2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

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2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Lun 6 Aoû - 20:30

Racing-AS Saint-Etienne

Dimanche 19 août à 15 heures, le Racing accueille l’AS Saint-Etienne pour son premier match de la saison à la Meinau. Face aux Verts qui nourrissent des ambitions européennes, les Strasbourgeois auront à cœur de bien débuter à la maison.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Mer 15 Aoû - 6:01

 (2e journée) : avant Racing – Saint-Etienne, dimanche (15h) Verts, mais mûrs
Premier visiteur de la Meinau ce dimanche (15h), l’AS Saint-Etienne a pu conserver cet été les joueurs d’expérience qu’elle avait recrutés durant le mercato d’hiver et qui lui ont permis de réussir un cycle retour canon.
C’était à l’automne 2017 : l’AS Saint-Etienne, éliminée à la Meinau en Coupe de la Ligue le 25 octobre (1-1, 5-4 aux tirs au but), puis tenue en échec en Ligue 1 par le Racing à Geoffroy-Guichard le 24 novembre (2-2), pataugeait en eaux troubles.

Lors de sa visite en Alsace, l’Espagnol Oscar Garcia en était encore le coach. Un mois plus tard dans le Chaudron, l’ancien milieu de terrain Julien Sablé avait pris sa place. Jean-Louis Gasset, ex-adjoint de Laurent Blanc à Bordeaux, en équipe de France et au PSG, venait tout juste d’arriver dans un rôle de n°2.

Sa nomination comme entraîneur en chef à la trêve de Noël a tout changé. “Malades” jusque-là (16es ), les Stéphanois ont opéré un spectaculaire rétablissement : 6es du cycle retour (35 points, 10 succès, 5 nuls, 4 revers) et une 7e place finale, aux portes de l’Europe.

« C’était et ça reste un club mythique »


Cette saison 2017-2018 du club du Forez, le Sierentzois Jean-Luc Witzel l’a suivie de près. Et pour cause : à l’intersaison 2017, celui qui fut un éphémère recruteur, puis directeur sportif du Racing entre janvier 2010 et mars 2011 – engagé, puis viré par Jafar Hilali – a été embauché comme “scout” par l’ASSE. Lui qui, à Strasbourg, avait passé plus de temps à vendre les bijoux de famille pour renflouer les caisses (Magaye Gueye à Everton, Marcos à Troyes, Jean-Alain Fanchone et Franck Dja Djédjé à Arles-Avignon) qu’à chercher de nouvelles pépites n’est toutefois resté qu’un an au service d’un club dont il était fan à la grande époque des Verts.

« J’avais en charge l’Est de la France, la Suisse et l’Allemagne. À l’époque, j’ai proposé Chadrac Akolo (que le Racing suit cet été et que Sion a transféré pour 6 millions à Stuttgart en 2017) , Moussa Konaté (acheté 3 millions par Amiens à Sion il y a un an et auteur de 13 buts en L1 en 2017-2018) , Manuel Akanji (que Dortmund a acquis pour 22 millions) , le défenseur international turc Caglar Söyüncü (que Fribourg vient de céder à Leicester pour le même montant) et l’espoir brésilien Cunha (vendu 20 millions par Sion à Leipzig). D’autres choix ont été faits. Malheureusement, on s’est planté dans le recrutement de l’été 2017. »

Ce printemps, son bail n’a d’ailleurs pas été reconduit. « Je pensais qu’il le serait. Tant pis. C’est le foot. Mais ce passage à Saint-Etienne reste une belle expérience. Arriver dans un stade pour y faire ce que je préfère, observer des joueurs, en portant l’étiquette verte, c’est gratifiant. Pour moi, c’était et ça reste un club mythique, avec l’un des meilleurs publics de France. »
« La stabilité est toujours un atout »


Pour le Haut-Rhinois, le redressement stéphanois de la saison passée porte un nom : « Gasset. Avec son réseau et son charisme, il a su attirer Yann M’Vila, Mathieu Debuchy et Neven Subotic qui ont apporté toute leur expérience. »

Même s’il a déjà rebondi à Sion dont il dirige désormais le recrutement – « Je suis ami depuis 1995 avec le président Christian Constantin » –, Jean-Luc Witzel ne souhaite que le meilleur à Saint-Etienne en qui il voit « la possible bonne surprise de cette saison ».

« Il y a quelques années, le président Roland Romeyer avait mis en place le “salary cap”, avec un plafond mensuel de 90000 euros assorti de grosses primes liées au classement. C’était une très bonne idée. Mais ce plafonnement salarial a explosé en 2018, car le milieu a tellement changé que des joueurs aussi cotés que Debuchy, M’Vila ou Subotic ne viennent pas ou ne restent pas à ce niveau de rémunération. Pareil pour Wahbi Khazri, l’attaquant international tunisien arrivé de Rennes (les rétributions annuelles – en brut – de M’Vila et Khazri sont estimées à 4 millions). »

Cette rupture avec le “salary cap” recèle, selon lui, les bases de la future réussite des Verts. « Je suis persuadé que ce peut être l’année de Saint-Etienne, surtout s’il récupère le Marseillais Rémy Cabella et enrôle un autre attaquant », prédit son ex-recruteur. « Sans compter que Loïs Diony (acheté en 2017 à Dijon, mais prêté l’hiver dernier à Bristol) , buteur samedi contre Guingamp (succès 2-1, avec un premier but magistral de Khazri) , est pour moi une vraie recrue s’il retrouve son niveau dijonnais. Jean-Louis Gasset a misé sur la stabilité de son ossature. C’est toujours un atout. »
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Sam 18 Aoû - 17:53

Lionel Carole qualifié et dans le groupe
La 7e recrue strasbourgeoise Lionel Carole, qui s’est engagée hier soir pour trois saisons en provenance de Galatasaray, est déjà qualifiée pour la venue de Saint-Etienne ce dimanche (15h) à la Meinau lors de la 2e journée de Ligue 1.
Le latéral gauche, qui va participer dans quelques minutes à la séance de veille de match avec ses nouveaux coéquipiers, figurera même dans le groupe aligné face aux Verts. L’entraîneur du RCSA Thierry Laurey l’a annoncé voici quelques instants en conférence de presse. Abdallah Ndour, Duplexe Tchamba et Ismaël Aaneba ont été laissés à disposition de la réserve qui joue à 18 h à Nancy face à la réserve de l’ASNL.

