était en fin de contrat et n’a pas été prolongé.

La direction du Racing lui a fait une proposition de reconversion au sein du club que le Brésilien a déclinée.

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Re: Felipe Saad

Message  67120 le Mer 24 Mai - 5:31

Le départ d’un seigneur

Felipe Saad, entre Jérémy Blayac (à gauche) et Marc Keller, ne laissera que des bons souvenirs en Alsace.

Le défenseur brésilien Felipe Saad ne prolongera pas son aventure avec le Racing Club de Strasbourg. Avec lui, c’est une conception originale du football qui s’efface.

En dépit de son utilité dans la première et la dernière lignes droites, malgré l’enchaînement des bonheurs qui ont ponctué ses deux saisons au Racing, Felipe Saad ne verra pas son contrat prolongé au Racing.
Comme un signe qu’il ne s’agit pas d’un joueur comme tant d’autres amenés à quitter le bateau strasbourgeois, la direction du club lui a proposé un projet de reconversion.
Or, le garçon est Brésilien et a disputé moins de 60 matches sous le maillot bleu. Mais le natif de Santos n’est vraiment pas un professionnel comme un autre.

Amoureux de la France

S’il écume les clubs de l’Hexagone depuis dix ans – Guingamp, Evian-Thonon-Gaillard, l’AC Ajaccio ou Caen –, ce n’est pas par hasard. Lorsque la perspective de quitter son Brésil natal pour la France a pu se concrétiser, le défenseur de 33 ans n’a pas caché sa joie: il allait pouvoir enfin «visiter le Louvre».
Ce fils de bonne famille a posé ses valises dans un pays dont il chérit la culture. Il n’envisage pas encore de retraverser l’Atlantique dans l’autre sens.
À Strasbourg, il n’était pas rare de le croiser au TNS, à l’Opéra, dans les caves des Hospices Civils ou à la SIG.
Accessoirement, il n’a jamais dépareillé dans le vestiaire. Sa formation au Brésil l’a confronté à la misère de certains de ses coéquipiers, apprentis footballeurs pour nourrir leur famille.
Le caméléon Saad s’est refusé à incarner un joueur à part. D’une civilité absolue une fois le match terminé, s’exprimant dans un français délicieusement châtié, il sait faire preuve du vice le plus affirmé pour faire gagner son équipe.
À Reims, il n’était pas mécontent d’avoir peut-être contribué au penalty raté de Kyei à la dernière minute, synonyme d’un précieux nul en Champagne en avril, en défaisant discrètement un lacet de la chaussure du tireur. Lorsque l’attaquant d’en face s’avérait trop rapide, Saad n’était pas contre une petite gifle ou un tirage de maillot…

« Lundi était un peu triste »

La saison prochaine, il faudra peut-être bel et bien se le coltiner dans le camp d’en face. «Je suis encore dans la joie du titre qu’on a décroché vendredi, dans le bonheur de cette conquête avec le Racing, a-t-il indiqué hier. Mais c’est vrai que lundi était un peu triste pour moi et mes coéquipiers qui ont appris qu’ils ne seront pas conservés.»
Cela n’a pas empêché celui qui est monté dans l’ascenseur pour la Ligue 1 en 2011 et en 2014 de rejoindre Paris où une chaîne de télé cryptée l’avait invité depuis longtemps.
«Je m’étais engagé depuis plusieurs jours, je ne me voyais pas décommander, explique-t-il, dans le train du retour. Le choix du Racing de ne pas me garder vient rapidement. Je ne me suis pas encore projeté. Je vais réfléchir, reposer mon corps.»
Il n’est pas encore question de céder à cette petite mort qu’est la retraite sportive. Marc Keller et la direction du club lui ont donné quelques mois pour accepter ou non le projet de reconversion. Pour l’heure, il n’est pas décidé.
Mais sa relation à la France n’est pas prête de se briser. «Je viens de déposer un dossier pour demander ma naturalisation, révèle-t-il. Mon fils est né ici. Cela va peut-être faire pleurer ma mère, mais oui, je me sens Franco Brésilien.»
Quant à la suite à donner à sa carrière, il n’en a pas la moindre idée. «L’image ne fait pas tout», conclut-il à l’évocation de certains arguments. La sienne est celle d’un chic type qui laissera un souvenir heureux sous le soleil d’Alsace.
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