10eme journée Strasbourg - Monaco

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10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Ven 21 Sep - 12:59

Racing-AS Monaco le samedi 20 octobre à 20 heures


La Ligue de Football Professionnel a fixé la programmation de la 10e journée de Ligue 1 Conforama.
La rencontre entre le Racing et l’AS Monaco se déroulera le samedi 20 octobre à 20 heures au stade de la Meinau dans le cadre de la 10e journée de Ligue 1 Conforama. Elle sera diffusée sur BeIN SPORTS.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Mar 16 Oct - 6:11

Toujours en marche avant
Avec la quatrième attaque de L1, le Racing compte sur deux attaquants en feu depuis août. En plus de Lebo Mothiba et de Nuno Da Costa, son effectif recèle d’autres avants qui devraient rendre des services.
Ce n’était déjà pas vilain la saison passée. Au quart de la saison, le Racing avait marqué à neuf reprises, un but par match, ce qui lui permettait de rester au-dessus de la ligne de flottaison à pareille époque.

Mais les Strasbourgeois ont encore su hausser le curseur – avec 16 buts, ils disposent de la quatrième attaque la plus prolixe de l’élite – tout soignant leur défense. Et les voilà installés dans la première moitié du tableau.

Mothiba n’a pas tardé à faire son effet

Cette position sera remise en cause, pas plus tard que samedi, face à Monaco. Mais pour nourrir l’optimisme, on constatera que le Racing ne dépend pas uniquement de sa doublette Da Costa-Mothiba. La preuve.

➤  NUNO DA COSTA, 9 matches, 695 minutes de jeu, 4 buts, 2 passes, décisif toutes les 116 minutes de jeu.   – Le Cap-Verdien ne réserve pas une surprise totale aux observateurs en faisant preuve d’une redoutable efficacité en ce moment.

Mais l’attaquant a pris du volume, gonflé ses statistiques et surtout pris de l’avance dans sa saison. Il avait atteint le total de quatre buts début décembre, la saison passée (5 sur l’ensemble de sa saison en championnat). Quant à sa seconde passe décisive de l’exercice 2017-2018, elle était intervenue en février, au Parc des Princes.

Le petit ouragan Nuno met le bazar dans les défenses de Ligue 1 grâce à sa précision et son altruisme puisqu’il a offert deux buts à Mothiba sur ce premier quart de la saison.

➤  LEBO MOTHIBA , 6 matches, 341 minutes de jeu, 4 buts, 1 passe décisive, décisif toutes les 68 minutes de jeu. – Il est arrivé en dernier au sein de l’escouade offensive alsacienne, débauché de Lille en toute fin de mercato estival. Mais le Sud-Africain est également arrivé lancé avec un but dans sa besace inscrit sous le maillot du Losc.

L’international de 22 ans n’a pas tardé à faire son effet, arrachant l’égalisation à Montpellier, en jaillissant du banc, participant à la belle résistance du Racing à Marseille à la faveur d’un service pour Da Costa. Les deux complices rivalisent avec les meilleures doublettes du championnat – Neymar-Mbappé du PSG, Payet-Thauvin à l’OM, Pépé-Bamba de Lille – et la dernière sortie à Angers (doublé de Mothiba avec une passe décisive de da Costa) laisse espérer des lendemains prometteurs.

➤  KEVIN ZOHI , 8 matches, 254 minutes de jeu, 1 passe décisive, décisif toutes les 254 minutes de jeu. – La perspective apparaît d’autant plus crédible que le duo infernal ne tire pas toute la couverture à lui. Ainsi, confirmant quelques jolies dispositions affichées en National 3 avec la réserve, Kévin Zohi s’est taillé une place intéressante dans le groupe de Thierry Laurey.

Il a pour lui une forme de polyvalence, une capacité à évoluer sur un côté ainsi que sa vivacité. Acteur de la victoire à Bordeaux pour bien lancer la saison, le garçon de 21 ans a été décisif dès sa quatrième apparition en L 1 cette saison, à la faveur d’un bon centre pour Mothiba à Montpellier. Il aurait pu l’être une deuxième fois, face à Amiens mais c’est Adenon, un Picard qui a poussé le ballon dans le but de Gurtner alors que Da Costa était à l’affût.
Les malheurs d’Ajorque

➤ LUDOVIC AJORQUE , 4 matches, 195 minutes de jeu, 1 but, décisif toutes les 195 minutes de jeu. – Le grand attaquant joue de malchance depuis le coup d’envoi de la saison.

La préparation avait été plutôt prometteuse (deux buts en sept matches) mais le joueur de 24 ans a été touché à Bordeaux et à Montpellier et a dû se contenter de trois grosses heures de jeu en L 1. Cela ne l’a pas empêché de trouver l’ouverture, face à Nantes sur une passe de Thomasson mais au moment de se frotter à l’élite après quatre ans à mûrir dans les championnats d’en dessous, le Réunionnais ne saurait s’en contenter.

➤  IDRISS SAADI , 1 match, 10 minutes de temps de jeu. – Le joueur de 26 ans, arrivé à l’été 2017, doit partager le même état d’esprit.

Entre préparation estivale perturbée et pépins musculaires, Idriss Saadi a dû se contenter de trois “bancs” pour une entrée en jeu, à Marseille.

À cette occasion, l’ancien buteur de Courtrai a prouvé qu’il pouvait rendre des services, l’une de ses initiatives étant à l’origine de l’égalisation du Racing.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Mer 17 Oct - 9:29

« On ne joue pas contre Thierry Henry »
Le Racing suit l’agitation qui règne à Monaco mais à ses yeux, la nomination de Thierry Henry, meilleur buteur français de l’histoire, sur le banc de l’ASM ne change pas fondamentalement la donne.

C’est l’actualité de la semaine et, que les Strasbourgeois le veuillent ou non, elle s’invite naturellement à la Meinau où ils préparent activement, mais sereinement leur 10e match, ce samedi (20h) dans leur fief contre Monaco.
Oui, la nomination de Thierry Henry au poste de coach, en remplacement de Leonardo Jardim, dans le club qui l’a révélé est un événement. Mais non, elle ne perturbe pas les Bleus.