Idriss Saadi (reprise), Benjamin Corgnet (reprise), Ludovic Ajorque (épaule) et Mohamed Simakan (genou) sont absents.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Dim 19 Aoû - 5:16

Grand bleu face aux Verts?



Après son succès à Bordeaux (2-0), le Racing accueille à 15h, pour son baptême à la Meinau cette saison, une AS Saint-Etienne transfigurée depuis le début 2018 et candidate déclarée à l’Europe.
Ça ne signifie pas grand-chose, puisque le Racing a disparu du panorama de la Ligue 1 durant neuf ans, de 2008 à 2017. Mais tout de même: en l’emportant dimanche dernier à Bordeaux (2-0), le club bas-rhinois a, pour la première fois depuis le 31 juillet 1999 (1-0 contre Lens), ouvert sa saison dans l’élite par une victoire.
Ça n’augure pas forcément pour lui de lendemains qui chantent, d’autant que les Girondins ont évolué à 10 contre 11 dès la 13e’ , mais ça lui permet au moins d’aborder sa première sortie à domicile le moral au beau fixe, au diapason de la météo de ce mois d’août.
Pour autant, comme dans les cieux alsaciens vendredi soir, un orage n’est pas exclu. Tout à l’heure, dans une Meinau à guichets fermés, les Bleus s’efforceront d’ouvrir le paratonnerre face à des Verts foudroyants en 2018, tout près de s’offrir un ticket européen en fin de saison passée et qui ont inauguré 2018-2019 par un succès éclair contre Guingamp (2-1).
«L’un des outsiders du championnat»
Leur secteur offensif a de surcroît récupéré jeudi l’international marseillais Rémy Cabella, prêté dans le Forez en 2017-2018 et qui y a définitivement été transféré pour quatre ans et environ 5 millions.

Un cru vert qui impressionne

À Strasbourg aussi, une recrue – la 7e de l’été – est arrivée ce jeudi: le latéral gauche Lionel Carole ( lire page suivante ) qui est qualifié – comme Cabella – et figure dans le groupe retenu par Thierry Laurey. Sur la lancée de leur probante entame à Bordeaux, les Bleus entendent enchaîner un nouveau bon résultat.
Mais il faut bien avouer que ce cru vert 2018-2019 impressionne. «Impressionne, ce n’est peut-être pas le mot, mais il mérite le plus profond respect», corrige à peine un Thierry Laurey louangeur envers son ancien club.
«Quand on voit les six derniers mois de Saint-Etienne l’an passé, c’est du très haut niveau. Prendre Khazri, conserver Cabella et, entre guillemets, transformer Diony qui avait eu pas mal de difficultés en 2017-2018 ( au point d’être prêté à Bristol au mercato d’hiver, NDLR ) et réalise un début de saison très intéressant, ça améliore encore son rendement. Sans parler de Kolodziejczak qui est revenu derrière. Ne pas être en éveil face à une équipe de cette qualité serait suicidaire. Il suffit de regarder combien elle compte de joueurs internationaux A et le nombre de matches en Ligue 1 de son effectif. Sans grosses blessures ou suspensions un peu trop longues, elle peut taquiner les quatre gros ( Paris, Monaco, Lyon et Marseille ). C’est l’un des outsiders du championnat.»

Le souvenir de la saison passée

Le 14 avril dernier, une ASSE en pleine bourre était venue à la Meinau surprendre un Racing alors en difficulté (1-0, but de Debuchy à la 82e’ ). L’entraîneur strasbourgeois n’a rien oublié de cette “mésaventure”. «Contre Guingamp, les Verts ont vraiment été en difficulté en deuxième période. Mais au moment où on pensait les Bretons capables d’inscrire leur deuxième but, ils ont marqué dans un temps faible. Ça m’a rappelé le réalisme dont ils avaient fait preuve ici dans un match où nous nous étions montrés plus dangereux qu’eux. J’espère que le sort ne sera pas aussi cruel cette fois.»
Aussi le coach alsacien exhorte-t-il ses hommes à être «largement aussi vigilants qu’à Bordeaux. Au stade Atlantique, nous avons fait un match qui se tenait, même s’il ne faut pas oublier que nous avons joué contre une équipe très vite réduite à dix.»
Cette piqûre de rappel tombe d’autant plus à pic que les Verts ne manquent pas de piquant.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Dim 19 Aoû - 14:39

Bienvenu à tous au stade de la Meinau pour cette première à domicile de la saison 2018-2019. La deuxième saison de suite du Racing au sein de l'élite ce qui, au 21e siècle est un événement en soi. Mais ce match en lui-même, cette réception de Saint-Etienne après l'ouverture victorieuse à Bordeaux (2-0), constitue un événement à lui seul. Evénement encore, en plein mois d'août, le match se jouera à guichets fermés, soit devant plus de 26000 spectateurs. Pardon, supporters.
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Les touristes flânant dans la torpeur du centre ville regardaient quelque peu interloqués ces trams archi bondées et à forte dominante bleue qui filaient devant leur yeux. Il était 13h30. On était à 1h30 du coup d'envoi. Ces touristes, eux, ne savaient pas qu'aujourd'hui, à Strasbourg, ça se passe un peu plus au sud du centre historique, en cette Meinau prête à vrombir dans le sillage de son kop, pour sa part archi plein depuis 14h. Ce kop qui a l'instant lance réellement et avec son habitude ferveur, ses premiers chants à la gloire de son club de coeur.
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A une exception prêt, les compositions d'équipe correspondent à ce que nous vous annoncions dans votre quotidien ce matin.
L'exception? Par rapport à Bordeaux, Thierry Laurey lance Anthony Gonçalves sur le flanc gauche, à la place du jeune Kevin Zohi. Une manière de ménager le gamin plutôt que de lui imposer la gestion d'un premier match à domicile? Peut-être aussi une option un rien plus défensive face à la force de frappe annoncée des Stéphanois.
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la composition des équipes:
RACING: Sels; Caci, Martinez, Mitrovic (cap.), Lala; Lienard, Sissoko; Gonçalves, Martin, Thomasson; Da Costa.