Laurey : « Je lui vois un grand avenir »

Certains n’y sont cependant pas insensibles, comme Jonas Martin, suspendu et qui ne croisera donc pas « l’une de (s) es idoles de jeunesse. » Le milieu relayeur enrage : « Ça m’embête toujours de ne pas jouer, mais particulièrement contre une grosse équipe, même si elle est un peu dans le dur. C’est toujours plaisant d’affronter ce genre d’adversaire, qui plus est avec un tel entraîneur. Mais on joue avant tout contre Monaco, pas contre Thierry Henry. »
Cette phrase revient de fait comme une ritournelle dans les bouches strasbourgeoises. « C’était un grand talent. Mais ce n’est pas le joueur qu’on affronte, minimise le latéral gauche Lionel Carole. Pour dire la vérité, son arrivée ne m’évoque pas grand-chose. Ce qui m’intéresse, ce sont les Monégasques, leur équipe et leur mentalité. »
Il n’en reste pas moins que le pedigree du nouveau technicien de la Principauté en impose. Son homologue Thierry Laurey ne se souvient plus si, avant de clore sa carrière en 1998, il l’a croisé sur un terrain. Mais il n’a rien n’oublié du « joueur fabuleux » qu’il était.
« C’est l’un des plus grands attaquants purs qu’on ait eus en France, si ce n’est le plus grand. Etre champion du monde à 20 ans en 1998, c’est formidable, estime le coach du Racing. Il a un vécu que beaucoup n’auront jamais, moi le premier. Mais mettre en application comme entraîneur ce qu’on a retenu comme joueur, c’est une autre paire de manches. »
« Je lui souhaite toute la réussite voulue parce que c’est un passionné, ajoute Laurey. Je lui vois un grand avenir. Il s’est bien préparé, a passé ses diplômes, a une grande connaissance du football, de son histoire, des joueurs. Il a toutes les bases. Mais d’autres les avaient aussi et n’ont pas réussi dans le métier. Le foot n’est pas linéaire, c’est ce qui en fait le charme. »
Le meilleur buteur français de l’histoire (411 buts) et de la sélection (51 en 123 capes) a en tout cas contribué à la vocation de Jonas Martin. « Il aurait mérité un Ballon d’Or. J’ai aimé Arsenal grâce à lui, l’équipe de France aussi. Il avait toute la panoplie du joueur complet, il allait vite et avait surtout ce plat du pied qui a fait sa légende. »

« Les Monégasques voudront se montrer »

Son intronisation peut-elle pour autant provoquer un déclic immédiat chez une AS Monaco 18e de L1 et qui reste sur quatre revers officiels ? Lionel Carole n’est pas loin de le penser, mais ne lie pas un éventuel impact psychologique à l’aura de l’ancien Gunner et Barcelonais. « En général, c’est l’arrivée d’un nouvel entraîneur qui provoque un déclic. Ce pourrait être le dernier des connards – pardonnez l’expression ! – que ça ne changerait rien au fait que les joueurs voudront se montrer. »
« Quand on remplace un coach, c’est avant tout pour provoquer un choc, abonde Laurey. Thierry Henry n’a jamais entraîné, du moins comme n°1. Mais il va certainement y avoir une prise de conscience et une remise en cause des joueurs. Avoir été un grand joueur influe psychologiquement. Mais plein d’autres choses entrent en ligne de compte. »
Jonas Martin, lui, est convaincu que dans les premiers temps au moins, l’ex-attaquant va « forcer le respect » de son groupe. « Il en aurait été de même avec Laurent Blanc, Didier Deschamps ou Zinédine Zidane, poursuit-il. Dès qu’il va prendre la parole, les Monégasques l’écouteront. Il peut y avoir un effet psychologique. »
Déclic ou non, les Racingmen préfèrent croiser “Titi” Henry sur le banc que dans le onze d’en face. « Comme joueur, il avait tout, répète un Martin admiratif. Maintenant, on va voir ce qu’il donne comme entraîneur. À nous de ne pas lui faciliter cette première ! »
Lionel Carole tranche le débat à sa manière. « Moi, quitte à choisir, j’aurais préféré l’avoir comme joueur dans… mon équipe (rires).  »
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Jeu 18 Oct - 18:44

Monaco sans Benaglio ni Subasic à Strasbourg
Déjà décimée en défense, l'AS Monaco devra faire sans Benaglio ni Subasic dans le but contre Strasbourg.
Privée de Jemerson, Raggi et N'Doram en défense, Monaco va se rendre à Strasbourg, samedi, sans ses gardiens Subasic et Benaglio. Les deux joueurs sont touchés selon Thierry Henry et ils ne se sont pas entraînés ce jeudi. Qui gardera le but à La Meinau ? Sy ou Badiashile ?
Lopes, Geubbels, Navarro et Pellegri sont aussi absents.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Ven 19 Oct - 6:51

Une gorgée de Monaco
Coach adjoint de Thierry Laurey, Fabien Lefèvre s’est affranchi, sans briller, sur le Rocher. Avant d’accueillir Monaco, l’ancien coéquipier de Thierry Henry, dont ce sera la première sur le banc de l’ASM à la Meinau, ouvre la boîte à souvenirs.
 Loin de l’agitation qui a pu gagner l’AS Monaco depuis quelques jours, le Racing fait comme si de rien n’était et s’efforce de demeurer sur le chemin de la réussite où il enchaîne les pas depuis le mois d’août.

Thierry Henry, super-star du foot français, a remplacé Leonardo Jardim sur le banc monégasque ? Cela ne change pas grand-chose à l’affaire qui attend les Strasbourgeois ce week-end. L’idée est de prolonger la bonne dynamique et les huit points récoltés en cinq matches depuis la dernière trêve internationale.

Dans ce cadre, Fabien Lefèvre, l’adjoint de Thierry Laurey, a œuvré au quotidien pour que le match de la 10e  journée, face à Monaco, s’inscrive dans le passé récent.
« On garde le cap »

« Il n’y a pas de raison que la trêve internationale change quoi que ce soit, souligne le bras droit de Laurey. Depuis plus de deux saisons, on n’a pas l’habitude de relâcher le truc en cette période. On garde le cap, à travers les séances d’entraînement mais aussi du match amical » Il s’agira de le démontrer samedi deux semaines après un nul gratté à Angers (2-2).

Fabien Lefèvre n’était pas au stade Raymond-Kopa, exilé volontaire outre-Manche, à Leicester où un stage en immersion, à l’étranger, a marqué le programme de son DEPF (diplôme d’entraîneur professionel de football). Là-bas, il a été accueilli par Claude Puel, le coach des Foxes , et son passé monégasque a pu ressurgir.

Car si l’ancien milieu de terrain est estampillé Montpellier, sa ville natale et son club où il n’est pas loin d’avoir accumulé une trentaine de licences, il s’est affranchi, un peu, en passant par le Rocher. « C’est simple, en 1997, mon agent, c’était mon président, en l’occurrence Louis Nicollin, explique-t-il. Et au cœur de l’été, il m’appelle pour me dire : voilà, tu pars à Monaco. »
Thierry Henry « savait où il voulait aller »

La perspective est alléchante dans un club qui venait alors de décrocher son 6e  titre de champion de France. Lefèvre, milieu de terrain, y déboule avec l’envie requise. « La marche s’est avérée trop haute, souligne-t-il. Je me retrouvais à côtoyer des stars, des internationaux. L’environnement, évidemment, était agréable. Cela a été une belle expérience. J’avais peut-être les qualités pour m’imposer mais il avait manqué une étape dans mon parcours. »

Il cumule une trentaine de matches sous le maillot rouge et blanc en deux saisons – « j’ai joué la Ligue des champions, mais 20 minutes », sourit-il –, a l’occasion de croiser Ali Benarbia, Fabien Barthez, John Collins, Martin Djetou ou David Trezeguet ainsi que… Thierry Henry.

Lancé comme une balle, crack en devenir mais en pleine formation, ce dernier parfait ses gammes, à l’ombre de Victor Ikpeba ou de Robert Spehar. Fabien Lefèvre a pu côtoyer une saison et demie le meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Il n’y décelait pas un entraîneur en puissance.

« Thierry Henry était perfectionniste, il passait des heures à peaufiner son geste caractéristique, l’intérieur du droit à l’entrée de la surface, considère le technicien de 46 ans. Ce qui marquait, à l’époque, c’est qu’on percevait clairement qu’il savait où il voulait aller. Après, dans les vestiaires, des garçons comme Thierry ( Laurey ), Michel der Zakarian ou Pascal Baills, j’ai senti qu’ils étaient susceptibles d’entraîner au terme de leur carrière. Ils donnaient pour recevoir ensuite. Thierry Henry ne donnait pas grand-chose. Il évoluait avec une idée en tête. Et c’est peut-être ce qui l’amène là où il est aujourd’hui. »

Fabien Lefèvre lui concède un fonctionnement marqué par plus de spontanéité, un peu de pragmatisme comme source d’inspiration. « Moi, j’ai toujours été dans le collectif et c’est peut-être ce qui a fait que je n’ai pas franchi le cap, à un moment, dans ma carrière de joueur », conclut-il.

Pour l’heure, dans sa position d’adjoint, il cherche à nourrir la montée en puissance du Racing, bien mieux loti que l’AS Monaco, six points derrière. Un jour, plus tard, il aura toujours le temps de se retourner.

SAADI OPÉRÉ. – L’attaquant algérien du Racing Idriss Saadi, touché au tendon rotulien lors du match amical face à Neuchâtel Xamax vendredi, est contraint de se faire opérer. Il sera absent plusieurs semaines.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Sam 20 Oct - 6:16

  Un Rocher à sa portée ?

Le Racing accueille un Monaco en crise, ce soir. Les Strasbourgeois, victorieux lors de leurs deux dernières sorties à domicile, espèrent en profiter pour enchaîner par un troisième succès de rang.
Sur le papier, un affrontement entre Monaco et le Racing Strasbourg est déséquilibré. Entre une équipe monégasque bien installée en Ligue 1 – et régulièrement qualifiée pour la Ligue des Champions – et une équipe strasbourgeoise en quête de maintien, on pourrait même parler de fossé infranchissable.

La saison passée, les Bleus avaient d’ailleurs pris une claque dans leur antre, encaissant trois buts signés Jovetic, Fabinho et Ronny Lopes, contre une réalisation de Stéphane Bahoken, au terme d’un match pourtant séduisant côté alsacien.

Mais le contexte a changé depuis mars dernier. Le Racing a pris du muscle et n’est plus un promu un peu naïf. Bien au contraire, il affiche un visage efficace et conquérant ces dernières semaines, notamment à domicile.

En face, Monaco n’a (pour l’instant) plus rien de l’ogre qu’il était lors des précédents exercices. Malgré un recrutement intéressant et coûteux – dont celui de Jean-Eudes Aholou, ancien régulateur du milieu strasbourgeois –, les Monégasques sont à la peine.

Les coéquipiers de Radamel Falcao pointent à une peu reluisante 18e place au général, avec un bilan famélique d’une victoire en neuf journées, pour trois nuls et cinq défaites.

Reste qu’à quelques heures d’accueillir les protégés de la famille Grimaldi, Thierry Laurey, l’entraîneur alsacien, préfère relativiser la mauvaise passe monégasque.

« C’est une équipe qui a le potentiel pour être dans le top-5 en fin de saison. Même avec les blessés et les suspendus, c’est un effectif supérieur au nôtre. Actuellement ils sont dans le dur, mais la qualité est là », souligne le coach, méfiant comme un Sioux.

L’autre élément qui tend à rendre Thierry Laurey prudent est le changement d’entraîneur à la tête de l’ASM. «On joue contre Monaco, pas contre Thierry Henry, a toutefois rappelé Thierry Laurey avant de rendre hommage à son prédécesseur, Leonardo Jardim. On va voir si sa nomination à un impact. Pas sûr que ça se mette en place tout de suite, mais il peut y avoir une prise de conscience des joueurs. Psychologiquement et mentalement, il y aura du changement.»

« Monaco est dans le dur, mais la qualité est là »


Tactiquement aussi, mais à ce sujet-là, Laurey et ses troupes sont dans l’inconnu. « Quand tu ne connais pas toutes les données adverses, tu te concentres plus sur toi, tranche coach Laurey. C’est sûr que cette semaine, on a plus travaillé notre jeu et moins axé notre préparation sur l’adversaire. Mais ce n’est pas plus mal.»

Cela ne change rien aux objectifs du Racing: prendre des points. « On pense avant tout au résultat, avance l’entraîneur strasbourgeois. On cherche à rester dans la première partie de tableau. On sait que ce sera difficile et on n’oublie pas que Monaco nous a battus deux fois la saison passée. À nous de montrer qu’on a progressé.»