SAINT-ETIENNE: Ruffier; Debuchy, Subotic, Perrin (cap.), Gabriel Silva; Selnaes, M'Villa; Khazri, Cabella, Hamouma; Diony.
On évoluera des deux côtés en 4-2-3-1.
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A dix minutes du coup d'envoi, la nouvelle pelouse de la Meinau a droit à une ultime séance d'arrosage... dont son victime les bénévoles appelés à tenir les calicots des deux clubs et du sponsor de la Ligue 1. Par ce temps, presqu'une bénédiction.
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Devant leurs 400 à 500 supporters, les Stéphanois constitueront une opposition redoutable, avec notamment ses récupérateurs Selnaes et M'Vila, ses pourvoyeurs Khazri, Cabella et Hamouma, son buteur à l'efficacité semble-t-il retrouvée, Loïs Diony.
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Une entrée des artistes à donner des frissons. Déjà. La Meinau en grande forme côté tribunes. Qu'il en aille de même sur le pré.
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La rencontre sera arbitrée par Benoît Millot qui a officié le week-end dernier à Lille, opposé à Rennes.
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La Meinau observe une minute d'applaudissement en hommage à ses anciennes gloires hélas disparues au cours de l'été, Grochulski, Jacky Pauvert et, cette semaine, Edmond Haan.
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C'est parti pour cette première à la Meinau!
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Emballant ce Racing, dès les premières secondes. Nuno Da Costa obtient un coup franc dangereux à l'entrée de la surface, concédé par Loïc Perrin.
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Comme un symbole. le coup franc du maintien, le 12 mai dernier face à Lyon, pour la clôture à la maison, est encore dans toutes les mémoires, dans tous les cœurs. Dimitri Lienard se prépare dans une Meinau vrombissante. Sa frappe frise la lucarne d'un Stéphane Ruffier resté immobile.
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Comment Mitrovic peut-il être averti sur cette action! Il est au duel aérien avec Diony, point à la ligne. Incompréhensible. Heureusement, la frappe de Khazry file au-dessus d'un Mats Sels attentif.
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 Subotic lance Diony dans la profondeur. Mitrovic, de la tête, est trop court, mais la passe un poil trop longue. Mats Sels peut s'en emparer avant l'attaquant stéphanois.
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Les Stéphanois posent leur papatte sur la rencontre. Bien en place, les Strasbourgeois sont à l'affût, prêts à amorcer leurs contres.
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Subotic expulsé!!!
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13e' à Bordeaux à 17e' cette fois. Le Racing va à nouveau évolué à 11 contre 10 pendant 75 minutes. Caci avait parfaitement servi Da Costa dans l'axe. Au prix d'un pivot, celui-ci se défaisait de Subotic qui l'a ceinturé. La position de dernier défenseur n'est pas acquise, mais dans l'esprit, le rouge se justifie. Il est probable que Da Costa partait seul au but.
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Changement tactique. Diony, le seul véritable attaquant vert cède sa place à l'ancien Niçois Kolodziejczak qui entre en défense centrale, celle-là même délaissée par Subotic.
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La frappe soudaine de Khazri! Excentré, à ras de terre, au premier poteau. Mats Sels se montre vigilant. Sans quoi...
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La glissade de Da Costa fait hélas avorter un excellent contre. Avec un temps de retard, il sert Lienard dans la course. Mais hors jeu du coup.
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Une frappe flottante de 30m signée Lienard met Ruffier en difficulté. Celui-ci boxe des deux poings, mais devant lui, dans l'axe. Il est tout heureux de voir Da Costa dans l'impossibilité de reprendre.
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Benoît Millot déjuge son assistant... alors qu'il y avait bien corner pour le Racing.
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Romain Hamouma cède sa place à Kevin Monnet-Paquet. Le deuxième changement, avant même la pause, effectué par Jean-Louis Gasset. Celui-ci n'avait guère le choix. Hamouma est quelque peu sonné après un contact avec Mitrovic.
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Peu avant, Pablo Martinez s'est fendu d'une intervention décisive sur Khazri qui allait entrer dans la surface et se présenter seul face à Sels après un joli slalom dans la défense bleue.
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Adrien Thomasson est lui aussi soigné après un choc aérien. C'est même Anthony Caci qui, involontairement, lui administre le coup fatal, plutôt que le Stéphanois à la lutte.
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Trois minutes de temps additionnel, que l'on traversera à dix contre dix. Thomasson rejoint les vestiaires pour se faire recoudre l'arcade sourcilière semble-t-il. De là à savoir s'il reviendra après la pause...
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C'est la pause, et il était temps, la partie sombrant tout doucement dans la même torpeur qu'au centre ville.
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Plusieurs explications à cette fin de mi-temps molle du genou. La chaleur, malgré la pause boisson accordée après 20 minutes; les difficultés des Stéphanois à garder la possession et à assurer une bonne circulation, une fois réduits à dix; les difficultés du Racing à se montrer dangereux, dès lors qu'ils n'étaient plus trop en situation de contre.
A Thierry Laurey de réajuster le tout à la pause pour permettre aux siens d'exploiter sur la durée leur supériorité numérique. Comme à Bordeaux, en quelque sorte.
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Avec Benoît Millot, Stefan Mitrovic ne s'est pas fait un ami. Averti très tôt dans la partie, le capitaine a mal pris d'autres coups de sifflet à son encontre.