Aux Bleus de prouver que la Meinau est bel et bien redevenue une forteresse imprenable. Et qu’après avoir concassé deux équipes à leur portée (Amiens, puis Dijon), ils ont assez d’appétit pour croquer du gros…
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Sam 20 Oct - 19:39

Bienvenu à toutes et à tous depuis le Stade de la Meinau qui se mue ce soir en épicentre du football français. Cela restera gravé dans l'histoire. C'est bien ici et nulle par ailleurs que Thierry Henry aura effectue ses débuts dans sa nouvelle carrière, celle d'entraîneur de club. Il vient d'être accueilli chaleureusement par le public strasbourgeois, une attitude que le champion du monde 98 a apprécié, saluant à son tour le public.
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Le Racing affronte donc l'AS Monaco à l'occasion de la 10e journée de Ligue 1. Il a su faire le travail face à des concurrents directs, Amiens et Dijon. Il va tenter d'enchaîner face à un cador habituel devenu momentanément un autre concurrent direct, eu égard à son début de championnat totalement raté.
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Qu'on ne s'y trompe pas. Même en état de crise, l'AS Monaco reste un adversaire dangereux. Qui plus est avec l'arrivée de Thierry Henry à son chevet. Le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France n'a pas eu lz temps, en une semaine, de tout révolutionner, mais nul doute que son aura, sa connaissance du foot et son approche des joueurs auront fait un bien fou à ses nouvelles troupes. Aura-t-il été capable, par sa seule présence, de tout débloquer dans la tête de joueurs en mal de confiance jusqu'ici?
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Côté Racing, la confiance est là. Les points perdus lors des arrêts de jeu à Angers sont déjà loin. Le point pris a permis de maintenir la dynamique. C'était l'essentiel. Il convient néanmoins ce soir de repartir sur le même mode après la trêve internationale.
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 la composition des équipes:
RACING: Sels; Carole, Martinez, Koné, Mitrovic, Lala; Sissoko, Gonçalves, Thomasson; Corgnet; Da Costa.

MONACO: Sy; Henrichs, Touré, Glik, Sidibé; Golovin, Aholou, Chadli, Tielemans; Jovetic, Falcao.
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A Strasbourg, Thierry Laurey a choisi Lamine Koné plutôt qu'Anthony Caci au sein de la défense centrale à trois. En l'absence de Jonas Martin suspendu, Benjamin Corgnet évoluera en soutien de l'unique attaquant de métier, Nuno Da Costa.

A Monaco, on s'orienterait vers un 4-4-2, encore que, avec Thierry Henry, on ne sait pas encore trop à quoi s'attendre. On saluera surtout le retour à la Meinau de Jean-Eudes Aholou au milieu du terrain.
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Le message du kop aux instances du ballon rond à travers un tifo géant: "Le foot français aux deux visages: ma passion piétinée pour le fric et la télé; c'est moi, supporter, qu'on dévisage"...
Une grève des chants devait être exposée dans tout les stades en début de match. pour l'entrée des équipes, ce ne fut pas le cas, bien au contraire. Quel vacarme!
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Une magnifique et tendre accolade entre les deux Thierry, Laurey et Henry.
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Le coup d'envoi fictif est donné dans le cadre d'octobre. A toutes les femmes qui se battent contre le cancer du sein: COURAGE!
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C'est parti pour ce match pas tout à fait comme les autres.
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Incroyable! Dès que Monaco est en possession du ballon, les deux joueurs les plus en pinte sont... les latéraux Henrichs et Sidibé. De quoi fixer Carole et Lala.
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En phase défensive, Monaco évolue bien en 4-4-2.
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Une bataille tactique s'est engagée. Le Racing s'appuie pour sa part su un 5-3-1-1 avec, comme dit, Corgnet en soutien de Da Costa. Le but étant de muer en 3-5-1-1 autant que possible avec les latéraux Carole et Lala à l'abordage. Ce que cherchent à contrecarrer les Monégasques.
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Première grosse alerte, une passe en profondeur et dans l'axe de Corgnet pour Lala, un poil trop court. Première intervention aussi de Thierry Henry auprès du 4e arbitre pour une faute éventuelle au préalable.
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Lze coup franc de Jovetic est magnifique, pas loin de la lucarne. La parade de Sels tout autant.
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BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT 1-0

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BBBUUUTTT pour le Racing! Là où Sels a été parfait, le pauvre Seydou Sy s'est troué sur l'action suivante. A savoir une tête piqué d'Adrien Thomasson sur un centre de la droite de Lala. La faute de main de Sy fait le bonheutr du Racing, et de l'ex-Nantais qui inscrit son premier but sous le maillot bleu.
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Comme souvent, le Racing parvient assez vite à débloquer la situation sans pour autant avoir mis la main sur la partie. Celle-ci est plutôt équilibrée. Méfiance toutefois. Le Racing a aussi la fâcheuse habitude de se compliquer la tâche en fin de première période.
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La Meinau fait encore le plein ce soir. Plus encore avec un quart de virage dévolu aux visiteurs bien garni.
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Double corner strasbourgeois. Sur le premier, Da Costa prolonge de la tête sur Corgnet qui est devancé par Henrichs. Sur le second, la reprise de Corgnet file au-dessus.
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Le Racing s'enhardit, suscitant des oh d'admiration par moments. L'ambiance est toujours au top.
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Chaude alerte. ERt c'est peu dire. Sur un coup franc sous forme de petit corner de Chadli, le ballon est d&égagé sur Henrichs qui, au prix d'un dribble de dégagement, frappe à l'entrée de la surface. Sels s'interpose mais relache dans les pieds de Falcao qui marque en deux temps. Heureusement pour le Racing, le drapeau s'était levé. Mais Falcao était-il vraiment en position de hors-jeu. Comme il n'y a pas eu de réaction du car vidéo...
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Falcao, touché au quadriceps gauche, doit quitter les siens.
..
Kamil Glik prend le brassard de capitaine. Monaco évolue à dix.
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Une frappe lointaine et flottante de Lala met Sy au supplice. Le jeune gardien doit s'y reprendre à deux fois, non sans faire peur à sa défense.
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Nouvelle grosse parade de Matz Sels sur une puissante frappe du gauche d'Aholou, servi en retrait de Sylla.
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C'était le premier ballon touché par Moussa Sylla, tout juste entré en jeu à la place de Falcao, sorti depuis deux minutes suite à sa blessure.
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La précision est d'importance. Les images sont claires et nettes. Falcao était bien en position de hors-jeu tout à l'heure, avant de marquer.
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Jovetic sert Golovin dans la surface, lequel rate complètement sa reprise de près. le Racing s'en sort bien, une fois encore.
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C'est la mi-temps. Les deux équipes regagnent les vestiaires sous les applaudissements.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Sam 20 Oct - 21:04

C'est reparti, devant un kop qui observe en début de seconde période la grève des chants prévue.
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Aholou est avertit d'emblée pour une faute sur Benjamin Corgnet.
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Dribble et frappe de Sidibé au cours de la surface. Mitrovic s'est sacrifié sur l'affaire. Enfin, disons, ses parties les plus sensibles...
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Ambiance irréelle à la Meinau. Le reste du stade prend le relais du kop momentanément en grève... sous les sifflets du kop, lequel aimerait que le mouvement de tous les kops de France soit respecté. Pas mal, le rendu. Onse rend compte qu'il n'y a pas que le kop. Au contraire, les différentes parties du stade se répondent. Sympa.
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Chadli stoppe Lala en le retenant par l'épaule. Jaune, évidemment.
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Sur un centre dangereux de Sidibé, Koné détourne subtilement de la poitrine en corner.
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Sur le corner, Glik reprend. Lala sauve sur sa ligne, collé à son poteau. Ouf!.
..
Transversale de Lala pour Carole qui remet en retrait de volée. Au point de penalty, Corgnet dévisse la sienne, de volée.
.
Méfiance. Monaco dérouler de plus en plus, avec un Golovin de tous les aiguillages au milieu.
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Samuel Grandsir entre en jeu à la place de Stevan Jovetic. Un danger pour un autre.
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Les lumières des téléphones portables sont de sortie. Jolie, la Meinau.
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Samuel Grandsir est sévèrement expulsé pour un pied levé totalement involontaire sur Anthony Gonçalves. Thierry Henry sourit jaune.
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Bon, mine de rien, plus sérieusement touché qu'il n'y parait, Gonçalves doit quitter ses partenaires. le staff médical demande le changement.
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Dimitri Lienard entre en jeu à la place de l'ex-Lavallois.
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Entre temps, le kop principal a fait son retour, ses 20 minutes de grève réglementaire observées.
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C'était pas mal, mais avec le kop, c'est tout de même sacrément mieux. La Meinau repart de plus belle, avec 25358 spectateurs à bord du navire.
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Jean-Eudes Aholou a droit son ovation. L'ex-Strasbourgeois est remplacé par Youssef Aït Bennasser.
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Les minutes passent. Le Racing est franchement bien e place. ça coulisse bien en défense. Il ne se crée toutefois guère d'opportunité de se mettre à l'abri. Bref, on s'apprête à trembler quelque peu d'ici la fin. Ce qui ne réussit pas forcément aux Bleus...
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Le voilà, le contre qu'on attendait depuis un bon moment. Avec Lienard à la manœuvre qui prolonge pour Da Costa, dont le centre est contré in extremis.
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Sur une récupération de Sissoko, Da Costa réussit un joli numéro dans l'axe avant de frapper de 18m. Sy s'y reprend encore à deux fois.
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Lebo Mothiba effectue son entrée à la place d'un Benjamin Corgnet chaleureusement applaudi.
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Laurey a raison de vociféré. Trop courts à plusieurs reprises, les Strasbourgeois se mettent en danger. la frappe de Tielemans est heureusement contrée.
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BUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUT 2-0
.
Le scénario idéal. Cela commençait à chauffer de plus en plus. Mais les contres, inévitablement, allaient se présenter face à des Monégasques réduits à dix. Et pas rien comme contres. D'énormes surnombres. Des boulevards. Il n'en aura fallu qu'un à Mothiba, l'artilleur. Avec Da Costa dans le rôle du passeur, dans un timing diabolique. Les duettistes de Valenciennes ont encore frappé!
.
Ibrahima Sissoko voit jaune à son tour.
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Penalty pour Monaco.
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Et but 2-1
.
Le Belge Tielemans transforme alors que quatre minutes de temps additionnels sont annoncées.
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On va avoir recours à la vidéo. Si Dimitri Lienard avait évité de relancer dans l'axe, on n'en serait pas là. L'art de se mettre inutilement en gros danger.
.
Plus qu'une. Tielemans est averti. Faute sur Lala.
.
Le Racing grimpe à la 6e place avec ses 15 points.. Monaco est englué à la 19e place.
.
C'est fini
.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Dim 21 Oct - 6:05

Toujours plus fort
En s’adjugeant un succès d’une extrême complexité face à Monaco, le Racing n’en finit pas de se construire une jolie bouille de vainqueur. Dans la guerre des Thierry, c’est Laurey qui a gagné.
C’est une vague, c’est un souffle, c’est un vent qu’entretient le Racing et qui, à chaque semaine ou presque depuis plus de trois ans, l’emmène un peu plus loin, un peu plus haut. La victoire face à Monaco, 18e avant le week-end et un peu plus mal ce matin, n’est pas anodine. Elle confirme une tendance. Ce n’est pas que le petit a fait la nique au gros, que l’heureux a dominé de la tête et des épaules l’inquiet. Mais le champion de Ligue 2 en 2017 a donné une leçon de réalisme au champion tout court de 2017 et cela a de quoi réjouir dans les chaumières alsaciennes.

Il y avait quelques raisons de se méfier, franchement. L’ASM n’est pas vraiment l’adversaire que le Racing est habitué à tordre. Pour situer la difficulté du défi, on rappellera seulement que les Bleus n’avaient pas battu le onze princier depuis près de 16 ans. C’était alors un riant dimanche de novembre 2002. Bassila a désormais des successeurs: Thomasson et Mothiba ont mis fin à une série de 11 matches sans victoire avec huit défaites au passage et les Strasbourgeois ont confirmé leur nouvelle dimension.

Il a fallu faire preuve d’une expérience de briscard et de la malice d’un Sioux pour s’en sortir à bon compte. L’AS Monaco est l’un des souffreteux du championnat? Tu parles. La révolution au pied du Rocher a propulsé un champion du monde 98 sur le banc et il reste tout de même un champion du monde 2018, Djibril Sidibé auteur d’un gros match, dans les rangs monégasques.

Le début de rencontre a été marqué par la respectueuse ovation reçue par Thierry Henry, preuve que la passion n’interdit pas la politesse et le respect. L’ambiance n’a pas tout de suite viré à la folie. C’est comme si les 25 000 spectateurs ont incité leurs favoris à prendre leur temps, à marcher sur des œufs et à emmagasiner toute la force nécessaire pour faire la bonne affaire.