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Message  67120 le Dim 19 Aoû - 16:04

Thierry Laurey a dû rester sur sa faim en fin de première période. A ses hommes de débloquer la situation, en supériorité numérique. L'opportunité est belle, même s'il n'est jamais évident d'exploiter telle situation.
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Adrien Thomasson est bien obligé de jeter l'éponge. L'ex-Nantais cède sa place à Kevin Zohi.
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C'est reparti, avec un Racing à nouveau à 11.
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Cette fois, le schéma est clair. Saint-Etienne ferme la boutique, avec éventuellement Khazri seul en pointe.
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En relais avec Lienard et Caci, Jonas Martin s'infiltre dans la surface côté gauche. Il rate son centre en retrait, qui se mue en centre-tir, sur lequel Ruffier intervient tranquillement. Mais ça chauffe!
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BUUUUUUUUUUUUUUUUUT 1-0
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Le premier but d'Anthony Gonçalves en Ligue 1 avec le Racing!
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"Gonzo"' avait frappé l'an passé en Coupe de la Ligue, jamais en Ligue 1. A la réception d'un centre de Caci, il xontrôle, se recentere et se met sur le pied gauche pour trouver la lucarne opposée de Ruffier. Voici une semaine à Bordeaux, plus ou moins dans les mêmes dispositions, Thomasson avait frappé au-dessus.
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Dire que sur l'action précédente, le Racing avait frisé la correctionnelle. Un contre rondement mené par les Verts, sur lequel il a fallu tout le métier et l'autorité de Mitrovic pour subtiliser le ballon à Monnet-Paquet qui entrait dans la surface. En plongeant, Sels évitait le corner mais se trouvait à la merci de Khazri qui, excentré, cherchait la lucarne opposé pour ne trouver que le haut des filets.
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Kevin Zohi se montre remuant depuis son entrée en jeu. Il est dans son rôle. Déchet ou pas, il doit tenter, il doit percuter. Et ballon perdu, il ne laisse pas sa part aux chiens.
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Super, les gamins! Caci sert Da Costa dans l'axe pour Da costa qui met en retrait pour Zohi. Celui-ci enorule parfaitement sa frappe qui contraint Ruffier à une belle horizontale.
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Les débuts de Lionel Carole sous le maillot strasbourgeois, moins de 48h après sa signature. L'ex-Sevillan et Stambouliote entre à la place d'Anthony Caci, encore auteur d'une sortie convaincante.
66e'
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Le tir Cabella est sans danger pour Sels. Mais on se serait passé des approximations défensives juste avant. Avec des Cabella, Khazri et Monnet-Paquet, vaut mieux éviter.
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Le premier déboulé côté gauche de Carole. Son centre au premier poteau trouve Zohi dans le reprise file au-dessus.
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Les joueurs ont droit à une 2e pose chaleur d'une à deux minutes.
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La belle complicité entre Da Costa et Zohi. Le premier vient de servir le second pour sa superbe frappe cadrée.
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Le Racing s'endort quelque peu. La récupération de Zohi et le contre de Lienard secouent tout le monde.Mais Lienard tarde à servir Da Costa qui file dans l'axe. Dès lors, il change d'aile pour Gonçalves dont la reprise en force oblige Ruffier à boxer en corner. Dommage, il y avait mieux à faire.
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M'Vila voit jaune pour contestation. Face à des Bleus hésitant, Cabella n'était pas loin de partir au but en se défaisant d'un Mitrovic qui a posé la main sur lui. Cabella a glissé sans que la conséquence ne semble directe. Benoît Milot n'a pas bronché. On ne s'en plaindra pas...
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Mitrovic, qui a déjà pris jaune, se trouvait de surcroît en position de dernier défenseur<. Sûr que les Verts évoqueront le deux poids, deux mesures après l'expulsion de Subotic à la 18e'...
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Carton jaune logique pour Khazri, auteur d'un méchant tacle sur Lienard.
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Le Racing a perdu son allant au fil des minutes après l'ouverture du score. Il n'est pas à l'abri. De loin pas.
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Sissoko se heurte à Ruffier après un une-deux subtil avec Zohi à l'entrée de la surface. Un rien trop court, le grand récupérateur, forcément dans une situation dont il n'a pas l'habitude.
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Makhtar Gueye, attaquant, remplace Selnaes, récupérateur. Jean-Louis Gasset tente logiquement le tout pour le tout.
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Jonas Martin trouve le cadre, mais aussi Ruffier.
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But 1-1
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ET ce qui devait arrivé arriva... Gueye, comme par hasard égalise en reprenant un centre à ras de terre de Debuchy, celui-là même qui avait offert la victoire aux Stéphanois, ici-même en avril dernier. La défense centrale n'y peut pas grzand chose, trompée par la feinte de Monnet-Paquet qui a intelligemment laissé filer le ballon.
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Les applaudissements mérités pour le buteur, Anthony Gonçalves, remplacé par Mootaz Zemzemi dont c'est la première à la Meinau.
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Jonas Martin s'arrache dans la suirface. En bonne position, mais serré de près, il ne peut ni appuyer ni cadrer son tir.
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Il reste deux minutes.
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Corner pour le Racing.
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Ruffier impérial dans les airs.
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 C'est terminé. Pour les Verts, c'est comme une victoire, qu'ils accueillent comme il se doit. Pour le Racing et les 25385 spectateurs, la déception est grande.
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Il aura donc manqué cinq minutes. Mais cela pendait au nez et les Strasbourgeois ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Pris entre deux eaux après l'ouverture du score, ils n'ont pas assez insisté pour enfoncer le clou. Face au talent des Stéphanois, on savait que le danger guettait.
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Le Racing rate donc une belle opportunité de rejoindre les équipes à six points en deux matches. Avec un jeu plus posé, plus structuré, il parait en progrès par rapport à la saison écoulée, mais reste friable en termes de maîtrise, à la fois défensive, de ses émotions et de ses temps faibles.
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1-1

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Individuellement, les jeunes, Caci et Zohi, ont franchement tiré leur épingle du jeu. Jonas Martin s'est montré fort précieux au milieu, tant dans la récupération que dans l'animation. Mats Sels a rassuré dans les buts. Lionel Carole a signé une entré intéressante dans le couloir droit au cours de la dernière demi-heure.

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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Dim 19 Aoû - 17:19

Le Racing abordera donc son prochain déplacement avec un capital de quatre points. Pas sûr que celui-ci ne gonfle vendredi prochain. Car oui, les Bleus joueront dès vendredi soir (20h45). Et surtout, ils voyageront en terre hostile, à Lyon, avec quatre raisons de s'inquiéter. D'une parce que c'est Lyon. De deux car les hommes du président Aulas sont tombés à la surprise générale chez les promus rémois. De trois car ceux-ci n'auront pas oublié leur mésaventure du 12 avril dernier à la Meinau. De quatre car ils enregistreront sans aucun doute le retour de Nabil Fekir.
Bref, il faudra un exploit pour espérer s'en tirer à bon compte au stade des Lumières.
Au moins, les Bleus n'auront rien à perdre. Il n'est jamais interdit de rêver. Donc rêvons, et si possible en grand.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Lun 20 Aoû - 5:35

Rageant, forcément
Face à une équipe stéphanoise rapidement réduite à dix, le Racing a concédé un nul rageant, les Verts égalisant en toute fin de rencontre après une ouverture du score signée Gonçalves.
Avant le début de la rencontre, les Strasbourgeois auraient volontiers signé pour un score de parité face à l’ogre venu du Forez.