«Il fallait être plus malin qu’eux»

Il ne s’est quasiment rien passé durant le premier quart d’heure et puis, le match a basculé dans des séquences paradoxales. Sels a détourné un coup franc de Jovetic qui, des 25 mètres, n’a pas été loin de trouver la lucarne. Et sur le contre, ou presque, Lala a distillé un centre venimeux, Thomasson, de l’entrée de la surface, a mis tout son cœur dans une tête. Sy avait visiblement beurré les tartines avant la rencontre puisque le ballon a fini au fond de ses filets.

Sans le mériter vraiment, le Racing s’est retrouvé devant et la Meinau s’est réveillée pour enjoindre ses favoris à défendre son avance inespérée. La réussite, le talent et la solidarité n’ont pas été de trop dès lors.

«On avait décidé de laisser moins d’espace car je ne vais pas les citer tous mais avec Falcao, Golovin, Jovetic, il y a de la qualité à Monaco, a souligné Thierry Laurey après coup. C’est une équipe d’internationaux. Il fallait être plus malin qu’eux. »

Il a aussi fallu que Sels soit impérial pour détourner une surpuissante tentative d’Aholou (37e ) et que Lala sauve sur sa ligne sur le corner qui a suivi repris de la tête par Touré (38e ). Bref, le Racing ne pouvait être mécontent de son avance à mi-parcours.

Et même à l’heure de jeu puisque Lala a encore eu la bonne idée de traîner comme il faut encore au poteau sur un corner, repoussant une reprise de volée de Glik (58e ). Ce n’est pas que le Racing était passif, il a seulement pris son temps, donné un rythme de sénateur à la rencontre pour gérer sans s’exposer.

Mitrovic et ses copains, solides et bien organisés, se sont inéluctablement approchés des trois points qui ressemblaient à un festin.

L’expulsion de Grandsir, moins de trois minutes après son entrée en jeu (67e ), leur a facilité la tâche. Et comme après vingt minutes de grève, les UB90 ont retrouvé la voix, les Bleus ont tenu à les remercier d’une contre-attaque qui tend à devenir un grand classique. Da Costa a lancé Mothiba dont la louche au-dessus de Sy a mis fin au suspense.

En dépit d’un penalty anecdotique encaissé dans les arrêts de jeu, le Racing a prouvé que l’enthousiasme n’empêche pas l’intelligence.

« On n’a pas joué contre nature mais il ne fallait pas prendre de risques inutiles, a conclu l’entraîneur strasbourgeois. On a fait un match courageux, sans être téméraire. On avance, mais il y a encore beaucoup de boulot. »

Voilà sa bande un peu plus ancrée dans la première partie du classement, laissant son vaincu du soir dans ses tourments et la zone rouge, neuf points derrière. Sixième, sur un rythme de deux points par match, elle va peut-être finir par regarder devant. Cela tombe bien, il s’agit désormais de songer au déplacement sur les terres de l’En Avant Guingamp.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Dim 21 Oct - 6:08

La première de Thierry Henry sur le banc de Monaco “Titi” n’a pas suffi
Pour sa première sur le banc monégasque, Thierry Henry n’a pas fait de miracle. Mais il a pu mesurer à quel point sa popularité est intacte.
 18h15, devant la salle de presse. Une quinzaine de photographes, chasubles sur le dos et une dizaine de cameramen font le pied de grue. Une affluence inhabituelle pour un match de championnat à la Meinau. Certains sont venus de Belgique, d’autres d’Angleterre et beaucoup, de Paris. La raison ? Ils attendent tous l’arrivée de la «star » du soir, Thierry Henry.

Le champion du monde 1998 a fait le buzz toute la semaine, après sa nomination à la tête d’une AS Monaco en difficultés. Et c’était encore le cas hier soir, dans les travées de la Meinau.

L’arrivée du bus monégasque provoque l’effervescence, comme cela a été le cas une demi-heure auparavant au centre-ville, devant le Novotel qui héberge les Monégasques. Toutes les chasubles courent pour filmer et flasher « Titi », sous les applaudissements de quelques supporteurs rouge et blanc présents.

Dans les coursives qui surplombent les vestiaires, les soutiens alsaciens de la tribune sud sont eux aussi sous le charme. Habituellement, l’arrivée des adversaires est copieusement sifflée. Cette fois, le peuple bleu se fait respectueux. Et lâche même quelques discrètes marques de soutien.
L’ovation de la Meinau

Une heure plus tard, alors que les deux équipes sont à l’échauffement, Thierry Henry sort du tunnel. Vêtu d’une longue parka sombre, il est accueilli par des applaudissements nourris, même de la part du kop de la tribune ouest.

Le meilleur buteur tricolore de l’histoire (51 buts) a le visage fermé, mais il se fend tout de même d’un petit salut de la main à destination des spectateurs. Avant de traverser le rond central pour serrer longuement dans ses bras Fabien Lefèvre, l’adjoint de Thierry Laurey, ancien coéquipier du Gunner lors de ses débuts à Monaco.

A 19h42 précisément, « Titi » rejoint les vestiaires pour son speech d’avant match, suivi comme son ombre par une armée de caméras. Dix minutes plus tard, à quelques minutes du coup d’envoi, c’est au tour des photographes de s’agglutiner comme des mouches le long du banc de touche adverse.

Thierry Laurey se fend lui aussi d’une longue accolade avec son nouveau collègue, juste après avoir serré les mains des arbitres.

Thierry Henry débute la rencontre debout dans le coin droit de sa zone technique. Stoïque. Il replace du bras ses joueurs, puis discute quelques instants avec le 4e arbitre. L’homme aux 123 sélections en bleu se tourne aussi de temps en temps vers son banc.

A la 17e minute, Sy voit le ballon lui glisser dans les doigts, au grand bonheur de Thomasson et des Bleus, qui ouvrent la marque. Henry grimace, puis fixe le sol en faisant quelques pas, sans cesser de mastiquer férocement son chewing-gum.

Quand Falcao égalise à la 30e , le coach monégasque ne bronche pas. Il a vu bien avant ses joueurs le drapeau levé de l’arbitre de touche, synonyme de hors-jeu du Colombien. Il va tout de même demander, très poliment, quelques éclaircissements à l’homme en noir.

Quelques minutes plus tard, « Titi» doit gérer un deuxième coup dur. Falcao, au sol, demande à sortir, touché à la cuisse.

Durant la deuxième mi-temps, Henry parle plus souvent à son banc. Et aux entrants, comme Grandsir, qui remplace Jovetic passée l’heure de jeu. L’ancien Troyen n’aura pas le temps d’appliquer les consignes de son coach : il est expulsé une minute après son entrée. Ce qui complique encore un peu plus la tâche du Guadeloupéen.