Mais à l’issue des 90 minutes de cette première sortie de la saison à la Meinau, les Bleus pouvaient nourrir des regrets de ne pas avoir pris les trois points.

Face à une équipe stéphanoise réduite à dix après le premier quart d’heure et l’expulsion de Subotic, les Strasbourgeois ont en effet trouvé la faille via Anthony Gonçalves, avant de voir les Stéphanois revenir en toute fin de rencontre grâce à Makhtar Gueye.

« C’est frustrant. Avant la rencontre, on se serait satisfait d’un point, mais vu les circonstances, on devient forcément plus gourmand », résumait Thierry Laurey.

« Vu les circonstances, on devient forcément plus gourmand »

Les Strasbourgeois croquent d’emblée dans la rencontre. Une faute de Perrin sur Da Costa, et voilà le Racing qui s’offre une première opportunité : Lienard lâche une frappe qui frôle l’arrête gauche de Ruffier (2e ). Khazri n’a (heureusement) pas plus de réussite après une faute discutable de Mitrovic sur Diony. L’international tunisien brosse son tir au-dessus des buts de Sels (5e ).

Ces deux coups de pied arrêtés lancent les débats, dans une Meinau pleine comme un œuf et vibrant comme à son habitude.

Cabella, Khazri et Diony tentent de déstabiliser le milieu de terrain alsacien. En face, Sissoko essaye de colmater les brèches, tandis que le quatuor Martin, Gonçalves, Thomasson, Lienard fait tourner le cuir.

Quelques banderilles sont plantées, histoire d’échauffer les deux portiers. Sels devance Diony (11e ), Ruffier capte un centre au cordeau de Lala (15e )… Chaque équipe dispose d’ouvertures.

Mais cet équilibre des forces va basculer à la 18e ’. Subotic ceinture Da Costa, trouvé en profondeur par Caci. M. Millot sort le rouge (lire aussi page suivante).

Forcément, la possession change de camp, même si les Stéphanois font mieux que de se défendre. Mais peu à peu, le Racing tisse une toile de plus en plus serrée autour des buts de Ruffier.

Le gardien stéphanois repousse une frappe de Lienard (30e ), après une longue séquence préparatoire où tous les milieux de terrain sont impliqués. Lala est ensuite contré in extremis par Kolodziejzack, sur un centre de Gonçalves (33e ).

Mais les Verts ont du métier. Ils défendent bas, en faisant preuve d’une belle maîtrise collective, alors que les Strasbourgeois “ronronnent” un peu leurs offensives.

Logiquement, les deux équipes rentrent au vestiaire sur un score nul et vierge. « L’équipe est restée organisée et Ruffier a fait du bon travail », soulignait à raison Jean-Louis Gasset, le coach stéphanois, au terme du match.
« Il ne manquait pas grand-chose »

Touché au front, Thomasson cède sa place à Zohi dès la reprise. Du coup, le Racing, qui a débuté dans une organisation en 4-2-3-1, repasse en 4-4-2, Martin reculant d’un cran et Lienard retrouvant son habituel côté gauche.

Les Alsaciens appuient d’emblée sur le champignon. S’ils sont à deux crampons de la correctionnelle sur un rush de Monnet-Paquet (54e ), ils trouvent enfin la faille, dans la foulée.

Lienard donne en retrait pour Caci, qui centre au deuxième poteau pour Gonçalves. Ce dernier contrôle et lâche une frappe hors de portée de Ruffier (1-0, 55e ).

Les Stéphanois commencent à avoir les jambes lourdes mais ne craquent pas. Zohi bute sur Ruffier (66e ), avant de frapper au-dessus (70e ). Le même Ruffier a la main ferme sur une frappe excentrée de Gonçalves (74e ), avant de devancer Sissoko (82e ). Toutes ces occasions manquées d’un rien, les Alsaciens vont amèrement les regretter.

Car les Stéphanois n’ont pas abdiqué. Sur un dernier mouvement, Gueye, tout juste arrivé dans le Forez et à peine entré en jeu, trouve la faille sur un centre de Debuchy (88e , 1-1).

« Il ne manquait pas grand-chose pour mettre le deuxième but, comme on l’avait fait à Bordeaux, mais des petits détails ont fait la différence, soulignait Thierry Laurey après ce match nul. C’est rageant de ne pas capitaliser quand on est bien dans le match durant 88 minutes. Mais c’est le football et on retiendra qu’on a tout de même pris un point ».
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Lun 20 Aoû - 5:40

Le fait du match -
Le Racing a une nouvelle fois joué en supériorité numérique La bonne habitude

Pour la deuxième fois en deux matches, le Racing a évolué en supériorité numérique contre Saint-Etienne. Mais cette fois-ci, il n’a pas gagné pour autant.
 À force, cela va devenir une habitude. Mais il est difficile de croire qu’elle va perdurer tout au long de la saison. Pour l’instant, c’est bien du 100 % : cette saison, le Racing a joué ses deux matches de championnat en supériorité numérique. Et ce, dès le quart d’heure de jeu à chaque fois.

Au stade Atlantique, c’est Ludovic Ajorque qui avait profité d’une relance hasardeuse de Costil et d’un contrôle manqué de Pablo pour provoquer la faute du Brésilien alors qu’il filait au but (13e ).

Hier, c’est son remplaçant – l’ex-Clermontois, victime d’une luxation de l’épaule gauche à Bordeaux, est indisponible deux à trois semaines – Nuno Da Costa qui a perpétué la tradition dès la 18e ’. Mais autant l’expulsion de Pablo ne souffrait aucune discussion, autant celle de Subotic est apparue conforme au règlement ou un brin sévère, selon que l’on portait un maillot bleu ou vert.
Sans la vidéo

La faute de Subotic, totalement surpris par la feinte de corps “d’élastique Da Costa”, l’homme aux jambes en “gummi”, est évidente. Et a clairement annihilé une occasion de but strasbourgeoise.

Mais l’a-t-il commise en tant que dernier défenseur ? Gabriel Silva n’était pas loin de figurer sur la même ligne que Subotic…

« Il partait seul au but, c’est logique, dit Ibrahima Sissoko. Il faut accepter les décisions de l’arbitre. Et tant mieux si c’est en notre faveur. »

« À partir du moment où l’arbitre dit que la vidéo est formelle, il n’y a pas à discuter, ajoute, fair-play, l’entraîneur stéphanois Jean-Louis Gasset. Si l’arbitre a mis rouge, c’est qu’il était dernier défenseur. Ça enlève toute contestation. Après, il faut s’adapter à la situation. »

Toujours est-il que M. Millot n’a pas sollicité l’assistance vidéo à l’arbitrage pour brandir le rouge à la face du Serbe. Il n’a pas eu non plus recours aux nouvelles technologies pour voir si Mitrovic, déjà averti, méritait un second avertissement pour avoir attrapé le maillot d’un Cabella pas très stable sur ses appuis (77e ).
« C’est du foot,ce n’est pas du ballet »

« Pour moi, c’est sévère, il va falloir revoir les images. S’il y a rouge là (pour la faute de Subotic) , alors il y en a un aussi pour la faute (de Mitrovic) sur Rémy Cabella », estime pour sa part Yann M’Vila. Ce à quoi le Serbe a répondu : « Je ne le touche pas. C’est du foot, ce n’est pas du ballet. »

Forcément, comme une semaine plus tôt, cette expulsion précoce, ce fait de jeu que l’on peut requalifier en fait du match, a considérablement changé la physionomie de la rencontre, les Stéphanois reculant d’un cran pour laisser l’initiative du jeu aux Alsaciens.

Et comme une semaine plus tôt en Gironde, le Racing a pris le temps de tisser sa toile pour mieux étouffer sa proie en seconde période. Mais cette fois-ci, et en dépit de plusieurs occasions de faire le break après l’ouverture du score de Gonçalves, les Bleus n’ont pas su tenir le score, se faisant rejoindre dans les dernières minutes. Les bonnes habitudes sont celles que l’on perd le plus rapidement.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Lun 20 Aoû - 5:43

➤  IBRAHIMA SISSOKO, milieu de terrain du Racing
« Les Stéphanois n’ont jamais lâché le morceau, mais de notre côté, nous n’avons pas été assez efficaces, surtout en première mi-temps. C’était mieux en deuxième, mais nous n’avons pas su rester concentrés jusqu’au bout et nous l’avons payé cash sur la fin. Mais quatre points après deux journées contre deux très bonnes équipes, c’est un bon bilan. Mais nous voulions la gagne pour notre première à domicile, dans une ambiance extraordinaire, incroyable. Les supporters nous ont poussés du début à la fin. Je les remercie. J’espère que ce sera comme ça toute l’année. On aurait voulu leur offrir un succès »
➤  STEFAN MITROVIC, défenseur et capitaine du Racing (photo DNA – Cédric Joubert ci-dessus)
« L’équipe a fait un bon match, mais à mes yeux, ce sont deux points perdus. Il nous a manqué un peu de concentration et de calme dans les dix dernières minutes. On doit encore gagner en maîtrise, mais quatre points en deux matches, c’est très bien. Face à Bordeaux et Saint-Etienne, c’est même magnifique. Saint-Etienne est pour moi un candidat à la Champions’League. »
➤  YANN M’VILA, milieu de terrain de Saint-Etienne
« Ce nul a un peu la saveur d’une victoire, même si on n’a pris qu’un point. On revient de loin, de très loin même. À dix, c’était difficile. Il faut savourer ce bon point qui est le fruit des choix gagnants du coach et, surtout, de l’état d’esprit. »
➤  WAHBI KHAZRI, attaquant de Saint-Etienne (photo DNA – Cédric Joubert ci-dessous)
« On a fait beaucoup d’efforts et on a été récompensés. On n’a pas lâché. C’était mal embarqué. Strasbourg a poussé, mais on a su être solides. On a eu une ou deux situations dangereuses et on en a exploité une. Notre équipe est assez expérimentée et ça nous aide. Je pense qu’à onze, le match aurait été différent. J’en suis même sûr. Mais il faut essayer de tirer le positif de ce point. »
➤  JEAN-LOUIS GASSET, entraîneur de Saint-Etienne
« Ce point, ce n’est pas un miracle, car on y a cru jusqu’au bout, même si on a beaucoup couru en deuxième mi-temps. On était fatigué, on a joué à dix presque tout le match, mais ce groupe est allergique à la défaite. Je suis très fier d’eux, ils ont été courageux et talentueux .»
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Lun 20 Aoû - 5:45

Martin, plaque tournante
Meneur de jeu avant le repos, repositionné à la récupération après, le milieu relayeur Jonas Martin a livré une prestation de haut vol et confirmé son excellent début de saison.
S ELS (6). – Comme Stefan Mitrovic devant lui, le gardien belge dégage une sérénité rassurante. Entre un jeu au pied soigné et sa capacité à aller vite au sol pour dévier sur la base de son montant droit un missile de Khazri (23e ), il a montré l’étendue de sa palette. Il ne pouvait rien sur la reprise victorieuse de Makhtar Gueye (88e ).

➤  LALA (5). – Le latéral droit montre parfois des signes d’agacement. Sa situation – partira, partira pas avant la fin du mercato ? – n’y est peut-être pas étrangère. De fait, il alterne le bon et le moins bon. Hier, il aurait gagné à épurer son jeu.

Première passe décisive pour Caci

➤  MITROVIC (6). – Même si la vitesse n’est pas son atout maître, ce que pourrait démentir son tacle glissé de la 54e dans les pieds du TGV Monnet-Paquet, l’international serbe n’a pas non plus la caravane derrière. Il en serait plutôt la flèche, car c’est un vrai stabilisateur. Sévèrement sanctionné d’un carton jaune sur un duel aérien avec Diony dès la 5e , le nouveau capitaine du Racing aurait toutefois pu être expulsé après avoir accroché Cabella par le maillot en position de dernier défenseur (77e ).