Elle devient presque impossible quand Mothiba signe son entrée en inscrivant le deuxième but alsacien. Le penalty, généreux, n’y changera rien. Titi donnera encore un dernier ordre à ses troupes : celui d’aller saluer les fidèles supporteurs monégasques. Mais pour fêter un succès avec eux, il faudra encore patienter.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Dim 21 Oct - 6:11

LEBO MOTHIBA, buteur pour la 6 e fois, la 5 e avec le Racing
 ❏ LEBO MOTHIBA, buteur pour la 6 e fois, la 5 e avec le Racing « On a fait un très bon match. Défensivement, on a bien travaillé. Monaco est une très bonne équipe, mais on a tout donné sur le terrain. Merci à mon “grand frère” Nuno (Da Costa) pour sa nouvelle passe décisive.

Ma réussite ? Je travaille à l’entraînement, j’écoute le coach et ça se concrétise en match. Avec Nuno, on se parle beaucoup. Quand on gagne comme ça et quand tout le monde est content, c’est magnifique. Pour moi, le plus important, c’est de gagner. J’ai déjà marqué six buts (dont un avec Lille, NDLR) , mais je suis le premier à ne pas y croire. L’équipe joue bien et est bien classée. Elle réalise un très bon début de saison. Mais on a besoin de rester concentrés. »

❏ ANTHONY GONÇALVES, milieu offensif du Racing  : « C’est une belle victoire face à un gros du championnat. On avait envie de continuer la série, mais ce n’était pas simple, parce qu’en face, ce n’était pas Pipo et Molo (sic). Monaco est dans une mauvaise passe, mais ça reste une très belle équipe.

On a tenu bon, grâce à un bon état d’esprit et une équipe qui se dépouille. On est content d’être 6e , mais dès la semaine prochaine on repart à zéro. Maintenant, il va falloir transposer à l’extérieur ce qu’on arrive à faire à domicile. »

❏ PABLO MARTINEZ, défenseur du Racing  : « On a fait ce qu’il fallait faire en première mi-temps, mais comme souvent, on a eu tendance à reculer après avoir ouvert le score et on s’est mis en danger. On a une attaque en feu, c’est bien, même si on aurait aimé finir sur un clean sheet.

Le penalty ? Cela peut se siffler ou non, mais tant qu’il y a la victoire au bout, peu importe. On est sixièmes, c’est bien, mais l’important ce n’est pas le classement aujourd’hui mais celui de la 38e journée. »

❏ IBRAHIMA SISSOKO, milieu défensif du RCSA  : « Il a fallu être sérieux, car Monaco reste l’une des très grandes équipes du championnat. On ne s’est pas laissé faire. On était bien compacts défensivement, solides. On n’a pas concédé trop d’occasions, hormis sur coups de pied arrêtés.

Mais on a quand même pris à la fin ce but qui nous a bien embêtés, parce qu’on aurait voulu réussir un nouveau clean sheet à la maison. C’est dommage, mais on a quand même gagné. On a su mettre les deux buts qu’il fallait au moment où il le fallait. On a pris les trois points et c’est très bien.

Après dix journées, on est très bien placés. Ce qu’on veut, c’est engranger les points du maintien le plus rapidement possible. J’espère qu’on ne va pas se relâcher, parce que la Ligue 1 va très vite dans les deux sens, et qu’on va continuer comme ça. »
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Dim 21 Oct - 6:14

Lala passeur et sauveur
Alors qu’il avait beaucoup souffert quinze jours plus tôt face à l’Angevin Jeff Reine-Adelaïde, le latéral droit strasbourgeois Kenny Lala a non seulement offert le premier but à Adrien Thomasson, mais aussi réussi deux sauvetages sur sa ligne.
 SELS (6). – Il avait tout intérêt à être vigilant sur le coup franc enroulé par la patte droite de Jovetic dès la 16e.

Sa parade horizontale sur son flanc gauche est au départ de l’ouverture du score signée Adrien Thomasson. Il réalise ensuite un arrêt de grande classe sur une demi-volée du gauche signée Aholou (38e ).

Le gardien international belge n’est pas étranger au quatrième succès strasbourgeois, même s’il a encaissé un penalty de son partenaire en sélection Youri Tielemans à la 91e.

➤  LALA (7). – Thierry Henry avait choisi de réduire le rayon d’action des latéraux alsaciens en demandant aux siens de vite monter dans leurs couloirs à la récupération du ballon.

Kenny Lala a donc dû suivre de près l’Allemand Benjamin Heinrichs, mais cette étroite surveillance n’a pas bridé son tempérament offensif. La preuve: il a délivré sa deuxième passe décisive de la saison sur le but de Thomasson, avant d’allumer un “missile” de 30 m difficilement capté par Sy (37e ). Surtout, il a sauvé deux fois sur sa ligne : dans la minute suivante sur une tête d’Almamy Touré, puis à la 58e sur une volée de Kamil Glik. Une prestation haut de gamme !

➤   KONE (6). – Entré 19 minutes à Angers après un mois à l’infirmerie, l’international ivoirien a retrouvé le onze de départ au poste d’axial droit. Il s’est acquitté de sa tâche sans chercher à trop en faire, ni oublier de faire le ménage quand c’était nécessaire. Son superbe sauvetage de la poitrine sur un centre de Sidibé valait à lui seul le coup d’œil (57e ). Intéressant…

➤  MITROVIC (6). – Auteur d’un contre décisif devant un Sidibé qui s’était infiltré dans la surface à la 11e , il a aussi sacrifié ses bijoux de famille sur une fusée du latéral droit en début de deuxièmee période (49e ). C’est dire si le capitaine a été solide. Seule ombre à son tableau : averti à la 15e pour une faute minime sur Jovetic, il sera suspendu en 16es de finale de Coupe de la Ligue contre Lille le mardi 30 octobre à la Meinau.

➤  MARTINEZ (6). – Ces derniers temps, il avait été efficace derrière et précieux dans la relance par ses jaillissements. Cette fois, ses missions défensives l’ont entièrement accaparé. Il s’est évertué à couper les trajectoires, sans risque inutile et avec sobriété. Il est tout de même, avec Lionel Carole, à l’origine du penalty concédé par les Bleus dans le temps additionnel (90e +1).

➤  CAROLE (5). – Le latéral gauche s’est retrouvé confronté au même problème que Lala sur le flanc droit : il a régulièrement vu débouler Djibril Sidibé sur son côté. Il n’a pas toujours réussi à museler ce sacré client qu’est le latéral international. Mais à sa décharge, ce n’était pas une sinécure.