➤  MARTINEZ (5). – Son dégagement raté de la 24e aurait pu coûter cher aux Bleus. Mais sa superbe intervention sur une percée de Khazri leur a sans doute évité le pire (37e ). Sobre, il a tenu son rang, même si la feinte de Monnet-Paquet sur l’égalisation le prend à contre-pied.

➤  CACI (6). – Avec le recrutement du spécialiste Lionel Carole, “Titi” risque fort de moins jouer dans un rôle de latéral gauche qui n’est pas le sien. Mais comme à Bordeaux, il a fait le boulot, aussi bien défensivement – quelle interception en extension sur un long changement d’aile de M’Vila à la 13e  – qu’offensivement, comme le prouvent son ouverture pour Da Costa sur l’expulsion de Subotic (18e ) et sa première passe décisive en Ligue 1 (55e ). Remplacé à la 66e par Carole dont le baptême en Ligue 1 a été intéressant.

➤  SISSOKO (5). – Il a réussi un tonitruant et tonique début de partie. L’ex-Brestois court beaucoup et se montre très appliqué dans le replacement. Mais cette entame à haut régime l’a peut-être émoussé et il a ensuite raté beaucoup de transmissions faciles. Mis en échec par Ruffier à la 82e , il a fini sur les rotules.

➤   LIENARD (5). – Récupérateur en première période, milieu gauche en deuxième après la sortie de Thomasson, le Belfortain a peu pesé sur le jeu.

Mais ses coups de patte restent redoutables. Auteur d’un arrêt compliqué sur sa frappe flottante à la 30e , Stéphane Ruffier peut en témoigner. “Dim” est aussi à l’origine du but d’Anthony Gonçalves.

➤  GONÇALVES (7). – Avec lui, on n’est jamais déçu. Titulaire, comme hier, ou remplaçant, comme à Bordeaux, “Gonzo” cavale à en perdre haleine, lacère la pelouse de ses tacles rageurs et peut même nettoyer l’intérieur du petit filet adverse d’un coup de canon.

Son premier but en L1 (55e ) n’a cependant pas suffi aux Bleus pour enchaîner un deuxième succès. Moataz Zemzemi l’a relayé en toute fin de match (90e ).

➤  MARTIN (8). – Certains lui reprochent parfois de n’être pas assez décisif, malgré sa passe sur le deuxième but à Bordeaux.

Le meneur devenu récupérateur après la pause n’en a pas moins une influence considérable. Son travail de “marathon man” ne saute pas toujours aux yeux. Mais il est en forme et ça finit vraiment par se voir. Dommage pour lui que Ruffier ait repoussé son missile de la 87e.

➤  THOMASSON (5). – Aligné sur le flanc droit de l’entrejeu à Bordeaux, il a basculé cette fois à gauche. Plus précieux dans ses relais qu’à la finition, l’ancien Nantais, blessé ( page précédente ), a dû céder sa place à Kevin Zohi à la pause (6). Le jeune attaquant n’a pas tout réussi, mais son entrée comme deuxième attaquant a étiré la défense stéphanoise et ouvert des espaces. Avec un soupçon de réussite en plus, il aurait pu inscrire son premier but en L1 sans une énième parade de Ruffier (65e ) ou sur deux volées mal dosées (70e , 82e ).

➤   DA COSTA (5). – Remplaçant, puis buteur à Bordeaux, le Cap-Verdien était titulaire face aux Verts. S’il a provoqué l’expulsion de Subotic à la 18e , ses partenaires ont dans l’ensemble eu du mal à le trouver, même après le passage en 4-4-2. Après une préparation perturbée, il manque encore de rythme.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Mar 21 Aoû - 5:56

Un cran au-dessus ?
Alors qu’en 2017-2018, il a réussi ses meilleurs matches grâce à un supplément d’âme et un surcroît d’énergie, le Racing semble afficher une maîtrise supérieure dans le jeu en ce début de saison, même s’il a - c’est vrai - joué deux fois à 11 contre 10.
Certes, tous les feux ne sont pas au vert. Preuve en est que dimanche à la Meinau, des Stéphanois réduits à dix dès la 18e  – après le carton rouge écopé par Subotic – ont fini par décrocher le nul (1-1) à deux minutes du terme face à des Strasbourgeois dans l’incapacité de se mettre à l’abri quand ils en avaient l’occasion. Ou plutôt les occasions.
Certes aussi, les hommes de Thierry Laurey ont, lors des deux premières journées, très vite évolué en supériorité numérique, tant à Bordeaux (expulsion de Pablo à la 13e et succès 2-0) que face aux Verts donc.
« On peut faire mieux »
Avec quatre points en deux matches face à un Européen et une ASSE qui a failli l’être et aspire à le devenir, les Bleus présentent le même bilan que la saison passée après… sept journées. Un parallèle à relativiser toutefois : en 2017-2018, ils comptaient quatre points en trois rencontres, avant d’enchaîner quatre revers. Or, rien ne dit que vendredi, sur les coups de 22h40 au Parc OL, après leur duel avec des Lyonnais avides de revanche après leur échec 1-0 à Reims, ils n’en seront pas au(x) même(s) point(s).
Toute conclusion serait donc hâtive après seulement 180 minutes (sur les 3 420 que compte un championnat). Il n’en reste pas moins qu’au-delà de ces considérations comptables, le Racing a dégagé en deux sorties une certaine forme de force tranquille.
L’an passé, il a régulièrement bien joué, mais n’a rien fait dans la facilité. Il s’en est souvent sorti dans la douleur et la sueur. Son salvateur succès domestique contre Lyon le 12 mai (3-2), avec l’égalisation de Nuno Da Costa (88e ) et le magistral coup franc de Dimitri Lienard (90e +4), est le condensé parfait de cette saison à l’arrache, de ce maintien arraché.
Trois mois plus tard, en n’ayant – c’est vrai – joué qu’une demi-heure à 11 contre 11 et le reste à un de plus, sa cohérence collective, notamment défensive, se dessine plus nettement.
Un constat que de la touche, Thierry Laurey fait également. Sans fanfaronner. « On a tendance à moins s’exposer. Encore heureux, parce qu’il faut quand même qu’on apprenne de nos erreurs ! L’an dernier, on en a commis dans ce domaine (17e défense avec 67 buts encaissés, ndlr) , reconna ît le coach du Racing. C’est normal que les joueurs progressent. On en a recruté d’autres pour ça aussi. Tout n’est pas parfait, mais pour l’instant, je trouve que ce n’est pas trop mal. On peut faire mieux parce que certains ne sont pas au top. »
« Il reste pas mal de choses à mettre en place pour améliorer le rendement de l’équipe, poursuit Thierry Laurey. C’est tout de même rageant de ne pas capitaliser quand tu ne joues pas trop mal comme contre Saint-Étienne. À 1-0, face à un adversaire en infériorité numérique, on ne doit pas encaisser de but. Mais je ne veux pas qu’on oublie que pendant 88 minutes, on a été bien, à l’image de ce qu’on avait fait à Bordeaux. C’est ce que je retiens. Si on nous avait prédit en début de saison quatre points après deux journées, nous aurions signé des deux mains. Mais on doit encore monter le curseur. »
Sur le terrain aussi, les anciens, comme Dimitri Lienard, perçoivent ce qui ressemble fort à une progression.
« Si nos adversaires se retrouvent à dix aussi rapidement, c’est aussi parce que nous les mettons en mauvaise posture, sur le fil du rasoir, que nous maîtrisons plutôt bien notre sujet et faisons bien circuler le ballon. Dans le football d’aujourd’hui, c’est plus simple de courir avec que sans, même si beaucoup d’équipes, comme la France à la Coupe du monde, aiment jouer en contre et savent se montrer efficaces à mille pour cent. »

« On se fait plaisir »

 « C’est agréable d’évoluer avec des joueurs qui, au milieu, affichent une maîtrise tactique supérieure à la moyenne. On se fait plaisir, savoure Dimitri Lienard. Malgré le résultat frustrant contre Saint-Étienne, il faut s’appuyer là-dessus pour la suite. »
La suite ? Un voyage à Lyon vendredi (20h45), un an après une calamiteuse ouverture au Parc OL (défaite 4-0 le 5 août 2017), liée en partie à la pression du retour en Ligue 1 après neuf ans d’absence. Peut-être l’occasion rêvée pour les Bleus, libérés de cette pression, d’y faire une autre impression.
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Re: 2ème journée: Strasbourg - AS Saint-Etienne

Message  67120 le Mar 21 Aoû - 5:58

Ils ont eu chaud
La forte chaleur de ce mois d’août remet en lumière les effets pervers de la programmation des matches l’après-midi. Sans s’en plaindre ouvertement, Strasbourgeois et Stéphanois ont tous évoqué le sujet dimanche.
32°C au coup d’envoi (17h) le 12 août à Bordeaux, à peu près la même température à 15h le 19 à la Meinau face à Saint-Étienne : cette entame 2018-2019 propose des conditions de jeu assez pénibles aux clubs dont les matches sont décalés l’après-midi pour cause d’impératifs télévisés.
Surprise ! Il ferait donc chaud l’été ! Une fois ce poncif évacué, force est de constater que les Strasbourgeois n’ont guère été gâtés par la programmation des deux premières journées. Leurs adversaires non plus.
Dimanche en zone mixte, tous les Stéphanois, marqués physiquement après l’expulsion précoce de Neven Subotic, ont d’ailleurs fait référence à la température. Leur coach Jean-Louis Gasset, le premier. « À dix, c’est dur, surtout avec cette chaleur. Si vous jouez à la fraîche, les efforts ne sont pas les mêmes. »
Pour rester dans le match, alors que les Bleus poussaient pour inscrire un deuxième but, les dix Verts ont dû puiser dans leurs réserves. « Avec la chaleur, c’était très difficile », soupirait le milieu défensif Yann M’Vila après avoir repris son souffle. À ses côtés, l’attaquant Wahbi Khazri s’efforçait de récupérer. « Il faisait chaud. Le terrain était un peu sec. On a beaucoup couru, beaucoup souffert physiquement. C’était très dur. Ce point montre qu’on a des ressources. »
Les pauses fraîcheur se sont de fait multipliées, même en dehors des “plages” définies par l’arbitre. À chaque long arrêt de jeu, les joueurs se sont rués vers les bancs pour s’y abreuver, comme Ibrahima Sissoko qui a démarré pied au plancher, mais fini sur la réserve, à deux gouttes de la panne sèche. « J’étais très fatigué. Le soleil tapait assez fort. Mais soleil ou pas, il faut être prêt », avouait le longiligne milieu défensif avec le peu de salive qui lui restait.

« Saint-Étienne en a souffert encore plus »

Malgré le spectacle d’un bon niveau proposé de concert par Bleus et Verts, Dimitri Lienard est convaincu que la chaleur ne favorise pas le jeu. « On l’a vu à la Coupe du monde, les matches de l’après-midi étaient plutôt dégueulasses (sic !) , faisait observer le Belfortain comme il l’avait fait huit jours plus tôt à Bordeaux. À quinze heures, c’est plus dur de mettre du rythme, d’appuyer, de faire la différence. À dix, Saint-Étienne en a souffert encore plus. »
Pour Thierry Laurey, la canicule n’altère pas que l’intensité des matches. Elle perturbe aussi la conclusion des actions. « Avec ce temps et la dépense d’énergie qui va avec, on peut manquer de lucidité. Jouer à quinze heures en début de saison alors que tu n’es pas forcément prêt sur le plan athlétique n’est pas évident. Mais c’était pareil pour les Stéphanois et les Bordelais. C’est difficile d’enchaîner les efforts et les contre-efforts. Ces matches ne sont pas toujours très dynamiques. »
À Bordeaux comme face à Saint-Étienne, ce dynamisme en berne n’a pas sauté aux yeux dans le jeu des Bleus. C’est peut-être le plus encourageant.
Blessé dimanche, Adrien Thomasson s’est fait poser 18 points de suture à l’arcade droite. Il est resté aux soins hier et ignore encore s’il pourra tenir sa place à Lyon vendredi.
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