➤   GONÇALVES (5). – Blessé au mollet, Gonzo n’était plus apparu en L1 depuis la défaite à Lyon le 24 août (2-0). Il n’a pas mis longtemps à retrouver ses automatismes avec les Lala et autres Da Costa. Malheureusement pour lui, une charge involontaire de Samuel Grandsir, expulsé sur le coup, l’a contraint à sortir blessé et céder sa place à la 68e à Dimitri LIENARD qui a peiné à se mettre dans le rythme.

➤  SISSOKO (6). – On l’a peu vu dans l’élaboration du jeu, sans doute parce qu’il a essentiellement œuvré pour briser les lignes de passes monégasques. Il a été au diapason de son équipe : discipliné. Sauf sur ce carton reçu à la 87e qui lui vaudra d’être lui aussi suspendu face au LOSC en Coupe de la Ligue.

➤  THOMASSON (5). – Il avait été passeur à deux reprises, mais pas encore buteur. Il a comblé cette lacune dès la 17e , d’une tête piquée à rebond que le malheureux Seydou Sy a laissé échapper comme une savonnette. Dans l’ensemble, il a néanmoins assez peu pesé sur le jeu.
Le sens du but

➤  CORGNET (5). – Titulaire pour la première fois depuis sa blessure aux côtes à Marseille, le meneur de jeu avait les crocs. Il s’est beaucoup battu, autant devant que derrière. Il a un peu décliné en deuxième période, avant d’être remplacé par Lebo MOTHIBA , buteur à la 84e sur un ballon piqué aussi malin que sur son premier but à Angers. Le voilà à cinq buts sous la tunique bleue !

➤  DA COSTA (6). – Dans un rôle assez ingrat de pointe unique, le Cap-Verdien s’est longtemps sacrifié pour le collectif. Il a fini par être récompensé de son activité par sa troisième passe décisive sur le but vainqueur inscrit par son compère sud-africain.
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Re: 10eme journée Strasbourg - Monaco

Message  67120 le Lun 22 Oct - 5:53

L’horizon s’élargit
Le Racing a souffert pour prendre la mesure d’un Monaco souffrant. Mais en réussissant un match sérieux, rigoureux et valeureux, il affiche des progrès manifestes susceptibles de lui garantir une saison sereine.
“Titi” Henry a été accueilli comme un prince, notamment par un public qui a su lui réserver une ovation inspirée pour sa première sur un banc. Mais l’ancien champion du monde a bien dû se résoudre à constater, en fin de soirée, que ses protégés avaient été croqués par un drôle de Gros Minet. Le Racing a donné une leçon de réalisme à l’AS Monaco, un costaud en pleine crise de résultats, qui a pu déceler une forme de malédiction dans la défaite concédée en terre alsacienne.

« L’an dernier, face à cette équipe, on avait fait un bon match et on avait été tué »

Stefan Mitrovic et ses coéquipiers n’ont pas tout bien fait mais n’ont jamais perdu de vue l’essentiel. Face à Falcao, Glik, Sidibé et compagnie, il semblait possible d’être optimiste au regard de la tendance récente. Mais il n’était pas question d’y parvenir en dansant les claquettes et en brillant dans les passements de jambes. Pour s’en sortir, il s’agissait d’abord de bien défendre, car en termes techniques, l’équipe du Rocher, même amputée d’une demi-douzaine d’éléments, blessés ou suspendus, n’a de leçon à recevoir de personne dans l’Hexagone.

Malgré l’incertitude liée au changement d’entraîneur à Monaco et aux nombreuses absences, le Racing avait un plan, l’a respecté et s’est imposé. Cela n’a évidemment pas tenu à grand-chose mais il ne manquerait plus que ça.

« Le match aurait pu basculer de notre côté, a légitimement considéré le coach de Monaco. On a essayé de laisser Strasbourg derrière mais le but ( de Thomasson sur une énorme bourde de Sy, le gardien de l’ASM ) a changé la donne. Il faut avant tout éviter les erreurs. »

Bien organisé et dans l’idée de défendre avec acharnement, le Racing n’en a pas commis une seule, sauf peut-être sur de rares absences au marquage sur des corners qui ont été sa principale source d’inquiétude. Et une convaincante quatrième victoire, la troisième de rang à domicile, est tombée dans son escarcelle.

« On a eu de la réussite, notamment en première période, a admis Thierry Laurey. Mais on a bien verrouillé en deuxième période. On voulait laisser un minimum d’espace, Matz Sels a veillé au grain. L’an dernier, face à cette équipe, on avait fait un bon match à domicile et on avait été tué. »

En exprimant leur efficacité presque chirurgicale, les Strasbourgeois ont cueilli un nouveau succès. Monaco s’est sans doute affaibli pendant l’été, mais le Racing lui s’est renforcé. Un cap aurait-il été franchi ? L’entraîneur et ses joueurs ont de la mémoire.
« On est plus consistant »

« On avance mais le championnat est très long, souligne le Thierry vainqueur. On n’en est qu’à la 10e journée. Il y aura encore beaucoup de montagnes à gravir et il faut garder les pieds sur terre. Mais on est plus consistant dans les matches, dans la saison. Et cela peut être une garantie pour avoir de meilleurs résultats. On a peut-être plus de solidité. Même sans Jonas Martin, on a réussi à l’emporter. »

En effet, on en oublierait presque les absents, effectivement. Le milieu de terrain le plus régulier des Strasbourgeois était suspendu. À l’infirmerie, Ludovic Ajorque ou encore Idriss Saadi peuvent incarner à terme des solutions offensives. Et le staff technique avait osé préserver l’épatant Lebo Mothiba resté sur le banc pendant plus d’une heure vingt.

Quatrième attaque de Ligue 1, plus convaincant derrière, le Racing affiche quelques certitudes alors que le quart du championnat a été disputé et qu’il pointe dans la première moitié du classement. Cela tient à pas grand-chose, assurément, trois points au classement, et l’alchimie collective à l’œuvre dépend de beaucoup de travail, d’un peu de magie et relève donc d’une délicieuse fragilité.

« Ça va vite, a conclu Thierry Laurey, qui avait l’exemple de l’adversaire battu, dernier de L1 ce matin, brillant premier il y a 17 mois. Mais en jouant avec le sérieux et la rigueur qu’on a eue face à Monaco, ça devrait aller. » Ça devrait même aller plutôt bien.
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